Bachir Gemayel, "martyr de la liberté"

L’Orient/Le Jour est le seul quotidien francophone libanais. Il est aussi le journal officieux du patriarcat maronite. Pour savoir ce que pensent les ultras maronites, et notamment les phalangistes et les Forces libanaises, sa lecture est recommandée. La couverture faite par ce quotidien des réactions au discours électoral du patriarche maronite Nasrallah Sfeir (eh oui, le Liban est le pays des deux Nasrallah, Sfeir et Hassan, sans conteste les deux hommes les plus influents du pays) est divertissante. Récemment, le patriarche a en effet alerté ses ouailles – et l’électorat maronite est crucial – sur le danger présenté par l’actuelle opposition parlementaire, donnée favorite pour remporter les prochaines élections législatives, et composée principalement du Hezbollah et du Tayyar (Courant patriotique libre) de Michel Aoun. Pour ceux qui débarqueraient d’une autre planète, Michel Aoun est un-ex général maronite qui incarna pendant quinze ans un résistance farouche contre l’occupant syrien. Le voilà donc allié au Hezbollah, allié stratégique de la Syrie…

Le 8 février, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir appelle donc ses fidèles à voter pour l’actuelle majorité gouvernementale – connue sous le nom du 14 mars, du jour en 2005 où la coalition Hariri/Jumblatt/Gemayel/Ja’ja/Chamoun/Eddé (1) appela à manifester contre l’occupation syrienne – en menaçant le pays d’une invasion de sauterelles, des coupures de courant et d’un krach boursier en cas de victoire du bloc du 8 mars (de jour en 2005 ou le bloc Hezbollah/Amal/Aoun manifesta par anticipation contre ceux du 14 mars…):

Le patriarche maronite est celui qui porte une robe longue

Le patriarche maronite est celui qui porte une robe longue

Si le pouvoir tombe dans les mains des forces du 8 Mars, des erreurs historiques seront commises et aurons un effet fatidique sur le pays » (2)

On peut présumer que l’intervention du vénérable patriarche vise surtout l’électorat maronite de Michel Aoun, fortement tiraillé par des tentations sectaires. Ce dernier n’a pas vraiment la langue dans sa poche, et a ainsi répondu: "le patriarche ne parle pas au nom de tous les maronites"… Pour bien faire passer le message, il a boycotté une messe publique tenue par le patriarche, alors que le président (maronite), le premier ministre (sunnite) et le président du parlement (chiite) y assistaient

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Ce qui est vraiment intéressant avec la feuille de chou sectaire qu’est L’Orient/Le Jour – pas un seul journaliste non-chrétien à ma connaissance, mais je peux me tromper – c’est le caractère ouvertement sectaire des déclarations de politiciens – généralement ceux du 14 mars – ainsi que des éditorialistes maison. Petit florilège:

Sortir cette ville des décombres, c’était s’attaquer à une jungle où des hordes armées ont longtemps fait leur loi, assurant des squats à certains, monnayant leur protection à d’autres, partageant avec les chiens errants et les chats échaudés des ruelles fantomatiques mangées de végétation opportuniste. Pour ceux-là que narguait le ballet incessant des grues, il y avait, dans cette reconstruction menée tambour battant, comme un outrage à la civilisation de guerre, un mépris des prérogatives et des acquis des katiouchas et des kalachnikovs. Comme une décision unilatérale d’imposer la paix, qui était en soi une déclaration d’hostilité. Fifi Abou Dib, L’Orient/Le Jour, 12 février 2009

Si "hordes armées" fait ostensiblement référence aux milices de 1975-1990 (le rôle du Hezbollah dans les combats libano-libanais de cette époque fût limité – les combats dont j’ai connaissance opposant le Hezbollah à d’autres milices libanaises eurent lieu en 1987 et opposèrent le Hezbollah à… Amal et l’armée syrienne – this is Lebanon…), la suite fait implicitement référence au Hezbollah. Il faut connaître le racisme social persistant à l’égard des chiites au Liban, longtemps considérés comme des citoyens de seconde zone (3) et ce tant par les chrétiens – surtout maronites – et les sunnites, pour apprécier la référence aux "chiens errants et (…) chats échaudés".

L’infaillibilité du patriarche maronite Nasrallah Sfeïr est un axiome: dans un article intitulé "L’histoire, meilleure réplique aux contempteurs de Bkerké" (4), le journaliste Émile Khoury écrit sobrement et avec retenue que

"Encore une fois, les prosyriens se lancent à l’assaut de Bkerké, bille et Aoun en tête. On ne peut dire que le patriarche n’en a cure, car il a le souci moral de ne heurter aucune sensibilité libanaise. Mais il assume toujours les positions qu’impose la défense des constantes. À l’instar de ses prédécesseurs, gratifiés de la gloire du Liban, selon la formule consacrée. Par le verbe, jamais par les armes, comme certains. Et avec le seul parti pris de la cause nationale. Neutre, Bkerké ne peut l’être quand le sort du pays est en jeu. Ni quand le choix oppose le bien au mal, la liberté à l’esclavage, travesti ou non."

Les mots ne sont pas innocents: l’opposition, c’est-à-dire le bloc du 8 mars, est qualifiée de prosyrienne, sans que le bloc du 14 mars, autour de Hariri, Ja’ja & cie ne soit pareillement qualifié par rapport à ses liens privilégiés avec les Etats-Unis, l’Arabie séoudite et la France. La cause du 14 mars est "la cause nationale", à l’exclusion de la cause du bloc Hezbollah/Amal/Aoun, qui est sans doute anti-nationale ou apatride. Le patriarche maronite "le souci moral de ne heurter aucune sensibilité libanaise", ce qui laisse entendre que ceux qui néanmoins seraient heurtés, au sein du bloc du 8 mars, ne représenteraient pas, eux aussi, une autre sensibilité libanaise, mais plutôt étrangère, sans doute pro-syrienne, pro-iranienne, trop chiite en tout cas pour accéder à la qualité de Libanais.

On peut comprendre dans ce contexte que la lutte contre l’occupant israëlien soit de moindre importance:

[Le patriarche] a toujours demandé que l’armée soit déployée au Sud, tout en exigeant le retrait de l’occupant israélien. Par la voie diplomatique et juridique internationale, car le pays avait payé un prix trop lourd, en représailles dévastatrices, en invasions, pour la résistance armée.

Savourez, je vous prie: "tout en exigeant le retrait de l’occupant israélien. Par la voie diplomatique et juridique internationale, car le pays avait payé un prix trop lourd, en représailles dévastatrices, en invasions, pour la résistance armée" – or le Liban, par le biais de sa résistance, principalement mais pas exclusivement du Hezbollah, est le seul pays arabe à avoir libéré la majeure partie de ses territoires occupés sans négociation avec l’occupant israëlien, dont la déroute en mai 2000 est demeurée mémorable. L’Egypte a récupéré le Sinaï en 1979 au prix d’un accord dit de paix qui en fait le fidèle obligé d’Israël.

Ailleurs, dans le même numéro du jeudi 12 février, décidémment faste, on trouve sous la plume de l’éditorialiste Fady Noun une exaltation de primat religieux sur le politique que ne renieraient pas des disciples de Moqtada Sadr:

Ce qui est bon pour le Liban est bon pour l’Église. Le patriarche l’a dit sous toutes ses formes, au fil des mois et des années, et le synode patriarcal maronite l’a redit sans l’ombre d’une ambiguïté : ce n’est pas le Liban qui est fait pour l’Église, mais l’Église pour le Liban. L’Église est subordonnée à la patrie, dans les affaires humaines : elle en est la servante, dans les limites de sa fidélité à la vérité et des principes moraux qui en émanent. En termes profanes, dans les limites du respect et de la promotion des droits de l’homme communément reconnus, en tête desquels viennent les libertés.
Et le patriarche a jugé, au regard de la vérité et de ces droits, au regard de certaines vérités qu’il garde sans doute pour lui, qu’une victoire du 8 Mars qui lui accorderait la haute main sur les destinées du pays n’est pas bonne pour le Liban.
Le général Aoun a affirmé que le patriarche n’est pas infaillible. C’est un fait. Mais le patriarche n’a jamais prétendu que son avis politique est infaillible. Il l’offre donc pour ce qu’il vaut, en homme libre, en homme qui a veillé en conscience à assumer les responsabilités que Dieu lui a confiées, en un temps de très grandes épreuves, en un temps d’épreuves inouïes. (…)

Combien de fois d’ailleurs n’a-t-il pas été déçu, voire trompé, par son environnement politique, par cette cour de flatteurs qui l’assaille jour après jour, et dont il n’ignore ni les arrière-pensées, ni la ruse, ni les intérêts. En ce sens, sa figure rappelle irrésistiblement celle de certains prophètes de l’Ancien Testament, celle de Jérémie en particulier, continuellement contredit dans sa mission.

Le patriarche n’a certes pas reçu mandat populaire de s’exprimer sur la prochaine consultation électorale. Et il ne cherche certainement pas à se substituer à ceux qui l’ont reçu. Il est là pour éclairer notre jugement, pour jeter sur une situation la lumière de la raison, nous donner un avis aussi dépassionné et objectif que possible, un avis aux antipodes des préférences et des intérêts politiques étroits en jeu.
Nous ferions bien, dès à présent, de décider d’en tenir compte dans les choix électoraux qui nous attendent, même au prix de nos préférences et de nos sympathies personnelles. Gardons à l’esprit les conséquences historiques que nos choix pourraient nous valoir, et dont le patriarche craint qu’elles ne soient désastreuses.

Il n’y a pas que les plumitifs de ce journal paroissal à mériter la postérité – certains des politiciens libanais cités mériteraient un Panthéon à eux tous seuls, à commencer par le soudard Samir Ja’ja des Forces libanaises, héritier politique du phalangiste sanguinaire et sioniste Bachir Gemayel:

Deux soudards, dont un commis le massacre de Sabra et Chatila

Deux soudards, dont un commis le massacre de Sabra et Chatila

De son côté, le leader des FL, Samir Geagea, a appelé les Libanais à participer au 14 février pour rendre hommage à Rafic Hariri, « mais aussi à Bachir Gemayel, René Moawad, Kamal Joumblatt, Hassan Khaled et à tous les martyrs de la liberté ».

Voici à quoi ressemble un martyr de la liberté

Voici à quoi ressemble un martyr de la liberté

Bachir Gemayel, martyr de la liberté? Il est vrai que si Shimon Peres, Menachem Begin et Yitzhak Rabin sont prix Nobel de la paix, pourquoi pas? Mais citer Kamal Jumblatt dans la même phrase que Bachir Gemayel est d’un goût douteux. Voici en effet ce qu’écrit le site des Forces libanaises de Ja’ja sur la vision d’Israël de cheikh Bachir:

To Bashir, as to other non-Moslems and even some Moslems, Israel was a good example of a modern, democratic state and a potential ally for those who were working for free, democratic. western-style states in the Middle East. Toward that end, Bashir initiated communication with the leaders of the state of Israel. This relationship soon became systematic and permanent. And in spite of the unequal partnership–Israel being a strong state and Bashir Gemayel the leader of a Lebanese community only–Bashir always made the effort to work with Israel as an equal. He succeeded in nurturing a good relationship between an independent and free people and an independent and free state.

After Basher’s election to the Presidency, the special relationship he developed became more evident. He was the only leader in Lebanon and the Middle East who could talk about and build upon the relationship between Israel and Lebanon without prejudice. To him, Israel was a fact and any Lebanese regional policy needed to accept Israeli’s existence as a state and consider its historical importance and weight in regional politics. He believed that Lebanon could live in peace with Israel and that such a peace could benefit both states and even help pave the way for a general Middle East peace.

Gemayel saw the 1982 Israeli "Operation Peace for Galilee" as an important development for Lebanon which would not only equilibrate Syrian influence on Lebanese politics, but could also generate a new political dynamic, which, if properly used, could lead to the simultaneous withdrawal of Syrian and Israeli troops from Lebanon. By the summer of 1982, the equilibrium of forces in Lebanon had changed and the Lebanese, he believed, finally had the opportunity to act in their best interest and invest in that change.

A propos de Bashir Gemayel, son frère Amine, qui lui succéda à la présidence libanaise en 1982 et signa un traité avec Israël vite dénoncé, embraye:

« Les Libanais devront voter pour le système qui leur convient le mieux, voire pour un mode de vie », a-t-il ajouté, notant que « de nouvelles coutumes et une culture étrangère à la nôtre sont en train d’apparaître chez nous ».

On peut présumer que ces "coutumes et culture étrangères" sont celles du Hezbollah – encore une fois, les chiites sont présentés comme étrangers au Liban – et non pas celles des salafistes de Tripoli, alliés de Hariri…

La suite:

« Il est grand temps que l’électeur chrétien recouvre son rôle et mette un terme à la marginalisation dont il a été victime depuis des décennies, a poursuivi le chef des Kataëb. Notre parti œuvrera pour que les chrétiens puissent choisir eux-mêmes leurs représentants au Parlement. Les Kataëb sont garants de la présence chrétienne. Nous sommes les principaux partenaires des autres dans le cadre du pacte national, et notre soutien à l’État est inaltérable ». (…)

Amine Gemayel a également déploré les critiques qui ont visé le patriarcat maronite dernièrement. « Le communiqué publié par Bkerké en 2000 a lancé la dynamique du 14 Mars, a-t-il souligné. Le patriarcat est le parrain de la marche vers la souveraineté et ne fait partie de la machine électorale de personne. »

Et le chef des Kataëb d’exprimer enfin la volonté du Saint-Siège, qu’il a visité récemment, que « tous les chrétiens se rallient autour de Bkerké ».

Saad Hariri, fils de Rafiq Hariri, a tenu à donner sa contribution:

Kool and the gang

Kool and the gang

Le patriarche maronite est réellement, comme l’a dit de lui Rafic Hariri, la conscience du Liban

On peut se demander si les cheikhs salafistes, pas toujours hostiles à Al Qaïda, assidûment courtisés par Hariri partagent cette appréciation…

I have a soft spot for patriarch Sfeir...

I have a soft spot for patriarch Sfeir...

(1) Fidèle à son habitude, Jumblatt a retourné casaque et penche pour une alliance avec Amal, l’autre parti chiite, dirigé par le madré Nabih Berri, tout en maintenant son opposition au Hezbollah. This is Lebanon, folks…

(2) Une citation que je livre d’ailleurs à la sagacité de ceux qui affirment que la "chrétienté" – whatever that means – serait par essence laïque, face à un monde musulman par essence incapable de distinguer le politique du religieux.

(3) Il fallut l’émergence du leadership politique de l’imam Moussa Sadr, "disparu" en 1978 en Libye, pour que les chiites deviennent une force incontournable au Liban, où ils constituent selon toute probabilité une majorité relative de la population aujourd’hui.

(4) Bkirké est la ville où siège le patriarche maronite.

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19 Réponses

  1. Et le plus drôle, c’est que le PDG de l’Orient-Le Jour, Michel Eddé est un antisémite notoire et un conspirationniste persuadé qu’aucun juif n’est mort le 11 septembre parce qu’ils étaient prévenus par le gouvernement israélien.
    Voir son entretien avec As’ad Abu Khalil
    http://angryarab.blogspot.com/2006/08/today-i-watched-head-of-maronite.html

  2. Bonsoir/Bonjour Ibn Kafka,
    Gemayel, c’est le passé comme tous les mastodontes de l’histoire. Onansime quand tu nous tiens. Good to read you again, Ibn Kafka. Ce que je reproche au Liban est le traitement des réfugiés palestiniens et les tractations monétaires en coulisse. Le reste, Love them all G.. will sort his own.

  3. Onanisme, pardon.

  4. salim: l’antisémitisme moderne au Moyen-Orient a été importé par des religieux catholiques (la fameuse affaire de Damas en 1860), donc la boucle est bouclée. Et peu importe si l’on est antisémite, il nous vous en sera pas demandé compte pourvu que vous soyiez pro-israelien.

    Loula: Onanisme? Bachir Gemayel? Speak for yourself… ;-0

  5. :-) je savais que t’allais pas laisser passer.
    Excellente journée

  6. Ibn Kafka,
    Le Patriarche Maronite n’a pas beaucoup d’influence.
    Les Maronites sont (en legere majorite) en faveur de Aoun pour une seule raison: il n’a pas participe au regime Haririen, et (au contraire des forces Libanaises), il n’a pas rejoint le rejeton Haririen.
    Parmi le reste des Chretiens, il y a un peu plus de diversite dans les allegeances des electeurs.
    J’ai remarque que les Grecs Orthodoxes sont plutot en faveur de Hariri et que les Grecs Catholiques sont plutot Aounistes, prenant pour exemple la ville de Zahle ou les gens detestent Hariri et ses allies.
    Mais les deux personnages les plus influents sont:
    1-Hasan Nasrallah, avec le support de la plupart des Chiites, et une partie non-negligeable d’autes (Sunnites, Chretiens anti-Israeliens…)
    2-Hariri, avec la plupart des Sunnites, et (grace a ses allies), des Druzes, et des Chretiens anti-Aounistes ou anti-Sleiman Frangieh.
    Les autres personnalites influentes:
    1-Aoun, allie de Hassan Nasrallah, et que l’administration Syrienne a beaucoup menage; en fait, Hafez Assad tolerait Aoun tres peu, mais Bashar Assad n’a pas de parti pris contre Aoun
    2-Berri, dont le mouvement "Amal" est en alliance avec le Hezbollah de Hasan Nasrallah
    3-Joumblatt, allie imprevisible de Hariri qui risque de defecter si l’administration Syrienne lui permet de venir baiser la main de Bashar Assad
    4-Pakradounian: la grande majorite des Armeniens (de son Parti, le Tachnag) est en alliance avec Aoun; les Armeniens sont importants a cause des deux grandes batailles electorales du Grand-Beyrouth: Beyrouth Est et le Metn Nord
    5-Geagea: avec ses allies du 14 Mars, c’est le groupe des anti-Aounistes, des anti-Syriens visceraux et des politiciens qui se vendent (le plus souvent a Hariri)
    6-Sleimane Frangieh: la famille politique qui domine Zghorta a aussi des allies dans d’autres circonscriptions du Nord Liban
    7-LE PATRIARCHE MARONITE; a noter que les deux autres Patriarches Antiochiens Arabophones (celui des Grecs Orthodoxes et celui des Grecs Catholiques) ne s’occupent preesque jamais de politique, comme convenu avec les fideles; des fideles qui sont souvent (comme moi) seculaires
    8-Monseigneur Audi: l’eveque Grec Orthodoxe de Beyrouth est tres a droite; la majorite des Grecs Orthodoxes du Levant (Palestiniens, Jordaniens, Syriens, et meme des Libanais) deteste Audi.
    9-Skaff: Politicien Grec Catholoque de Zahle, qui s’etait menage une reputation de probite et d’honnetete assez considerable pendant la presence Syrienne, et qui est maintenant allie de Aoun
    10-La famille Saad de Saida: dans la ville natale et Sunnite de Hariri, cette dynastie politique pro-Nasserienne recoit le support de la majorite des electeurs
    D’autres personalites ou formations sont elles aussi influentes, mais elles sont souvent diluees et non-regionales, ce qui constitue un handicap pour les elections legislatives: Selim Hoss, le SSNP, le Parti Communiste, les Chiites anti-Hezbollahis…
    Et j’ai oublie: en 123,456eme position: le Premier Ministre Sanyoura.

  7. Waw tout une propagande dans la photo de Bachir Gemayel. Ne manque que la colombe sur l’épaule et le laurier sur la tête pour que toutes les qualités lui soient attribuées !

  8. kingcrane: je crois que je vais utiliser ton commentaire pour en faire un post. A quand ton blog?

  9. Puis-je, si le besoin s’en fait sentir publier l’un de vos articles dans le blog du PCF cap corse, en indiquant l’origine?
    Merci de me répondre

  10. Désolé de perturber votre discussion mais qui est la dame qui discute avec le Patriarche Maronite ?

  11. C’est qui la dame au coté du patriarche maronite ?

  12. Geagea ?

  13. "..pas un seul journaliste non-chrétien à ma connaissance"

    Et Mahmoud ?, il va pas être content Mahmoud….

    http://tokborni.blogspot.com/2008/06/sarkozy-aime-les-libanais-comme-il-aime.html

    Amicalement

  14. Salut K
    et bien, voilà une note a garder en référence pour qui veut comprendre le Liban ! Magistral…

  15. ibnkafka,
    Tant qu’il y a des blogs comme le tien et Angry Arab,
    je me contente de supporter les amis.
    Je t’enverrais par courriel une revue detaillee des elections legislatives Libanaises avec mes modestes predictions.

  16. Section PCF: aucun problème, camarade!

    Farid, alibaba: c’est Strida Ja’ja, femme du soudard Samir Ja’ja.

    rimbus: flatteur va!

    kingcrane: OK, j’attends ton mail, je le citerai dans un post sur les éléctions. Elles sont pour juin non? Ca va être comme en 2005, avec les élections réparties sur 4 week-ends?

  17. Ibn Kafka,
    Non, toutes les circonscriptions auront leurs elections le meme jour. A bientot.
    PS: J’ai beaucoup aime l’article de Alain Gresh dans le Monde Diplomatique, ainsi que le petit entrefilet de Dominique Vidal.

  18. je voudrais amener quelques eclairsissements sur des points que vous devez surement ignorer concernant la famille SFEIR dont est issu le patriache maronite, les origines remontent aux plus anciennes tribus arabes du sud de la region du hadramout les ibn ghassan qui faisait partis de la tribu des azd une branche des tribues de bani kahtan. les ibn ghassan vont s etablir au 3eme siecle apres jesus christ dans la region du hauran entre les villes de damas et de amman a la recherche de terres riches a cultiver.les ghassanides tribu arabe dont sont issus les SFEIR etait deja des arabes chretiens bien avant la prophetie de mouhamad . suite aux persecutions les ghassanides s etablirent dans les montagnes du liban ou il deviennent maronites comme beaucoup de maronites ils descendent des plus anciennes tribus arabes dans leurs veines coule le sang de la memoire ancestrale arabe originaire . Les chiites etant pour la majorite d origine perse et non pas arabe. comme ça les choses sont peut-etre plus claire pour vous ;d ailleurs les perses sont un peuple respectable et courageux comme le peuple arabe

  19. L’Orient le Jour est un journal respecté et respectable, ses journalistes sont des professionnels de qualité.
    Vos railleries vis à vis de Sa Béatitude le Patriarche Sfeir , je vous cite "Le patriarche maronite est celui qui porte une robe longue", font montre d’un manque total de respect qui n’est pas à votre honneur.
    Vous parlez de "sectaire" et déplorez l’absence de journaliste musulman. à la rédaction de l’Orient le Jour.
    Premièrement, ce sont les chrétiens qui sont francophones essentiellement au Liban et non les musulmans, d’où peut-être la difficulté de trouver un journaliste musulman parfaitement francophone (il n’y a qu’à voir comment le père Hariri baragouinait le français, ou même son fils…)
    Deuxièmement, si vous voulez qu’on parle discrimination chrétiens/musulmans, alors parlons-en mais totalement: on pourrait aller faire un tour en Egypte où un chrétien ne peut pas être professeur d’arabe (langue du Saint Coran, certes mais pourtant antérieure à l’Islam), où un chrétien ne peut pas être directeur d’hôpital, ou un chrétien ne peut pas être ambassadeur, ou un chrétien ne peut pas être général etc etc, on peut aussi faire un tour en Palestine et en Irak si ça ne vous suffit pas, ou dans la très "laïque" Turquie qui s’est débarrassée tranquillement de ses chrétiens autochtones au cours du dernier siècle -je ne parle pas des chrétiens étrangers qui s’y font régulièrement assassiner.

    Posez-vous la question du pourquoi de la volonté des chrétiens du Liban d’avoir une représentation forte et de leur côté parfois extrème -mais qui n’arrive jamais au niveau de l’extrèmisme musulman de toute façon.
    Les chrétiens du Proche-Orient, où qu’ils soient ne se sentent pas en sécurité à côté de leurs "frères" musulmans (regardez à Gaza), les massacres ont ponctués notre histoire (1840, 1860 à Damas et dans le Chouf), alors si au Liban, les chrétiens ont eu un peu l’opportunité de montrer leurs muscles, je dis bravo, car c’est le seul pays nous pouvons marcher la tête haute sans être considéré comme des "dhimmis", statut dégradant et pour le coup vraiment DISCRIMINANT inventé par l’Islam.
    Mais après tout si vous pensez que mettre un turban et porter une barbe et se fouetter au sang en souvenir de 2 "martyrs" du Moyen-Age c’est une preuve de courage et de modernité, alors je n’ai rien d’autre à ajouter que "bon courage".
    Salamate

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