Commentaires rapides sur le gouvernement Benkirane

Voici donc la liste du gouvernement Benkirane, le premier à être nommé sous l’empire de la Constitution de 2011:

- Abdelilah Benkirane  (PJD): Chef de gouvernement.

- Abdellah Baha (PJD) : ministre d’Etat.

- Mohand Laenser (MP) : ministre de l’Intérieur.

- Saad-Eddine El Othmani (PJD): ministre des Affaires étrangères et de la coopération.

- Mustafa Ramid (PJD): ministre de la Justice et des libertés.

- Ahmed Toufiq (sans appartenance partisane): ministre des Habous et des affaires islamiques.

- Driss Dahak (sans appartenance partisane): secrétaire général du gouvernement.

- Nizar Baraka (Istiqlal): ministre de l’Economie et des finances.

- Nabil Benabdellah (PPS): ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville.

- Aziz Akhannouch (ex-RNI, sans appartenance partisane): ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime.

- Mohamed El Ouafa (Istiqlal): ministre de l’education nationale.

- Lahcen Daoudi (PJD): ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

- Mohamed Ouzzine (MP): ministre de la Jeunesse et des sports.

- Aziz Rabbah (PJD): ministre de l’Equipement et du transport.

- El Hossein El Ouardi (PPS): ministre de la Santé.

- Mustapha El Khalfi (PJD): ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

- Fouad Douiri (Istiqlal): ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement.

- Abdelouahed Souhail (PPS): ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle.

- Abdelkader Aâmara (PJD): ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies.

- Lahcen Haddad (MP): ministre du Tourisme.

- Bassima Hakkaoui (PJD): ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social.

- Mohamed Amine Sbihi (PPS): ministre de la Culture.

- Abdessamad Qaiouh (Istiqlal): ministre de l’Artisanat.

- Lahbib Choubani (PJD): ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile.

- Abdellatif Loudiyi (sans appartenance partisane): ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l’Administration de la défense nationale.

- Abdellatif Maâzouz (Istiqlal): ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Marocains résidant à l’étranger.

- Charki Draiss (sans appartenance partisane): ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

- Youssef Amrani (sans appartenance partisane): ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

- Mohamed Najib Boulif (PJD): ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance

- Abdelâdim El Guerrouj (MP): ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration.

- Idriss Azami Al Idrissi (PJD): ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget.

Il aura donc fallu plus d’un mois pour que le gouvernement Benkirane soit enfin validé par le Palais, après des rumeurs à n’en plus finir sur le rejet du nom du Mustapha Ramid (Fouad Ali el Himma aurait argumenté en sa faveur, de manière surprenante, alors que d’autres conseillers royaux y étaient opposés), sur le rôle exact d’Aziz Akhennouch (à l’intérieur ou à l’agriculture?), le nombre de ministres sans appartenance politique et surtout depuis quelques jours le nom du titulaire du portefeuille de l’équipement, détenu par l’Istiqlal depuis 2002 (Karim Ghellab).

Ce dernier point surtout est intéressant: ce ministère est un des plus gros dépensiers en termes de crédits d’investissement au Maroc (3e en crédits de paiements pour investissements après le Ministère de l’économie et des finances et celui de l’agriculture et des pêches dans la loi de finances 2011) et qu’il contrôle un nombre considérable d’octrois de licences et d’agréments (auto-écoles, taxis, permis de conduire, transports de frêt routier). Dans les différentes listes de ministres figurant dans les fuites à la presse, il était dévolu au PJD. Des cris d’orfraie se sont alors fait entendre du côté de l’Istiqlal, avec des poids lourds du parti ayant accusé Abbas el Fassi d’avoir bradé la participation du parti au gouvernement. L’Istiqlal aurait alors fait savoir que si le parti ne gardait pas ce portefeuille, il refuserait de participer au gouvernement tout en le soutenant au parlement. Le tout, sur rumeur d’incendie aux archives du ministère de l’équipement… Résultat des courses: le ministère de l’équipement change de mains, va au député-maire de Kénitra Abdelaziz Rabbah, ancien secrétaire-général de la jeunesse du PJD. En échange, l’Istiqlal obtient de manière surprenante le ministère de l’économie et des finances pourtant dévolu dès le départ au député PJD Mohamed Najib Boulif - ce ministère ira donc à Nizar Baraka, gendre de Abbas el Fassi, et ancien ministre des affaires générales – Boulif récupérant ce poste – mais on notera, détail qui a son importance, que le ministre délégué au budget est PJD (Idriss Azami al Idrissi, par ailleurs haut fonctionnaire à la Direction du Trésor du ministère de l’économie et des finances…). Drôle d’histoire que ce ministère de l’équipement, qui valait apparemment pour le PJD autant que le poste stratégique de l’économie et des finances…

Quelques remarques en vrac sinon:

  • Ce gouvernement compte 31 membres, chef du gouvernement inclus, dont 8 ministres délégués, un ministre d’Etat sans portefeuille (le député PJD Abdallah Baha) mais aucun secrétaire d’Etat – n’y en aura-t-il pas du tout ou seront-ils nommés plus tard? Si ce décompte est définitif, ce gouvernement compte moins de membres que le gouvernement sortant, qui en comptait 34.
  • une grosse déception: une seule femme dans ce gouvernement, la députée PJD Bassima Haqqaoui, ministre de la solidarité, un poste  tenu par une femme dans le gouvernement sortant (Nouzha Sqalli, PPS), contre 5 dans le gouvernement sortant. Notons par ailleurs que Bassima Haqqaoui devient à ma connaissance la première femme voilée à accéder à un tel poste responsabilité au Maroc, ce qu’il convient de saluer.
  • quatre ministres sont maintenus dans leurs fonctions: Ahmed Toufik, sans appartenance partisane, ministre des habous et des affaires islamiques depuis 2002; Aziz Akhennouch, démissionnaire du RNI depuis le 1er janvier, ministre de l’agriculture et des pêches maritimes depuis 2007, Abdellatif Loudiyi, ministre de l’administration de la défense nationale depuis 2010, et le secrétaire général du gouvernement (qui a rang de ministre) Driss Dahak, sans appartenance partisane, en poste depuis 2008.
  • quatre autres ministres demeurent au gouvernement, mais avec changement de portefeuille: Nizar Baraka (Istiqlal) qui passe donc des affaires générales à l’économie et aux finances, Abdellatif Maazouz (Istiqlal) qui passe de ministre du commerce extérieur à ministre délégué aux Marocains résidant à l’étranger, Mohamed Ouzzine (Mouvement populaire – MP) qui passe de secrétaire d’Etat aux affaires étrangères au portefeuille ministériel de la jeunesse et des sports et enfin Mohand Laenser (MP) qui passe de ministre d’Etat sans portefeuille à ministre de l’intérieur. Il est remarquable que seuls trois ministres MP, PPS et Istiqlal aient survécu au changement, car leurs partis auraient fort bien pu reconduire les sortants ou une majorité d’entre eux.
  • 25 ministres sont membres de partis politiques: 12 du PJD, 5 de l’Istiqlal et 4 chacun du MP et du PPS. 5 ministres sont sans appartenance partisane, dont un ex-RNI, Aziz Akhennouch - ceux-ci sont bien évidemment des hommes de confiance du palais, et tous occupent des postes dans des ministères de souveraineté régalienne, à l’exception d’Akhennouch (pour une raison qui m’échappe, Benkirane aurait tenu à le garder à son poste et ce dès le départ de la formation du gouvernement).
  • deux ministres sont particulièrement marqués à la culotte: Saad Eddine el Othmani (PJD) devra compter non seulement avec le conseiller du Roi fraîchement nommé, son prédecesseur Taïeb Fassi Fihri, mais aussi avec un ministre délégué sans appartenance partisane, Youssef Amrani, ministre délégué. De même le ministre de l’intérieur, le pourtant très peu farouche Mohand Laenser (MP), qui aura fort à faire avec son ministre délégué Charki Draïss, qui était jusqu’à aujourd’hui chef de la Sûreté nationale…
  • c’est bien évidemment la première fois que le Maroc compte des ministres appartenant à un parti islamiste, parti arrivé très largement en tête des élections législatives avec un nombre de sièges inconnu depuis les élections de 1984. Ce parti a imposé ses noms, et je ne vois aucun de ceux mentionnés dans les premières fuites dans la presse il y a quelques semaines qui aurait été recalé. Bien mieux, il impose Mustapha Ramid, avocat de très nombreux salafistes suspectés de terrorisme et bien peu diplomate dans ses critiques du makhzen (il affirma ainsi son soutien au mouvement du 20 février) au poste très sensible de la justice. Il truste des ministères économiques (sauf celui de l’économie et des finances mais y compris celui du budget) et techniques (enseignement supérieur, industrie, équipement) ou sociaux (solidarité) où il ne pourra pas se payer de mots.
  • le fait que des ministères dits de souveraineté soient détenus par des élus de partis politiques n’est pas si nouveau que ça: le portefeuille des affaires étrangères fût ainsi maintes fois détenu par l’Istiqlal (mais la dernière fois fut en 1983, avec M’hamed Boucetta), et celui de l’intérieur a déjà été détenu par le MP (le Dr Abderrahmane Khatib de 1963-1965 – par ailleurs le premier secrétaire général du PJD, 1998-2004…) – mais l’honnêteté impose de reconnaître que cela remonte très loin – pour l’intérieur ça remonte à 1965, pour les affaires étrangères à 1983 et pour la défense nationale à 1965 (Mahjoubi Aherdane, MP). On notera qu’à chaque fois que ces portefeuilles passent à des titulaires partisans, il s’agit de partis connus pour leur grande docilité à l’égard du Palais – le MP et l’Istiqlal - à l’exception donc de Saad Eddine Othmani, ministre des affaires étrangères PJD.
  • prenez ça comme une boutade, mais le nombre de ministres fassis de haute lignée est en baisse sensible, on se demande pourquoi…

Les attentes seront, sont énormes – alors même que ce gouvernement compte une majorité de ministre non-PJD (et pas des moindres: habous, secrétaire général du gouvernement, intérieur, éducation nationale, agriculture, santé) et sera étroitement contrôlé par le gouvernement bis que le Roi vient de mettre en place. Si je devais exprimer ce que j’espère:

  • départ sur les chapeaux avec mesures symboliques fortes, notamment dans le domaine de la justice – Ramid pourrait ainsi convoquer la commission des grâces et proposer au Roi la grâce de tous les détenus d’opinion que sont Rachid Nini, Mouad Belghouate (même s’il n’a pas encore été condamné, la grâce peut intervenir à tout moment du procès pénal), Zakaria Moumni et les dix de Bouarfa, entre autres;
  • une offensive contre les conseillers du Roi: identification et réduction des montants alloués aux conseillers du Roi; adoption d’un décret réglementant les contacts entre les administrations et entreprises publiques et les conseillers du Roi, faisant obligation à celles-là d’en référer à la primature pour toute communication d’information ou décision faisant suite à leur intervention;
  • la préparation en urgence de quelques réformes symboliques, comme la réforme unanimement demandée du Code de la presse;
  • une réforme très rapide de l’information audiovisuelle publique, pour que le journal télévisé informe enfin sur l’actualité réelle du pays;
  • initiatives de réduction du train de vie de l’Etat et de transparence financière;

Par contre, ce que je crois et que je crains:

  • un court-circuitage ouvertement affiché du gouvernement par le réseau des conseillers du Roi et des fondations para-publiques, et instrumentalisation des divisions au sein du gouvernement entre membres du PJD et les autres:
  • plus particulièrement, des peaux de bananes lancées dans les jambes des trois ministres détenant des portefeuilles autrefois de souveraineté – El Othmani, Laenser et Ramid - afin de les embarasser publiquement. Ce pourrait être par exemple le maintien des poursuites judiciaires contres les prisonniers d’opinion précités, ou contraindre El Othmani à un contact officiel avec des représentants du gouvernement israëlien, par exemple.
  • après l’accalmie annoncée entre Benkirane et El Himma - dont il faut rappeler qu’il est le grand perdant des législatives par rapport au potentiel escompté, bien plus que le RNI - reprise d’une guérilla institutionnelle entre le Palais et le gouvernement, par exemple par le refus de la tenue de conseils des ministres ou de déléguer leur présidence au chef du gouvernement, ou par le blocage de nominations.
  • une année économique très difficile – ceci est certain, et le bouc émissaire sera tout désigné;
  • la provocation continue de l’opinion publique, qui pourrait potentiellement très mal tourner, suite aux affaires liées à l’entourage royal, principalement Mounir Majidi - et à ce titre, le maintien au gouvernement d’un richissime homme d’affaires proche du sérail, Aziz Akhennouch, augure très mal de la façon dont la notion de conflit d’intérêt et de mélange des genres est perçue, tant au gouvernement qu’au Palais (rappelons que l’épouse de ce ministre est la promotrice de Morocco Mall, ce qui peut pourrait s’avérer être un coût politique certain).

Inutile de préciser que j’espère de tout coeur me tromper lourdement, pour le bien du Maroc…

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15 Réponses

  1. j’espère aussi que tu te trompe IK ! Malgré tout, je continue de d’interpréter ce qui vient de se passer que le Makhzen essaie de s’accrocher autant qu’il le peut aux miettes de pouvoir que lui laisse la constitution qu’il le veuille ou pas. toutes ces histoires de gouvernement de l’ombre, de conseillers, de ministres de "souveraineté" etc ne constituent plus que les dernières cartes d’un makhzen essouflé, mis devant le fait accompli et qui devra en venir aux concessions de plus en plus douloureuses et progressives dans ce feuilleton du printemps Marocain.

    par ailleurs ce même makhzen ne pourra pas non plus tirer grand chose d’une opposition USFP qui n’hésitera pas à jouera la carte Makhzanienne (en compagnie du RNI et du PAM) et non pas celle d’une opposition réclamant plus de démocratie, vu l’état de délabrement avancé de l’USFP caviar, de son discours et de son action politique calamiteuse.

    je crois que cette fois les partis politiques historiques peuvent enfin mesurer l’ampleur de leur echec, leur corruption et leur éloignement de l’objet de la politique et de la démocratie…le Makhzen ne les a jamais obligé pourtant, il n’a fait que les convier à gouverner avec lui !

    et enfin, les makhzaniens doivent être sous le choc ! "le Maroc ne sera plus jamais gouverné comme avant…Sidna ne donnera plus d’ordres au gouvernement…" voilà pourquoi personne n’y croit encore d’après moi…je ne suis pas sûr que Benkirane lui même y croit à cette heure-ci !

  2. Bonsoir,

    N’y voyez aucun irrespect mais je trouve que la dernière phrase de votre article n’a pas grand sens (« Inutile de préciser que j’espère de tout cœur me tromper lourdement, pour le bien du Maroc… »).

    En effet, un gouvernement, c’est avant tout une idéologie et un projet de société. Soit on partage ce corpus idéologique et, subséquemment, on souhaite que ce gouvernement prenne des décisions qui y sont conformes. Soit, au contraire, on rejette ce projet de société et on espère donc que le gouvernement échouera à l’imposer. La notion de « bien du Maroc » est, à mon sens, subjective et dépend des convictions idéologiques de chacun (ainsi, par exemple, jamais un homme de droite ne souhaitera le succès d’un gouvernement de gauche « pour le bien du Maroc »).

  3. J’espère aussi que tu te trompes …
    la règle est pourtant simple, pour que le bouc émissaire n’en soit pas un et si ce gouvernement se sent entravé au point de ne pas pouvoir travailler correctement, il faudra qu’il démissionne et dans les formes (en prenant en témoin l’opinion public et en expliquant exactement les raisons de ce retrait) … A ce moment là j’en connais plein de makhzaniens qui seront plus que gênés car faudra dissoudre l’assemblé et rebattre les cartes avec cette fois des résultats que personne ne peut prédire et surement pas au gout du makhzan …
    de mon côté j’observerai de prés les futurs agissements de M. Mohamed Najib Boulif ou dois je dire "Ethan Hunt" de l’agence Mission impossible …

    allah yistarre !

  4. "Inutile de préciser que j’espère de tout coeur me tromper lourdement"

    Un pessimiste est un optimiste qui a de l’expérience,et nous,on a des siècles d’experience…(Anno Domini 1666,the devil is in the details they say)

    J’ai eu un brin d’optimisme en 2011,mais je me suis rendu compte que l’arabe/musulman n’est pas ‘compatible’ avec la democratie/bonne gouvernance.

    J’espere aussi me tromper mais 98,5% en moi me dit que je ne me trompe pas.

  5. Deux remarques :
    1/Il est pour le moins curieux que les dangers d’échec de ce gouvernement ne soient vus que venant des autres, et qu’à aucun moment vous ne faites allusions au plus grand risque d’échec potentiel à savoir l’absence de programme économique qu’a confessé Benkirane lui-même le jour de sa désignation.
    Cette absence de programme laisse un boulevard pour le gouvernement bis et la nature a horreur du vide.
    2/Concernant les femmes ce n’est pas seulement une déception qu’il n’y en ait qu’une, c’est une honte, eu égard à tout le tintamarre que l’on a fait sur l’objectif de parité, il n’ y au Maroc aucune femme digne d’occuper un ministère ?
    Et pour l’unique femme, je ne vois pas par ailleurs pourquoi saluer le fait que ce soit une voilée, je retiendrai plutôt ses déclarations tonitruantes contre la levée des réserves par le gouvernement sortant sur les textes internationaux sur l’égalité des sexes, une ministres des droits de la femmes militante contre l’égalité H/F fallait la trouver……..

  6. Si le ministere de la justice se reforme, tout se reformera.
    J’espere de tout coeur que Ramid va reformer de fond en comble ce ministere cle.
    La justice est le point de depart et d’arrivee des libertes d’opinion. Et quand il y’a liberte d’opinion, les journalistes feront leur travail de contrepoids au pouvoir en place. Quand les journalistes seront un peu plus surs de leur avenir et n’auront plus peur de proces montes de toutes pieces. La veritable democratie va prendre racine au Maroc.
    Les autres ministeres sont tres importants, mais beaucoup moins que celui de la justice. Il faut que la justice se libere du makhzen une bonne fois pour toutes.

  7. TU PEUX REVER MON CHER

  8. Une petite remarque : Ramid ne pourrait-il pas recourir au droit d’amnistie du Parlement (Art. 71 de la constitution) plutôt que la demande de grâce royale qui, pour rappel, nécessite une demande des concernés (innocents, s’il faut le rappeler) ?

  9. Je me permets de contribuer à ces commentaires avec ces 2 posts que j’ai posté ailleurs sur la Toile :

    Ce n’est que du blabla pour flatter leurs adeptes de base et la populace et du baratin pour la consommation médiatique interne et externe ! Il n’y a eu ni concertation interne entre les frères du PJD, ni démarche démocratique qu’ils vantent à tort et à travers dans le choix des portefeuilles, ni dans l’attribution de tel ou tel ministère à telle ou telle personne ! Presque tous les postes on été taillés sur mesure et imposés d’office par la l’alliance alaouito-fassie… Tous les ministères importants ont été piégés et noyautés par des sous-marins de l’alliance alaouito-fassie !

    Tenez par exemple le gros ministère de l’Equipement et du Transport, dit-on, que les Fassis ont finalement lâché pour qu’il revienne à un membre du PJD qui s’appelle Rabbah n’est en réalité qu’une dissimulation trompeuse ! Il suffit de creuser un tout petit peu pour découvrir que ce Rabbah n’est que l’ancien conseiller docile de Abbas El-Fassi, très lié aux manigances des membres de la secte fassie et aux services des Sa Majesté. Pour preuve, il n’y a qu’à constater qu’il est tout le temps sur les plateaux-télé du Makhzen ! Donc, ces ministères avec leurs gros sous et leurs marchés colossaux n’échapperont point aux magouilles des Fassis comme certains le laissent entendre !

    Sans parler de ces fils à papa fassis, qu’on ne peut plus dissimuler à l’opinion publique, tel Nizar Baraka le petit fils de Allal El-Fassi et le beau-fils de Abbas El-Fassi, qui héritent des postes-clés comme le ministère de l’économie et des finances ou l’autre qui s’appelle Douiri un proche cousin des Fassis qu’on a parachuté aux mines…Il y en a d’autres membres de cette alliance allaouito-fassie qu’on a parachuté un peu partout, alliance par le sang et par le pacte des intérêts, j’entends bien…

    Au final, il n’y a ni majorité de telle ou telle couleur, ni gouvernement ceci ou cela, il y a un seul pouvoir effectif, une seule autorité spirituelle et temporelle qui est le despotisme du Makhzen alaouite et les intérêts des Alaouites et de leurs alliés Fassis qui comptent !
    Voici à quoi ça sert un prétendu « islamiste » au pays du Commandeur des croyants :
    A épauler le Makhzen alaouite dans la sale besogne, faire tourner en rond tout un pays pour empêcher tout un Peuple de retrouver Sa Liberté, Sa Souveraineté, Sa Dignité…!

    Et les adeptes de base de sa confrérie qui se trouvent au fin fond du pays croient en sa sincérité envers « la nation musulmane », alors qu’il ne fait que jouer le rôle du clown déguisé en islamiste pour garder intact le Makhzen suprême au service de sa micro-communauté fassie qui n’a jamais perdu la gouvernance de ce pays, plutôt le gouvernail du Makhzen depuis le célèbre traité de la traitrise signé par ses ancêtres le 30 mars 1912 à Fès et jusqu’à aujourd’hui, bientôt un siècle !

  10. Je me permets de contribuer à ces commentaires avec ces 2 posts que j’ai posté ailleurs sur la Toile :

    Cette affaire est mal partie dès le début pour les frères du PJD ! C’était mal parti dès leur acceptation de se soumettre à plat ventre au diktat des caprices du despote alaouite et de ses alliés de la secte fassie, plus précisément dès l’imposition de ce petit fils à papa de Ghellab en tant que chef des clowns au cirque le plus favori de la famille royale !

    En plus, ce fils à papa né avec une cuillère d’argent dans la bouche est d’un piètre niveau intellectuel, d’un médiocre niveau politique et culturel et vraiment nul en politique même en politique politicienne de bas étage, ce qui jette dès le départ le discrédit total sur les frères du PJD qui ont accepté de composer en tant que simples marionnettes avec ces pions imposés d’office par le despote alaouite et sa cour, je veux dire par ses alliés de la secte fassie !

    La nomination acquiescée sans broncher de ce fils à papa au perchoir du grand cirque national n’est que la partie visible de l’iceberg de cette première trahison des frères du PJD pour leurs adeptes de base ! Même si leur élection n’est pas due essentiellement à leur suffrage, mais bien évidement à une opération arrangée par le Makhzen pour ses intérêts immédiats et les exigences conjoncturelles…

  11. Cette volonté d’ethniciser les problèmes politiques du Maroc est détestable. Elle se fonde sur la notion d’essentialisme et celle de responsabilité collective, des notions qui ont fait des ravages dans l’histoire proche.

  12. En effet, cette volonté « d’ethniciser » les problèmes politiques du Maroc est « détestable » ! Mais ici, il ne s’agit pas de cela… Car les Alaouites est une lignée dynastique qui se dit chérifienne et descendante du prophète de l’Islam et les Fassis sont une secte dynastique qui n’a aucun lien ethnique, social, ni naturel avec les autochtones de la ville de Fès !

    En biologie, « l’essentialisme » est une conception selon laquelle les diverses espèces animales ou végétales diffèrent entre elles par essence, ce qui implique la diversité et la discontinuité dans la nature. Cette conception s’oppose au « nominalisme », selon lequel seuls les individus et les populations d’individus existent, considérant que les catégories ne sont que des abstractions construites par l’homme.

    Or, le même reproche on peut le faire à ceux qui critiquent la présence d’une seule femme dans se gouvernement de Sa Majesté ! Car, l’essentialisme désigne aussi des natures féminines et masculines différentes par essence, ce qui s’oppose au « constructionnisme », dit « genre », selon lequel les différences entre le hommes et les femmes sont pour une grande part construites par un conditionnement social, c’est-à-dire qu’il n’existe pas d’essence féminine ou masculine…

  13. En effet, cette volonté « d’ethniciser » les problèmes politiques du Maroc est « détestable » ! Mais ici, il ne s’agit pas de cela… Car les Alaouites est une lignée dynastique qui se dit chérifienne et descendante du prophète de l’Islam et les Fassis sont une secte dynastique qui n’a aucun lien ethnique, social, ni naturel avec les autochtones de la ville de Fès !

    En biologie, « l’essentialisme » est une conception selon laquelle les diverses espèces animales ou végétales diffèrent entre elles par essence, ce qui implique la diversité et la discontinuité dans la nature. Cette conception s’oppose au « nominalisme », selon lequel seuls les individus et les populations d’individus existent, considérant que les catégories ne sont que des abstractions construites par l’homme.

    Or, le même reproche on peut le faire à ceux qui critiquent la présence d’une seule femme dans se gouvernement de Sa Majesté ! Car, l’essentialisme désigne aussi des natures féminines et masculines différentes par essence, ce qui s’oppose au « constructionnisme », dit « genre », selon lequel les différences entre les hommes et les femmes sont pour une grande part construites par un conditionnement social, c’est-à-dire qu’il n’existe pas d’essence féminine ou masculine… mais seulement un simple sexe biologique n’influant pas ou très peu sur la personnalité…

  14. [...] mois qui se sont écoulés depuis l’arrivée à la primature d’Abdelillah Benkirane et la nomination de son gouvernement n’ont guère convaincu de la réalité du changement: sans mentionner la nomination de Fouad [...]

  15. le premier secrétaire général du PJD est Abdelkrim Khatib, qui était présient de la chambre des représentants en 63-65…

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