The Moroccan Memories in Britain – projet sur l’émigration marocaine au Royaume-Uni

Merci à Issandr pour le tuyau – l’émigration marocaine vers le Royaume-Uni est peut-être la plus ancienne en Europe, puisqu’elle date des commercants fassis qui s’étaient installés à Manchester vers le milieu du XIXeme:

The Moroccan Memories in Britain, a project funded by the Heritage Lottery Fund and organized by the Migrant and Refugee Communties’ Forum (MRCF), has collected more than 100 life histories across Britain depicting the experiences of three generations of British-Moroccans. The interviews will be deposited at the British Library Sound Archive. This is an important project as it brings to life the stories and the interconnected relations between Morocco and Britain that hasn’t been documented until now.

As part of the project, we will be having a national touring exhibit, beginning with a launch at the British Library on Monday 1st of December 2008. This exhibit will travel within London, St. Albans, Crawley, Trowbridge, Manchester and finishing in Edinburgh.

Also, there is a documentary about the project being filmed by award-winning filmmaker Saeed Taji-Farouky. The Moroccan Memories project is the brain-child of Dr. Myriam Cherti, a leading expert on the British-Moroccan community who has recently published a book through the Amsterdam University Press entitled Paradoxes of Social Capital: A Multi-Generational Study of Moroccans in London.

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Regarding the launch, we have enclosed a press release and dates when the exhibition will be travelling. If you could please circulate this among your newsgroup we would like to see those interested at furture events.

For more information about the project, please visit our website which is listed down below this message.

Looking forward to your response.

Best wishes:
Sanaz


Moroccan Memories in Britain
Migrant and Refugee Communities Forum
2 Thorpe Close, London W10 5XL

Tel: +44(0)20 8962 3045
Fax: +44(0)20 8986 1692

www.moroccanmemories.org.uk

Maintenant je me rappelle pourquoi je ne suis plus abonné à The Economist

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Via The Angry Arab, j’ai lu cette recension d’un livre de deux auteurs sionistes, parue dans The Economist. On aurait pu, en ne connaissant pas la source, que l’article était tiré du Jerusalem post ou du Washington Post, mais non, c’est de The Economist. Il faut que le foreign editor, Peter David, est un farouche – et rusé – partisan d’Israël. Il n’est pas isolé – le talentueux John Micklethwait, ancien US editor devenu editor de cet hebdomadaire, est aussi objectif vis-à-vis de Bush et des néo-cons que Samira Sitaïl, Nadia Salah, Hamid Berrada ou Fahd Yata au sujet des sérieux problèmes démocratiques que connaît le Maroc. Un journaliste de The Economist m’a raconté une soirée de discussion passée avec David à discuter du rapport Peel et de l’immigration en Palestine entre 1936 et 1948 – puis l’avoir rencontré par hasard en couvrant une activité du très néo-con American Enterprise Institute.

Revenons-en à l’article de The Economist:

Jewish and democratic
Oct 23rd 2008
From The Economist print edition

Two Israeli academics offer a robust and timely defence of the Zionist idea
IT IS a little sad that Alexander Yakobson and Amnon Rubinstein felt the need to write this book. Is it really necessary, 60 years after Israel’s birth, to argue the Zionist case all over again? Alas, yes.

(…)
Mr Yakobson and Mr Rubinstein are both Israelis, the former a historian, the latter a professor of law who served in the cabinet of Yitzhak Rabin. In rebutting the arguments of Mr Judt and others, their aim is not to whitewash Israel. They strongly oppose the colonisation of the West Bank and admit that, in practice, Israel’s treatment of its Arab citizens has fallen far short of the standard that should be demanded of a liberal democracy. But however deficient the practice, they say, there is no reason in principle why Israel cannot be both a Jewish state and a democracy whose non-Jewish citizens enjoy full civil equality. On the contrary, they insist, it is those who do not accept the legitimacy of a Jewish state who undermine the principle of equality, by denying to the Jews the right of self-determination they extend to others.

This book is being sold at a silly price. It is not an enjoyable read, and certainly not a light one. Its arguments are dense, dry and legalistic. But it is an important book, whose ideas deserve to be widely heard. By the end the authors have constructed a methodical defence not only of the Zionist idea but also of the two-state solution in Palestine, an idea which—six decades after the UN’s partition resolution of 1947—is losing the support of some intellectuals but is still the most plausible way to reconcile the Jews and Arabs of Palestine.

Et je me souviens comment j’avais appelé le service abonnement de The Economist, en 2002 ou 2003, pour résilier mon abonnement, déclarant, à la question de l’employé à l’autre bout du fil pourquoi j’avais fait ce choix, que la ligne éditoriale du magazine sur la Palestine et l’Irak m’étaient devenus physiquement insupportables. Depuis, je l’achète de temps en temps, me disant que finalement, peut-être, vu la qualité du magazine, qu’il me faudrait reprendre l’abonnement, et c’est alors que je tombe sur une apologie de Bush ou d’Israël, et que je retourne à la case départ (je ne suis pas le seul)… Ces déniaisements répétitifs sont en tout cas utiles.

« I’ll give it to you in one word: Israel »

Toujours dans la biographie de Rumsfeld dont je vous ai parlé, j’ai trouvé un autre joyau. Il m’a surpris, et ce n’est pas tant la réponse que la question, posée par Bush 43 à Bush 41 en 2006, laquelle question dénote un niveau d’inculture politique qui fait passer Sarah Palin pour une érudite, et qui étonne en dépit de l’inculture et de la bêtise avérées de Bush 43:

Notwithstanding this episode (1), Bush 43 still sometimes drew on his father’s wide knowledge of the world. Though he refused to read newspapers, he was aware of criticism that his administration had been excessively beholden to a particular clique, and wanted to know more about them. One day during that holiday, according to friends of the family, 43 asked his father, « What’s a neocon?« .
« Do you want names, or a description? » answered 41.
« Description« .
« Well« , said the former president of the United States, « I’ll give it to you in one word: Israel« . (p. 219)

Ceci étant, la réponse est pas mal, même si sans nuance – si non è vero è ben trovato.

(1) Andrew Cockburn décrit comment Bush 41 remet, lors des vacances à la résidence d’été familiale de Kennebunkport l’été 2006, une note exhaustive de Brent Scowcroft et James Baker à Bush 43, relative aux défauts majeurs de la politique étrangère de Bush 43. Bush l’avait dédaigneusement écartée et était sorti en claquant la porte.

« Do you speak Arabic? » « Yes, fluently » « Too bad! »

Andrew Cockburn est un excellent journaliste, de la famille Cockburn qui a également donné Claud (le père, cousin d’Evelyn Waugh, l’auteur de « Brideshead revisited« ) ainsi que Patrick et Alexander (les frères), et sans compter Leslie (sa femme) – smalla progressiste d’origine irlandaise que vous retrouverez – entre autres – sur le site de Counterpunch.

D’Andrew Cockburn, j’ai lu « The Threat: Inside the Soviet Military Machine« , un extraordinaire livre sur l’armée rouge (il date de 1983) et qui, en plein regain de la guerre froide sous Reagan, démontrait que l’armée rouge était affligée de tant de carences qu’elle n’était en rien la machine de guerre invincible présentée par la propagande reaganienne et reprise par les mainstream media d’Europe occidentale. J’ai également lu « Out of the Ashes: The Resurrection of Saddam Hussein« , consacré à la survie et à la résurrection de Saddam Hussein après la deuxième guerre du Golfe (1991), et je viens de terminer son excellente biographie de Donald Rumsfeld (« Rumsfeld: his rise, fall, and catastrophic legacy« ), parue en 2007 (1).

Bref, cette biographie, brève (224 pages) et fondée sur des sources généralement anonymes, apporte un éclairage très intéressant sur la carrière de Rumsfeld – il fût chief of staff du président Ford (précédant Dick Cheney à ce poste) puis secretary of defense (il fût le plus jeune à ce poste sous Ford, avant de devenir le plus vieux sous Bush jr). Elle contient de nombreuses anecdotes, dont une savoureuse qui concerne un confrère bloggeur, le colonel (en retraite) de l’US Army Special Forces (les fameux bérets verts) Pat Lang, qui fût le premier professeur d’arabe à West Point et ancien responsable des renseignements militaires (DIA).

Le blog de Pat Lang, « Sic semper tyrannis« , est un de mes favoris: l’auteur, ancien militaire donc, est un conservateur, du sud (Virginie), auteur de livres d’histoire militaire sur l’armée confédérée, bref un républicain réaliste façon George H. W. Bush sr ou James Baker ou démocrate du type de Zbigniew Brzezisnki. Très critique vis-à-vis de la politique étatsunienne au Moyen-Orient y compris en Palestine et en Iran (à souligner que cela le distingue de nombre de libéraux, au sens étatsunien du terme, qui reprochent surtout à l’invasion de l’Irak d’avoir mal tourné, et pas tant le principe même d’une invasion), il a une saine détestation des néo-cons, qu’il qualifie dans son blog de « jacobins« . Ce n’est donc pas vraiment un bobo buvant du café latte entre un cours de yoga, une virée à IKEA et une pétition pour le mariage homosexuel en Iran.

Voilà donc l’anecdote que raconte Andrew Cockburn:

Feith himself made it clear that he was prepared to work only with the ideologically committed. « He’s not one of us », he would declare in rejecting the advice of one of the career staff he had inherited. Colonel Pat Lang, a retired Defense Intelligence Agency specialist who had formerly served as the chief DIA officer for the entire Middle East, was interviewed by Feith for a possible position.

« I see you’ve spent a lot of time in the Middle East, said Feith, leafing through Lang’s résumé. « Do you speak Arabic? ».

« Yes, fluently », replied Lang, happy to have this asset noted.

« Too bad, said Feith, apparently convinced that such a skill automatically damned as a biased « Arabist ». (Andrew Cockburn, op. cit., pp. 106-107)

La même histoire est rapportée par le colonel Pat Lang lui-même, après la publication du livre:

It was at the beginning of the first Bush term. Lang had been in charge of the Middle East, South Asia and terrorism for the Defense Intelligence Agency in the 1990s. Later he ran the Pentagon’s worldwide spying operations.

In early 2001, his name was put forward as somebody who would be good at running the Pentagon’s office of special operations and low-intensity warfare, i.e., counterinsurgency. Lang had also been a Green Beret, with three tours in South Vietnam.

One of the people he had to impress was Feith, the Defense Department’s number three official and a leading player in the clique of neoconservatives who had taken over the government’s national security apparatus.

Lang went to see him, he recalled during a May 7 panel discussion at the University of the District of Columbia.

“He was sitting there munching a sandwich while he was talking to me,” Lang recalled, “ which I thought was remarkable in itself, but he also had these briefing papers — they always had briefing papers, you know — about me.

“He’s looking at this stuff, and he says, ‘I’ve heard of you. I heard of you.’

“He says, ‘Is it really true that you really know the Arabs this well, and that you speak Arabic this well? Is that really true? Is that really true?’

“And I said, ‘Yeah, that’s really true.’

‘That’s too bad,” Feith said.

The audience howled.

“That was the end of the interview,” Lang said. “I’m not quite sure what he meant, but you can work it out.”

Feith, of course, like the administration’s other Israel-connected hawks, didn’t want “Arabists” like Lang muddying the road to Baghdad, from where — according to the Bush administration theory — overthrowing Saddam Hussein would ignite mass demands for Western-style, pro-U.S. democracies across the entire Middle East.

Pour ceux qui se posent la question, ledit Feith est bien celui décrit par le général Tommy Franks, qui commanda les troupes étatsuniennes en Afghanistan et en Irak, comme « the fucking stupidest guy on the face of the earth« , ce qui, vu la rude concurrence à Washington DC ces derniers temps, n’est pas loin de constituer un exploit.

(1) Voir aussi une bonne critique du livre ici.

Obama, Newsweek et le « président d’Espagne »

On a reproché à Bush 43 ses « bushisms« , et à Sarah Palin ses « palinisms » et son inculture encyclopédique. On a guère lu ou entendu parler de gaffes à mettre au débit d’Obama.

En lisant l’excellente série de Newsweek sur la campagne présidentielle, je suis tombé, au chapitre 6 consacré aux débats présidentiels, sur un passage intéressant, relatif à la préparation par Obama de ces débats:

Obama was instructed to point out that McCain was so averse to personal diplomacy that he had declined to meet with the president of Spain. Obama can be a little bloodless and dull in his preternatural calm, but his goofy side showed up at debate prep. He would appear very somber and emphatic when he accosted Craig/McCain for refusing to speak to the president of Spain. « You wouldn’t even talk to the president of Spain! » he would intone with mock gravity. Then he would begin to giggle.

Président d’Espagne? Je sais que Mc Cain est âgé, mais last time I checked, le dernier président espagnol avait cessé d’exercer ses fonctions en 1939… Et ni Obama, ni ses conseillers, ni Newsweek ne l’ont relevé…

Yassine Belassal condamné, mais il ne retournera pas en prison

Appris à l’instant via Larbi:

Un lycéen marocain supporteur du club de football de Barcelone a été condamné mercredi en appel à Marrakech (sud) à un an de prison avec sursis pour « offense au roi », au lieu d’un an de prison ferme en première instance, a-t-on appris auprès de l’un de ses avocats.
La cour d’appel de Marrakech (sud) a confirmé la condamnation de Yassine Belassal mais en limitant sa peine à un an de prison avec sursis, a indiqué mercredi à l’AFP Me Mustapha Rachidi.

Yassine Belassal, élève de terminale scientifique à Aït Ourir (sud), avait été condamné en septembre par le tribunal de première instance de Marrakech (sud) à un an de prison et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros) pour « offense au roi ».

Devant la cour d’appel de Marrakech, Yassine Belassal a reconnu avoir écrit sur le tableau de sa classe « Dieu, la Patrie, le Barça » au lieu de « Dieu, la Patrie, le Roi », la devise officielle du royaume, tout en niant avoir voulu offenser le roi du Maroc, a-t-on appris auprès des avocats de la défense.
Le 29 octobre, le jeune homme avait bénéficié de la liberté provisoire et quitté la prison civile de Marrakech.
Cette affaire a été très suivie par la presse espagnole et le club de Barcelone de football, qui avait décidé de soutenir son jeune supporteur marocain.
« Yassine n’a pas été acquitté. Une peine de prison ferme a été remplacée par la même peine en sursis dans une affaire qui touche à la liberté d’expression », a déploré Khadija Riadi, présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).
« Nous dénonçons ce jugement inéquitable et réclamons l’acquittement de Yassine Belassal par la Cour suprême », a-t-elle dit à l’AFP.
« Le verdict a été sévère. L’acquittement aurait été une sortie honorable dans cette affaire », a déclaré de son côté à l’AFP Amina Bouayache, présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH). « Nos avocats ont été chargés par la famille et par Yassine, aujourd’hui majeur, d’aller en cassation », a ajouté Mme Bouayache.

Mon avis personnel: vu les incertitudes entourant ce dossier, et même si cette condamnation figurera dans son casier judiciaire avec les conséquences dommageables que cela peut avour pour lui (emploi, passeport), cela aurait pu être pire. Il ne reste plus à l’Office du tourisme qu’à l’utiliser dans ses posters sur « le Maroc, pays qui fait grandir l’âme« …
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Israel and European fascists, or with enemies like that who needs friends…

Frank Vanhecke est parlementaire européen du parti post-fasciste belge – flamand plutôt, puisqu’il est séparatiste – Vlaams Belang, qui est le nouveau nom du Vlaams Blok (le parti dût changer de nom en 2004 pour garder son financement public par l’Etat belge suite à une décision de justice le déclarant non-démocratique – eh oui, l’Etat belge finance un parti qui souhaite sa disparition). Le Vlaams Blok fût fondé par Karel Dillen, ancien SS et nationaliste flamand ultra. Le Vlaams Belang, malgré des tentatives désespérées de se couper de son nazisme et antisémitisme initial pour se cantonner dans une xénophobie et une islamophobie finalement mieux acceptées, garde les stigmates du passé, indélébiles, en dépit des bonnes relations maintenues depuis des années entre ce parti et l’influente communauté juive anversoise.

Comme l’extrême-droite de la plupart des pays européens, le Vlaams Belang est traversé par une lutte interne intense entre pragmatiques – qui souhaitent se cantonner dans une xénophobie et une islamophobies lights, compatibles finalement avec une frange importante de l’opinion européenne, tout en souhaitant en finir avec l’embarassant fétichisme du passé fasciste, nazi et antisémite – ces fétiches impliquant une quarantaine politique absolue, contrairement à la xénophobie ou à l’islamophobie – ainsi, le Dansk Folkeparti, parti danois fortement xénophobe et surtout islamophobe, fait partie de la majorité parlementaire du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen. En Italie, les post-fascistes d’Alleanza Nazionale font ménage commun avec Berlusconi et les régionalistes racistes de Lega Nord, tandis qu’en post-fasciste non-repenti a été élu maire de Rome à la tête d’une coalition de droite.

Jusqu’où les post-fascistes sont-ils prêts à aller pour se faire accepter? Jusqu’en Israël (comme la petite-fille du Duce, Alessandra Mussolini, favorable tant à Israël qu’à son grand-père): Frank Vanhecke déclare ainsi au quotidien Haaretz, dans un article intitulé « Belgian far right leader: I am one of Israel’s staunchest defenders« , son amour pour l’Etat sioniste:

« They say I’m antisemitic when the truth is I am one of Israel’s staunchest defenders in the European Parliament. I invite you to read my queries to the European Parliament concerning its unjust treatment of Israel, and about the support the same parliament is giving to Palestinian murderers. »

Vanhecke went on to say he thinks of himself as « a defender of Israel and of the Jewish people, » adding: « Israel stands for the spirit that we stand for; liberty and self-determination« .

Ce n’est pas nouveau: déjà, Filip Dewinter, homme fort du parti, avait appelé l’électorat juif de Flandre, et surtout d’Anvers, à voter pour le Vlaams Belang pour lutter contre l’ennemi commun, l’islam, non sans succès:

Filip Dewinter fait la part des choses...

Filip Dewinter fait la part des choses...

One of the most successful extreme-Right leaders in Europe, Filip Dewinter, recently called on the Jewish public to join his campaign against radical Islam and support his party.

Dewinter heads Belgium’s Vlaams Belang party, which advocates strict limits on immigration and has been denounced as xenophobic.

The politician called Antwerp’s large Jewish community a natural partner “against the main enemy of the moment, radical Islamic fundamentalism,” according to a report in The Independent.

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