Désilusion (contre-)révolutionnaire en Tunisie et en Egypte

Si les sondages d’opinion existaient en 1793 en France, en 1921 en URSS ou en 1980 en Iran, sans doute aurait-on des chiffres aussi bas, ou plus bas encore:

  • 32% des personnes interrogées par Gallup en Tunisie en confiance dans le gouvernement (contre 44% à la veille des élections à l’assemblée constituante de 2011 et 56% au début de 2012 – on notera avec amusement que sous BenAli, 90% des personnes interrogées avaient le bon goût de répondre positivement à cette question…);
  • 29% des personnes intérrogées – toujours par Gallup – en Egypte étaient satisfaites du gouvernement nommé par le président Morsi, et ce avant le coup d’Etat (il serait par ailleurs intéressant de voir si Gallup sera autorisé à poser des questions sur l’opinion des sondés sur la légalité/légitimité du coup d’Etat…)

Le mécontentement dans les deux pays est donc similaire, même si en soi les chiffres ne sont pas dramatiques – les chiffres de popularité de François Hollande en France ou Mariano Rajoy en Espagne ne sont guère plus reluisants. Ce qui aurait été intéressant de mesurer, mais Gallup ne semble pas l’avoir fait, c’est l’intensité de la satisfaction et de l’insatisfaction, notée par exemple de 0 à 10. Il est probable que la polarisation ressortirait avec force pour les deux pays et sans doute plus dans le cas de l’Egypte, qui est politiquement dans un climat de guerre civile à défaut de l’être du point de vue sécuritaire, du moins à ce stade (exception bien évidemment faite du Sinaï, en état insurrectionnel depuis la révolution du 25 janvier 2011).

Dans les deux cas, ce sont les conditions socio-économiques déteriorées depuis la chute des dictatures qui motivent le mécontentement. Même si les sondages ne contenaient pas d’autres motifs de mécontentement que celui-là (quoique le sonage en Egypte incluait une question sur la la liberté de la presse, que 57% contre 33% estimaient améliorée), on peut sans doute présumer que la criminalité et la violence (politique ou non) constituent l’autre motif d’insatisfaction. Et, dans les deux cas, on peut aussi présumer que l’opposition souvent factice islamistes/non-islamistes (les termes de laïcs, progressistes, démocrates ou libéraux ne conviennent pas car ne décrivent pas adéquatement les groupes politiques en question) est plus un prétexte servant à justifier le retour à l’ordre ancien qu’un réel enjeu substantiel sur telle ou telle question juridique ou institutionnelle sur la place de la religion dans la société.

Le mécontement économique est massif en tout cas, dans les deux pays:

  • 14% des Egyptiens estiment que leur situation générale en cet été 2013 est meilleure que sous Moubarak, contre 80% d’un avis contraire – ce qui signifie qu’au moins la moitié des supporters de la présidence Morsi estiment être dans une situation pire qu’avant… Et s’agissant de l’emploi, ils sont entre 68% et 71% à estimer que la situation de l’emploi dans le secteur public et dans le secteur privé s’est déteriorée. S’agissant de la situation économique, 12% estiment la situation meilleure, 5% identique et 80% pire qu’avant la chute de Moubarak. Et concernant le niveau de vie, l’insatisfaction était massive quoique moins que pour la précédente question: 55% estimaient que leur niveau de vie avait baissé, 28% qu’il s’était amélioré et 17% qu’il était resté constant.
  • Pour la Tunisie, si le rapport entre ceux vivant confortablement ou passablement bien et ceux ayant du mal à s’en sortir, selon les déclarations des sondés, était de 77% contre 23% en 2010, ce rapport est désormais de 59% à 41%; et ce sont surtout les classes populaires qui souffrent – le taux de ceux ayant du mal à s’en sortir parmi les 20% les plus pauvres passe de 54% à 71% entre 2010 et 2013, tandis qu’il explose pour les classes moyennes (de 23% à 48%) et double dans la classe supérieure (de 7% à 18% entre ces deux dates). Alors que le chômage était déjà un problème sous Ben Ali – en 2010, 35% des sondés indiquaient que l’emploi était un problème dans leur lieu de résidence, contre 59% d’un avis contraire – les chiffres aujourd’hui sont dramatiques: l’emploi est un problème pour 71% des personnes interrogées.

It’s the economy, stupid.

Le problème, tant en Egypte qu’en Tunisie, est que le politique tient l’économie entre ses mains. Cela vaut surtout en situation post-révolutionnaire instable, où aucun courant politique – du moins jusqu’au coup d’Etat égyptien du 30 juin – n’avait pris le contrôle de manière définitive de l’appareil de l’Etat. En Tunisie, une assemblée constituante élue fin 2011 n’a toujours pas adopté le texte du projet final de constitution à soumettre aux électeurs par référendum. La coalition gouvernementale – la fameuse troïka regorupant Ennahda (islamiste), Attakatol (social-démocrate) et le CPR (nationaliste de gauche, parti du président Moncef Merzouki) – s’est effilochée, et n’a pas convaincu, non seulement sur plan économique, mais surtout sur le plan sécuritaire, avec une insurrection jihadiste dans le Sud et des assassinats impunis d’opposants politiques au gouvernement tels Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Un gouvernement incapable de tracer l’avenir institutionnel du pays ni de garantir la loi et l’ordre n’est bien évidemment en aucune position de faire redémarrer l’économie.

La situation en Egypte est bien évidemment bien plus catastrophique qu’en Tunisie: il n’est pas possible de résumer en détail, mais à la différence de la Tunisie, l’armée y a un rôle politique majeur, tous les présidents depuis 1952 ayant été des généraux. La très grande incompétence de tous les acteurs politiques – des Frères musulmans aux non-islamistes en passant par l’armée – a rendu impossible un consensus minimum sur le processus de transition vers un régime démocratique, que ce soit sur la procédure, le calendrier ou le fond. Seuls groupes politiques véritablement organisés (les salafistes sont divisés en plusieurs partis et sont plus un courant idéologique qu’un mouvement politique aspirant au pouvoir), les Frères musulmans et l’armée égyptienne avaient entamé une alliance implicite de 2011 à 2012 au moins, voire même après l’élection de Morsi. L’incompétence monumentale de Morsi et de son administration, son sectarisme, sa soumission à la hiérarchie de la confrérie, sans compter la propagande hostile des médias dits libres et la conspiration ensuite menées contre lui par l’armée et ses supporters civils, tout cela à empêché la moindre avancée tant politique qu’économique. L’adoption de la Constitution en 2012, après un passage en force effectué avec l’aide des salafistes et contenant des dispostions rétrogades en matière religieuse, n’avait rien résolu, et la polarisation s’est nourrie du mécontentement socio-économique.

Car ce n’est pas vraiment des questions identitaires qui seulent fascinent la presse occidentale – et, soyons honnêtes, locale – ainsi que les réseaux sociaux dont le mécontentement s’est nourri: un autre sondage de Gallup, sur l’attitude vis-à-vis du rôle de la shari’a, indiquait l’existence de divergences entre pays du printemps arabe (Yémen, Libye, Syrie, Egypte & Tunisie) mais aussi l’existence d’une solide majorité – sauf en Syrie – en faveur du statut de la chari’a en tant que source de loi, les divergences majeures étant entre ceux souhaitant qu’elle soit la seule source de loi ou une entre plusieurs sources de loi:

sondage

Mais tant les acteurs politiques que les observateurs ignorent l’opinion publique de ces deux pays, qui cherche moins un grand sauveur (Sisi risque des déconvenues dans six mois face aux sempiternels problèmes d’approvisionnement en eau, électricité et alimentation auxquels est confrontée l’Egypte, sans compter l’effondrement du tourisme et des investissements étrangers) qu’une transition consensuelle sur le plan institutionnel s’attaquant en toute priorité aux problèmes socio-économiques et de maintien de l’ordre. Ceux qui l’oblient l’oublieront à leurs dépens – et pas seulement dans ces deux pays là…

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5 Réponses

  1. Il y aurait comme tu dis Ik beaucoup trop de détails à développer pour cerner le sujet…mais à quoi bon ? que l’on soit d’accord ou pas avec les sondages, ou l’évaluation de la situation dans le monde arabe en général et en Afrique du Nord post ‘printemps arabe’ en particulier, il faut se rendre à l’évidence que les choses ne s’améliorent pas ! surtout dans les pays qui sont confrontés à la rareté ou l’insuffisance des ressources économiques. Chômage, disparités sociales, niveau de vie, enseignement sous développé, Surendettement, mais aussi ressources en eau et en énergie, et autres problèmes structurels… la liste est longue et la facture ne fait qu’enfler ! On aura beau aussi vouloir jouer aux post colonisés et dissocier le Maghreb ou l’Afrique du Nord du monde Arabe dans cette analyse, ayant cru pendant longtemps que nos particularités culturelles et politiques soient inconciliables, mais ça serait faire preuve de négligence et d’insouciance envers le destin commun de ces peuples qui partagent au final bien plus que des valeurs religieuses ou sociales communes, mais aussi les mêmes difficultés, défis sociaux et politiques… renvoyant au monde d’ailleurs l’image d’un sous-développement identique, latent et presque incurable ! et donc pour ma part, je dois admettre que je suis extrêmement pessimiste et ce aussi bien pour les pays qui ont fait leur révolutions frontales contre leur régimes politiques comme la Tunisie, l’Égypte, le Yémen. que ceux qui ont géré jusqu’à date les compromis afin d’éviter les soulèvements populaires comme le Maroc ou la Jordanie. J’exclu bien évidemment les pays qui sont dotés de ressources considérables comme la Lybie, l’Algérie ou les pays du Golf, car il me semble que les petro dollars font et feront toujours une grande différence sur le plan de la stabilité politique et sociale en tous cas et jusqu’à preuve du contraire !

    A quoi ça sert de prétendre ou espérer que nous soyons en transition vers la démocratie ! au lieu de déchirer sa chemise sur la question comme disent les Franco-canadiens, je propose de citer quelques exemples de réalités accablantes que nul n’ignore aujourd’hui

    1 – La matière grise et les élites sont exilés à l’étranger et continuent de plus belle : A l’exception des pays gaziers et pétroliers comme chacun sait, l’endettement passé et présent et toutes les réformes structurelles dans nos pays n’auront servi qu’à intégrer une très faible proportion de nos diplômés dans leurs pays d’origine. la nouvelle tendance depuis la dernière décennie est encore plus grave puisque des professionnels accomplis quittent le Maroc avec femmes et enfants et n’hésitent plus à sacrifier leur carrière ! Médecins, ingénieurs etc au beau milieu de la quarantaine et à mi chemin de la consécration professionnelle qu’ils ne connaîtront jamais, affluent dans les pays comme le Canada, les États-Unis et encore en France !! On ne parle pas de harragas dans ce premier point !

    2 – Des Économies fragiles et dépendantes conjuguées à la rareté ou l’absence de ressources énergétiques, ne survivant que grâce aux dettes structurantes, à l’assistance et aux dons de pays tiers (pays riches du golf), et subventions micro programmes de pays développés, aux aléas agricoles et touristiques, et des investissements insuffisants et parfois aléatoires dans l’industrie et l’économie durable. Les projets structurants comme le port Tanger Med qui ont boosté d’autres investissements ne sont en réalité que de rares exceptions qui ne concernent que des régions et des secteurs restreints. Et pas la peine de compter sur les secteurs qu’on dit dynamiques mais en réalité auto suffisants et se dissociant des efforts étatiques du développement comme les Banques, les Assurances et l’industrie des services…bref, la corruption et l’incurie de l’administration sont bien évidemment associés au monde économiques et figurent en bonne position au prochain point

    3 – Des institutions déficientes, des états policiers et sécuritaires rendant les réformes quasi impossibles quelque soit le pays ou le contexte politique ! ici on aborde carrément l’interventionnisme des grandes puissances pour maintenir le statu quo quelque soient les avancées, les révolutions ! je dirais que le parrainage politique des grandes puissances est responsable de 50% des dégâts, on s’occupe d’achever le reste; corruption endémique, et autres aléas administratifs…bref on connaît la chanson pas la peine de s’attarder là-dessus

    4 – Projet Social, Politique, démocratique consistants quasi inexistants, islamisme politique hyper actif s’initiant au pouvoir et s’intégrant au système mafieux qu’il remplace ! les mots sont forts mais telle est la réalité ! la gauche mafieuse et scélérate en est responsable en partie, les dérives identitaires et religieuses s’occupent de foutre en l’air le reste ! le discours sur les droits démocratiques est pris en otage d’une part par les islamistes modérés qui n’y accordent qu’un intérêt politique de circonstances, car traversés par toutes sortes de courants extrêmes, et d’autre part confisqué par des laïques charlatans nouvelle élite affairiste et corrompue qui s’est incrustée dans le paysage économique et médiatique et qui détient en partie les rouages de l’administration et autres positions clés génératrices de rentes économiques à vie ! Ce sont d’ailleurs eux qui ont facilité et achevé le coup d »état contre Morsi n’est ce pas… une brochette interminables de stars médiatiques et people qui ne vivaient du temps de Moubarak que de subventions et qui n’allaient jamais lâcher le morceau pour les copains ou les réformettes PJDistes d’un Morsi incompétent à la base !

    5 – la Religion ! l’Islam sédimentaire dominant qu’on connaît est la clef de voûte ! le Coran à passé les cinq derniers siècles et au-delà entre les mains de dictatures, de partisans politiques fanatiques et de charlatans qui l’ont utilisé à des fins uniquement politiques, travesti ses enseignements, subtilisé son essence, exploité son interprétation, instrumentaliser ses percepts, pour tuer, affaiblir, dominer, discréditer, désunir et semer la zizanie et surtout exclure, et fanatiser les uns et les autres. Ça donne quoi au final ? une situation explosive sur le plan religieux, identitaire et culturel qui autorise des non musulmans partisans et puissants à remettre en question le Coran et l’Islam, leur attribuer l’échec et la faillite du modèle de société musulman, et alimenter par la même occasion les extrémistes musulmans à se positionner en défenseurs et portes paroles de leur communautés ! Tout est dit… bien entendu c’est toujours le cas, et il me semble que des reformes du champ religieux est exclue encore pour longtemps…tant et aussi longtemps que la religion sert les intérêts partisans !

    Voila, je crois que j’ai dit ce que j’avais à dire qui justifie mon pessimisme sur le plan global. A moins que l’on arrive à inverser progressivement et durablement ces tendances…il est peu probable que nos pays voient la lumière au bout du tunnel ! Est ce le cas ?

  2. Je ne suis pas aussi pessimiste que toi, ni ne crois que l’interventionnisme – c’est son absence qui est cependant la plus critiquée – des grandes puissances joue un rôle déterminant. On verra bien comment les choses évolueront, mais je sois modérément optimiste, car il le faut bien!

  3. A Ibnkafka: Les spécialistes autoproclamés du Monde Arabe et les chroniqueurs "auréolés" des chaines TV occidentales (ou arabes) n’ont qu’à aller réapprendre "le métier"! Leurs redondances assommantes sur les crises à répétition qui affectent les pays du Proche et Moyen-Orient, nourries de clichés éculés sur leur régime, palissent devant ton analyse synthétique, méthodique et pragmatique sur une situation politico-économique de ces pays que tu sembles maîtriser à souhait…Tes followers sont ravis de te retrouver à chaque fois,égal à toi-même, dans toutes les analyses que tu proposes, à travers des sujets aussi différents que: la politique, le juridique, la culture en général…et toujours avec maestria.

  4. Attention, commentaire trop flatteur, la prochaine fois il sera censuré…

  5. Ik, pour illustrer mon propos, voici un copier coller de ma réponse pas plus tard qu’aujourd’hui sur un blog célèbre au Québéc tenu par un journaliste Québecois qui est archi connu et reconnu pour ses billets quotidiens contre les musulmans du Canada… cette fois-ci c’était pour les accuser d’immobilisme face a l’intégrisme comme d’habitude et autoriser des Québecois xénophobes de mener une véritable croisade contre l’islam et les musulmans un peu "a la Breivik", et ce, sur les médias on ne peut plus officiels du Québec que ça se passe ;

    @ tous ceux qui m’ont posé des questions ( ça risque d’être un peu long… merci de publier ce droit de clarifications)

    Cette idée qui est véhiculé sur les musulmans modérés (l’écrasante majorité) qu’ils ne se mobilisent pas contre les intégristes de manière solidaire et consensuelle et visible aux autres est fausse mais un peu fondée car elle s’explique par les réalités suivantes :

    1-les musulmans sont 1 milliard et demi dans le monde répartis sur une cinquantaine de pays au moins, mais ils sont aux antipodes les uns des autres sur le plan culturel et identitaire, parfois linguistique et tous sont cloitrés dans leur nations et ne se connaissent pas, ne se rencontrent pas, ne s’échangent que très peu. Les dictatures politiques, et les 4 écoles musulmanes du Sunnisme aussi bien que le chiisme ont tout fait pour maintenir cette tendance de replis nationaux pour leurs intérêts et au final, même les groupes intégristes continuent de profiter cette division et s’assurent eux d’être solidaires et fomentant leur coups et attentats en groupes homogènes qui ignorent les barrières nationalistes ! Résultat : les musulmans modérés continuent de se considérer entre eux comme des étrangers (totalement) malgré qu’ils partagent la même religion et ce aussi bien chez eux que lorsqu’ils vivent en Europe ou en Amérique du Nord !

    2– Cette situation de replis sur leurs nationalismes respectifs commence à peine à changer ! Le déclenchement des printemps arabes en 2011 est la première fois de leur histoire que les ressortissants de pays musulmans commencent à réaliser l’importance de lutter contre ceux qui profitent de leurs divisions identitaires et autorisent les observateurs et les européens ou nord américains à les accuser d’immobilisme ! Les courants laïques transnationaux commencent à peine à se former, timidement et progressivement. Ces courants finiront par atteindre leurs diasporas installées ici et ailleurs en occident pour qu’enfin ils commencent à sortir manifester ensemble contre leurs ennemis : les dictatures, les intégristes fanatiques et les islamistes partisans de tout poil qui profitent de leur division !

    3- En Égypte, plus de 20 millions de laïques sont sortis contre le président des frères musulmans Mohamed Mors et ont même réussi à lui imposer un coup d’état (dont les suites sont discutables..)… mais en même temps, dans les autres pays musulmans les laïques se sont contenté d’approuver sans pour autant sortir dans les rues manifester. Il n’y a que les supporters des frères musulmans dans d’autres pays qui continuent de manifester de temps à autre dans leurs pays respectifs suite à la gestion catastrophique des putschistes Égyptiens de l’après coup d’état

    4- il ya aussi une majorité laïque qui est Apolitique comme disait un commentateur ici, et qui ne veulent surtout pas se mêler de débats sur la religion ou politique ici ou dans leurs pays ! C’est un peu irresponsable certes, mais personne ne peut les obliger à prendre position sur ses sujets ou leur demander de manifester dans la rue pour des questions qui leur paraissent extrêmes comme la religion, et ce, même pour dénoncer les intégristes, car ils espèrent que les autorités s’en chargent. Et je dois admettre que ce n’est pas une bonne chose quoique, je suis persuadé qu’un citoyen musulman d’ici et même chez nous, n’hésiterait pas une seconde à dénoncer tout intégriste qui menacerait de quelque manière que ce soit la paix ou l’intégrité physique des gens !

    5-Aujourd’hui les autorités occidentales comprennent bien ces défis pour les musulmans et leur demandent de collaborer avec elles sur le plan sécuritaire uniquement, et ça fonctionne bien. Mais les autorités ne peuvent pas demander ou exiger aux communautés musulmanes de contrôler tous les événements à caractère religieux et juger ou pas qu’il faille se mobiliser, ensuite aller manifester ! Ceci reviendrait de demander au Québécois et au Canadiens la même chose, et aux autres communautés de faire la police elles aussi !

    Conclusion : les musulmans d’ici sont autant que vous pris au dépourvu et par surprise à chaque fois qu’un évènement ternit l’image de l’islam et se sentent tout aussi impuissants que vous pour dire leur colère et leur refus de l’instrumentalisation de leur religion par des intégristes. Ils finiront par se mobiliser lorsqu’ils surmonteront leurs divisions culturelles et lorsque les évènements dans leurs pays respectifs les pousseront à épouser des thèses claires en faveur de ceci ou cela !

    Maintenant, pour répondre à ceux et celles qui dissèquent le Coran pour en sortir les versets qui les arrangent pour justifier leur dangereuses opinions, je leur dit : faites très attention à ne pas jouer le même jeu des intégristes fanatiques et terroristes qui tuent les civils (musulmans et non musulmans), car ils utilisent la même technique et le même procédé pour prendre pour cible les modérés ! Et c’est en ça que le discours du site ‘Poste de veille’ est dangereux lui aussi, car en ayant recours aux mêmes procédés, il se charge lui d’endoctriner (le mot n’est pas assez fort) des non musulmans pour leur faire croire que les musulmans les considèrent comme leur ennemis ! et c’est en ça qu’un pays démocratique se doit de faire l’exemple ou est ce que je me trompe ? Voyez ce qui est arrivé en Suède avec l’épisode Breivik, un type qui a cru à ce discours et a fini par tuer ses propres compatriotes parce qu’ils ‘’ne faisaient pas assez pour stopper les musulmans’’ !!! plus de 50 victimes innocentes, pratiquement des enfants !

    Le Coran est lu est répété à longueur d’année par des millions de musulmans qu’ils soient ici ou ailleurs, il ne leur inspire que paix et rectitude et non pas haine ou crimes comme le soutiennent certains ! si c’était le cas, les musulmans auraient disparu de la terre il y a des siècles ! ne soyez pas injustes ni incultes, lisez l’histoire et renseignez vous sur la civilisation de l’islam et ses manifestations humanistes…et informez vous convenablement des défis auxquels font face les musulmans pour instaurer des démocraties chez eux enfin ! vous seriez étonné de la vitesse que les choses changent pour eux, que l’islam de la paix et de l’ouverture sur les autres tel qu’ils l’ont toujours connu, puisse enfin se débarrasser de ceux qui lui nuisent et veulent le soumettre à leur phobies et soifs de pouvoir !

    Voila ! ça résume un peu mon propos ici par rapport a ce billet !

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