Barack Obama a enfin trouvé des musulmans avec qui il accepte d’être pris en photo

Vous vous rappelez du meeting de campagne de Barack Obama où deux filles voilées avaient été empêchées de prendre place derrière le pupitre de Barack Obama, afin d’empêcher qu’elles apparaissent sur les photos officielles du meeting. Barack Obama avait dû s’en excuser auprès des deux électrices concernées.

Je suis heureux néanmoins d’informer son important fan club marocain que Barack Obama a accepté de poser auprès de deux musulmans lors de son récent voyage au Moyen-Orient – « Obama finally found a Muslim with whom he’s willing to be photographed« , comme l’écrit la percutante chroniqueuse « libérale » (au sens étatsunien du terme) du New York Times, Maureen Dowd.

Tout d’abord, le mari de cheikha Ghania, a.k.a. « the Playstation King« , le roi Abdallah II de Jordanie, qui lui a fait montre de ses talents d’homme civilisé en le conduisant lui-même à l’aéroport.

Ensuite, Abou Mazen (tout commentaire superflu).

Ah, ça fait plaisir, non?

Dan Gillerman, ambassadeur d’Israël partant: « we are better than most of the world »


Le chef de la mission israëlienne auprès de l’ONU à New York, Dan Gillerman, est venu au terme de son mandat et est parti sous les vivats de la foule des journalistes étatsuniens et diplomates arabo-musulmans réunis pour célèbrer son départ. L’ambassadeur pakistanais a sans doute épuisé quelques paquets de kleenex, de même que l’ambassadeur palestinien:

Gillerman is considered « a man of people », of small gestures and laughs. He turned on his personal charm on quite a few ambassadors, including those representing countries which have no diplomatic relations with Israel – and even envoys of hostile countries. His first target was Pakistan’s UN Ambassador Munir Akram – a relationship which eventually led to a public foreign ministers’ meeting.

« The Pakistani ambassador was very close to (Pakistani President Pervez) Musharraf, » he recalls in a farewell Ynet interview. « Our first meetings were at shady bars and hidden hotel rooms. He was really afraid that we would be discovered. Overtime, the friendship burst out. He was at our house and we visited their house, we went out together. It turned into a real friendship.

Le Maroc – qu’il a officiellement visité en 1994 – est considéré par lui comme un pays ami (1):

He still refuses to talk about various meetings and discussions he held in the corridors of global diplomacy. He agrees to speak about the relationships he developed with his colleagues from Oman, Morocco and Qatar.

L’idée qu’il se fait de son pays est en tous points conforme à celle de l’idéologie officielle de son pays, et ira droit au coeur des autres pays concernés:

« I know I’m representing a country which is much better than most of the UN members. A country which contributed to the world, not only to itself, more than most of the others. This is why it was important for us to bring to the UN Israeli knowledge in areas like desertification and agriculture, rather than just being a delegation dealing only with the conflict issue. »

Vous savez quoi? Il a raison. Peu d’autres Etats membres de l’ONU font mieux qu’Israël, notamment dans ce secteur-là:

IN ANY CONFLICT, the death of innocent noncombatants is deplorable, and lamented by all. It is the death of children, however, that troubles us the most, for children are seen to be innocent in a way adults are not…

(1) Au même titre que l’Egypte de Moubarak et la Tunisie de Benali:

« Egypt is a victim of this attack and we have great sympathy, » he said. « Egypt is just another moderate Arab government just like Morocco, just like Tunisia, who is suffering because of its moderation at the hands of these extremists and fundamentalists who must be eradicated. »

Les crimes passionnels mieux acceptés par l’opinion générale française que par les musulmans français

C’est pas moi qui le dit, mais la zaouia islamo-gauchiste étatsunienne Gallup:

S’agissant des soi-disants crimes d’honneur (terme qui désigne le fait pour une personne d’origine musulmane de tuer sa femme ou sa fille pour des raisons liées à la vie sexuelle ou sentimentale de cette dernière – quand les mêmes faits sont commis par un Slovène ou un Finlandais d’origine luthérienne ou taoïste, il s’agit de crime passionnel), les différences sont tout aussi négligeables, et pas loin de la marge d’erreur propres aux sondages:

Et sur la peine de mort, dans chacun des pays européens interrogés par Gallup – Allemagne, Royaume-Uni et France – les musulmans interrogés sont moins nombreux que le reste de leurs concitoyens à considérer la peine de mort comme moralement acceptable:

Sans commentaire!

« I prefer Mediterraneanism to Arabism »

Voici ce que dit David Kimche, ancien diplomate et responsable du Mossad:

As an Israeli, I naturally prefer to see some of the Arab countries looking toward the Mediterranean than having them as part of an all-Arab bloc. I prefer Mediterraneanism to Arabism.

Il n’est pas le seul, mais il est sans doute unique dans la candeur de ses aveux: Méditerranée opposée au « monde arabe » (1), ou plutôt au « panarabisme », dont on conçoit fort bien qu’il déplaise fortement à un ancien haut fonctionnaire israëlien. Il y aurait une étude intéressante à faire sur l’idéologie méditerranéenne dans le discours médiatique et politique de certains pays, tels le Maroc, la Tunisie ou la France. Comme l’écrit Anne Ruel:

« Non, la Méditerranée ne va pas de soi, tant il est vrai qu’elle résulte d’une construction de l’esprit, notamment de la part des géographes et des historiens, autant sinon plus que des « données objectives ». Et si la démarche scientifique et rationnelle participe à cette construction, l’imaginaire a eu lui aussi son mot à dire ».

La Méditerranée ne va tellement pas de soi qu’elle est même discutée d’un point de vue inattendu pour le profane, celui de la géographie. Et de fait l’apparition de cette notion, surtout présente dans l’espace linguistique francophone – j’ai quelques livres et brochures des années 30 et 40, datant donc de la période coloniale – ne peut être séparé du contexte de colonisation/décolonisation. Pour citer l’historienne française Anne Volery-Lazghab:

Pour ces Journées d’études je suis sortie en partie de mon sujet de thèse. En fait j’ai interrogé une de mes sources, une revue publiée à Paris entre 1957 et 1963, dans le cadre de ce questionnement sur l’historiographie qui nous réunit ici. Il y a plusieurs façon de poser un questionnement historiographique. Et j’ai voulu m’intéresser, par rapport à cette source que je devais utiliser pour mon travail personnel, à l’influence du contexte sur les écrits. J’ai donc pensé historiographie comme tentative de mettre en évidence des schémas de pensée, des représentations de l’histoire, transparaissant dans des écrits de chercheurs, d’essayistes, de journalistes à une époque donnée. Et j’ai donc pris comme objet cette revue, car une revue peut être représentative d’un certain milieu intellectuel et de son point de vue sur son époque. Dans cette optique, je me suis arrêtée plus particulièrement sur la manière de traiter les décolonisations et le nationalisme arabe dans cette revue s’intitulant Etudes Méditerranéennes, créée en pleine guerre d’Algérie par des intellectuels vivant à Paris originaires des deux rives (français en majorité mais aussi Algériens, Tunisiens ou Egyptiens), et qui, pour certains d’entre eux, se caractérisent par une double appartenance : né au sud de la Méditerranée mais de culture occidentale.

Je vais revenir plus en détail sur le projet éditorial de cette revue et sur les caractéristiques de son comité de rédaction. Je montrerai ensuite comment ce groupe d’intellectuels exprime à travers les articles publiés dans la revue un rapport ambigu aux décolonisations et une gêne certaine vis-à-vis du nationalisme arabe et comment, à travers un projet d’ensemble méditerranéen qu’ils veulent mettre en place, ils essayent de réinventer des liens Nord/Sud sauvegardant une certaine conception des rapports Orient/Occident.

Une citation d’époque, relevée par Anne Volery-Lazghab, illustre assez bien ce discours méditerranéen:

Dernier article que je citerai, sur ce rôle de l’Occident toujours, mais à un autre niveau. Il s’agit d’un texte sur la Tunisie, écrit par un journaliste, Henry de Montety. L’article est précédé de quelques lignes élogieuses de la rédaction sur l’auteur et sur le texte. Or celui-ci tient un discours digne du plus pur orientalisme du 19è siècle et il est très méprisant vis-à-vis de la civilisation arabo-musulmane. L’auteur y explique le brillant avenir qui s’ouvre à la Tunisie indépendante du fait que celle-ci a su entrer dans la modernité occidentale représentant l’évolution de l’humanité : «La Tunisie appartenait à la nappe de civilisation musulmane, rameau de la pensée méditerranéenne, nourri d’une sève très voisine de celle-ci qui a alimenté la civilisation gréco-chrétienne, mais rameau latéral et oriental qui avait cessé de croître et se déssechait, tandis que la pensée gréco-chrétienne poussait les peuples d’Occident à la cime de l’évolution. Par un effort d’ «anastomose» dû à un resserrement de l’humanité dans les temps contemporains (…) la sève occidentale s’est infiltrée dans le monde musulman et nous voyons chacun des peuples qui le compose s’élancer vers l’avenir commun. Dans cette gerbe d’évolution des peuples musulmans, les plus avancés sont ceux qui, par la domination ou par les relations, se sont trouvés le plus pénétrés des conceptions occidentales : Liban-Syrie, Egypte, Turquie – tous baignant dans la Méditerranée. L’Arabie, le Pakistan, la Malaisie, restant engourdis par leur sève orientale» (Etudes Méditerranéennes n°3, «Le jaillissement occidental de la Tunisie», p. 58).

Conclusion de l’historienne:

Le thème de la Méditerranée est omniprésent dans la revue. A travers lui, c’est la question des liens à préserver et à reconstruire entre les deux rives après les décolonisations qui est posée. A la lecture des discussions et des études sur ce projet que publie la revue, on voit peser le poids des représentations que nous venons de voir : c’est bien un ensemble sauvegardant une certaine conception des rapports Orient/Occident qui est mise en avant

Je ne prétends bien évidemment pas que le discours idéaliste voire idéologique sur la Méditerranée aujourd’hui, qui se retrouve chez des personnes d’horizons idéologiques et culturels disparates, est la reproduction pure et simple de cette nostalgie coloniale édulcorée, mais l’implication idéologique de ce discours ne doit pas être ignorée, alors même que l’approche idéologique panarabe ou panislamique est quant à elle explicitement relevée et dénoncée, y compris dans des publications à prétentions académiques. Toutes les idéologies doivent être soumises à critique, et pas seulement celles qui nous déplaisent…

PS: Vous connaissez la célèbre introduction au 18 brumaire de Louis Bonaparte de Marx: « Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce« . En songeant à l’Union pour la Méditerranée, et en lisant l’article d’Anne Volery-Lazghab, je me dis que le père Marx n’avait pas toujours tort:

Remise dans un contexte politico-stratégico-économique, la Méditerranée apparaît très nettement comme un enjeu pour les Etats occidentaux. Ainsi un article publié dans le n°4 qui est une table ronde autour de l’idée de «Pacte méditerranéen» lancée par Félix Gaillard, président du Conseil, laisse entrevoir la volonté d’intégrer, par ce pacte, le Maghreb dans un prolongement de l’OTAN pour faire face aux liens entre Nasser et l’URSS. Ce que ne peuvent accepter les pays maghrébins.

Pourquoi tant de pudeur, Pierre Assouline?

CORRIGENDUM: Une brochure légendaire de la LCR mettait en garde contre une vision policière de l’histoire. Effectivement, j’aurais dû voir que les commentaires sous le post d’Assouline étaient scindés en deux, et que le mien y figure toujours. Sans commentaire…

Le critique littéraire beidaoui Pierre Assouline n’aime pas le philosophe rbati Alain Badiou, et réciproquement. Le premier, sur son blog, s’était offusqué de ce que le second avait comparé Son Excellence le Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, à « l’homme aux rats« . Assouline en avait profité pour faire la remarque suivante:

La dernière fois dans ce pays qu’on a ainsi comparé des hommes à des rats, c’était, voyons, en 1942 dans un documentaire de propagande sur le péril juif.

Badiou a eu beau jeu de souligner, dans une tribune du Monde, que « l’homme aux rats« , du nom d’un patient de Freud, était une notion psychologique bien connue, et qu’Assouline avait sans doute voulu utiliser la figure de rhétorique connue sous le nom de reductio ad hitlerum une fois de trop:

Les ennemis de toute politique autre que celle qu’ils nomment très à tort « démocratie », vu qu’elle est, de notoriété publique, le pouvoir d’une maigre oligarchie de dirigeants d’entreprise, de détenteurs de capitaux, de politiciens consensuels et de stars médiatiques, ont inventé depuis quelques années un truc dont ils usent maintenant contre quiconque leur déplaît: insinuer qu’il est antisémite. J’ai l’honneur d’être flanqué de vrais professionnels de cette insinuation.

Badiou poursuit:

Quelqu’un de très modérément cultivé sait aussitôt que j’entrelace ici, non sans une subtilité rhétorique qui mériterait des éloges, la métaphore des rats qui quittent le navire, la légende du joueur de flûte qui entraîne les rats hors de la ville, et le cas, décrit par Freud, de « l’homme aux rats » comme exemple type de l’obsession. M. Assouline est-il cultivé ? Il sait en tout cas où il veut en venir. Depuis la dernière guerre et les nazis (suivez mon regard), proclame-t-il, personne n’a plus traité qui que ce soit de rat.

Assouline a répliqué hier soir sur son blog:

Un certain Alain Badiou me cherche querelle. Le fait qu’il soit natif de Rabat et moi de Casablanca n’en est pas la cause, nous ne sommes pas si sectaires (quoique, à la réflexion, les rbatis ne sont pas des gens comme nous). Rassurez-vous, je ne suis qu’un prétexte, son but à peine dissimulé étant de relancer par une vaine polémique qui n’abusera personne…

Puis il affirme de manière assez difficilement soutenable la chose suivante:

M. Badiou croit que je veux absolument faire de lui un antisémite. Même pas ! On connaissait déjà le juif imaginaire, catégorie brillamment conceptualisé naguère par Alain Finkielkraut. On découvre désormais avec M. Badiou l’antisémite imaginaire. Celui qui aimerait bien en être afin de tenir son rang au club des proscrits, la dernière posture intellectuelle appelée à devenir très tendance ; on peut être assuré qu’elle ne fera qu’ajouter à la confusion des idées s’agissant de ce que M. Badiou désigne comme ”le truc de l’antisémitisme”, expression destinée certainement à connaître une belle fortune.

Or, dans son premier post, Pierre Assouline avait bien écrit « la dernière fois dans ce pays qu’on a ainsi comparé des hommes à des rats, c’était, voyons, en 1942 dans un documentaire de propagande sur le péril juif« . Le rbato-beidaoui que je suis doit être définitivement perdu à l’entendement de la langue française, mais il me semble bien que cette phrase sous-entendait une assimilation des propos de Badiou à ceux des pétainistes antisémites sous l’occupation…

Passant par hasard sur le blog de Pierre Assouline, j’ai laissé un commentaire – numéro 9 je crois alors, juste après celui, sarcastique, d’un autre Marocain. Je n’ai malheureusement pas archivé ce que j’avais écrit, et ne le retrouve pas, parce que ce commentaire a été supprimé du blog d’Assouline. De mémoire, et je vous jure sur le fanion du Raja que je n’ai retranché aucune injure ou insulte hypothétique, voici ce que j’écrivais. Je vous laisse juge de savoir si cela méritait la poubelle:

Je suis beidaoui de coeur, mais suis plutôt convaincu par Alain Badiou que par vous, et sans doute parce que vous avez tort. Vous affirmez ainsi: « M. Badiou croit que je veux absolument faire de lui un antisémite. Même pas ! ».

Dans votre post précédent sur Badiou, vous écriviez ceci: « la dernière fois dans ce pays qu’on a ainsi comparé des hommes à des rats, c’était, voyons, en 1942 dans un documentaire de propagande sur le péril juif ». Ces deux assertions étant incompatibles, laquelle des deux récusez-vous?

Ceci donne une certaine saveur à cette polémique…

Barbarie à Naples

Pourriez-vous continuer à vous bronzer et à vous baigner en présence de deux cadavres? Le fait que ces deux cadavres soit d’une ethnie que d’aucuns estiment inférieure – les roms – changerait-il quelque chose à votre réponse?

Jugez-en – les pieds qui dépassent de dessous les serviettes de bain appartiennent à Violetta et Cristina Ebrehmovich, deux jeunes fillettes de 12 et 11 ans, accessoirement d’origine rom, mortes noyées au bord d’une plage de Naples, dans l’indifférence quasi-générale des estivantscertains avaient cependant tenté de les sauver.

La grand-mère des deux fillettes dit fort justement (sur un excellent blog rom hébergé par la Tribune de Genève):

Vous pouviez respecter leur mort et vous ne l’avez pas fait. C’est vous qui êtes malades!

La mère n’est pas en reste:

Violetta se sentait italienne, comme toutes les jeunes de son âge, elle rêvait de devenir une star. Devant son miroir, elle dansait. Elle se sentait italienne, mais elle est morte comme une rom.

L’indifférence n’est bien évidemment pas générale:

C’est cette indifférence que dénonce l’archevêque de Naples, Crescenzio Sepe, dans La Repubblica, qui a publié ces photos terribles, lundi 21 juillet. « Ces images, dit le prélat, font encore plus mal à Naples que celles de ces derniers mois de la crise des déchets. »

Mais on peut se demander qui est le plus barbare, les baigneurs indifférents ou le gouvernement italien, qui, dans une mesure digne de l’apartheid sud-africain ou israëlien, prépare une loi visant le fichage, y compris les empreintes digitales (dans sa délicatesse, le gouvernement a décidé d’en exempter les mineurs), des seuls roms – du moins ceux habitants des campements non-reconnus:

Après ceux de Naples et de Milan, les habitants des camps nomades de Rome vont aussi être fichés. Dans la capitale italienne, ce sont les opérateurs de la Croix-Rouge, avec le soutien de médiateurs culturels, qui sont chargés de faire le recensement. Celui-ci doit débuter dans l’un des 50 camps sauvages de la ville au cours de la semaine.

Touché au vif par les reproches justifiés de mesure raciste sur le recensement des roms et notamment le relevé des empreintes digitales, le gouvernement italien a décidé de généraliser les empreintes digitales à tous les Italiens, les empreintes devant figurer sur la carte d’identité à compter de 2010 (pour rappel, cette mesure existe déjà au Maroc).

Berlusconi et la Lega Nord n’existent pas dans un vide politique – rappelons que Berlusconi a été élu, pour la troisième fois, et donc en pleine connaissance de cause. La xénophobie qui se dégage de son gouvernement, et cet incident estival, ne sont pas fortuits:

Une récente enquête d’opinion nationale a révélé que 68 % des Italiens estiment nécessaire de raser les campements Roms voire d’en expulser ses habitants. 160 000 personnes seraient ainsi reconduites à la frontière, la moitié possédant pourtant un passeport italien. Ces résultats répondent aux récents actes de violence répertoriés à la périphérie de Naples.

Après une tentative d’enlèvement d’un nourrisson par une jeune tzigane, d’intenses incidents ont éclaté dans des campements de Roms à Ponticelli, contraignant les Roms à se réfugier dans le plus grand camp, protégé par la police, pendant que leurs baraques étaient incendiées.

C’est le départ immédiat des Roms que souhaitent les Napolitains qui les accusent de divers délits et d’être ainsi un facteur d’insécurité. Selon le directeur de l’organisation de défense des droits de l’homme Every One, Matteo Pecoraro, «Cette hostilité est le résultat d’un langage enflammé et d’un climat général créé par le nouveau gouvernement, mais aussi par le précédent».

Le Soir Echos Watch – le PJD, « une discipline digne du parti nazi »…

Le style éditorial du Matin du Sahara, de l’Economiste fait tache d’huile au sein de la presse marocaine francophone. Dans Le Soir Echos – mieux inspiré d’habitude – de ce lundi 21 juillet, on a pu lire ceci dans l’article « Choses vues au congrès du PJD« , publié à la page 3 du quotidien:

Plus qu’un congrès, la sixième messe du PJD ressemble surtout à un mégashow à l’américaine… les moyens techniques en moins. La salle couverte est archicomble. Les personnes présentes sont cependant d’une discipline digne du parti nazi.

Pourtant, ni avant, ni après cette allusion au NSDAP, ne figurent cependant dans l’article des déclarations de personnes représentant le PJD ou présentes au congrès appelant à un génocide, à une législation raciale ou à l’aryanisation de l’économie marocaine…

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