Un think-tank islamo-marxiste lancé au Maroc

Grâce à Ayoub, j’ai découvert l’Institut Amadeus, qui n’est pas une école de musique à Casa, mais un think-tank qui affiche crânement des objectifs subversifs d’une violence inouïe:

Porté sur l’avenir, le CAP aspire à appréhender et identifier les enjeux d’aujourd’hui afin de mieux comprendre et décrypter le monde de demain.

Sous un langage inoffensif, on peut même déceler les prémisses d’une reconstitution du réseau Belliraj:

Le CAP se veut un lieu d’échanges et de rencontres entre chercheurs et jeunes actifs de divers profils et horizons, et ce afin de constituer un creuset d’idées et de réflexions à la disposition des décideurs de la sphère publique et privée.

L’institut Amadeus a d’ailleurs diffusé un bulletin clandestin, qui, me dit-on, est appris par coeur dans les madrasas pakistanaises, et placardé – de nuit – sur les murs du métro parisien par les Indigènes de la République.

Cet institut a été initié en 2005 par Brahim Fassi Fihri, et a rapidement, malgré ses opinions iconoclastes et nihilistes, obtenu le soutien « paternel » de l’ambassade du Maroc en France pour un séminaire tenu le 25 janvier passé dans une madrasa salafiste parisienne, l’Institut d’études politiques – séminaire animé par un propagandiste hezbollahi, Sylvain Attal. Un camp d’entraînement au maniement du lance-roquette, derrière la façade ostensible d’une conférence sur le « Projet d’autonomie du Sahara marocain », avait déjà été organisé au camp de réfugiés palestiniens de l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal le 1er mars 2007.

De peur d’entrer, à l’insu de mon plein gré, dans le cercle des conjurés, je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire.

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