Si toi aussi tu trouves le protocole royal marocain trop irrespectueux envers le monarque…

Depuis l’avènement de Mohammed VI, le baise-main tant décrié n’est plus vraiment obligatoire (à vrai dire, même du temps de son père il ne l’était pour certaines personnalités religieuses ou âgées), mais seuls ceux n’ayant aucun plan de carrière se paient le luxe de ne pas en faire au Roi. Malgré de beaux restes notamment vis-à-vis de Moulay Hassan, tout fout le camp, et il n’est guère étonnant que des gueux prennent les rues pour demander plus – Dieu merci, nos forces de l’ordre sont là pour y mettre le holà.

Je me suis dit que trop de liberté tue la liberté. Peut-être devrions-nous nous inspirer de la Thaïlande, où la monarchie n’est pas un vain mot et où le délit de lèse-majesté est sévèrement puni – non pas de cinq ans maximum comme au Maroc mais jusqu’à quinze ans, et où leurs autorités judiciaires ne craignent pas, contrairement au Maroc, d’enfermer des Occidentaux imprudents qui se seraient laissés aller à quelque nonchalance avec le respect dû au Roi…

Voici donc comment la premier ministre Yingluck Shinawatra, élue au suffrage universel dans un pays traversé par une révolte populaire dite des chemises rouges – pauvres et paysans menés par son frère Thaksin Shinawatra, ex-premier ministre déposé par l’armée – contre les chemises jaunes (proches du Palais), est amenée à exprimer publiquement et officiellement son respect pour son Roi et sa religion – puisse le Maroc en prendre de la graine, au lieu de céder aux sirènes du malheur salafo-chiite!

La Premier ministre thaïlandaise en audience avec le Roi.

Le premier ministre Yingluck Shinawatra, en uniforme, prosternée devant un autel bouddhiste.

La premier ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra accroupie pour parler à un moine bouddhiste.

La premier ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra à une autre cérémonie bouddhiste.

Suite de la même cérémonie que précédemment.

La premier ministre Yingluck Shinawatra, au garde à vous et en uniforme devant le Roi Bhumibol.

Une autre audience royale…

Les images qui suivent méritent quelques explications: le premier ministre Yingluck Shinawatra se prosterne devant un simple portrait royal, à deux occasions – sa nomination et l’obtention d’une décoration royale. Je ne sais pas pourquoi ces cérémonies n’ont pas eu lieu in vivo avec le Roi, si ce n’est qu’il est âgé (84 ans) et malade.

La premier ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra devant un portrait du Roi Bhamibul.

La premier ministre salue le portrait du Roi.

La premier ministre Yingluck Shinawatra se prosternant devant le portrait du Roi de Thaïlande.

La même prosternation que précédemment.

Quand je dis que le premier ministre Yingluck Shinawatra se prosterne, c’est vraiment de cela qu’il s’agit.

Mais la cerise sur le gâteau ce sont les photos suivantes, où le premier ministre Yingluck Shinawatra rend l’hommage protocolaire à la Reine…

La premier ministre thaïlandaise se prosterne devant la Reine Sirikit.

Suite de la prosternation.

Merci à Meurseault pour l’inspiration!

Le sionisme, jusque dans les bordels de Pattaya (Thaïlande)

Lu dans Haaretz, l’article "What do Israeli sex tourists in Thailand really think?":

Another interviewee, 26, went even further when he explained to Brucker about the ideological messages he insists on relaying to the prostitutes. "I give them a lot of Zionism, lots of Zionism. I talk about Israel constantly, about the army, how much I don’t like Arabs and that they shouldn’t go with Arabs? I tell them I was a paratrooper and that I fought the Arabs who killed my commander. I tell them that in Israel, radical Muslims carry out terror attacks. Somehow it isn’t easy to explain it to them, but I try."

Le chercheur israëlien Guy Brucker, anthropologue de formation, fait ensuite un lien de causalité empiriquement douteux entre tourisme sexuel et service militaire en Israël – le Maroc est plein de touristes sexuels n’ayant jamais fait leur service militaire en Israël:

Brucker surmises that Israeli sex tourism, like domestic violence and sexist attitudes towards women, is directly connected to service in the IDF. As a combat fighter who was wounded during his service in the Israel Air Force’s elite Shaldag commando unit, and through his work at a facility researching behavior of IDF troops, Brucker sees a clear connection between IDF service and sex tourism.

"You see how we have a culture of personal glorification, of saying that who you are is related to the occupation of the other. This is how people grow, through the subjugation of others. It’s possible to see this in the way we don’t acknowledge what is happening in Gaza or the failures of the Second Lebanon War. We see these as the result of us not finishing the job, because the resistance of the prostitute was too strong. She said there was a limit to how much you can trample on her."

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 109 autres abonnés

%d bloggers like this: