Les leçons d’un remaniement

Plus ça change, moins ça change : c’est là une constante de la politique intérieure marocaine de ces dix ou quinze dernières années. Le remaniement de ce lundi confirme la règle.

Les faits d’abord. Deux ministères de souveraineté changent de mains : le technocrate (lauréat de MIT) Chakib Benmoussa est chassé du ministère de l’intérieur, dont il avait la charge depuis 2006, où il est remplacé par le magistrat Taïeb Cherkaoui, actuellement premier président de la Cour suprême après en avoir été le procureur général. Le psychologue social et ministre de la justice Abdelouahed Radi, propriétaire terrien féodal de Sidi Slimane et élu à la Chambre des représentants depuis 1963, est renvoyé à la tête de l’USFP, qu’il dirige depuis la fin 2008. Il est remplacé à la tête de ce ministère par l’avocat Me Mohamed Naciri, "célèbre pour défendre les intérêts du palais" (notamment dans l’affaire du détournement de fonds au Palais royal d’Agadir), ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Casablanca, ancien juge du Conseil constitutionnel de 1993 à 1999 et dirigeant du célèbre cabinet d’affaires Naciri et associés, désormais associé au mastodonte français Gide Loyrette Nouel.

Des ministères techniques changent également de mains. La grande nouveauté de ce remaniement réduit est bien évidemment la nomination de Driss Lachgar (bloggeur à ses heures perdues), ancien président du groupe parlementaire de l’USFP, au poste de ministre chargé des relations avec le Parlement, tandis qu’un technocrate inconnu, Yassir Znagui, prend le portefeuille du tourisme du RNI Mohamed Boussaïd, et que l’ancien ministre Mohamed Saad Alami (Istiqlal) évince le RNI Mohammed Abbou à la tête du ministère en charge de la modernisation des secteurs publics.

Quelques commentaires en vrac :

  1. A tout seigneur tout honneur: que savait Abbas el Fassi et quand l’a-t-il su? Aussi incroyable que cela puisse paraître aux personnes vivant en régime parlementaire, la presse fait état d’informations selon lesquelles le chef – nominatif – de gouvernement n’aurait pas été consulté à l’avance. Voici par exemple ce qu’écrit Libération du 5 janvier: "Quel rôle a joué Abbas el Fassi dans le remaniement du lundi 4 janvier? Seul le premier ministre peut répondre à cette interrogation qui agite le landerneau politico-médiatique. Ce lundi en fin de matinée, un leader de la majorité qui n’était absolument pas au courant du remaniement gouvernemental avait bien du mal à cacher sa surprise". Les Echos de la même date renchérissait: "Selon une source bien informée, "le remaniement est une intiative du Roi et le Premier ministre Abbas el Fassi n’aurait rien vu vnir dans c ette action" ". Si cela devait se confirmer, la déliquescence des prétentions démocratiques du régime marocain serait définitivement achevée , et l’autocratie serait revenue à l’état d’absolutisme qui prévalait dans la période 1965-1977.
  2. Après avoir été éjecté du gouvernement après les législatives de 2007 en raison de son score catastrophique dans la circonscription de Rabat, Driss Lachgar fait un retour par la grande porte. Son évincement lui avait fait redécouvrir les délices de la contestation tribunitienne, et il s’était souvenu qu’il fallait réformer la Constitution et former une alliance avec le PJD afin de renforcer une opposition qu’il souhaitait voir menée par son parti – qui est, faut-il le rappeler, au gouvernement depuis 1998. Son militantisme en faveur d’une entrée dans l’opposition en avait fait le principal contestataire à la direction de l’USFP, et avait ravivé les sempiternels espoirs d’un ressaisissement de la gauche marocaine autour de son leader historique et contre l’actuelle politique de cooptation et de répression menée par le makhzen (pour les besoins du raisonnement, je fais comme si l’USFP ne faisait pas désormais partie intégrante de ce makhzen). Comme me l’a dit une figure respectée de la gauche marocaine avec qui j’en parlais hier soir, le pouvoir est en train de dire : «  Vous contestez le makhzen ? Vous appréciez ceux qui mènent cette contestation ? Eh bien, regardez comment nous les cooptons ». Difficile cependant de parler de coup de grâce à un parti qui ressemble à Glenn Close dans "Fatal attraction", la victime qui refuse obstinément de mourir, même avec la tête maintenue sous l’eau pendant une ou deux minutes – mais elle finit par succomber après une longue et vaine lutte.
  3. Le cas de l’USFP est intéressant. Radi s’étant fait élire secrétaire général il y a plus d’un an contre la promesse de se retirer de son ministère, on avait assisté à une superbe mise en scène, Radi se maintenant sur instruction royale, et le Roi félicitant l’USFP – je précise pour les jeunes qui me liraient qu’il s’agit là du parti de Mehdi Ben Barka, d’Omar Benjelloun et d’Abderrahim Bouabid – de sa maturité politique à accepter le reniement de sa parole par Radi et l’ingérence royale dans ses affaires internes. Comme évoqué, Driss Lachgar avait depuis ce congrès mené une campagne véhémente pour le retrait de l’USFP du gouvernement, prônant une alliance tactique avec le seul vrai parti d’opposition parlementaire, le PJD, et tirant à boulets rouges sur le parti de l’ami du Roi («Le PAM est un projet qui nuit aux avancées enregistrées par notre pays»). La boucle est bouclée : Radi peut se consacrer tout entier au parti, et Lachgar semble avoir été frappé part la grâce. Si le palais voulait montrer que le ralliement des opposants supposés n’était pas une question de principes mais de prix et d’opportunité, il ne s’y prendrait pas autrement. Et on imagine que ce qui reste d’opposants à la ligne makhzénienne à l’USFP en prendra de la graine, soit pour rejoindre la ligne collaborationniste soit pour quitter le parti.
  4. L’empreinte du PAM semble importante. Chakib Benmoussa, coupable de lèse-majesté par ricochet en ne soutenant pas avec toute l’énergie voulue les ambitions électorales du PAM à Marrakech, aura pris la mesure de l’importance de ne pas froisser l’ami du Roi pour qui vise une carrière ministérielle – le wali de Marrakech, Mounir Chraïbi, en avait déjà pris toute la mesure après son limogeage cet été. Les deux ministres RNI limogés doivent probablement leur départ inattendu à la lutte fratricide au sein du RNI, sur lequel le PAM a eu des visées – la fusion de leurs groupes parlementaires s’avérant sans lendemain. Tant Mohammed Abbou , ministre du tourisme sortant, que Mohamed Boussaïd soutenaient le secrétaire général du RNI, Mustapha Mansouri, rudement contesté dans son parti par le ministre des finances Salahdine Mezouar, dont la proximité avec le PAM n’est un secret pour personne – Mansouri étant par contre réputé hostile au PAM ("Mustapha Mansouri, aujourd’hui cible de toutes les critiques, ne semblait pas vraiment porter la formation de Fouad Ali El Himma dans son cœur"). Enfin, la cooptation de Lachgar écarte le cauchemar d’une alliance USFP/PJD dans une opposition revigorée, particulièrement pénible à envisager pour un Fouad Ali el Himma aux tendances éradicatrices affirmées et un makhzen aux visées hégémoniques.
  5. La ligne sécuritaire du régime, affirmée dans cet automne marocain marqué par la répression systématique de la presse indépendante, le durcissement vis-à-vis des séparatistes et des condamnations aléatoires plus scandaleuses les unes que les autres, est une autre évidence. A l’intérieur, un technocrate passe la main, et c’est un ancien procureur proche du makhzen sécuritaire et parent de la famille royale qui est désormais aux commandes. A la justice, c’est un homme du palais qui succède à deux ministres USFP successifs, le premier, feu Me Mohamed Bouzoubaa, un avocat quelconque, et le second, Radi, un diplômé de psychologie sociale : si Me Mohamed Naciri est un avocat reconnu par ses pairs, il a surtout été l’avocat attitré du palais depuis les années 90 (même si Libération de ce mardi le présente comme l’avocat de l’Etat marocain – ce qui est faux, l’avocat de l’Etat marocain étant l’Agent judiciaire du Royaume, qui dépend du ministère des finances.
  6. En tant que juriste, même s’il n’y a rien de fondamentalement nouveau à attendre ni de la réforme de la justice sous la forme des 17 projets de loi dans le domaine de la justice adoptées en Conseil des ministres (ce fût d’ailleurs la dernière intervention ministérielle de Radi), ni de ce remaniement, je me réjouis néanmoins qu’un vrai juriste soit à la tête d’un ministère où les compétences techniques ne sont pas suffisantes mais absolument nécessaires si une réforme judiciaire doit voir le jour.
  7.  Bejaad doit être le patelin marocain avec le taux le plus élevé de dignitaires ou ministres par habitant: outre Ould Bejaad, alias le criminel de guerre et ancien ministre israëlien de la défense Amir Peretz, on compte Habib Malki, ex-ministre de l’enseignement, Yassine Mansouri, actuel patron de la DGED et donc Taïeb Cherkaoui. Les parents ambitieux savent ce qui leur reste à faire pour assurer la carrière politique de leur progéniture.

On notera au passage que le nouveau ministre de l’intérieur, Taïeb Cherkaoui semblerait être apparenté à la famille royale – par alliance je présume, peut-être via Mohamed Cherkaoui, mari de Lalla Malika, tante paternelle du Roi Mohammed VI:

Taïeb Cherkaoui [ L'homme du sérail ]: (Premier président de la Cour suprême)
Ce natif de Bejaâd, en 1949, est titulaire d’une licence en droit (Université Mohammed V de Rabat), d’un DEA en sociologie (Université de Bordeaux II) et d’un DES en sciences juridiques (Université Hassan II de Casablanca). Après avoir occupé plusieurs postes au sein de la magistrature, il assume à partir de 1997 la fonction de directeur des Affaires pénales et des grâces au ministère de la Justice. C’est sous cette étiquette qu’il aura à gérer les grâces traditionnellement accordées par le souverain et qui ont souvent prêté le flanc à la polémique, notamment quant au sort des détenus islamistes. Actif au sein de la Ligue arabe et au PNUD, Cherkaoui était, depuis mars 2007, procureur général près la Cour suprême. En accédant à la présidence de cette même institution, il marche dans les pas de Driss Dahhak et voit ainsi sa carrière consacrée. Pas vraiment une surprise pour ce proche du sérail, apparenté à la famille royale. Avec cette nomination, il devient l’homme fort de la Justice… au détriment du ministre socialiste Radi ? (Tel Quel)

Petit détail intéressant: la fille de Taïeb Cherkaoui est mariée au neveu du ministre de l’agriculture Aziz Akhennouch, patron d’Akwa Holding et ami de Fouad Ali el Himma:

C’est ainsi que le neveu du patron d’Akwa Group, Mohamed Akhennouch, a épousé la fille de Moulay Taïeb Cherkaoui, l’omnipotent secrétaire général du ministère de la Justice. (Tel Quel)

Sa carrière judiciaire a principalement été en tant que procureur, à l’exception de l’année passée à la tête de la Cour suprême – une trajectoire atypique, un ancien procureur président rarement une cour suprême (un signe supplémentaire des spécificités du système judiciaire marocain):

Ainsi, Si Cherkaoui a assuré les charges de procureur général-adjoint, près les juridictions de première instance et d’appel de Casablanca, avant de remplir, dans cette dernière, la mission de Procureur général qu’il a aussi exercée près la Cour d’Appel d’El Jadida. Ce plongeon dans les labyrinthes des tribunaux s’est consolidé avec de hautes responsabilités confiées dans l’administration centrale lorsqu’il fut nommé, en 1997, à la tête de la Direction générale des Affaires pénales et des Grâces (DGAPG) du Département gouvernemental de la Justice. (Gazette du Maroc)

Le Journal l’avait désigné en 2006 comme un des 60 qui plombent le Maroc:

Moulay Taïeb Cherkaoui, Le véritable garde des Sceaux
Fort de ses liens avec la famille royale, Moulay Taïeb Cherkaoui est devenu l’œil du Palais au ministère de la Justice. L’ancien procureur près la Cour d’appel de Casablanca est incontournable dans le mécanisme décisionnel de ce département. On prête également à celui qui a remplacé Omar Doumou à la Direction des affaires pénales et des grâces un grand pouvoir. Normal, il a sous ses ordres une armée de procureurs qui ne peuvent pas refuser les instructions de leur patron. On rapporte que Mohamed Bouzoubaâ a été rappelé à l’ordre lorsqu’il a essayé, il y a deux ans, de l’écarter de la Direction des affaires pénales. Des magistrats et avocats qui connaissent bien Moulay Taïeb Cherkaoui le considèrent comme le véritable patron du ministère de la Justice. (Le Journal)

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34 Réponses

  1. il ne s’agit pas d’un remaniement mais d’un aménagement (makhzénien) comme il y en aura d’autres certainement.. destiné à maintenir le statut quo à la faveur du parti l’istiqlal… garant de la politique des "portes ouvertes" au palais et au PAM… d’ici que le Palais soit en mesure d’esquisser sa nouvelle "feuille de route" qui doit mener aux legislatives de 2012.

    la nomination de Driss lachgar est peut être une plaisanterie, c’est en tous cas l’une des étapes visant à intégrer progressivement et définitivement l’USFP dans le cercle des initiés aux côtés de l’istiqlal. Si Mr Lachgar ne s’est pas abstenu, ni ne l’a contesté, pourquoi le reprocher alors au Makhzen ?! il faut tout de même savoir ce qu’on veut en politique, et ce monsieur l’a très bien exprimé !

    le discours de dimanche sur la comission sur la régionalisation annonçait la couleur de ce mini remaniement , histoire de pomper du sang neuf dans les arcanes du makhzen, et pourquoi pas dans l’actualité marquée par le fiasco Aminatou ! et à propos de cette dernière, il faut se demander si une certaine presse n’etait pas simplement entrain de faire de la désinformation et occulter les véritables gaffeurs sur cette affaire, un certain Général promu dernièrement dans le sud et qui serait à l’origine du refoulement de Aminatou…! bref, qu’on nous parle surtout pas de presse militante ou libre harcelée par le makhzen, tout le monde s’abbreuve à la même source !

    l’ironie est que M6 qui exécrait Basri n’a fait que reproduire exactement ses methodes et son savoir faire au point d’en faire une consécration au bout de dix ans de règne. quoi qu’il serait très naif de sousestimer les conséquences de cette politique… que vaudra donc la régionalisation si le ministère de l’intérieur conserve ses pouvoirs et son mode de fonctionnement ? il y a fort à parier que d’ici moins de deux ans, le maroc inventera encore une nouvelle terminologie juridique pour justifier un fédéralisme à l’américaine de droit divin !

    pourvu qu’il y ait moins de problèmes et de chômages… c’est tout ce qu’on souhaite !

  2. @IK: "je me réjouis néanmoins qu’un vrai juriste soit à la tête d’un ministère où les compétences techniques ne sont pas suffisantes mais absolument nécessaires si une réforme judiciaire doit voir le jour."

    Et je me réjouis que ce juriste n’appartient à aucun parti politique.

  3. "Tant Mohammed Abbou , ministre du tourisme sortant, que Mohamed Boussaïd"

    C’est Mohamed boussaid qui est ministre du tourisme sortant, il était ministre du Ministère de la modernisation des secteurs publics (mmsp) sous le gouvernement jettou.

    Mohammed Abbou est ministre, du mmsp, sortant. Le limogeage de ce dernier trouve son origine dans le sit-in anti report de l’élection du conseil régional par La Wilaya de la région de Taza-Al Hoceima-Taounate.

  4. Bonne année à toutes et à tous…

    Entre discours creux et promesses intenables, osons dire, tout simplement, QUE NENNI : RIEN… mis à part l’effet d’annonce !

    C’est la montagne qui a accouché d’une souris; comme dit l’expression.

    On s’attendait à une révision de la Constitution et voilà qu’on nous parle encore une fois du machin conseil consultatif de…la régionalisation. Comme si les autres conseils créés jusque là, ont engendré un quelconque bienfait pour les Marocains.

    Au Maroc, le problème n’est pas le manque d’idées, de propositions, de conseils, mais d’application de tout cela. L’IER est pourtant une instance créée par le Makhzen depuis plus de 5 ans, ses recommandations ont été validées par le roi. Mais rien n’est fait.

    Les noms cités pour la composition de ce conseil donnent cette impression du déjà-vu.

    Le Makhzen de nouveau, encore et encore, épinglé par Amnesty International dans un rapport intitulé « Promesses non tenues: L’Instance Equité et Réconciliation et son suivi», publié hier le 6 janvier 2010:

    Amnesty International affirme que le processus de réconciliation au Maroc est au point mort depuis la fin de la défunte mission de l’IER. Quatre ans après le discours du roi Mohammed VI qui a clôturé les travaux de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), le processus de réconciliation nationale au Maroc pour les violations des droits humains commises pendant le règne de Hassan II stagne par "manque de volonté politique", constate Amnesty.

    Selon cette organisation, l’IER a reconnu la responsabilité des autorités marocaines dans les disparitions forcées et les détentions arbitraires qui ont eu lieu entre 1956 et 1999 sous le règne de Mohamed V et Hassan II, et a recommandé des réparations aux victimes et réclamé des mesures pour empêcher de nouvelles violations. Toutefois, le rapport de cette ONG estime qu’«il n’y aura pas de réconciliation véritable sans la restitution de la dignité des victimes", qui selon elle, exige «une explication complète» sur les raisons pour lesquelles elles ont été persécutées…et ajoute que «sans la responsabilisation des auteurs de ces crimes et sans la mise en place des dispositions constitutionnelles, juridiques, législatives pour protéger la société contre de telles violations flagrantes des droits de l’homme» on ne peut pas parler d’une réelle volonté d’affronter le passé pour construire un avenir meilleur. Amnesty International craint que le "manque de volonté politique" risque de saper les réalisations.

    Par ce rapport, Amnesty International exhorte les hautes autorités marocaines à « tenir les promesses» faites au début de ce processus.

    PS : A noter que L’Union Européenne vient d’exiger récemment du Makhzen l’application de ces mêmes recommandations de l’IER.

    Références en espagnol :

    AI [Amnesty International] pide a Marruecos que cumpla las promesas de equidad y reconciliación

    http://elmercuriodigital.es/content/view/24316/52/

    AI denuncia que el proceso de reconciliación en Marruecos se ha estancado

    http://www.nortecastilla.es/agencias/20100106/mas-actualidad/vida-ocio/denuncia-proceso-reconciliacion-marruecos-estancado_201001062131.html

  5. - "Les deux ministres RNI limogés doivent probablement leur départ inattendu à la lutte fratricide au sein du RNI, sur lequel le PAM a eu des visées "
    Non. Boussaid a fait les frais de son amitié avec FAEH. L’avenir dira à quel point l’ONA bénéficiera de l’appui du nouveau venu dans le département du tourisme.
    - Justement: comment expliques-tu qu’on ait choisi le Znagui?
    - Ceux qui s’attendaient à une révision de la COnstiution kay de7kou 3la rasshoum.
    - Tu peux rajouter à la liste des dignitaires de Boujaad: Samira Sitail
    - L’inexistence idu Premier ministre est pathétique

  6. IK: la meilleure c’est que la nouvelle mission de Saad Alami qui tombe à pic avec le projet de régionalisation dont l’un des axes majeurs n’est autre que la déconcentration. connaissant les compétences de cet istiqlalien du nord! dont la municipalité de Chaoun a suffisamment souffert, on peut déjà parier sur un échec retentissant sur cet axe (déconcentration) à moins que ce soit un des buts recherchés
    PS: Bousaid n’était pas du coté de Mansouri

  7. jamal: quel général? Sinon, l’article 41 du Code de la presse

    Casazone: tu as raison, j’ai confondu les anciennes fonctions ministérielles de Boussaïd avec ses actuelles – enfin, plutôt ses dernières.

    Par contre, s’agissant des juristes apolitiques, je me rappelle ce qu’on se disait durant mes années de syndicalisme estudiantin: les apolitiques sont de droite. Le pire c’est que c’est généralement le cas.

    no offense: j’ai lu des choses contradictoires sur qui soutient Mansouri ou Mezouar, ce dernier étant l’homme de paille de Fouad Ali El Himma. Je dois dire que je comprends que le limogeage de deux RNI n’est pas le fruit du hasard, mais j’admets qu’il est difficile de savoir exactement pourquoi ils ont été sacrifiés. Pour Znagui, j’imagine qu’il doit être le cousin, neveu, gendre ou camarade de classe de quelqu’un.

    Pour Bejaad, belle brochette dis donc: Malki, Peretz, Mansouri et Sitaïl…

    Mohamed Najib: Tu as peut-être raison pour Boussaïd.

    citoyen: merci pour cet info, je tâcherai de trouver le lien vers ce rapport qui promet d’être intéressant.

  8. C’est du cirque pour nous amuser.

    Le pouvoir, le vrai, est toujours entre les mains d’une personne.

  9. IK: " j’ai lu des choses contradictoires sur qui soutient Mansouri ou Mezouar, ce dernier étant l’homme de paille de Fouad Ali El Himma. Je dois dire que je comprends que le limogeage de deux RNI n’est pas le fruit du hasard, mais j’admets qu’il est difficile de savoir exactement pourquoi ils ont été sacrifiés. Pour Znagui, j’imagine qu’il doit être le cousin, neveu, gendre ou camarade de classe de quelqu’un."

    Une précision: Abou et Boussaid soutiennent Mezouar. Mais même si ce dernier étant pro-FAHIM, il ne peut rien contre une éventuelle intervention de Fahim pour le limogeage de Abou à cause de l’incident d’Alhoceima où ce dernier accuse le PAM d’être derrière le report de l’élection du conseil régional. La loi autorise les wilayas de reporter les élections du conseils régionaux pour n’importe quel motif, chose qu’un ministre chargé de "moderniser le secteur public" (…) ne doit pas ignorer.

    Quant à Bachir Znagui, on dit qu’il est proposé par 3M ( Mohamed Mounir El Majidi).
    On dit aussi que 3M avait proposé Moncef Belkhayat l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports lors du premier remaniement de l’été 2009.

    Mais même avec ses remaniement ce gouvernement reste le plus mauvais de tous les gouvernements tant qu’il est dirigé par "Bouddha" qui n’ose pas décider mais qui applique seulement "BARNAMAJ" Sahib Al Jalala.

  10. Voici les liens pour accéder à ladite note d’information d’Amnesty, intitulée :

    Broken Promises: The Equity and Reconciliation Commission and its Follow-up

    Morocco/Western Sahara: Broken Promises: The Equity and Reconciliation Commission and its Follow-up

    Download: PDF Index Number: MDE 29/001/2010
    Date Published: 6 January 2010

    http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE29/001/2010/en

    Morocco/Western Sahara: Deliver on promises of equity and reconciliation

    Download: HTMLPDF Index Number: MDE 29/002/2010
    Date Published: 6 January 2010

    http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE29/002/2010/en

  11. casazone: j’avais entendu parler du sit-in mais n’avais pas capté qu’il était dirigé contre le PAM. Merci de l’info. Mais ça n’explique pas pourquoi Boussaïd a été débarqué alors, s’il a pris le parti de Mezouar…

    Bachir Znagui? J’adore le lapsus, et je dois dire que je me suis également dit que peut-être Yassir en serait un parent…

  12. Apparently our friend Nini and his pseudo-journalists had a completely different analysis of the recent events than yours:
    http://74.53.192.83/?issue=1025&RefID=Content&Section=36&artid=33187

    And is starting to look more like a hired pen:
    http://74.53.192.83/?artid=33079

  13. « Plus ça change, moins ça change », écrit ibnkafka !

    Moi, je préfère ça :

    « Plus ça change, plus c’est la même chose »

    «"Malgré ces nombreuses initiatives, certains observateurs doutent de la volonté du Roi de démocratiser le pays. Une partie de l’opinion marocaine et des observateurs étrangers qualifient ces initiatives royales de spectaculaires saupoudrages et de tape-à-l’œil, largement médiatisés dans le but de soigner l’image du régime et de peaufiner son lifting médiatique.

    «Plus ça change, plus c’est la même chose, disent les sceptiques, au point que certains Marocains ont le sentiment que c’est pire qu’auparavant.»

    Et curieusement, certains observateurs pensent que la sauvegarde du pouvoir demeure la principale préoccupation du régime. Ainsi donc, le but primordial du Souverain, à chaque fois qu’il procède à ces initiatives, est de mieux sauvegarder ses intérêts pour se pérenniser et assurer sa survie ! Ce qui semble surprendre d’autres observateurs selon lesquels un large consensus entoure la monarchie et le Souverain n’est apparemment pas réticent au changement des institutions politiques."»

    Réf. :

    Le Maroc est-il une démocratie permanente ou une transition permanente ?

    http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=8007

    Alors pourquoi tout ce cirque ?!

  14. IK: "Bachir Znagui? J’adore le lapsus, et je dois dire que je me suis également dit que peut-être Yassir en serait un parent…"

    C’est la même question que je me pose, depuis que j’ai vu Znagui. (Bachir étant le porte parole du MTD la maman du PAM).

    Quant à Boussaid, peut être qu’on cherche à alléger ses charges pour qu’il s’active plus dans ce nouveau mouvement.

    De point de vue personnel: Il serait intéressant de voir deux pôles politiques principaux au maroc. Le premier composé du (PAM, futur-RNI, UC) et l’autre par les partis de la Koutla qui gouvernent depuis 1998 est dont la gestion de la chose public est très catastrophique. Quant au PJD le parti des islamistes je préfère qu’il reste éternellement dans l’opposition pour permettre aux porteurs de licences d’alcool d’augmenter le prix d’une bouteille de bière de 5DH quand le gouvernement augmente sa taxe de 1centime sous la pression spéciale du PJD.

  15. "Quant à Bachir Znagui, on dit qu’il est proposé par 3M ( Mohamed Mounir El Majidi).
    On dit aussi que 3M avait proposé Moncef Belkhayat l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports lors du premier remaniement de l’été 2009."

    Correction parente: "Quant à Yassir Znagui, …"

  16. IK, Casazone, tout est limpide:
    M3 recommande Znagui.
    Boussaid est pro-FAEH.
    Boussaid est débarqué pour que M3 pose son pion.
    Facile non?

  17. Yassir Zenagui ?

    Il possède un resto à Londres:
    http://www.independent.co.uk/life-style/food-and-drink/reviews/dune-london-sw1-472926.html

    Et il doit très probablement être lusophone:
    http://www.amazon.co.uk/registry/wishlist/32ZNO63AAWRTX/ref=cm_wl_search/302-4711933-7209617&tag=yasnipeoplese-21

  18. « Plus ça change, moins ça change », dit Ibnkafka,

    C’est-à-dire que jusqu’à nouvel ordre, le Makhzen de Hassan II demeure la principale référence, toujours en vigueur au pays et c’est lui qui fait toujours la loi ou plutôt l’arbitraire dans ce pays !

  19. "قال إدريس لشكر، الوزير المغربي الجديد المكلف العلاقة مع البرلمان، وعضو المكتب السياسي لحزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، إن تعيين مستقل (المحامي محمد الناصري) على رأس وزارة العدل، هو استجابة لمطلب المعارضة، واستجابة أيضا «لمطلبنا نحن، المتمثل في تفرغ الأخ عبد الواحد الراضي، الكاتب الأول للحزب (الأمين العام) لشؤون الحزب»."

    extrait de ASHARQ ALAWSAT.

    Ce nouveau ministre préfère alors au nom de l’usfp et l’opposition qu’un apolitique soit à la tête du ministère de la justice. Pour rappel: L’usfp en particulier et la koutla en général luttait durant presque 50 ans contre ce qu’ils appellent le Makhazen pour que le ministre de la justice soit un politique. Peut-on déduire que ces partis ont retardé le Maroc de 50 ans ?!!! ou peut-on dire que les marocains ont raison de ne pas voter pour les dernières législatives (Seulement 37% ont voté et 19% des bulletins de vote étaient nuls). Sur les 18% de voix exprimés le parti de l’istiqlal qui dirige le gouvernement (le gouvernement de Boudha) n’a obtenu que presque 9% de ces 18%, loin derrière les "je suis un 9%". C’est pourquoi peut être qu’on a fait appelle à la cuisine délicieuse de Zenagui pour mixer les deux anciennes professions comme disait un PUliTique.

  20. Il parait que le vrai chiffre est très loin des 37% officiels annoncé par le Makhzen : en réalité 95% des marocains n’ont pas voté !

    En fait, le vrai taux de participation aux dernières législatives est de 5 %. Après avoir hésité et dans un souci de soi-disant transparence…juste pour tromper les observateurs étrangers, les autorités makhzéniennes ont annoncé que le taux est à peine 37 % et même reconnu que ce taux de participation est faible.

    Or, selon une source proche du Palais royal rapportée par le site très informé « bakchich.info », le vrai taux est de… 5 % ! Ce qui signifie en clair que 95 % des Marocains en âge de voter ont boycotté les urnes…

    Le véritable enjeu des élections makhzéniennes est justement le taux de participation… Tout le monde sait que les taux de participation aux différentes élections marocaines ont été toujours dopés par la simple falsification et par le bakchich et d’autres moyens de corruption.

    Le message envoyé par les électeurs est limpide : « voter ne sert à rien car nous savons pertinemment que la monarchie et le Makhzen détiennent tous les pouvoirs. Et la soi-disant classe politique est là juste pour contempler, comploter et compléter le décor». C’est ce vrai message que le Palais et son Makhzen font semblant d’ignorer.

    Comme lors des précédents scrutins, le Palais royal et le ministère de l’Intérieur qui incarnent le Makhzen, qui tirent toutes les ficelles du jeu politique…

    Et la suite vous la connaissez : Mohammed VI a nommé au poste de Premier ministre Abbas El Fassi, issu du parti dynastique « l’Istiqlal », un homme méprisé de tous y compris par certains membres de la famille royale et qui comme vous le savez est mouillé dans un grand scandale, une escroquerie aux chômeurs dit "Annajat". Avec de telles nominations, c’est sûr, les urnes seront toujours vides.

    Nous avons des gouvernants qui nous méprisent et qui persistent à insulter notre intelligence. Il faut bien le dire : Nous avons un gouvernement guignol et un parlement marionnette qui ne font qu’amuser la galerie. Nous avons des pseudo-institutions qui coûtent très chers aux contribuables et qui ne font que de la figuration et, à notre grand malheur, le système de gouvernance actuel est de plus en plus mafieux. Un système où les maîtres mots sont: la corruption, le népotisme, le clientélisme, l’injustice, l’arrogance et le mépris des citoyens…

    Pourquoi nous allons voter si ce n’est pour cautionner et légitimer ce système pourri. Ne pas voter aux prochaines élections est un acte hautement citoyen et responsable, qui poussera peut-être les vrais détenteurs du Pouvoir à prendre conscience de la nécessité des réformes structurelles, institutionnelles et constitutionnelles qui s’imposent.

  21. Citoyen: cette histoire de 5% de participation aux législatives de 2007 est un bobard que Bakchich a un peu trop facilement diffusé. Ils le présentaient d’ailleurs comme une rumeur. Les observateurs électoraux nationaux, très critiques, n’ont émis aucune constatation de ce type, et ils étaient sur place, eux.

  22. [...] Posté sur janvier 10, 2010 par ibnkafka Un grand merci tout d’abord à un commentateur, qui a posté en commentaire deux liens sur le nouveau ministre du tourisme, Yassir Znagui. Si dans [...]

  23. Voici comment notre vénérable agence MAP a rapporté l’info sur le dernier rapport d’Amnesty concernant le Maroc :

    « La création de l’IER traduit une forte volonté politique du Maroc d’améliorer la situation des droits de l’homme (AI)

    Londres – La création de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) a traduit une forte volonté au plus haut niveau de l’Etat de promouvoir la situation des droits de l’homme au Maroc, a indiqué l’organisation internationale de défense des droits de l’homme, Amnesty International (AI, basée à Londres).

    La mise en place de l’IER en 2003 et l’action entreprise par l’instance ont marqué "une rupture symbolique" avec le passé, a dit AI dans un rapport sur l’action de l’instance.
    L’IER, qui a été chargée d’examiner les violations des droits de l’homme commises entre 1956 et 1999, a suscité des espoirs que des efforts réels étaient consentis en vue de régler l’héritage du passé, note l’organisation, soulignant "l’action sans précédent" de l’IER en vue d’identifier et régler ces violations.
    "La situation des droits de l’homme a changé d’une manière profonde" à travers le Maroc, relève encore Amnesty, rappelant les principales recommandations de l’Instance.
    L’organisation, qui a qualifié de "pionnière" l’initiative de mettre en place l’IER, a relevé que cette dernière représente "le premier et l’unique effort du genre dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord". »

    Dernière modification 10/01/2010 17:00.

    ©MAP-Tous droits réservés

    http://www.map.ma/fr/sections/accueil/la_creation_de_l_ier/view

    —————————

    Et voici maintenant ce qu’a publié Amnesty sur son site :

    « Maroc et Sahara occidental. Les promesses d’équité et de réconciliation doivent être tenues

    Index AI: MDE 29/002/2010
    Date de publication: 6 janvier 2010

    Dans un nouveau rapport rendu public ce mercredi 6 janvier 2010, à l’occasion du quatrième anniversaire du discours du roi Mohamed VI marquant la fin de la mission de l’Instance Équité et Réconciliation (IER), Amnesty International appelle le souverain à honorer les attentes suscitées par cette initiative novatrice. La création de l’IER par les autorités marocaines visait à clore le dossier des atteintes aux droits humains commises au cours de la période dite des «années de plomb» au Maroc et au Sahara occidental et à offrir à des milliers de victimes un recours utile. En dépit des promesses, seules quelques vérités partielles concernant les atteintes aux droits humains commises dans le passé ont été révélées, la question de la justice n’a pas été abordée et les réformes juridiques et institutionnelles indispensables pour s’assurer que de telles violations ne se reproduiraient pas n’ont pas été mises en œuvre.

    « Dans un nouveau rapport intitulé Broken Promises : The Equity and Reconciliation Commission and its Follow-up, Amnesty International évalue le travail de l’IER et son suivi. L’organisation met en garde contre le fait que quatre années après la fin de la mission de l’IER, ses résultats risquent d’être compromis par l’absence de volonté politique. Aujourd’hui, il incombe aux autorités marocaines de tenir les promesses faites et de mettre en œuvre les principales recommandations émises par l’IER visant à garantir la non-répétition des atteintes aux droits humains perpétrées dans le passé. »

    http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE29/002/2010/fr

    Après cela qui peut encore faire confiance à notre respectable agence !

  24. Bakchich a publié l’info des 5% selon une source proche du palais.

    La princesse enchantée (C.G. ???) a t’elle été désinformée ou est-ce que Benmoussa (47%) a fait dans la désinformation ?

  25. Ilyass: j’avais lu cette assertion de CG/La princesse enchantée dans Bakchich il y a deux ans. "selon une source proche du Palais royal marocain (c’est une exclue Bakchich), le vrai taux est de… 5 % !" – c’était ici. Aucune autre confirmation, aucune identification de la source (ça peut certes se comprendre), dont on ne sait si elle est en charge des achats de nourriture à la cuisine du Palais ou conseiller du Roi. En face de cette assertion, il y a l’observation électorale – pas celle des observateurs électoraux européens, dont les travaux furent sans aucun intérêt et parfaitement béni-oui-oui, mais celle du réseau des observateurs électoraux de la société civile marocaine, percutante et très critique. Et dans leur rapport, pas un mot sur le gonflement par sept (7) du nombre de votants si la version avancée par Bakchich devait être juste. Je n’ai pas lu cette assertion ailleurs que dans Bakchich – Le Journal ou Tel Quel ne l’ont pas évoquée… Et considérons qu’une telle conspiration devrait se faire avec la complicité de milliers d’observateurs des différents partis, dont le PSU, le PADS et le PJD qui n’hésiteraient pas à dénoncer une telle mascarade dans le gonflement du nombre des votants. Donc pour moi c’est du pipeau, tant qu’on ne me prouve pas le contraire.

  26. aucune identification de la source (ça peut certes se comprendre), dont on ne sait si elle est en charge des achats de nourriture à la cuisine du Palais ou conseiller du Roi

    Généralement meme Telquel ou le Journal cite des sources proches du palais sans divulguer leurs identités. Ceci étant dit et vu que des précédents existent au niveau de la non-transparence de la chose électorale (par exemple persone ne connait les résultats détaillés des législatives 2002 ou pourquoi le serveur des résultats de ces élections promis par la nouvelle ére ait été déconnecté) le doute est permis quant aux déclarations officielles.

  27. @IK, je ne sais plus si c’est sur Afrique intelligence ou Maghreb confidentiel que j’avais lu une dépêche en novembre, et j’ai fait un "recoupement’ si on peut dire…, en tous cas, cette affaire Aminatou n’a pas fini de remuer, et tôt ou tard, il se trouvera un bon journaliste qui nous informera sur les dessous de cette affaire abracadabrante !

    pour la presse, est ce que tu serais surpris si je te disais que je ne crois pas 10% par ce qui est publié par tel-quel ? j’ai de très bonnes raisons disons mentales et culturelles qui me le permettent…sans vouloir me vanter ! pire, je suis choqué à lire les trois quart des révélations de la presse marocaine dite militante (et harcelée par le makhzen…) foutaises.. il n’y a plus de presse qui vaille ! il faut la laisser occuper les simples d’esprits avec les histoires de PAM et de crise du RNI !

  28. Concernant le taux de participation, Il ne faut pas croire Bakchich comme disait citoyen. Car un proche du palais royale ne serait informé des taux de participation que via le ministère de l’intérieur et le ministère de l’intérieur ne collecte que les données envoyées par les préfectures et provinces et en temps réels. Les préfectures et provinces eux reçoivent les résultats des chefs de bureau de vote assistés et contrôlés par les représentants des partis politiques qui reçoivent une copie des résultats. Chaque parti reçoit le résultat des votes de chaque bureau de vote via son représentant et il fait le totale. Un chef de bureau de vote ne peut alors truquer les résultats, un gouverneur non plus, ni le bureau centrale du ministère de l’intérieur qui ne reçoit lui qu’une copie identique à celle reçu avant lui par les représentants des partis.

    Pour savoir si le taux annoncé est exacte ou non, il fallait suivre le flux des annonces par ce ministère de ce taux de participation depuis le début de l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à leur fermeture tout en notant les heures où la pente de croissance de ce taux grimpe brusquement (par exemple après la prière du vendredi).

    Un autre moyen de vérifier ce taux est de choisir mini échantillon en contactant quelques chefs de bureau de vote ou quelques délégués qui représentent ces partis dans les bureaux de vote.

    Le nombre de votant est de 37% et non pas de 5% comme disait Bakchich. Sur les 37% votés presque 19% de bulletin étaient nuls (et un bulletin nul peut contenir des insultes ou des protestations: le paradoxe est que ces protestations n’étaient pas contre ce qu’on appelle le Makhzen mais contre les chefs de partis en particulier et les politiques en général: les marocains ne veulent plus de ces soi-disant politiques)

    Seulement 18% ont exprimé leurs votes en choisissant une des 30 (et quelques) partis.

    Ce 18% contient certainement un nombre assez important de votants ayant reçu un 50 DH, 100 DH, ..ou une fausse promesse d’un chef de parti ou de son représentant.

    sur ce 18% le parti qui dirige ce gouvernement n’a obtenu que 5% à 10% disant 9% pour favoriser ce parti.

    Ce parti qui est le parti de l’istiqlal dont le secrétaire général est l’actuel premier ministre n’a obtenu dans le meilleur des cas que: 9% de 18% .

    le nombre des inscrits sur les listes électorale est quelques 15 millions y compris les morts.

    Un mort avant d’être enterré normalement obtient une attestation d’enterrement de la commune ou de la mairie dont le président est un soi-disant politique appartenant à un parti politique. les listes électorales sont établit par ce même président qui est bien un politique et non un policier. Une des preuves que la mauvaise gestion vient de la base qui est contrôlé par les partis politiques et que ce sont ces mêmes partis qui sabotent le développement de l’Etat en accusant un fantôme Makhzen.

    9%*18%*15000000 = 9*18*1500 = 243 000
    9%*37%*15000000 = 9*37*1500 = 499 500

    ce parti du premier ministre ne représente que 243 000 marocains et non pas 400 000 et quelques annoncé par le ministère et accepté par le parti du premier ministre.

    Si on ajoute un autre type des votants autre que ceux qui vendent leurs voix; les ignorants et les vieux qui votent pour le parti de l’istiqlal pour le Mot "Istiqlal", ce gouvernement n’a alors aucune légitimité de gouverner les marocains et pire encore avec un vieux premier ministre et une dizaine de ministres issus de la même famille. Un gouvernement de technocrates aurait fait mieux.

    Les irrégularités viennent des partis politiques eux même. Ce qui est confirmé par ces mêmes partis politique eux même. Cette confirmation que tout le monde connaissait même le simple citoyen après l’emprisonnement de certains parlementaires quelques mois avant les législatives de septembre 2007 à cause de la corruption électorale. http://www.meknes-net.com/actualites/lire.php?news=810

    Le problème c’est que certains ou tous les secrétaires
    généraux des vieux partis se sont révoltés contre ces poursuites judiciaires. Le PI (parti de l’istiqlal) par exemple demandait à l’ex-ex-ministre de la justice qui est un usfpien de ne pas poursuivre ces membres pour le motif que c’est général.

    Imaginer un parti qui parapluie ses membres corrupteurs ou un parti qui défend un de ces membres démet de ces fonctions par le ministre de l’intérieur à cause d’un détournement des deniers publics ou des projets pour le compte de sa femme (cas ex-maire de Méknes appartenant au PJD) ou un maire qui traite des agents de la cours des comptes qui viennent contrôler les comptes de la mairie de terroristes.

    Le problème du Maroc n’est pas un petit policier, un petit fonctionnaire ou un petit Moqaddam qu’on qualifie de Makhzen. Mais ce sont bien ses partis politiques dirigés par de vieux rapaces ou des cheikhs qui aiment la routine, qui aiment la mauvaise gestion, qui se rappellent des années de Plomb et oublie les années de sang.

  29. Messieurs, vous nous avez manqué de respect.

    Après la catastrophique affaire Aminatou Haidar et la déroute diplomatique qui l’a accompagnée, l’opinion publique marocaine attendait une réaction de la part de la monarchie, qu’elle se relève de ce KO retentissant. L’annonce d’un discours royal «impromptu» et les rumeurs persistantes d’un remaniement ministériel imminent, laissaient entrevoir une reprise en main, peut-être une réorientation, une prise de conscience, voire une rupture avec des égarements qui durent, il faut bien le dire, depuis quelques temps déjà. Et qu’a-t-on eu ? Le degré zéro de la politique. Or, la logique voudrait donc que le plan d’autonomie du Sahara soit la résultante d’un plan de régionalisation, voire de fédéralisation du pays. On nous annonce aujourd’hui une réflexion sur la régionalisation alors que nous avons déjà présenté un plan d’autonomie à la communauté internationale. Mais si cette histoire de régionalisation est une énième incongruité, le remaniement gouvernemental est une véritable tragédie. Le roi a nommé comme ministre de la Justice son propre avocat, Mohammed Naciri. Un avocat des affaires qui plus est. Voilà un prestataire de service de Mounir Majidi en charge de la justice de notre pays. Ce dernier a à son palmarès la condamnation à plusieurs millions de dirhams de dommages et intérêts et, en conséquence, la saisie des biens du journaliste Hassan Alaoui, directeur de publication d’Economie et Entreprises. A un moment où la communauté internationale, et l’UE en particulier, s’alarme du manque de «sécurité judiciaire» au Maroc, on donne à l’avocat de la makhzénisation économique du pays les clés du système judiciaire. Et c’est justement à un des cadres éminents du ministère de la Justice que l’on confie le ministère de l’Intérieur. Du fait de sa proximité avec le Palais et l’appareil sécuritaire, Taïeb Cherkaoui a été pendant de longues années l’homme le plus puissant du ministère de la Justice. Il a été un rouage essentiel dans une machine dont la mission essentielle était et demeure l’asservissement du système judiciaire aux visées politiques du régime. Ces deux nominations ont tout l’air d’une fuite en avant d’une monarchie qui se bunkérise, se recroqueville sur un cercle de proches aveuglément loyaux, à la compétence douteuse. Mais le pire reste la nomination de Driss Lachgar, membre du bureau politique de l’USFP, au ministère chargé des Relations avec le Parlement Ceux qui pensaient qu’il y avait une once de sincérité dans les sorties médiatiques demandant la réforme constitutionnelle, envisageant une alliance avec le PJD dont l’objectif serait précisément de présenter un front commun pour obtenir ces réformes, fustigeant l’autoritarisme du régime, en sont pour leur frais. Driss Lachgar a pris les Marocains pour des gogos. Ce qu’il voulait, c’était un poste au gouvernement. Il l’a eu. Il a agité le chiffon rouge «PJD» devant le taureau makhzen et le marché a été conclu. Comment ne pas faire la comparaison avec Aminatou Haidar? D’un côté, une mère de famille qui met sa vie en balance pour son idéal et fait plier le makhzen, de l’autre une «sommité» d’un parti historique qui accourt quand le makhzen le sonne. Si le parallèle est cruel, c’est qu’il jette une lumière crue sur la corruption morale qui nous gangrène. On a beau ne pas être d’accord avec la militante sahraouie, mais il faut bien reconnaître qu’il y a des années-lumière de différence en courage moral et physique entre elle et les politiciens comme Driss Lachgar. Et que dire de la monarchie? La nomination de Driss Lachgar est une manière scandaleuse d’atteindre- un objectif de basse politique. La manière est scandaleuse car elle récompense ce qu’il y a de vil en politique: l’ambition sans principes. La ficelle est tellement grosse qu’elle en est grossière. La monarchie perd de sa tenue morale en échangeant un poste de gouvernement, donc un poste de serviteur de l’Etat, un poste créé et financé pour servir les intérêts du peuple, contre la neutralisation d’un homme politique susceptible de remettre en cause ses prérogatives. Le message est aussi clair qu’indécent: d’abord à l’adresse des politiciens: «Abdiquez vos idées politiques et je saurai me montrer généreux.» Ensuite, à l’adresse des citoyens: «Voyez, je manipule vos représentants comme je veux.» L’objectif de la nomination de Driss Lachgar est limpide: il s’agit ni plus ni moins d’isoler le PJD. Après le ministère de l’Intérieur qui intimide les élus municipaux souhaitant faire alliance avec le parti dirigé par Abdelilah Benkirane, le roi intervient directement pour avorter un possible rapprochement avec l’USFP. Cette monarchie n’a jamais été un arbitre de la politique marocaine. Elle a toujours été l’équipe gagnante d’un jeu dont elle s’efforce de définir les règles pour continuer à régner comme elle le souhaite. La nomination de Driss Lachgar est finalement la confirmation que rien n’a changé sous le nouveau règne. Cette monarchie-là n’est pas au dessus du jeu politique. Elle est en plein dedans avec le fadeur aggravant d’utiliser les moyens de l’Etat pour protéger ses intérêts. Comme il est légitime de mettre en doute la sincérité des hommes politiques comme Driss Lachgar lorsqu’il parle de réforme constitutionnelle, on peut se demander de quelle supériorité morale la monarchie se prévaut pour faire la leçon aux partis politiques sur la nécessité d’instaurer la démocratie interne. Comment peut-elle encore demander aux Marocains d’aller voter dans un système politique qu’elle manipule aussi manifestement? Le manque de sagesse, de pondération et de sens moral qui marque les actions de nos décideurs politiques appelle une réaction ferme et sereine. Ils ont la responsabilité historique de dire stop à cette dérive. Ils en paieront le prix mais ils donneront à ce pays une chance de se redresser.

    Le Journal Hebdomadaire, 09/01/10

  30. @Diaspora sahraouie: "Un avocat des affaires qui plus est. Voilà un prestataire de service de Mounir Majidi en charge de la justice de notre pays"

    ça on le sait, il a défendu la maman du roi car certains Escrocs ont voulu l’arnaquer comme ils arnaquent beaucoup de simples citoyens. Mais ton "notre pays" qui est le Maroc pourquoi toi espèce de misérable mercenaire sudiste tu serves les massacreurs des habitants du sud. Pourquoi tu ne cherches pas un boulots autre d’être un mercenaire blogueur du régime Algérien. Pourquoi ne pas demander un Visa à Raoul Castro Ruz pour te sauver de l’esclavage des camps et demander au régime Algérien de fermer les yeux si on t’enlève le culo. (…) pendant un laps de temps transitoire via les usa tout en désactivant le bouclier Algérien anti-missiles pointus des agents du sud Maroc. A qui tu racontes ton Zabor serveur des criminels de guerre??!!!

  31. Mais le pire reste la nomination de Driss Lachgar, membre du bureau politique de l’USFP, au ministère chargé des Relations avec le Parlement Ceux qui pensaient qu’il y avait une once de sincérité dans les sorties médiatiques demandant la réforme constitutionnelle, envisageant une alliance avec le PJD dont l’objectif serait précisément de présenter un front commun pour obtenir ces réformes, fustigeant l’autoritarisme du régime, en sont pour leur frais. Driss Lachgar a pris les Marocains pour des gogos. Ce qu’il voulait, c’était un poste au gouvernement. Il l’a eu. Il a agité le chiffon rouge «PJD» devant le taureau makhzen et le marché a été conclu.

    Meme les militants actuels de l’USFP prennent leurs compatriotes pour des gogos. Je ne sais pas comment ils peuvent encore etre de bonne foi vu ce qui se trame en leurs noms. Vraiment, quelle honte !

  32. @le journal hebdo: " La nomination de Driss Lachgar est une manière scandaleuse d’atteindre- un objectif de basse politique. La manière est scandaleuse car elle récompense ce qu’il y a de vil en politique: l’ambition sans principes. La ficelle est tellement grosse qu’elle en est grossière."

    Qui l’empêche de démissionner. Il est assez Grand et assez Gros.

  33. HRW [Human Rights Watch] a publié hier son rapport annuel sur l’état des Droits de l’Homme dans le monde. Et bien sûr, comme à l’accoutumée, notre vénérable MAP ne va pas rater l’occasion de se taire ! Au contraire, comme tout le monde s’y attendait finalement : l’occasion est en or pour que notre auguste agence nous rapporte fraîchement l’info intacte du Nouveau Monde, ô combien importante à l’heure d’Internet et de la mondialisation, mais dans une version bricolée, retravaillée selon les pires méthodes archaïques de la propagande des années de l’ORTF !

    Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi se dérobent-ils ainsi en falsifiant, en déformant les infos qui sont aujourd’hui, comme tout le monde le sait, accessibles en instantané à tout le monde dans leur version originelle, en VO, et en multilingue même au fin fond des coins les plus reculés et perdus du Maroc profond ?! A quoi servent ces manipulations simplistes, ces pirouettes mensongères ? Sinon à s’auto-satisfaire ridiculement en mentant sur soi-même !

    Version de la Map :

    HRW souligne le "dynamisme" de la société civile et l’"indépendance" de la presse au Maroc

    Washington- Le Maroc continue d’avoir une société civile "dynamique" et une presse "indépendante", relève l’organisation internationale des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), dans son rapport mondial 2010 présenté mercredi à Washington.

    Dans ce document, HRW souligne que "le Maroc peut se targuer de compter des milliers d’associations indépendantes", mettant en exergue le cadre favorable dans lequel évoluent les organisations des droits de l’Homme au Royaume, notamment à Rabat et Casablanca.

    Human Rights Watch, qui fait état des visites qu’effectuent au Maroc plusieurs associations des droits de l’Homme étrangères, rappelle, par ailleurs, le travail "avant-gardiste" de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), dans le but de jeter la lumière sur les violations passées des droits de l’Homme et met l’accent sur les mesures d’indemnisation ayant bénéficié à plusieurs milliers de personnes.

    Cette organisation internationale s’est arrêtée, d’autre part, sur la visite au Maroc de la Secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, durant laquelle "elle a salué les réformes qui ont permis à la femme marocaine + de mettre à contribution ses talents considérables en vue de renforcer les institutions démocratiques, accélérer la croissance économique et élargir l’action de la société civile+".

    HRW rappelle aussi que le Maroc avait ratifié la Convention internationale sur la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées et levé ses réserves relatives à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes (CEDEF).
    Et de poursuivre que le Maroc avait accueilli, en juin 2009, le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI). Il s’agissait là de "la première visite de ce groupe dans un pays arabe et africain", font remarquer les auteurs de ce rapport.

    Le GTDFI avait salué, à cette occasion, le travail réalisé par l’IER, souligne Human Rights Watch dans ce document de 612 pages couvrant pas moins de 90 pays.

    Dernière modification 20/01/2010 17:03.

    ©MAP-Tous droits réservés

    http://www.map.ma/fr/sections/accueil/hrw_souligne_le_dyn/view

    http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=126643

    Voici maintenant quelques extraits de la VO de HRW :

    Janvier 2010 résumé pays

    Maroc et Sahara occidental :

    Les droits de l’homme se sont détériorés en 2009 selon HRW

    La situation des droits humains s’est globalement détériorée en 2009 au Maroc, bien que le
    pays ait conservé une société civile dynamique et une presse indépendante. Le
    gouvernement, aidé par des tribunaux complaisants, a utilisé une législation répressive
    pour punir et emprisonner des opposants non violents, en particulier ceux qui violent les
    tabous en critiquant le roi ou la monarchie, en contestant la « marocanité » du Sahara
    occidental, ou en « dénigrant » l’Islam.

    (…)

    Actions relatives aux exactions du passé
    A la suite des travaux préparatoires achevés en 2005 par l’organisme marocain Instance
    équité et réconciliation (IER), l’Etat a reconnu ses responsabilités dans les « disparitions » et
    autres graves exactions commises par le passé, et il a indemnisé environ16 000 victimes ou
    leurs ayants droit. Cependant, aucun fonctionnaire marocain ni aucun membre des forces de
    sécurité du Maroc ne semble avoir fait l’objet de poursuites pour les violations commises
    durant la période allant de 1956 à 1999 sur laquelle l’IER a enquêté, et le gouvernement n’a
    toujours pas mis en oeuvre la plupart des réformes institutionnelles recommandées par l’IER
    pour prévenir de futures exactions. En outre, jusqu’au mois d’octobre, les familles des
    personnes « disparues » dont les cas étaient traités par l’IER et ensuite par le Conseil
    consultatif des droits de l’homme, n’avaient pas reçu de compte-rendu complet des
    conclusions de l’IER concernant la « disparition » de leurs proches.

    (…)

    Conduite de la police et système judiciaire pénal

    Les policiers sont rarement tenus de rendre des comptes pour des violations des droits
    humains. Dans les dossiers ayant des implications politiques, les tribunaux tiennent
    rarement des procès équitables ; les juges ignorent régulièrement les demandes d’examens
    médicaux déposées par des accusés qui affirment avoir été torturés, refusent de citer à
    comparaître des témoins à décharge, et condamnent les accusés sur la base d’aveux
    apparemment extorqués. Le 28 juillet, la Cour d’appel de Rabat a déclaré les 35 accusés
    dans l’affaire « Belliraj » coupables de constitution d’un réseau terroriste, les condamnant à
    des peines d’emprisonnement allant jusqu’à la perpétuité. Les chefs de deux partis et
    quatre autres personnalités politiques bien connues figuraient parmi les accusés. La Cour a
    basé les verdicts de culpabilité presqu’entièrement sur les déclarations attribuées aux
    accusés par la police, même si la plupart des accusés avaient désavoué ces déclarations
    devant le juge d’instruction et que tous les avaient désavouées lors du procès. Le tribunal a
    refusé d’enquêter sur les allégations de torture, les déclarations falsifiées et les déclarations
    écrites en arabe pour les accusés incapables de lire cette langue. Le procès en appel devait
    commencer en décembre 2009.

    La police a arrêté sept militants sahraouis non violents le 8 octobre à leur retour d’une visite
    non dissimulée des camps de réfugiés gérés par le Polisario près de Tindouf, en Algérie. Un
    juge de Casablanca a renvoyé leur affaire devant un tribunal militaire au motif que les
    infractions présumées comportaient une atteinte à « la sécurité extérieure de l’Etat », en
    « portant atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc ». Le renvoi de civils devant un tribunal
    militaire, où les droits de procédure des accusés sont amoindris, a constitué une évolution
    rare et de mauvais augure.

    Liberté d’association, d’assemblée et de mouvement
    Le Maroc abrite des milliers d’associations indépendantes. Toutefois, les autorités
    empêchent arbitrairement la légalisation de certaines organisations, nuisant à leur liberté
    d’action. Parmi les groupes concernés, figurent certaines qui défendent les droits des
    Sahraouis, des Amazighs (Berbères), des immigrants sub-sahariens et des diplômés
    chômeurs, ainsi que des associations de bienfaisance, culturelles et d’éducation, dont la
    direction comprend des membres de Justice et bienfaisance, l’un des mouvements
    islamistes les plus importants du pays.

    Le gouvernement tolère en général le travail des nombreuses organisations de défense des
    droits humains actives à Rabat et à Casablanca. Dans le nord du Maroc, les autorités ont
    arrêté le 17 février 2009 Chekib el-Khayari, président de l’Association du Rif des droits de
    l’homme, après qu’il eut accusé certains fonctionnaires marocains de complicité dans le
    trafic de stupéfiants. Le 24 juin, un tribunal de Casablanca a condamné el-Khayari pour
    « outrage aux institutions de l’Etat » et violations mineures de la réglementation des devises,
    et lui a infligé une peine de trois ans de prison et une lourde amende. En novembre, il se
    trouvait toujours en prison, dans l’attente de son procès en appel.

    Le Maroc a reçu la visite au mois de juin du Groupe de travail sur les
    disparitions forcées ou involontaires, la première effectuée par ce groupe dans un pays
    arabe ou africain. Le groupe a fait l’éloge de l’IER, mais a exprimé la préoccupation que son
    mandat, qui excluait les poursuites judiciaires des auteurs d’exactions, puisse encourager
    l’impunité.

    (…)

    http://www.hrw.org/sites/default/files/related_material/Morocco.fr.PDF

  34. [...] en parle, Radi justement, qui illustre la farouche combativité de l’USFP (on se rappelle qu’ayant promis de démissionner de son poste de ministre s’il était élu secrétaire [...]

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