Endoctrinement


Il n’y a pas d’âge pour l’endoctrinement. Même si cet endoctrinement est fortuit. Je regardais «Carnets de voyage» du réalisateur brésilien Walter Salles, tiré du fameux «Voyage à motocyclette» d’Ernesto «Che» Guevara ainsi que du livre de souvenirs «Con El Che por America latina» de son comparse Alberto Granado, sur mon laptop. Tout d’un coup, au milieu du film, qui dure deux heures, mes filles, trois et six ans, m’ont rejoint et se sont assises sur mes genoux. Si la benjamine a trouvé mieux à faire après un quart d’heure, l’aînée a suivi le film, passionnée, posant des questions sur le malade (El Che était asthmatique) et sur chaque scène du film, et j’ai pu distiller la vulgate stalino-maoïste selon laquelle il faut aider plus pauvre et plus malchanceux que soi.

L’endoctrinement prend. L’aînée m’a demandé aujourd’hui quand est-ce qu’elle pourrait revoir le film dès le début…

%d blogueurs aiment cette page :