Maroc Blog Awards 2009: merci, mais non merci

Je remercie ceux qui m’apprécient et m’ont nominé pour le Maroc Blog Awards 2009 dans la catégorie meilleur blog politique marocain. Je félicite les organisateurs de cette compétition pour leur engagement, leur générosité et leur dynamisme, qui font honneur à la blogosphère marocaine. Leur initiative stimule la blogosphère marocaine et attire sur elle une attention méritée. J’espère qu’elle stimulera l’émulation et la participation accrue des bloggeurs marocains ou s’intéressant au Maroc.

Pour ma part, je refuse humblement et respectueusement toute nomination et toute élection. Je ne cherche aucune reconnaissance. Je ne souhaite en aucune façon participer à ce concours, pour lequel j’ai le plus grand respect et la plus grande estime. Ce n’est pas seulement parce que les circonstances actuelles ne s’y prêtent pas. Je ne participerai pas à la soirée du 31 janvier, à laquelle je souhaite le plus grand succès et la plus grande participation – les échos de la précédente soirée permettent d’augurer d’un succès renouvelé et fort mérité.

Je m’excuse auprès des organisateurs pour les désagréments que cette décision pourrait leur causer. Peut-être aurais-je dû laisser les choses suivre leur cours, sachant que rien ne dit que j’aurais remporté la compétition dans cette catégorie-là. Mais le risque purement théorique m’oblige à annoncer cette décision de cette façon.

Je m’en excuse encore auprès des organisateurs. Je souhaite bon vent aux autres candidats nominés et tout particulièrement, dans la catégorie politique, à Mounir de Moi dans tous mes états, un militant qui démontre que tout n’est pas pourri dans l’USFP chère au souvenir des Marocains. Je demande à ceux qui m’ont nominé ou qui souhaiteraient voter pour moi de bien vouloir respecter mon choix.

14 Réponses

  1. C’est au même moment où je rédige un post sur ce sujet, où je voulais dire la même chose que toi, différemment, pour d’autres raisons, tu as été pionnier, et tu le seras.
    Merci pour le joli témoignage dont tu me fais part, j’en suis gratifié.
    Ma réponse sera publiée sur mon blog, mais elle sera modifiée suite à ton post.

  2. Rien pour voir où ça peut aller, je vais voter pour toi😀

  3. moi j’ai déjà voté :p

  4. Si ça peut consoler.. de ma part, même si vous gagnez je vais continuer à vous lire

  5. Rien ne t’oblige a changer d’avis, ni a briser ton anonymat

    Et rien ne m’oblige a suivre ton souhait
    j’ai donc, voté pour ton blog car c le meilleur tout simplement !

  6. T’a lu mon dernier billet toi !😀

  7. Dommage !

    @Mounir: ne fais pas le coup toi aussi😦
    lol

  8. Merci au blog « https://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/ » d’exister.

  9. J’ai déjà voté, ç’aura été un vote de perdu😛

    Non en fait deux, en comptant Mounir😦

  10. @IK

    Chapeau bas pour l’humilité !
    Pas besoin de vote : tu es le meilleur tout simplement !
    Pour reprendre MOJ : merci d’exister !

  11. mounir: pionnier de l’Union soviétique, avec le foulard rouge, alors… Je te conseille personnellement d’accepter, alors que ton concurrent semble également se retirer – tu pourras faire avancer des revendications dignes de soutien. Penses-y.

    7didane: non merci…

    agharass, simpldspry, peuimporte, annouss, momo, Spy Jones,alibaba: merci.

    Farid: le refus de Michèle Audin a de la gueule, c’est vrai…

  12. Bonsoir Ibn Kafka,

    Tout d’abord, je voudrais vous remercier, et au nom de toute l’équipe, pour vos encouragements et pour l’intérêt que vous portez à l’événement.

    C’est vraiment dommage d’apprendre une telle nouvelle, alors que nous faisons de notre mieux pour réussir l’événement. Un peu déçus certes, et je ne pourrais le nier, mais nous ne pouvons que respecter votre choix que ce soit pour des raisons personnelles ou tout autre.

    Au delà de tout esprit de compétition et de concours, il faut rappeler que l’objectif des Maroc Blog Awards est avant tout de promouvoir cette blogosphère marocaine et de la faire sortir de son cercle fermé.

    Plus de visibilité pour plus d’impact, c’est ce que chacun de nous espère.
    Cet événement est fait par des blogueurs, pour des blogueurs. La soirée est avant tout un lieu d’échange, une sorte de concrétisation de ces liens qui se tissent à travers nos blogs.

    Vous ne partagez peut être pas notre avis, mais je tenais simplement à le partager avec vous et avec vos lecteurs.

    Merci encore une fois,
    Et bon courage pour la suite !

  13. […] Je me suis retiré de la compétition, mais j’aurais tout de même une suggestion aux organisateurs de cette excellente compétition qu’est le Maroc Blog Awards: une mention ou un prix spécial pour Farid. […]

  14. Contraint à la paternité malgré les tests ADN
    Famille . Le Maroc condamne un Français à payer une pension alimentaire pour une fille qui n’est pas la sienne.

    4 réactions
    CHARLOTTE ROTMAN

    C’est un père malgré lui. L’ADN le prouve : Mohammed Bellakhdim n’est pas le géniteur de la fille dont a accouché son ex-femme, en 1996, sept mois et demi après le prononcé de leur divorce (dix mois après leur séparation). La justice française l’a déclaré officiellement. Mais au Maroc, pays d’origine du couple, les juges refusent cet état de fait et ont imposé à l’ex-époux le versement d’une pension alimentaire. Ils le condamnent à être père.

    Mohammed Bellakhdim est français. Toute sa famille vit au Maroc, son père et ses huit frères et sœurs. Lui est venu en 1989 à Montbéliard (Doubs), pour un BTS. Il y a travaillé dans un bureau d’études de dessin industriel, et est aujourd’hui en mission pour Alstom au Creusot (Saône-et-Loire). Sa vie est ici. Il voudrait que les juges français soient les siens. Eux seuls.

    Noce. En 1995, il rencontre une femme de son âge, elle aussi d’origine marocaine. Elle est salariée à Mulhouse (Haut-Rhin). Six mois plus tard, ils se marient. Ils célèbrent la noce avec leurs familles au Maroc. De retour en France, leur union faite «de navettes entre Mulhouse et Montbéliard» ne dure pas. Trois mois après, Mohammed Bellakhdim quitte le domicile conjugal. Si vite ? «Elle commettait l’adultère, je ne suis pas d’une nature à accepter cela», argue-t-il. Il démissionne, repart au Maroc. «Là, elle m’a rejoint, on a essayé de recoller les morceaux.» Sans amertume ni tendresse, il conclut : «C’était impossible. On n’était pas faits l’un pour l’autre.» Ils se quittent définitivement. Lui engage une procédure de divorce, qui aboutit le 2 février 1996. «Un soulagement» pour lui. «Je ne l’ai plus jamais vue. Je ne suis même pas sûr de la reconnaître dans la rue, si je la croisais.»

    Retour en France, Mohammed reprend son travail et sa vie. En 1997, il reçoit une convocation au tribunal pour fixer le montant d’une pension alimentaire. Il apprend ainsi qu’il serait le père d’une fille née en septembre 1996 et qui porte son nom. Sûr de lui, il conteste cette paternité. Le tribunal de grande instance de Mulhouse estime qu’«aucun élément n’est produit de nature à démontrer que l’enfant est reconnu comme l’enfant de Mohammed Bellakhdim dans la société, par sa famille ou par l’autorité publique» et ordonne une vérification ADN. Les tests révèlent «deux systèmes génétiques différents». Le 10 juillet 2000, les juges mulhousiens déclarent que «Mohammed Bellakhdim n’est pas le père de l’enfant». Qui doit prendre le nom de sa mère, cela sera consigné en marge de son acte de naissance. L’ex-mari n’est tenu à aucune obligation juridique à son égard. Chaque année près de 2 000 procédures de ce genre sont engagées.

    Allaitement. La justice marocaine, saisie par l’ancienne épouse, lui donne raison. En mars 2002, le tribunal de première instance d’El Jadida estime que le jugement français «s’est basé sur les analyses du sang pour nier que la fille soit l’enfant du défendeur mais que ceci est contraire à la loi marocaine et à la tradition musulmane». Il stipule que «le droit de descendance est un droit divin à ne pas dispenser ou nier», et prend en compte que «la fille est née dans le délai légal de grossesse qui est une année après le divorce […] d’où il convient de considérer que la fille est la sienne». Reconnu père, Mohammed Bellakhdim doit payer la pension alimentaire (400 dirhams par mois, 35,5 euros), les frais de garde (100 dirhams, 8,8 euros), et d’allaitement (50 dirhams, 4,4 euros), les frais des fêtes religieuses (1 000 dirhams, 88 euros), et ce à partir de septembre 1996. Il devra aussi payer 1 000 dirhams comme «frais de procréation». Enfin, «le père est tenu d’inscrire sa fille aux registres de l’état civil».

    Malgré de nombreux recours, les juges marocains (jusqu’à la Cour suprême, en octobre) ont confirmé ce jugement, estimant la décision française «contraire à l’ordre public marocain». Mohammed Bellakhdim, qui n’a jamais payé, se retrouve en infraction au Maroc. La situation semble bloquée, malgré de nombreux courriers de députés, de gauche et de droite, et des réponses polies des cabinets de Rachida Dati et Bernard Kouchner.

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