Mécontentement social – le Maroc au bord de l’explosion

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Les quelques remarques fort judicieuses d’un bloggeur et néanmoins ami, de passage fugace au Maroc, m’ont dernièrement ouvert les yeux sur la désastreuse situation économique et sociale du Maroc. Jugez-en:

1- A Mega Mall, si on trouve des Rolex et des Blancpain, pas la moindre Jaeger LecoultreVacheron Constantin ou Audemars Piguet.

2- Les costumes Ermenegildo Zegna au Maroc, impossible d’en trouver. Il faut compter sur les missions à Acapulco, Hong Kong et Johannesburg.

3- Il a eu beau chercher, pas la moindre banque privée en vue.

4- Les chaussures Salvatore Ferragamo, même problème que pour les costards Ermenegildo Zegna.

Mais je m’en voudrais de sombrer dans l’islamo-nihilisme cher au Journal, à l’AMDH et au réseau Belliraj, et terminerai sur une lueur d’espoir: connaisseur des stylos Mont Blanc, qu’il utilise (de préférence en or massif) depuis le collège, mon ami a été heureux de constater que Casablanca comptait au moins deux revendeurs officiels de Mont Blanc. Et dire que je ne lui ai pas encore fait visiter ce petit bout de trottoir du quartier Racine à Casa ou se pressent, côte à côte, les échoppes Tom Ford, Hugo Boss et Weston. La nayda règne quand même à Casablanca… un autre Maroc est – tout de même – possible!

Toute coïncidence etc…

Merci à Amine pour une info intéressante. En effet, la journaliste Catherine Graciet, qui officiait avant au Journal hebdomadaire où elle couvrait le Sahara avec un ton qui n’aurait pas dépareillé chez El Watan, Le Soir d’Algérie ou Liberté, fait désormais officiellement partie de l’organigramme de Bakchich, un petit dernier de la presse on-line française qui vaiut vraiment le détour. Il est vrai que Catherine Graciet fût expulsée du Maroc le 28 janvier 2004, alors qu’elle n’y travaillait pas encore à titre permanent, en compagnie d’une photographe de presse. Motif: elle souhaitait se rendre dans les provinces du Sud afin d’y effectuer un reportage sur la population sahraouie – un rocky horror picture show si vous voulez mon avis – et fût arrêtée à Tarfaya en possession d’une importante documentation séparatiste (ce qui en soi n’a rien de choquant pour un journaliste s’apprêtant à écrire unr eportage sur la situation au Sahara).

Catherine Graciet a auparavant travaillé pour Gri-Gri International, une revue satirique panafricaine, avant donc de passer par le Journal hebdomadaire et de terminer chez Bakchich. On notera qu’elle mit fin à sa coopération avec Gri-Gri en février 2006, en même temps que de futurs collègues de Bakchich tels Nicolas Beau (directeur de la rédaction), Xavier Monnier (fondateur et directeur-adjoint de la rédaction) et Laurent Léger (rédacteur en chef). Elle a co-écrit, en 2006, l’ouvrage « Quand le Maroc sera islamiste » avec Nicolas Beau.

Ceux qui comme moi ont lu Bakchich dès le début n’auront pas manqué les articles au vitriol de la Princesse enchantée, principalement mais pas exclusivement consacrés au Maroc. Qui n’aura pas ricané en lisant l’article colportant une tuyau crevé selon lequel le vrai taux de participation aux élections législatives du 7 septembre 2007 serait non pas 37% mais 5% (et l’article n’employait pas le conditionnel) – si cela était vrai, ce serait une conspiration inter-galactique de l’envergure du réseau Belliraj qui serait nécessaire afin de camoufler les vrais résultats.

Le dernier article de la Princesse enchantée consacré au Maroc date du 2 janvier 2008, et le dernier article à ce jour date du 16 février 2008. Le premier article de Catherine Graciet date du 26 décembre 2007 (sur les relations franco-libyennes) – et le premier sur le Maroc est récent, consacré aux grâces de Fouad Mourtada et Christophe Curutchet. Un des derniers articles de la Princesse enchantée fût consacré au lycée français de Tunis, et un des premiers de Catherine Graciet le fût également, trois semaines plus tard.

 Enfin, Allah ou alem…

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