« I am watching the Bush Doctrine running for its life on the streets of Beirut »

La rubrique est tirée de Angry Arab – who else?

Rappelez-vous: c’était au lendemain de l’assassinat de Rafiq Hariri en plein Beyrouth, en toute probabilité commandité par des services syriens – si on en croit le livre « Killing Mr Lebanon » du correspondant du Times au Liban, Nicholas Blanford, ce serait le fait d’une cabale alaouite autour d’Assef Chawkat (et bien évidemment Bashar al Assad, son beau-frère), mûe par des sentiments confessionnels anti-sunnites où les rivalités internes syriennes pesaient aussi lourd que le ressentiment anti-Hariri – enfin, allah ou alem.

Les forces du bloc Hariri (hégémonique dans le camps sunnite, malgré l’opposition médiatique de Salim el Hoss et locale d’Omar Karamé à Tripoli), des Forces libanaises du soudard maronite Samir Ja’ja (nice wife though) et du zaïm druze marxiste tendance Chico Walid Jumblatt , sans compter quelques also-rans comme les phalangistes d’Amin Gemayel, avaient manifesté le 14 mars 2005 à Beyrouth, rassemblant un million de personnes demandant le départ des troupes syriennes alors encore présentes dans le pays. Avec le soutien de leurs parrains et alliés occidentaux (j’utilise cette expression par commodité de langage) et séoudiens, le bloc du 14 mars allait effectivement obtenir le départ total de toutes les troupes syriennes dans l’année.

Face à eux, les chiites, autour d’Amal du satrape corrompu Nabih Berri et du Hezbollah, seule force militaire digne de ce nom au Liban, s’étaient unis avec le Tayyar (Courant patriotique libre) du général maronite Michel Aoun, qui a pourtant fait carrière sur son opposition à la Syrie, ainsi que quelques forces d’appoint (le fameux PSNS, le chef druze minoritaire Talal Arslane, le chef maronite Sleiman Frangié, ami personnel de Bachar al Assad). S’étant réunis pour manifester contre les ingérences séoudo-occidentales le 8 mars 2005, ces alliés (les aounistes étaient cependant alors à l’écart) constituent l’opposition parlementaire (ils sont minoritaires au parlement, mais ce n’est pas le moment d’entrer ici dans le détail du système électoral libanais, qui est confessionnel – on n’est pas député de Beyrouth, mais député grec-catholique, arménien-catholique, sunnite ou maronite de Beyrouth), et si le Hezbollah et Amal ont initialement participé au gouvernement de Fouad Siniora (ce n’est pas le cas du Tayyar aouniste, allié au Hezbollah depuis février 2006), fidèle de la famille Hariri, ils quittèrent le gouvernement le 11 novembre 2006.

La fin du mandat présidentiel du général pro-syrien Emile Lahoud a accéléré la crise, la majorité et l’opposition n’étant pas d’accord sur les modalités d’une passation de pouvoir, l’opposition Aoun/chiites (Amal + Hezbollah) exigeant initialement le poste de président (qui serait alors dévolu à Michel Aoun, le président devant être maronite) et la moitié des postes ministériels, la majorité parlementaire, qui n’est pas forcément majoritaire dans l’opinion, s’y refusant bien évidemment. Mais un mouvement avait semblé se créer autour du nom du général Michel Sleimane, chef d’état-major actuel de l’armée libanaise, proche du Hezbollah et de la Syrie mais respecté en tant que symbole de l’unité (?) nationale par la majorité suite aux combats menés par l’armée libanaise contre Fatah al Islam dans le camp de réfugiés palestinien de Nahr el Bared: l’opposition pourrait l’accepter en échange d’un premier ministre issu de ses rangs ou qui lui serait favorable (ce qu’elle nomme un « gouvernement d’unité nationale« ), d’un nombre important de ministres et d’une réforme électorale, ce que refuse catégoriquement la majorité parlementaire, qui tient à détenir sans partage tous les leviers de pouvoir, d’où le blocage persistant.

S’agissant du Liban, les aspects extérieurs sont primordiaux: les partis gouvernementaux pro-occidentaux et pro-séoudiens (les médias dominants les qualifient d’antisyriens, tandis que l’opposition est qualifiée de pro-syrienne et pro-iranienne – mais appelons un chat un chat – et il ne serait sans doute pas exagéré de qualifier certaines composantes de la majorité de pro-israëliennes, je pense notamment au Kataëb de Gemayel et aux FL de Ja’ja) agissent avec le soutien diplomatique, économique et militaire des alliés séoudo-étatsuno-français, la France étant en pointe dans la dénonciation du rôle syrien, désormais guère différent au Liban de celui… de la France, des Etats-Unis et de l’Arabie séoudite. Ce soutien leur a surtout été profitable afin d’obtenir le départ de l’armée syrienne du Liban, et de créer un tribunal international ad hoc, grâce au Conseil de sécurité, instrument généralement docile des Etats-Unis au Moyen-Orient.

L’attaque israëlienne contre le Liban en 2006, si elle s’est traduite par une victoire tactique du Hezbollah, a néanmoins affaibli sa position militaire à terme en entraînant la présence de forces occidentales pro-israëliennes (sous le couvert d’une mission de l’ONU) à la frontière israëlo-libanaise, ainsi que l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité demandant le désarmement des « milices » – ce par quoi il faut entendre le désarmement du Hezbollah, seule force militaire capable de tenir tête à Israël dans la région, et donc cible désignée du militantisme onusien (l’ONU elle-même est bien évidemment complice – il suffit de lire les dernières déclarations de Terje Roed Larsen, qui auraient pu être prononcées par Tzipi Livni, Condoleezza Rice ou l’Arabie séoudite). Politiquement, la position du Hezbollah, qui n’a eu de cesse de se présenter en tant que résistance nationale libanaise contre Israël, a été affaiblie – sectarisme sunnite aidant – et aujourd’hui, le conflit le plus dur est – si on écarte le clown pathétique qu’est Walid Jumblatt – celui opposant le bloc sunnite autour de Hariri au bloc chiite Amal/Hezbollah, même si certains jugent surestimé le clivage sunnite/chiite (ce n’est pas mon avis, hélas – les clivages confessionnels au Liban ont souvent eu lieu à l’intérieur d’une même confession, mais ici, le bloc Hariri représente l’écrasante majorité du camp sunnite sur le plan politique, et le bloc Amal/Hezbollah la quasi-totalité du camp chiite).

La déflagration de ces derniers jours n’a donc rien d’un orage dans un ciel d’été – comme le dit l’excellente spécialiste du Liban Elisabeth Picard, « les «patrons» des deux camps (Syrie et Iran d’un côté et pays occidentaux de l’autre, ndlr) ne cessent de jeter de l’huile sur le feu en excitant leurs représentants locaux« . Ceux qui lisent la presse d’obédience occidentale ou séoudienne auront sans doute retenu que le déflagration de ces derniers jours est dûe au déferlement des hordes chiites, sur le signal d’Ahmedinejad (même Robert Fisk, l’ami de Jumblatt et Hariri, le pense). Mais le déroulement des événements de ces derniers temps semble démentir cette version des faits: depuis plusieurs mois, Jumblatt appelle à la guerre avec une certaine constance – il avait d’ailleurs appelé à des attentats à la voiture piégée à Damas quelques temps avant l’attentat ayant coûté la vie à Imad Maghniyeh. Il n’a pas été le seul du côté du 14 mars à verser de l’huile sur le feu – Samir Ja’ja, les phalangistes de la Kataëb et le bloc Hariri ont également contribué, à en juger notamment par le relevé fait par Franklin Lamb.

Ce qui a déclenché la récente déflagration c’est la décision du gouvernement libanais de renvoyer le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, et de déclarer illégal le système de télécommunication interne du Hezbollah, qui lui est bien évidemment indispensable du point de vue militaire – ce système est en place depuis 2000 et fût utilisé récemment lors de la guerre de 2006. Comme l’écrit Nick Blanford dans The Times, organe hezbollahi bien connu:

Hezbollah has installed an elaborate fibre-optic telephone system that it uses to maintain contact between its headquarters in the southern suburbs of Beirut and its cadres in south Lebanon and elsewhere. It enabled Hezbollah to maintain communications during the month-long war with Israel, defeating Israeli attempts to jam cellphone signals and monitor the national telephone system. Hezbollah said that its internal telephone system was an integral component of its military wing, and that anyone attempting to shut it down would be treated as an Israeli spy.

L’AFP ne disait pas autre chose:

The landline network, which Telecommunications Minister Marwan Hamadeh said was installed with the help of Hezbollah’s patron Iran, was crucial to Hezbollah thwarting a massive Israeli assault in a ferocious war two years ago.

The Israelis jammed cellphone networks to prevent Hezbollah commanders from communicating with units in the field, but the landline network continued to function.

An attack on the network could severely curtail Hezbollah’s ability to defend itself from Israel or from an attack by domestic opponents.

Le site d’informations stratégiques étatsunien Stratfor, guère réputé pour son islamo-gauchisme, confirme:

The Lebanese government has decided to dismantle Shiite militant group Hezbollah’s communications network — the very thing that Hezbollah leader Hassan Nasrallah called the group’s most important weapon. Not only did the government’s decision spark protests and violence, but the network — which spans Beirut and reaches through the Bekaa Valley to the area along the Israeli-Lebanese border — could prove difficult to take down. (…)

The government crossed a red line when it decided to go after Hezbollah’s communications network. In Hezbollah’s view, its communications technology is just as essential for the group’s survival as its missiles. With the help of Iranian electronic engineers, the group has built an expansive network that stretches across Beirut and through the Bekaa Valley to the south along the Israel-Lebanon border. Indeed, during the 2006 summer conflict between Hezbollah and Israel, Hezbollah was effective in preventing Israeli electronic warfare (EW) units from jamming its networks south of the Litani River and even reportedly had the assets in place to jam parts of Israel’s radar and communications systems.

The Lebanese government is very aware of what it means to single out Hezbollah’s communication network. However, the government faces a daunting task in attempting to dismantle the Shiite group’s communications network. This analysis explores the intricacies of Hezbollah’s communications technologies, the EW tactics the group and its opponents face and the sheer difficulty of taking the system apart.

Même les Israëliens reconnaissent l’importance vitale pour le Hezbollah de ses télécommunications:

Hezbollah guerrillas were able to hack into Israeli radio communications during last month’s battles in south Lebanon, an intelligence breakthrough that helped them thwart Israeli tank assaults, according to Hezbollah and Lebanese officials.

Using technology most likely supplied by Iran, special Hezbollah teams monitored the constantly changing radio frequencies of Israeli troops on the ground. That gave guerrillas a picture of Israeli movements, casualty reports and supply routes. It also allowed Hezbollah anti-tank units to more effectively target advancing Israeli armor, according to the officials.

« We were able to monitor Israeli communications, and we used this information to adjust our planning, » said a Hezbollah commander involved in the battles, speaking on the condition of anonymity. The official refused to detail how Hezbollah was able to intercept and decipher Israeli transmissions. He acknowledged that guerrillas were not able to hack into Israeli communications around the clock.

The Israeli military refused to comment on whether its radio communications were compromised, citing security concerns. But a former Israeli general, who spoke on the condition of anonymity, said Hezbollah’s ability to secretly hack into military transmissions had « disastrous » consequences for the Israeli offensive.

Ah, j’oubliais un petit détail: le ministre des télécommunications, en charge du dossier, n’est autre que le député druze Marwan Hamadé, bras droit de Jumblatt depuis plus de vingt ans.

Résumons: à l’instigation de Walid Jumblatt, le gouvernement libanais déclare illégal le système de communication, qui a joué un rôle vital dans la victoire de 2006 et qui est très difficile à démanteler, et renvoie le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, proche du Hezbollah. Le Hezbollah réagit avec vigueur, fait détaler comme des lapins la milice de Hariri à Beyrouth, et contraint Jumblatt à crier pouce – Jumblatt a en effet demandé l’intercession de son rival druze Talal Arslane, allié du Hezbollah, pour arrêter l’offensive du Hezbollah dans son fief montagneux du Chouf.

Pour les naïfs, rappelons quelques faits. Un ordre présidentiel étatsunien a donné, en 2006, le feu vert à la CIA pour planifier des actions clandestines contre le Hezbollah – parmi les actions clandestines les plus remarquées de la CIA au Liban on peut citer l’attentat à la voiture piégée contre le sheikh Mohammed Hussein Fadlallah le 8 mars 1985 à Beyrouth, qui le rata mais qui fit 80 morts – des croyant-e-s sortant d’une mosquée, dont 40 femmes (1). On sait désormais, grâce à une retentissante enquête dans Vanity Fair, que le putsch d’Abou Mazen et Mohamed Dahlan en Palestine, défiant les résultats des législatives ayant donné la victoire au Hamas en janvier 2006, a été très activement soutenu par les Etats-Unis, avec le résultat que l’on sait: le Hamas est toujours plus populaire qu’Abou Mazen et ses collaborateurs. Si on y ajoute l’Irak, cela fait donc au moins trois pays où les Etats-Unis, dans la foulée de la doctrine Bush (en fait la continuation de la doctrine Clinton-Indyk) on tenté de bouleverser, par la force au besoin, le paysage politique interne de pays arabes. A chaque fois, l’échec a été au rendez-vous: le gouvernement irakien est probablement plus proche de l’Iran qu’aucun autre pays de la région, Syrie comprise, Abou Mazen marche dans les pas d’un Pierre Laval, Vidkun Quisling ou Nouri Saïd, et pour le Liban, les commentaires sont superflus.

La suite? On peut la retenue bienveillante dont a fait preuve l’armée libanaise à Beyrouth face à l’offensive d’Amal et du Hezbollah – pas sûr que cela compromettra les chances d’élection du général Michel Sleimane, qui semble avoir déçu les naïfs du 14 mars, qui s’attendent comme toujours à ce que d’autres – Israël, les Etats-Unis, le Conseil de Sécurité, Terje Roed Larsen, Michel Sleimane – fassent leur sale boulot à leur place, habitués comme ils le sont à leurs domestiques sri-lankaises. Saad Hariri a cependant remis les clés du gouvernement au général Sleimane, en lui confiant la décision dans l’affaire du système de télécommunication du Hezbollah, et, devinez quoi, l’armée a prestement annoncé ce samedi que le limogeage du chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth était annulé, et qu’aucune mesure affaiblissant la résistance, c’est-à-dire le Hezbollah, ne serait prise s’agissant du système de communication litigieux, ou, comme l’écrit Franklin Lamb dans Counterpunch:

Based on a US Congressional source, the Siniora government is reportedly able, with US approval, to offer the following face-saving proposal to Hezbollah to end the current crisis:

1. Hezbollah can keep its landline optic telecommunication cables for use in its Resistance struggle against Israel. But they should be put under « State Control ».

Translation: Hezbollah controls them exclusively same as now and no one else will touch them. But ‘officially’ they will be under ‘State’ control, i.e. not State control.

2. Concerning the other major issue regarding the head of Beirut Airport Security, General Wafiq Shouqair gets reassigned but Hezbollah gets to name his replacement.

Translation: Wafiq stays in office, keeps his authority and puts his deputy’s name card slipped over his on the office nameplate.

Les alliances pourraient-elles vaciller? On notera que les partis chrétiens, d’un côté comme de l’autre, n’ont apparemment pas pris part au combat, semble-t-il, même si ce n’est sans doute qu’une question de temps. Du côté chiite, c’est la milice Amal qui a fait le sale boulot à Beyrouth, et ses militants semblent être engagés dans un lutte confessionnelle anti-sunnite. Le Hezbollah semble s’être limité à des actions contre ses principales cibles: le mouvement Moustaqbal de Hariri et le PSP de Jumblatt. L’opposition ne semble pas vaciller: Aoun rejette la faute sur le gouvernement, de même que Frangié. Du côté sunnite, la débâcle de Beyrouth pourrait faire tanguer le navire: la volonté de vengeance est forte, mais le spectacle pitoyable de la pantalonnade subie par les milices de Hariri pourrait en faire réfléchir plus d’un sur la sagesse d’un clash avec le Hezbollah – on sait par exemple que les forces sunnites (faibles) de Karamé, alaouites et maronites de Frangié se mobilisent au nord, pour faire face à une offensive des milices pro-séoudiennes de Hariri. Du côté de l’opposition, le PSNS a engagé des combats, de même que la petite milice druze d’Arslane. Du côté de la majorité, outre la milice de Hariri, le PSP – membre de l’Internationale socialiste s’il vous plaît – de Jumblatt a également été contrainte de rapidement déposer les armes face au Hezbollah.

Le dernier communiqué du bloc du 14 mars semble cependant marquer une continuation dans l’aveuglement politique qui augure très mal pour la suite, même si des retournements d’alliance à la libanaise sont très certainement à attendre – je ne donnerais pas cher de Saad Hariri, qui aura sans doute le loisir de reprendre ses affaires en Arabie séoudite.

PS: Méfiez vous de manière absolue des articles – je pense notamment à ceux de Mouna Naïm dans Le Monde, Pierre Prier du Figaro semblant beaucoup plus équilibré – et éditoriaux attribuant la responsabilité principale de cette deuxième guerre civile libanaise au seul Hezbollah (notez comment on parle peu d’Amal ou du Tayyar) – rappelez-vous des déclarations de Walid Jumblatt, les décisions gouvernementales tragiques relatives au système de communication du Hezbollah – et ne sombrez pas dans le discours séoudo-égyptien de guerre confessionnelle sunnites/chiites, dont on perçoit l’influence sur certains éditorialistes et journalistes marocains.

PPS: J’ai un intérêt pervers pour les méandres de la politique politicienne libanaise. Dès lors, si quelqu’un connaît l’affiliation – bloc Hariri ou opposition Hezbollah/Aoun – des trois petits partis arméniens, merci du tuyau, cela me permettra de retrouver le sommeil.

(1) Voir l’excellent livre de Mike Davis, « Petite histoire de la voiture piégée« , Zones, Paris, 2007, pp. 118-121.

6 Réponses

  1. Bon, je vois que notre Kafka national est reparti tenter débroussailler un terrain qui me plaît tout autant: les vicissitudes la l’actualité libanais (j’adore aussi :-)).
    Alors, c’est poarti:
    1 – Roed Larsen traîne des casseroles depuis un bon moment (http://www.aftenposten.no/english/local/article318497.ece) et cela n’a jamais été réellement éclairci. Son Impartialité, il s’assoit dessus depuis belle lurette.
    Et en effet, ses déclarations auraient clairement pu être prononcées par Tzipi… surtout quand il dit que le système de Telco du Hezbollah menace la sécurité du Liban… Heureusement que ce système existe, sans cela, le Liban aurait été complètement balayé par Israël en 2006 !
    L’ONU est certes un « machin », mais depuis bien longtemps ce demeuré corrompu de Roed Larsen aurait dû être démis de ses fonctions et remplacé pour apporter ne serait-ce qu’ue once de crédibilité à sa présence in situ. Même pour les crédules, cela permettrait d’éviter le doute de la complicité (de facto bien réelle) de l’ONU.
    2 – Ton allusion au soutien US à Abou Mazen et à Mohamed Dahlan => pas d’accord avec toi => certes la légitimité gouvernementale au sortir des urnes revient Hamas, mais cela amène à quoi? Le dialogue ne peut exister entre Israël et le Hamas, donc je me fous de savoir si Abou Mazen et Dahlane utilisent ou non l’aide US pour déloger les barbus, j’espère juste qu’ils y arriveront. Ca nous fait une belle jambe d’avoir des élections libres et démocratiques si les élus (Hamas) ne mènent qu’au chaos! Seul Abou Mazen (élu démocratiquement ne l’oublions pas) a une légitimité en tant que président de l’autorité palestinienne pour faire avancer ou reculer les pions de l’échiquier, et le Hamas ne fait que torpiller (aussi bien que Tsahal et ses exactions) les tentatives de rapprochement autour d’une table. Oui les US essaient de mener la danse sur la région, mais Abou Mazen sait également utiliser les US quand il le faut (il est là depuis trop longtemps pour se laisser berner, a connu Oslo sur le perron de la maison blanche au côté de Arafat, et c’est le seul aujourd’hui capable de faire rasseoir tout le monde autour d’une table – sans Abou Mazen, ce ne pas les Saëb Erakat, Dahlan ou Yasser Abed Rabbo qui arriveront à rallier autour d’eux!). Comparer Abou Mazen à un Pierre Laval est totalement abject!
    Te rends-tu compte de ce que tu écris Ibn Kafka ??? Pierre Laval était premier ministre sous Vichy et tu assimiles Abou Mazen à cela ? Quand à Vidkun Quisling, tu délires ? C’est un Nazi de la pire espèce qui a été ni plus ni moins qu’un collabo en président le gouvernement norwégien pro-allemand sous l’occupation allemande !!! Ou Nuri Saïd alias Nuri Al Maliki ?
    Abou Mazen, marchant dans les pas de ces vermines ? Mais relis l’histoire et fais l’exercice de re-décrypter l’actualisé sous un autre prisme, car on ne pet pas être en train de parler de la même personne ! Dès qu’un palestinien est « modéré » tu dois le targuer de collabo et le comparer à un nazi ? Mais on est où la ???? A te lire, tu pourrais dire la même chose d’Arafat finalement…
    3. « Habitués comme ils le sont à leur domestiques sri-lankaises »… tsss tsss tsss … OK certes, mais de grâce, arrête avec les hors sujets, sinon rajoute que le hummus et les falafels du Liban sont fait avec des pois chiches récoltés dans la région de Haïfa tant que tu y es ! 
    4. D’accord avec toit sur les articles de Mouna Naïm, il y a des fois où ça sent le souffre !
    Ailleurs, cela aurait pu être « beaucoup de bruit pour rien », mais dans cette poudrière, le moindre faux pas (d’un vendu comme Jumblatt en l’espèce) peut refaire péter la marmitte à tout moment… et ce ne sera pas la dernière.
    En attendant, le Hezbollah, qui reste un organe de résistance et non un groupuscule terroriste, veille au grain, avec ses outils de Telco ou pas, et c’est tant mieux ainsi, n’en déplaise à certains.

    Pas le temps de relire, j’espère que ce qui précède reste compréhensible🙂

    A+

  2. Bonsoir Ibn Kafka,

    Les partis arméniens sont alliés de Aoun et Nasrallah cette fois-ci. Il faut dire que les Phalangistes ont été trop loin en les accusant d’être de faux libanais lors des partielles l’an dernier. Mais où Chak quand on en a besoin🙂

  3. Ca ne semble pas marcher les comemntaires, ça bug…

  4. Sérieux je ne cesse d’essayer de poster des com, rien n’apparâit, pas de message d’erreur, ca bug dès que ça dépasse 5 lignes!!!

  5. Roed Larsen traîne des casseroles depuis un bon moment http://www.aftenposten.no/english/local/article318497.ece et cela n’a jamais été réellement éclairci. Son Impartialité, il s’assoit dessus depuis belle lurette.
    Et en effet, ses déclarations auraient clairement pu être prononcées par Tzipi… surtout quand il dit que le système de Telco du Hezbollah menace la sécurité du Liban… Heureusement que ce système existe, sans cela, le Liban aurait été complètement balayé par Israël en 2006 !
    L’ONU est certes un « machin », mais depuis bien longtemps ce demeuré corrompu de Roed Larsen aurait dû être démis de ses fonctions et remplacé pour apporter ne serait-ce qu’ue once de crédibilité à sa présence in situ. Même pour les crédules, cela permettrait d’éviter le doute de la complicité (de facto bien réelle) de l’ONU.

  6. Amine, quelle perséverance, Akismet Spam t’a pris en grippe… c’est réglé maintenant, j’espère.

    Intéressant sinon le lien, d’autres articles en norvégien sont également d’intérêt certain. Je vais tenter d’en tirer qqchose.

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