Abdelhak Lamrini, ou le West Wing à la marocaine

Après Hassan Aourid qui fut quelques années un transparent porte-parole du Roi, voilà Abdelhak Lamrini nommé ce 30 octobre à ce poste. Ce gai luron, longtemps chef du protocole de la maison royale, a aussitôt imprimé sa marque sur ses nouvelles fonctions:

Abdelhak Lamrini. Berrah de Sa majesté

Le nouveau porte-parole de Mohammed VI est historien et écrivain. Mais ce n’est pas pour sa culture que le roi a tiré l’historiographe du royaume de sa préretraite. Abdelhak Lamrini a été choisi car il connaît la maison par cœur. Il hante les couloirs du palais depuis 1965, année où il a été casté  par le ministre de la Maison Royale de l’époque, Moulay Hafid Alaoui. Vieilli sous le harnais du Makhzen, il en connaît les us et coutumes en tant qu’ancien directeur du protocole. Une fonction où il a colorié plus d’une ligne en rouge vif, la déclarant infranchissable par les médias.

En mai 2005, il adresse notamment une mémorable lettre de menaces à Al Jarida Al Oukhra (aujourd’hui disparu) après la publication d’un dossier sur la vie privée de Lalla Salma.  Dans cette missive, il signifie à la presse que toute information ou photo concernant la famille royale ne sauraient être diffusées sans l’aval du protocole. Après ce petit taquet aux journalistes, Abdelhak Lamrini est passé en mode mute, fidèle à sa culture du sérail qui lui impose vœu de silence. Juste après sa nomination, il a expliqué “attendre les directives” pour s’exprimer sur la nature de sa nouvelle mission de porte-parole. Discret, le doigt sur la couture, fidèle à sa réputation. La recrue idéale pour lire des communiqués. (Tel Quel)

Un porte-parole attendant des directives pour expliquer ses nouvelles fonctions – ce makhzen ne changera jamais…

On peut quand même se rassurer: comme souvent, ce n’est pas la personne formellement responsable qui est réellement en charge de la communication royale, mais l’ami d’enfance du chef de l’Etat:

La nomination de Abdelhak Lamrini est le résultat d’un changement notable survenu dans la communication royale quelques mois plus tôt. Un fils de pub est arrivé au courant de l’été dernier comme chargé de mission au Palais avec pour objectif de mieux vendre l’image de Mohammed VI. Ce spin doctor n’est autre que Karim Bouzida, un ancien de l’agence Klem. Présenté comme un des hommes de Fouad Ali El Himma dans le monde de la communication, il tient depuis 2008 les rênes de Mena Médias, l’agence de com’ du conseiller royal.

Lamrini n’est donc là que comme front-office, simple complément d’un dispositif où tout se passe en back-office, sous la houlette d’El Himma épaulé par Bouzida pour son expertise. Ce dernier n’a d’ailleurs pas débarqué en territoire inconnu. Karim Bouzida était rodé au produit Mohammed VI pour avoir déjà travaillé sur la perception de l’image du roi. “Au sein de Mena Médias, El Himma lui confiait des missions ponctuelles sur l’image de Mohammed VI dans les nouveaux médias et les réseaux sociaux. Le rôle qu’on lui a attribué dans la communication royale est juste la formalisation d’activités qu’il menait déjà”, confie un ancien de Mena Médias.

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3 Réponses

  1. Billet sans intérêt aucun, qui n’apporte rien, juste un peu de rancoeur et d’amertume! Dommage un juriste onfirmé aurait pu faire l’économie d’un article digne de Voici.

  2. heureux que tu sois de retour IK !

    bref, moi ce qui me tue chez Tel-quel c’est ce sont eux qui sont hantés par les couloirs du Palais ! toujours à livrer ces analyses fantaisistes et romancées de personages d’un sérail qui a obscédé toute leur vies des Benchemsi et El Jamai pour la simple raison de s’en être tellement rapproché au courant de leur vies sans jamais jouir de ses largesses et privilèges ! je connais ces cercles je sais de quoi je parle !

    Benchemsi à quitté et à légué son style et son obsession à ses collaborateurs de Tel-quel…tout comme el Jamai…et puis quoi ?! rien ! les deux n’ont rien légué à la presse ou aux Marocains en terme de patrimoine journalistique ou politique ou que sais-je ?!

    Lamrini ou tous ces valets qui peuplent le Palais et l’imaginaire des Benchemsi, Jamai et autres lecteurs frustrés, tout comme l’esprit des  »tourouguis des Twarga’ ne sont rien d’autre que des personages d’une autre époque qui s’accrochent à leur vie, leurs petits privilèges et fierté de  »proches » des Rois…dans un pays ultra conservateur au sens makhzénien du terme ! Même si on a pas le droit de les mettre tous au même niveau de pouvoir, de collusion ou de médiocrité, ils ne fait aucun doute qu’ils sont aujourd’hui des hommes malheureux et peu fiers de ce qu’ils accomplissent ou ont accomplis pour le Makhzen vu le retournement du monde…! de plus, ce fameux Palais ne donne plus rien qui vaille  »comme à la belle époque » sauf les soucis et se mettre dans la mire des journalistes et du peuple…qui voudrait être à leur place ? sûrement personne…!

    bof, on a toujours la presse de merde que nous ne méritons pas ! et maintenant il paraît que c’est Rachid Nini qui rapplique avec  »Nini II le retour du Jedi »….je me demande ce qu’il ira chercher comme histoires pour etoffer son marketing populaire, narguer ses concurrent tout aussi  »géniaux » que lui, et remplir sa tirelire ?!

    Chacun son  »métier » comme on dit !

  3. « Abdelhak Lamrini » un homme qui vive une grande expérience .

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