Mehdi Ben Barka: « ce mort-là aura la vie dure, ce mort-là aura le dernier mot » (Daniel Guérin)


Le Bougnoulosophe le rappelle: aujourd’hui est l’anniversaire de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, enlèvement qui fût suivi de son assassinat. Une cérémonie du souvenir est organisée, comme chaque année, devant la brasserie Lipp où il fût enlevé par la police française pour être remis à ses bourreaux marocains.

L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka

Pour la vérité et la justice Contre les atteintes à la mémoire

Le mercredi 29 Octobre 2008 à 18H30 Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP Métro : Saint-Germain-des-Prés

Avec le soutien de : (premiers signataires)

Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Mémoire Vérité Justice sur les assassinats politiques en France (MVJ), Forum Marocain Vérité et Justice – France ( FVJ-France), La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Parti Communiste Français (PCF), Parti Socialiste (PS), Les Verts, PADS, PSU, La Voie Démocratique, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Centre d’Etudes et d’Initiatives de Solidarité Internationale (CEDETIM), Association des Marocains de Belgique pour la Défense des Droits de l’Homme (AMBDH), Solidarité Maroc 05 ( Gap France), Respaix Génération Conscience (Villeneuve St Georges), Réveil des Consciences (Mantes la Jolie),…

A l’époque, l’Etat marocain ne se contentait pas d’emprisonner bloggeurs, facebookers et lycéens, ou de faire tabasser des manifestants: il enlevait et assassinait le leader de l’oppisition. Si les choses ont changé, c’est parce qu’il s’est trouvé des gens et des militants, au Maroc et à l’étranger, pour lutter contre la répression.

ADDENDUM: voir aussi l’article récapitulatif sur Rebellyon.

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45 Réponses

  1. Merci IK pour la mémoire,
    lire aussi ce texte de Mehdi : http://www.almounadil-a.info/article360.html?var_recherche=%C8%E4+%C8%D1%DF%C9

  2. Merci de le rappeler. Certains disent que la liberté d’expession a été donnée au Maroc !!!!

  3. merci pour l infos

  4. Pourquoi on focalise souvent sur la responsabilité de l’Etat marocain pour mieux ignorer celle de la France, du Mossad et de la CIA dans la disparition de Benbarka et dans la résolution de l’énigme sur sa disparition?

  5. alors que d’un coté vous dénoncer la sacralisé de la personne dans votre démarche intellectuel mais quand il s’agit de Ben Berka allah yar7mou vous vous gênez pas !!!

    Personnellement; mort o vivant je vois en lui qu’un politicien comme les autres !!!

  6. @ agharass,
    Depuis le temps qu’on se connait, c’est la première fois que je suis en désaccord complet avec toi.

    Ben Barka le dinamo comme il a été surnommé un politicien comme les autres ? Tu rigoles j’espère…
    Celui qui préparait le sommet tricontinental. Celui qui s’est attiré par son activisme les foudres des services secrets d’au moins 3 pays. Celui avait un projet (bon ou moins bon par certains aspects même si en disant cela mt on verse un peu dans l’anachronisme) de société pour le Maroc. Celui qui… la liste est longue
    Il n’est sûrement pas un politicien comme les autres.

    Et puis il ne s’agit pas de sacraliser le personnage. Je te rappelle qu’il a été enlevé il y a 43 ans maintenant et sa famille, ni personne d’ailleurs ou presque !, ne sait ce qui lui est arrivé.

  7. Je ne pense que ce soit une sacralisation que de rendre hommage à une personne enlevée, torturée … assassinée.

  8. @Agharass
    Tu exagères là !
    Ibn Kafka ne l’a pas sacralisé. Il rappel une date importante pour nous marocains. Ben Barka est une fierté marocaine, et sa disparition était une perte pour tout le pays !

    Il ne s’agit pas d’être contre, juste pour attirer l’attention.

  9. Certains devraient tenter de comprendre les mots qu’ils utilisent avant d’en faire un usage public, toute discussion devenant sinon rigoureusement impossible. Je vais donc rester très poli – en fait beaucoup trop poli – et ne pas qualifier certaine intervention.

    Aïcha Q: Tu comprendras peut-être pourquoi je ne passe pas trop de temps à commenter les commentaires. Sur ta remarque, tu as tout faux: j’ai lu les principaux livres sur Ben Barka (Guérin, Ploquin, Violet, Zakya Daoud, Gallissot, Muratet, biographies d’Oufkir par Clément puis Smith) et les principaux articles (Le Journal, Le Monde, Derogy dans L’Express) sur le même thème. Je n’ai à ce jour jamais lu personne prétendre que Ben Barka aurait été enlevé sur initiative française, étatsunienne ou israëlienne, ni qu’il aurait été tué par un agent français, israëlien ou étatsunien.

    Le Maroc, en tant qu’Etat, était l’instigateur et l’auteur de ce crime, et ses complices étaient effectivement la CIA, le Mossad, le SDECE et la préfecture de police de Paris.

    N’étant pas le porte-parole de Benslimane ou du gouvernement marocain, je ne suis donc en rien choqué que l’on s’intéresse plus à l’auteur principal d’un crime qu’à ses complices (encore que ce ne soit pas vraiment le cas dans les livres ou articles français sur l’affaire Ben Barka – il est compréhensible qu’ils s’intéressent de manière disproportionnée à l’implication française). Si l’Etat marocain n’avait pas voulu l’enlever et l’assassiner, il ne l’aurait pas été, c’est aussi simple que cela, car les complices étrangers du Maroc n’avait guère d’intérêt propre à faire assassiner Ben Barka à ce stade.

    Je rappelle à cet égard qu’aucune information sur une quelconque volonté autonome de la CIA d’assassiner Ben Barka n’a été divulguée lors de l’extraordinaire déballage de linge sale du Church Committee du Sénat (1975-76), ni après. Le Mossad n’a, à ma connaissance, jamais assassiné de leaders politiques autres que palestiniens. Quant aux services français, s’ils souhaitaient rendre service à leur agent Oufkir, ils n’ont pas non plus fait assassiner de leaders maghrébins après la fin de la guerre d’Algérie, se contentant d’être complices des services marocains (Ben Barka) et algériens (Mecili).

    La thèse selon laquelle les Marocains n’auraient été que les spectateurs de l’enlèvement et l’assassinat de Ben Barka fleure d’ailleurs bon un certain racisme: j’ai entendu des Marocains, toujours pro-gouvernementaux, dire avec cette haine de soi qui caractérise une bonne partie de nos élites, que jamais le Maroc n’aurait été capable d’une telle opération, comme si enlever et assassiner un opposant était une opération équivalente à l’envoi d’une navette spatiale dans l’espace.

  10. ne vous gênez surtout pas de me lancher et de
    jeter vos pierres !!!!!!!!!!

  11. Bein voyons, l’accusation de lynchage maintenant. Et la prochaine fois ce sera quoi, le génocide culturel?

  12. Merci pour cette longue réponse Ibnkafka. Je comprends en effet ta réticence à répondre systématiquement, mais c’est tellement mieux de saisir tes réactions, à chaud.
    Ma question n’était ni agressive ni ne fleurait aucun racisme ni ne blanchissait l’Etat marocain. C’est juste que si mes infos sont exactes, Benbarka a été enlevé quand même sur le sol français et sûrement pas par des petits truands du dimanche.
    Si on veut résoudre l’énigme sur l’affaire Benbarka, il faut ouvrir les archives françaises.

  13. j’accuse personne !! mais vous avez toujours le droit de me poursuive pour atteinte contre votre sacre !!! sur la blogoma soit t’es avec moi ou t’es contre nous ….. Ça commence a donné des nausées !!

  14. @ agharass,
    Make yaghene ?

  15. @ une marocaine : yagh iwrigh :)

  16. agharass: je vais mettre les points sur les i. Personnellement, ça m’est complètement égal si tel ou tel est d’accord avec moi. Ce qui me rend dingue c’est ceux qui soit ne comprennent pas ce qu’ils lisent, soit ne comprennent pas ce qu’ils disent, et m’imputent des opinions que je n’ai pas. C’est aussi excessivement courant sur la blogoma et ça me donne la nausée également. On est quitte maintenant?

  17. J’ai à peu près lu tout ce que tu as lu Ibn Kafka, je ne me pose plus de questions sur l’enlèvement commandité par le Maroc de l’époque.

    Mais, je n’arrive toujours pas à trouver de réponses pour l’assassinat. En clair: qui a ordonné que Mehdi Ben Barka disparaisse de la face de la terre et comment l’a-t-on fait disparaître?

  18. @ ibnkafka : avec moi les i ont toujours des points, enfin quand il s’agit pas de majuscules :) !!! mais n’oublie pas qu’il y a aussi ceux qui lisent entre les lignes, il y a des choses qu’on peut dire sans autant versé dans le lisible !!! mais cher ami on est jamais en conflit awwwwwwwwwwon ne peut plus placer UNE sans parler de guerre !!!

  19. @ agharass,
    Comme dirait ma grand-mère « tawil yane ayellane ». Alors on y va mollo :)

    @ IK,
    C’est ce que j’appelle « l’art de l’interprétation à la guise de l’imaginaire ». On te fait dire ce que tu n’as ni dit, ni voulu dire ou cherché à insinuer si toutefois tu voulais insinuer quelque chose.
    Ce qui me tue personnellement c’est qu’on ne prend même pas la peine de poser des questions (parler de reformulation faut même pas rêver !) histoire de clarifier les positions avant de sauter à la gorge !!!
    Il faut faire avec en attendant que les cours de philo (et si possible celle de techniques de communication) (re)fassent leur apparition dans les programmes scolaires. Càd d’ici… euuuuuuuuuuh…

  20. Juste une précision au milieu de cet imborglio, mon premier com avec ses questions ne visait pas le billet d’Ibnkafka mais le traitement de l’affaire en général.
    Je n’ai jamais compris pourquoi la France ne lève pas le secret défense sur la totalité des archives liées à cette affaire. Quand on connaît aussi l’équivalent de ces archives chez la CIA ou en Israël, on en reste convaincue que la résolution de l’Affaire ne se trouve pas qu’au Maroc

  21. @ IK

    Merci pour ce billet

    Des dizaines d’ouvrages, des centaines d’articles et plusieurs films ont été consacrés au rapt et à l’assassinat de Ben Barka, une tragédie qui appartient à la fois à l’histoire du Maroc et aussi à celle de la France.

    Cette affaire déchaîna à l’époque une violente diatribe du général de Gaulle contre le roi Hassan II …et beaucoup de passions en France, passions qui sont loin d’être éteintes.

    Certes, de nombreuses zones d’ombre demeurent sur cette affaire (circonstances du meurtre, lieu d’enterrement, etc.) et, sans doute, les services secrets des Occidentaux (USA , France principalement) ne sont pas blancs comme neige .

    Mais, dans cette affaire, la responsabilité pleine et entière incombent indiscutablement aux généraux Oufkir et de Dlimi …et au régime de l’époque.

  22. personnelement a la lecture de cette phrase [il fût enlevé par la police française pour être remis à ses bourreaux marocains.] j’ai lu une accusation directe et claire pour la partie marocaine qu’autre chose et dieu sait combien c’est facile de s’attaquer a la partie marocaine dans cette affaire !!

    Mea-culpa pour ceux qu’ont lu dans mon premier commentaire un certain manquement de respect a la personne de Mehdi ben Barka allah yar7mou. Ce que j’aime pas c’est d’entendre chaque fois dire : avec la perte de MBB le maroc a perdu tout espoir dans un maroc démocratique et que on aurait eu tout perdu. voila c’est dit et je vais plus me justifier !!

  23. La famille de Mehdi Benbarka et nous autres devons connaître le fin fonds de l’histoire mais sans l’héroïser outre mesure.
    Des affaires troubles ressortent ces dernières années à la surface qu’il faut analyser en toute objectivité, notamment ses supposées accointances aves certains services étrangers. Sans oublier certains points noirs dans son parcours dont le soutien de la « révolution algérienne » en 1963 contre les intérêts de son propre pays alors en pleine guerre avec nos voisins…

    Enfin, pour répondre encore à Ibnkafka sur la question du blanchiment des Occidentaux et des Israéliens dans cette affaire selon les différentes lectures, je peux aussi citer l’historien René Galissot qui voit dans « l’élan révolutionnaire de la Tricontinentale » « la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Benbarka », d’autant que des documents publiés en 2006 (CF l’Humanité) ont démontré les rôles croisés du Mossad, de la CIA, des services autant français que marocains.
    Alors si le rôle du Maroc est incontestable, celui de la France ne l’est pas moins, avec l’appui du Mossad et de la CIA.

  24.  »Le Mossad n’a, à ma connaissance, jamais assassiné de leaders politiques autres que palestiniens.  » Faux. Le Mossad a assassiné d’autres personnalités arabes notamment l’algérien Mohamed Boudia et d’autres personnalités de la résistance libanaise, sans oublier le marocain tué, dit-on par erreur, à Copenhag le prenant pour Hassan Salamah. Pour benBarka, je suis d’accord, Israel n’avait pas d’intérêts directs..

  25. On peut tous spéculer autant qu’on veut sur cette affaire. On ne saura la vérité ou plutôt une partie de la vérité qu’une fois que la France et les USA ouvriront leurs archives relatives à cette affaire.
    Ca ne sera pas pour demain la veille. Mais, dans une cinquantaine d’années peut être moins ou peut être plus. Une fois que ces pays estimeraient que ces archives ne représenteraient aucun intérêt politique mais plus historique.
    Quant au Maroc, les personnes impliquées dans cette affaire quittent ce bas monde l’une après l’autre elles emmènent avec elles leurs secrets. Et ce n’est même pas la peine de rêver que les archives, si archives il y a, seraient un jour ouverts au public.
    Mais il est légitime que par principe l’instruction demeure ouverte.

    @ agharass,
    « avec la perte de MBB le maroc a perdu tout espoir dans un maroc démocratique et que on aurait eu tout perdu. »
    Personne n’a dit ni dans le billet ni dans les coms qu’avec la mort de MBB tout espoir d’un Maroc démocratique est mort !!! D’ailleurs plus fataliste et pessimiste que cela tu meurs.

  26. @Ibn Kafka
    Pour ne pas te rendre désagréable, je vais donc tenter de relire mon commentaire, je vais même l’écrire sur Word avant de le publier.
    Je n’ai pas lu beaucoup de livres sur Ben Barka, un seul et çà remonte à loin, celui de Bernard Violet et quelques articles par ci et par là
    Il faut avouer que l’énigme Ben Barka est surestimée comme l’a été celui de Moulay Ismaël et ses 1000 enfants, c’est la faute surement à l’histoire qu’on nous a inculqué dès notre jeune âge…
    Bref dans le livre de Violet, on mentionne bel et bien la participation du Mossad et la CIA en la personne de Chtouki (agent double), si ma mémoire est bonne
    Est-il vraiment utile de célébrer l’anniversaire de l’enlèvement de Ben Barka ?
    En quoi cela peut avancer les choses, quand les antagonistes sont tous morts ou disparus ?
    Et si on tient vraiment à ce mythe, pourquoi ne pas parler de ses années sombres vécu au palais avant la rébellion…
    Je ne vois pas d’un bon œil ce type de célébration, je préfère consacrer mon temps aux vivants (survivants) qui souffrent de tout….
    Concernant ta phrase :
    « Si les choses ont changé, c’est parce qu’il s’est trouvé des gens et des militants, au Maroc et à l’étranger, pour lutter contre la répression ».
    Je suis en partie d’accord avec toi à une chronologie près: les années post Hassan 2, et encore, car aujourd’hui c’est la banalisation de l’Internet et la mondialisation qui contribuent à ce changement

  27. Amina: pour l’assassinat, ce qui me semble le plus plausible à la lecture de tout ces livres, témoignages et articles, c’est l’initiative personnelle d’Oufkir. On ne peut pas exclure l’ordre de feu Hassan II, mais cela me paraît improbable – s’il voulait l’assassiner,il y avait des façons de faire plus discrètes qu’un enlèvement par deux policiers français. Mais je n’ai bien évidemment pas accès au dossier…

    agharass: Ok. Sinon, s’il est facile de s’attaquer à la partie marocaine dans cette affaire, essaie de te demander pourquoi – c’est peut-être justement parce que tous les élements factuels désignent la partie marocaine comme l’instigateur et l’auteur du crime. Et je n’ai jamais écrit ou pensé qu’avec la mort de MBB, tout espoir pour le Maroc était perdu – tu confirmes ma première réaction, hélas…

    une marocaine: cours de philo? Ou de psycho…

    Aïcha Q: les archives des complices de l’Etat marocain peuvent révéler certaines choses, c’est certain, mais comme c’est l’Etat marocain qui est l’instigateur et l’auteur du crime, ce seraient principalement des informations de seconde mains ou des détails sur l’étendue de la complicité des services israëliens, étatsuniens et français dans cette affaire. Pour le secret-défense en France, j’imagine qu’il y a un lien avec le sort de Dubail, Boucehseiche et Le Ny, assassinés au Maroc en 1972(?) sans grande réaction des autorités françaises de l’époque.

    Sur l’erreur magistrale de MBB en 1963, d’accord avec toi, mais quel rapport avec son enlèvement et son assassinat (sinon que le prétexte des prises de contact était le retour au Maroc de MBB, sous le coup d’une condamnation à mort par contumace pour ses déclarations pro-algériennes en octobre 63)?

    Gallissot est sans doute pris par son parti-pris idéologique. Je crois certainement que le rôle de MBB dans la Tricontinentale a incité la CIA à aider l’Etat marocain dans l’exécution de ce crime, mais je n’ai pas lu sous la plume de Gallissot que la CIA était auteur de son enlèvement et de son assassinat, ni que l’ordre soit venu de Langley.

    alibaba: c’est exactement mon avis, inutile de chercher la faute à l’étranger.

    moul: d’autres personnalités arabes, oui, mais qui détenaient des postes de commandement ou de combat dans des organisations palestiniennes (sans oublier Abbas Moussaoui et Imad Mughniyeh du Hezbollah), mais ce n’était pas le cas de MBB.

    le mythe: tu enfonces les portes ouvertes, car personne ne nie la complicité du Mossad, de la CIA, du SDECE et du ministère de l’intérieur français. Sur l’utilité de la mémoire dans le combat politique, il suffirait de te renvoyer au cas israëlien, mais je rajouterais que la mémoire sert les mobilisations du présent – ici, en montrant aux petits jeunes qui croyent que l’Etat marocain distribue des cartables aux petits nenfants et libère des bloggeur, lycéens ou facebookers après les avoir incarcérés qu’il y a une histoire, une face sombre, etc…

    Je ne comprends d’ailleurs pas la situation de concurrence alternative que tu avances: soit on comémore la disparition de MBB, soit on défend les étudiants de Marrakech, mais pas les deux. Je crois que tu te mets le doigt dans l’oeil jusqu’àl’omoplate: l’alternative est plutôt soit je m’intéresse aux violations des droits de l’homme hier et aujourd’hui, soit je m’intéresse à ma petite bière, à mon petit hijab, à mon petit boulot et à ma petite vie à l’exclusion de tout ce qui sort de mon petit cercle familier.

    Pour la chronologie, je ne suis absolument pas d’accord avec toi: le grand tournant est 1991, année de l’aministie des prisonniers politiques et des exilés et de la fermeture du camp d’extermination de Tazmamart. Toute une série de réformes allait s’ensuivre, avant et après 1999. Et il n’y avait pas Internet à l’époque, mais bel et bien les Comités de lutte contre la répression au Maroc, ASDHOM, etc…

  28. Oui tout à fait d’accord, le grand tournant c’était en 1991, tu as juste oublié qu’en 1990 Gilles Perrault a publié le livre « Notre ami le Roi »,

    http://www.bibliomonde.com/livre/notre-ami-roi-12.html

    et Moumen Diouri a été expulsé de France à cause de son livre « à qui appartient le Maroc »,

    http://www.bibliomonde.com/livre/qui-appartient-maroc–44.html

    http://www.bibliomonde.com/auteur/moumen-diouri-17.html

    Ces événements (entre autre) ont été des locomoteurs et ont crée des incidents diplomatiques, des manifestations … (pas au Maroc à ma connaissance)
    Tout ceci pour dire que les changements avant 1999 dont tu parles, venaient de l’extérieur…
    Oui il faut s’intéresser aux violations des droits de l’homme hier et aujourd’hui, encore faut il nous préciser ton hier, et en quoi ce hier peut servir l’aujourd’hui…
    De quelle concurrence alternative tu parles ?
    J’ai l’impression que chaque fois que tu argumentes soit tu te perds dans le détail juridique, soit tu te noies dans les aprioris qui par moment n’ont rien avoir avec le sujet…

    La mémoire sert les mobilisations du présent … voilà un poème
    Si au moins nous pouvons rallier l’acte à la parole…

  29. @ IK,
    Cours de philo pour apprendre « adabiyates al 7iware » :)

  30. L’erreur et trahison de 1963 n’a pas de lien avec son enlèvement et son assasinat mais permet de relativiser le personnage qui est somme toutes un homme politique comme les autres et surement pas un héros.

  31. une marocaine: ah, al hiwar, comme dans al hiwar al hadari, un de mes termes préférés avec « attachement indéfectible » et « haute solicitude »…

    Aïsha Q.: certes, il n’y a d’ailleurs guère de héros dans la vraie vie…

  32. Ah si!!! Moi, j’en ai un! Ne détruis pas tous mes rêves!

  33. le mythe: « tu as juste oublié « , tu parles – je vais me citer, ce qui fait toujours plaisir – « Si les choses ont changé, c’est parce qu’il s’est trouvé des gens et des militants, au Maroc et à l’étranger, pour lutter contre la répression », « Et il n’y avait pas Internet à l’époque, mais bel et bien les Comités de lutte contre la répression au Maroc, ASDHOM, etc… ». « Notre ami le Roi » etait une opération commando, planifiée à l’avance.

    Pour la concurrence alternative, je n’ai fait que répondre a ceci: « Je ne vois pas d’un bon œil ce type de célébration, je préfère consacrer mon temps aux vivants (survivants) qui souffrent de tout…. »…

  34. @Ibn Kafka
    Drôles de réponses,
    Opération commando c’est tout ce que tu trouves comme argument ?
    Des militants vivants au Maroc à l’époque d’Hassan 2? Cites moi un ?
    A la proposition de « une marocaine « sur la philosophie, je souhaite que tu rajoutes un peu de sociologie et tu verras qu’à l’époque, derrière chaque marocain se cache le Roi (une citation de Gilles Perrault), les derniers soulèvements casa en 1981 et le nord en 1983 montrent bien la réalité
    Quand je vois ces agissements pour la liberté d’expression j’ai l’impression qu’on n’a pas vécu au Maroc, ou que le Maroc n’a jamais connu de répressions…
    Au lieu de se perdre dans les détails et Dieu sait combien d’Erraji et autres vont subir le même traitement, allons vers le fond et œuvrons pour un changement digne de notre intelligence
    Concernant la concurrence alternative, je préfère qu’on reste là, nous n’allons pas exposer ou mesurer nos degrés de militantisme, Nous sommes tous des militants virtuels c’est la révolution numérique qui le veut ainsi
    Je ne vis pas avec des symboles ni des célébrations.
    Qu’ils soient Ben Barka ou le Che…ce sont de braves gens, je ne veux pas m’identifier à eux…
    Encore j’aimerai que tu nous parles (et avec tout le talent que tu as) des actions de Ben Barka quand il côtoyait le palais…

  35. L’assassinat de Mehdi Benbarka »Hassan2 est innocent »

    Les journalistes Marocains et surtout ceux de la presse libre s’acharnent sur le régime marocains en l’impliquant directement dans l’affaire Mehdi Benbarka oubliant la citation des sages qui dit: »quand t-ils ont inventé le mensonge on a inventé l’histoire »la question du mensonge. … Le mensonge paraît répréhensible en tant qu’énoncé et non comme acte : mentir pour obtenir quelque … pire que le demander  » normalement « . Mais le mensonge n’est pas seulement un …acte mais un crime contre tout une nation…et voila des question pour nos journalistes…vous savez que ben barka avait disparu le 29 octobre 1965, en plein Paris. Cette affaire retentissante, impliquant autorités marocaines et policiers français, qui y avait contribué.mais la vérité et c’est le contraire car en 1965 les services secrets du Maroc étaient incapable ni par compétences qui lui manquaient sûrement car le pays était à peine sortie du régime coloniale et ses services n’avaient même pas les moyens ni l’expérience dans le domaine car le service secret du Maroc se baser dans le temps sur une simple politique celle du bâton et la carotte (sans autre compétence, et ses agents profite du manque d’impunité ) alors ils étaient incapable de mener une assez grande opération en France …c’est vraie que les mains marocaines étaient présente d’une façon claire et stupide comme si tout est organiser pour les montrer du doits?
    On voulait sûrement se débarrasser de Mehdi benbarka en collant l’affaire au Maroc et son régime…comme les hommes dont les noms étaient cité au PV des juges étaient indignes de confiance même du roi Hassan2 et que même certains d’eux a voulu renverser le régime car ils se croyaient protéger par des puissances étrangères et même si dans la version ont trouve le suivant’
    ( Le plus illustre opposant marocain en exil, Mehdi Ben Barka, dont la famille vient d’obtenir des papiers pour pouvoir enfin retourner au Maroc, avait disparu le 29 octobre 1965, en plein Paris. Cette affaire retentissante, impliquant autorités marocaines et policiers français, avait contribué à ternir le règne du roi Hassan II, décédé en juillet dernier. Celle-ci n’a jamais été totalement élucidée, malgré deux instructions judiciaires en France. Ce vendredi-là, Mehdi Ben Barka a rendez-vous devant la brasserie Lipp, Boulevard Saint-Germain à Paris, avec un journaliste et un cinéaste, qui envisagent un film sur la décolonisation. Il est 12h15. Deux policiers de la brigade mondaine, Louis Souchon et Roger Voitot, exhibant leur carte, invitent Ben Barka à monter à bord d’une voiture, où se trouve également Antoine Lopez, un agent des services du contre-espionnage français. Il est conduit à Fontenay-le-Vicomte (Essonne), dans la villa d’une figure du milieu, Georges Boucheseiche. Dès lors, on perd sa trace. Nul ne reverra vivant le principal dirigeant de l’Union des Forces Populaires du Maroc, condamné à mort par contumace par la justice marocaine, et son corps ne sera jamais retrouvé.

    « Coïncidence : le général Mohamed Oufkir, ministre marocain de l’Intérieur, Ahmed Dlimi, directeur de la sûreté nationale marocaine, et un certain Chtouki, chef des brigades spéciales marocaines, se trouvaient à Paris à ce moment-là. Cette affaire soulève en pleine campagne électorale en France l’indignation des milieux politiques francais, notamment l’opposition de gauche, François Mitterrand en tête. Le chef de l’Etat, le général de Gaulle, dans une conférence de presse du 22 février 1966, minimise la part des services secrets français et fait porter toute la responsabilité sur le général Oufkir. Plus tard, un repris de justice, Georges Figon, affirmera avoir vu Oufkir tuer l’opposant marocain avec un poignard décroché d’une panoplie dans la villa. L’instruction judiciaire, menée par le juge Louis Zollinger, aboutit à l’inculpation de treize personnes dont le général Mohamed Oufkir, Ahmed Dlimi, Marcel Leroy-Finville, un des responsables du SDECE (les services secrets français d’alors), Antoine Lopez et Georges Figon. Un premier procès s’ouvre le 5 septembre 1966. Six accusés sur treize sont dans le box. Les sept autres, dont Oufkir, Dlimi et Boucheseiche, font défaut. Deux coups de théâtre relancent l’affaire : d’une part l’un des accusés, Figon, est retrouvé mort à Paris et l’enquête conclura à un suicide. D’autre part, Dlimi se constitue prisonnier.
    Un second procès s’ouvre le 17 avril 1967 en l’absence de la famille Ben Barka, retirée des débats après le décès subit de ses principaux avocats. Le verdict du 5 juin 1967 acquitte Dlimi et les protagonistes français, à l’exception de Lopez et Souchon, condamnés respectivement à huit et six ans de prison. Mohamed Oufkir, désigné par la justice comme le grand responsable de la disparition de Ben Barka, est condamné par contumace à la réclusion à perpétuité. La condamnation par la justice française d’un ministre étranger en exercice, fait sans précédent dans le droit international, devait provoquer le gel des relations franco-marocaines pendant deux ans. »
    Mehdi ben barka ne menacé pas le régime Hassan2 mais la réussite de son congre donnera une indépendance politique et économiques à trois continents ce qui mettra en danger les puissances coloniales et étrangères «  »les services secrets compétants dans le temps étaient des quatre pays dirigeant le monde1/CIA 2/ moussade3/ dgse4 les services secrets britanniques…mais qui d’entre eux menace Benbarka « peut être aucun d’eux …?et si Benbarka revenu dans le temps aux Maroc ils n’aura sûrement pas menacer le pouvoir car Hassan2 et si puissant ..mais il menacera peut être des politiciens qui voudraient s’emparer du pouvoir qui sont-ils? Les journalistes n’avaient sûrement pas posé la question.
    signé:acharif moulay abdellah bouskraoui
    http://www.mohamed6.canalblog.com

  36. Parmi les leaders tiers-mondistes assassinés dans des conditions toujours non élucidées par la France qui n’en est pas à une barbouzerie près: Henri Curiel, fondateur du Parti Communiste en Egypte assassiné en 1978 à Paris.
    Sinon, on peut toujours se rappeler pour la mémoire : le syndicaliste Farhet Hached dont l’assassinat est un autre crime politique signé par la patrie des droits de l’Homme.
    La résolution de l’affaire Benbarka, enlevé à PARIS est à trouver en France avec l’exigence de la levée du secret défense sur les archives françaises.

  37. Restons-en aux faits: suggères-tu que c’est la France qui a commandité l’enlèvement et l’assassinat de MBB? Qui plus spécifiquement, sachant que De Gaulle a piqué une colère noire et gelé les relations avec le Maroc jusqu’à son départ, et que Frey, ministre de l’intérieur, lui était inféodé? Et que venaient faire Dlimi, Oufkir, Hassouni, Chtouki et cie dans cette histoire franco-française, telle que tu la fantasmes, dans ce cas? Et pourquoi aucun de ceux-là, ni même Hassan II, a suggéré ce que tu suggères, à savoir que la France serait commanditaire et auteur principal de ce crime?

    Et explique moi pourquoi tu ne réclames pas la levée du secret défense sur les archives marocaines? Après tout, MBB était marocain et les dernières personnes à l’avoir vu en vie également…

    Enfin, pourquoi être plus royaliste que le Roi? Hassan II n’a jamais suggéré ce que toi et d’autres suggérez…

  38. Si Majesté, alias Acharif Bouskraoui (Central Intelligence Agency), dit que Hassan II est innocent, c’est qu’il est vraiment innocent…il n’y a rien à discuter ! Compris Ibnkafka !? Sa Sainteté est sincère ! Alors gare à toi…compris…ça suffit…arrête de t’immiscer dans des affaires qui nous dépassent ! Arrête de te mêler des affaires qui dépassent ta compétence de juriste en liberté surveillée sur ce blog !

  39. C’est d’autant plus étonnant que je venais d’écrire quelques commentaires plus tôt que je ne croyais pas Hassan II coupable de l’assassinat… Mais tu as raison, je vais parler de la campagne électorale étatsunienne ou de Sarko, c’est plus consensuel…

  40. Je dis juste que la France n’est pas blanche comme neige dans cette affaire et que la mort de Benbarka devait arranger bien de monde pour que le crime soit si « parfait ».

  41. le mythe: si mes réponses sont bizarres, peut-être est-ce dû aux questions…

    Opération commando – c’est ce que rapporte Christine Daure-Serfaty – la documentation ecistait, ce que cherchaient les militants français et marocains impliqués dans le projet était un nom de plume qui ferait en sorte que le livre soit lu et fasse du bruit. Donc oui, je maintiens, Notre ami le Roi fût une opération commando contre la répression!

    Un militant dis-tu: Mohamed Bensaïd, qui parla de Tazmamart à la Chambre des représentants en 89 (je crois). Les militants ayant créé l’AMDH en 1979. Mes Benameur, Berrada et Jamaï. Le mouvements des familles des détenus politiques de 1984/85. Etc, etc.

    Je ne comprends pas ce paragraphe:
    « A la proposition de “une marocaine “sur la philosophie, je souhaite que tu rajoutes un peu de sociologie et tu verras qu’à l’époque, derrière chaque marocain se cache le Roi (une citation de Gilles Perrault), les derniers soulèvements casa en 1981 et le nord en 1983 montrent bien la réalité
    Quand je vois ces agissements pour la liberté d’expression j’ai l’impression qu’on n’a pas vécu au Maroc, ou que le Maroc n’a jamais connu de répressions…
     »
    Tu sous-entends que j’ignore le rôle du Roi dans la répression (et la libéralisation, soyons honnête) ou que je nie cette dernière?!?!?!

    « Concernant la concurrence alternative, je préfère qu’on reste là, nous n’allons pas exposer ou mesurer nos degrés de militantisme, Nous sommes tous des militants virtuels c’est la révolution numérique qui le veut ainsi »

    Tu n’as rien compris à ce que j’écrivais: je ne proposais pas de nous mesurer l’un à l’autre, je répondais simplement à ton commentaire initial « Je ne vois pas d’un bon œil ce type de célébration, je préfère consacrer mon temps aux vivants (survivants) qui souffrent de tout….« , ce qui laissait entendre qu’on peut soit parler du passé, soit parler du présent, mais pas des deux en même temps.

    Enfin tu écris « Encore j’aimerai que tu nous parles (et avec tout le talent que tu as) des actions de Ben Barka quand il côtoyait le palais…  » – j’écris mal sous la dictée, et sincèrement je ne vois pas concrètement à quoi tu fais référence – la période 1958-60 sous Abdallah Ibrahim, quand MBB était président de l’assemblée consultative? Tu vois, je préfère t’en laisser la primeur.

    Aïcha Q: que la France soit impliquée, c’est l’évidence, et ses autorités gouvernementale et judiciaire en conviennent. Mais écrire que le crime a été parfait – le nombre de témoins en vadrouille, l’enlèvement en plein jour devant la brasserie Lipp, on peut pas dire que ce soit le crime parfat, d’autant qu’on sait à peu près comment les choses se sont passées – il a été assassiné le 30 octobre à Fontenay-le-Vicomte – tout en ignorant des éléments primordiaux – qui l’a tué? sur ordre ou dans le feu de la torture? ou est son cadavre?

  42. C’est ça le crime parfait justement.

  43. Pas parfait – le crime parfait c’est quand on ne sait même pas que c’est un crime.

  44. Alors tu as raison, c’est toi le juriste. Pour moi, le crime parfait, c’est celui dont le responsable n’est pas découvert. Ce qui est le cas ici.

  45. En l’occurence, non, puisqu’on connaît le nom de tous les protagonistes, y compris les complices, et avec grande probabilité des assassins. Mais c’est une vérité dégagée par journalistes et chercheurs, et non par la justice, ce qui change tout.

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