Le Maroc rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran

Inutile de faire les choses à moitié: le Maroc vient de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran.

Le Maroc décide de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran
Rabat- Le Royaume du Maroc a décidé la rupture, à partir de ce vendredi, des relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.

Le 25 février dernier, le Royaume du Maroc avait rappelé, en consultations pour une semaine, son chargé d’affaires par intérim à Téhéran, rappelle le communiqué.

La même source précise que le Maroc avait également demandé des explications aux autorités iraniennes qui ont cru devoir singulariser le Maroc, dans le cadre d’une démarche inamicale, et publier un communiqué comprenant des expressions inacceptables, à la suite de la solidarité exprimée par le Maroc, à l’instar de très nombreux pays, à l’intégrité territoriale et la souveraineté du Royaume de Bahreïn.

Le délai d’une semaine ayant expiré, le Royaume n’a reçu aucune explication à ces actes, ajoute le communiqué.

Selon le ministère, cette attitude inadmissible, dirigée contre le seul Maroc, est doublée au demeurant, d’un activisme avéré des autorités de ce pays, et notamment de sa représentation diplomatique à Rabat, visant à altérer les fondamentaux religieux du Royaume, à s’attaquer aux fondements de l’identité ancestrale du peuple marocain et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le Rite Malékite Sunnite au Maroc, dont est le Garant SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine.

Ce type d’actions structurées et soutenues, ajoute le ministère, constituent une ingérence intolérable dans les affaires intérieures du Royaume et sont contraires aux règles et à la déontologie de l’action diplomatique.

Pour l’ensemble de ces considérations, conclut le communiqué, le Royaume du Maroc a décidé la rupture, à partir de ce jour, des relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran.

Dernière modification 06/03/2009 17:57.
©MAP

On notera que le communiqué accuse l’ambassade d’Iran à Rabat de prosélytisme en faveur du chiisme au Maroc, ce qui place le discours dans l’orthodoxie séoudienne la plus parfaite. La menace contre le rite malékite sunnite est placé au centre du communiqué – merci pour nos concitoyens juifs – ce sont des juifs malékites?

On notera par ailleurs qu’il y a quelques années, au lendemain des attentats du 16 mais 2003, c’étaient les salafistes et les wahabbiyines qui étaient visés par ce discours sur l’identité religieuse malékite du Maroc. Ce discours sur l’unicité du culte musulman est d’ailleurs absurde du point de vue de la charia, qui admet la liberté de choix des écoles (celle des chiites est le jaafarisme), point de vue d’ailleurs repris par l’ISESCO dont le siège est à Rabat. Et poser le principe de l’exclusivité du rite malékite est contestable en dehors même du cadre de la charia, car cela nie la liberté de conscience de l’individu. Enfin, si l’Iran, avec sa minorité sunnite (9% de la population), s’avisait d’en faire de même?

Il faut relever que cette très brusque rupture vient après un net rapprochement ces dernières années – les relations irano-marocaines après la révolution de 1979 ont repris surtout depuis 1995, avec la signature d’un accord commercial. Ainsi, sur le site du MAEC, on relève les étapes suivantes:

Le 31 mai 2006, le ministre marocain des affaires étrangères, « Mohamed Benaissa a indiqué que « l’Iran est un pays frère et ami du Maroc », soulignant que « Rabat oeuvre à la consolidation de ses relations avec Téhéran » ».

Le 18 juin 2006, lors d’une visite officielle du ministre marocain des affaires étrangères s’est rendu en visite de travail à Téhéran où il a rencontré son homologue iranien. A cette occasion, a été annoncé « accord pour la constitution d’une commission politique mixte pour l’examen des moyens de développer les relations bilatérales« . Le ministre marocain des affaires étrangères « M. Mohamed Benaïssa a mis en exergue les liens historiques et culturels liant le Maroc et l’Iran, émettant l’espoir de voir les relations bilatérales se consolider davantage, à travers l’échange de visites entre les responsables des deux pays« . Un message personnel de Mohammed VI fût remis au président iranien, que Benaïssa rencontra à cette occasion.

Le 9 juillet 2006, lors de la remise des lettres de créance de l’ambassadeur du Maroc au président iranien Mahmoud Ahmedinejad, ce dernier a mis « en exergue « la place particulière » dont jouit le Maroc auprès de la république islamique iranienne« , et a « réitéré son invitation à SM le Roi à effectuer une visite officielle en Iran, estimant que cette visite est de nature à donner une forte impulsion aux relations bilatérales« .

Le 5 février 2007, le ministre des affaires étrangères iranien était en visite officielle au Maroc (perçue du côté marocain comme l’occasion de raffermir la coopération entre les deux pays) où il a signé un mémorandum d’entente:

« Le Maroc et l’Iran ont signé, lundi à Rabat,un mémorandum d’entente portant sur la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques entre le ministère des affaires étrangères et de la coopération du royaume du Maroc et le ministère des affaires étrangères de la république islamique d’Iran. Le mémorandum d’entente, signé par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa et le ministre iranien des affaires étrangères, M. Manouchehr Mottaki, s’inscrit dans le cadre de «  »l’approfondissement et du renforcement des liens amicaux traditionnels«  ». En vertu de ce mémorandum, les deux parties s’engagent à «  »oeuvrer en leur qualité de pays islamiques et amis pour que leurs relations soient basées sur la fraternité, l’égalité, la coopération, la confiance, le respect mutuel du droit à la souveraineté et la préservation de l’unité territoriale, ainsi que la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux pays » ». Dans ce contexte, le mémorandum prévoit la tenue de consultations régulières entre les deux parties afin d' » »évaluer les divers aspects des relations bilatérales et échanger les vues concernant les questions régionales et internationales d’intérêt commun ainsi que sur les développements aux plans régional et international » ». Ces consultations porteront sur plusieurs domaines, en particulier politique outre la coopération économique, commerciale, scientifique, technique et culturelle. »

Ce même jour, toujours le 5 février 2007, le ministre des affaires étrangères iranien a déclaré porter « de la considération à «  »la gestion sage par le Maroc de la question du Sahara et soutient un règlement fondé sur le dialogue et la coopération de tous«  », déclarant soutenir « un règlement de la question du Sahara à travers une solution pacifique basée sur le dialogue et la négociation entre les parties concernées« . Le ministre iranien aura également rencontré le premier ministre marocain (Driss Jettou) – pour discuter l’approfondissement de la coopération économique – et les présidents des deux chambres du Parlement marocain.

Le 25 juillet 2007, le chef de l’autorité judiciaire iranienne, l’ayatollah Mahmud Hashemi Shahrudi, s’est rendu au Maroc pour une visite officielle où il aura rencontré notamment le premier ministre marocain Driss Jettou et le ministre de la justice marocain, Mohamed Bouzoubaa. Lors de cette visite, le dignitaire iranien a exprimé le soutien de son pays pour les efforts marocains en vue de résoudre le conflit du Sahara:

« The Sahara issue is an internal affair of Morocco; for us, we back Moroccan and international efforts regarding this issue »

Du 23 au 26 février 2008, le ministre du Commerce extérieur marocain Abdellatif Maâzouz s’est rendu à Téhéran dans le cadre de la commission mixte entre les deux pays, afin d’explorer les voies pour développer les relations commerciales entre les deux pays.

Le 29 juillet 2008, Taïeb Fassi Fahri, ministre des affaires étrangères, apporte un message au président iranien portant « notamment sur les relations entre le Maroc et l’Iran et sur l’importance d’un dialogue franc et ouvert sur les différentes questions qui concernent l’ensemble de la région« .

Le 29 octobre 2008, la vice-présidente iranienne Fatemeh Faiz Djavadi s’est rendue au Maroc en visite officielle où elle s’est entretenue avec le premier ministre Abbas el Fassi:

Le Premier ministre marocain a défendu et soutenu le ‎programme nucléaire civil iranien. « Tous les pays dont la RII ‎ont le droit de bénéficier du savoir-faire nucléaire à vocation ‎pacifique pour assurer leur progrès. », a estimé le Premier ‎ministre marocain, Abbas el Fassi, lors de sa rencontre avec la ‎vice-Présidente iranienne et présidente de l’Organisation pour la ‎Sauvegarde de l’Environnement, Fatemeh Vaez Javadi.

Le premier ministre a rajouté:

The Prime Minister also underlined Morocco’s constant support to the Islamic Ummah and its tireless efforts to uphold Islamic causes, said a communiqué of the Prime minister’s office.

Le 24 décembre 2008, le ministre marocain des affaires étrangères a reçu Mehdi Mostafavi, conseiller du président de la République Islamique d’Iran et président de la Ligue de la culture et des relations islamiques, à l’occasion de l’organisation de la Semaine culturelle iranienne au Maroc ayant eu lieu à Rabat à compter du 26 décembre: « Cette semaine, a-t-il précisé, permettra de renforcer les relations entre les deux pays et les deux peuples, de même qu’elle traduit une forte volonté politique des deux pays de consolider les relations bilatérales dans les tous les domaines« .

Mieux encore – le 12 février 2009, soit il y a trois semaines, l’ambassadeur iranien au Maroc faisait des déclarations sans ambiguïté sur l’intégrité territoriale marocaine:

L’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Rabat, Wahid Al Ahmadi, a réaffirmé jeudi, que son pays maintient le gel de ses relations avec le « polisario », et ce depuis 17 ans.

Dans un entretien accordé à la MAP à l’occasion du 30e anniversaire de la révolution iranienne, M. Al Ahmadi a souligné que cette décision demeure inchangée et que son pays n’entretient aucune relation avec le « polisario ».

« Nous n’entretenons aucune relation ou lien avec le ‘polisario’« , a indiqué le diplomate iranien, ajoutant que cette position constante « émane de notre considération pour le peuple et le gouvernement du Royaume chérifien« .

Moins de deux semaines plus tard, le Maroc rappelait son ambassadeur en Iran, et après une dizaine de jours supplémentaires, le Maroc prenait l’initiative de rompre les relations diplomatiques. On peut être sûr que la position de l’Iran sur le Sahara changera en conséquence (et après vérification, en dépit des déclarations contradictoires de l’ambassadeur iranien à Alger – « M. Abyaneh dira que l’Iran a reconnu la République arabe sahraouie démocratique et reste sur cette position. On espère suite aux résolutions des Nations Unies que les discussions entre le gouvernement marocain et le Polisario vont régler ce problème » – il apparaît effectivement qu’il n’y aavait aucune représentation du Polisario en Iran – voir ici et ici, la page pertinente du site du ministère iranien des affaires étrangères n’étant pas accessible).

Autant souligner aussi que l’explication officielle marocaine de cette rupture brusque des relations diplomatiques avec l’Iran – l’atteinte au rite malékite et au rôle du Commandeur des croyants – n’a aucun commencement de vraisemblance: comment croire que ces éléments auraient brusquement surgi en moins de deux semaines, entre l’entretien officiel à la MAP – qui n’a pas pour habitude de donner la parole à des comploteurs hostiles au rite malékite et à la monarchie – de l’ambassadeur iranien et le rappel de l’ambassadeur marocain à Téhéran? Comment croire que ce « complot » présumé ait eu lieu alors même qu’une débauche d’échanges officiels de haut niveau se soit développée depuis 2005? Nous prendrait-on pour des demeurés? Et comment ne pas croire que le Maroc ait prit sa décision sur la base de critères liés au contexte moyen-oriental, Bahreïn servant de prétexte – car l’Egypte a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran il y a longtemps, et l’Arabie séoudite vient d’appeler il y a quelques jours les pays arabes à un front anti-iranien, et rien n’indique un changement substantiel de politique étatsunienne vis-à-vis de l’Iran. On se rappelle que le développement de la coopération entre Maroc et Iran avait valu au Maroc une volée de bois vert de la part d’opposants iraniens pro-étatsuniens (« Maroc-Iran: liaisons dangereuses » et « Maroc-Iran: suite des laisons dangereuses« ), ainsi qu’une visite du sous-secrétaire d’Etat David Welch:

Les premières réactions des think-tanks de Washington sont bien évidemment positives, et ne font bien évidemment aucune référence au prosélytisme ou au rôle du Commandeur des croyants:

Many Arab states have grown frustrated with Iran’s hard-line leadership in recent years.

Morocco’s move could be « a sign that Arab states are prepared to take a much tougher stand against Iran, » Anthony Cordesman, a Middle-East analyst at the Washington-based Center for International and Strategic Studies, said by telephone. Or at least states « not directly threatened by it. »

While small Mideast states are trying to soothe their relations with Iran because of the country’s traction around the Persian Gulf, Morocco on the Atlantic coast is far from the tensions.

« It’s almost as if we’re seeing a polarization of the Arab world, » Cordesman said.

Moderate states and U.S. allies like Morocco, Egypt or Saudi Arabia are increasingly irked by Iran’s hard-line leadership, and worried by the political clout Tehran is gaining through the successes of the Shia or even Sunni groups it backs in Iraq, Lebanon and the Gaza Strip.

Morocco’s king entertains strong ties with other Arab sovereigns, including Bahrain’s sultan, whose legitimacy was recently questioned by Iran.

Pendant ce temps, la hasbara de la presse officielle ou officieuse marocaine continue: « Le courant chiite menace la stabilité de la société marocaine et met en danger sa cohésion« . Attendez-vous à des torrents de boue ces jours-ci.

PS: le site de l’ambassade du Maroc en Iran – relativement importante, puisqu’elle comptait neuf diplomates marocains – est toujours ouvert, pour l’instant.

25 Réponses

  1. Le Maroc a toujours etait et sera un pays à la solde de l’occident.
    Pourquoi ce pays n’a jamais rompu ses relationas diplomatiques avec les israliens.
    Ce pays vient de demontrer encore une fois que les pays musulmans ne seront jamais unis.

  2. Sur Israël, les relations diplomatiques ont officiellement été rompues au lendemain du commencement de la deuxième intifada, en 2000. Israël a d’ailleurs régulièrement demandé la réouverture des relations diplomatiques depuis.

  3. On n’a qu’à dire adieu au délicieux pistache, au tapis et autres fruits secs ainsi que les beaux produits en verre d’Iran (Retrouvables à Derb Omar & autres échoppes) ainsi qu’au match de foot Iran-Maroc en Espagne (Là c’est dans l’expectative).
    La question est : Quel bénéfice tirera le Maroc en rompant ses relations diplomatiques avec l’Iran ? Y aura-il des conséquences ? Surtout quand on sait qu’il y a eu un va-et-vient entre les responsables bahreinis (Les premiers concernés) & iraniens pour mettre fin à la bévue orale et que les choses se sont calmés pour l’instant.

  4. Sage décision ! le Maroc n’en a que faire de ses relations avec Ahmadinejad… ça ne nous rapportera rien sinon des ennuis ! quant à la solidarité musulmane, il n’a qu’a la garder dans le cercle libanais ou ils finiront par réembarquer le pays dans une enième guerre civile de toute façon !

    A défaut de réaliser des avancées sérieuses sur le dossier palestinien, ou annoncer un changement de politique susceptible de sortir le pays du marasme économique qu’il connaît, l’iran préfère jouer la carte de l’absurdistan capable de destabiliser les pays arabes sunnites, et faire croire à l’opinion que c’est la puissance montante qui délivrera les musulmans des pouvoirs autocratiques !!! dernièrement, l’iran commence à se prendre la tête sérieusement avec quelques missiles  »qui peuvent détruire les installations nucléaires israeliennes » selon le même général Iranien qui en fait l’annonce  »en cas d’attaque de l’ennemi israelien sur l’Iran »…

    bref, il y a qq chose de dangereux qui se prépare, et il est fort à parier que l’iran donne des signes qu’elle est sur le point de commettre une erreur de jugement qui sera de très loin incomparable à celle fatale qu’a commis Saddam Hussein…

    Je n’ai rien de particulier contre l’iran, mais plutôt contre ce régime qui se trouve être encore plus irresponsable que ce que l’on peut imaginer ! lorsqu’on a pas les moyens de sa politique, on adopte un profil bas et on oeuvre pour son pays si on veut vraiment aller de l’avant ! vivement les prochaines eléctions et un retour de rafsandjani ou d’un  »modéré » qui mesure réellement quelles sont les priorités et les besoins de son pays.. au lieu de ce ahmadinejad qui à force de se prendre pour Zorro, et continuer a pourrir les relations arabes plus qu’elles ne sont déjà plus que pourries… à fini par confirmer que l’iran des ayatollah ça ne sert à rien, sinon à alimenter la guerre religieuse sanglante en irak, ou à sombrer dans les manips politiques résuscitant l’iran des années 80 inutilement ! le monde entier à d’autres priorités !

  5. le maroc se croit un pays important il donne un ultimutum à l’iran pourquoi il n’a pas agit lorsque l’espagne l’a giflé dans la guerre de l’ile toura

  6. Jamal le géo-politicien du dimanche a frappé…
    ça fait longtemps que je n’avais pas entendu un tel monceau de bêtises dites d’un ton péremptoire… S’il fallait le prendre au sérieux, lui et son héroïsme fabuleux, le Maroc serait encore sous protectorat français ! D’ailleurs le Maroc s’est-il décolonisé ?

  7. Larbi, et pourquoi selon toi le maroc serait un pays pas important à la base ?!! et face à l’iran d’ahmadinejad !! zaama l’iran lallana ! ou alors l’iran est la puisssance qui fera taire israel et les etats unis ! l’iran n’est même pas capable de de subvenir aux besoins de ses populations qui vivent loin des centres urbains de la même manière que le maroc, et ce malgrès le petrole et malgrè  »la science » ( achmen science … ) quant aux spécialistes dont les russes entre autres ils disent que l’iran ne tiendrait pas une guerre d’1 mois de l’amplitude de la guerre du golf… contrairement à l’irak vis a vis duquel l’opinion arabe a eu la même atittude, et qui a fini désintégré de la manière que nous connaissons !

    quant à l’îlot leila, l’espagne c’est pas l’iran, nous avons des intérêts economiques communs pas des moindres, …. pas la peine de te faire un dessin ! et ce malgrès que l’espagne continue de nous coloniser… ( pour faire plaisir à certains nabots ici ) en plus, la diplomatie espagnole ne se compare pas à celle de l’iran d’ahmadinejad… qui laisse faire une campagne médiatique ou le maroc est dépeint comme un bordel comparé à la chaste et vertueuse population iranienne !

    excuses moi, mais là je ne peut pas me retenir ! tu agis souvent comme un véritable promoteur d’une vision on ne peut plus reductrice et humiliante sur ton blog qui dans les billets critiquant le maroc sert à promouvoir les préjugés dans ce sens… quoi de plus normal que tu penses que ton pays ne vaut rien, ni qu’il pourra espérer valoir qq chose un jour ! ainsi si on veut vraiment lire des bêtises sur le maroc, confondre problèmes de mondialisation et problèmes régionaux et particuliers au maroc, il faut lire tes critiques et le flot de commentaires haineux qui s’en suivent ! dommage pour un  »ingénieur » de penser ainsi au point de devenir le porte parole d’une floppée de branleurs qui pullulent sur ton blog et qui veulent en découdre avec le maroc à l’algérienne ! il faut dire que tu leur fournit le gite et le couvert toi aussi !

    rien de personnel Larbi je t’assures, mais là est l’occasion pour te dire que tu peux être tres enervant… je préfère te le dire ailleurs.

    le Nabot !

    No comment ! tu ferais un excellent  »merda » dans le royaume que cherche à fonder ibn kafka🙂

  8. Jamal, réfléchir avant d’écrire présente plusieurs avantages. D’une part, tu n’aurais pas confondu le commentateur Larbi avec le bloggeur Larbi, et d’autre part, tu n’aurais pas utilisé une ou deux invectives qui te valent désormais un carton rouge ici.

  9. Ibn kafka ! trop belle l’occasion pour que tu la rates, ça fait tes affaires on dirait que Larbi blogueur soit confondu avec un Larbi commentateur ! Soit, car ce que j’ai dit à Larbi blogueur relève de l’hôneteté, au même titre que ça pourrait s’adresser au Larbi commentateur ou à toi aussi.

    maintenant, distribuer les cartons rouges sur ton blog-royaume est une affaire qui te concerne strictement et sur la manière qui te semble  »juste »de gerer tes opinions… un peu comme un montage personnel de la pellicule ! car vois-tu Ibn Kafka, ton blog est un endroit pas très acceuillant de toute façon ou l’opinion des autres n’est qu’acessoire et te sert de ‘sondage » de popularité !🙂 si un jour tu baisse d’un cran ton ego, tu pourrais apprendre plein de choses tu sais !

    c’est pas pour me plaindre que je le dis, si j’ai besoin d’un avocat, je saurais ou m’adresser !

    take care !

  10. Jamal, pour toi nul espoir, tu es LE « merda » du Royaume d’aujourd’hui… Un symptôme sur patte. Tu en résumes sa médiocrité. Pour le menu, ça donne ça : nationalisme délirant, panarabisme de carton-pâte, hargne envers ses « frères » et docilité envers ses maîtres, envie et ressentiment, ignorance crasse qui n’a pas peur de s’afficher, psittacisme et grégarisme, opportunisme, inconstance… La liste est décidément trop longue !

  11. Et si l’intérêt du maroc est de virer de son carnet d’adresses diplomatiques un Ahmadi ou un Chavez? Tous ces chefs d’états de pays ligués avec le gouvernement haineux algérien contre le maroc et les intérêts à long terme de son peuple et des peuples de toute la région ne méritent-ils pas de connaître le même traitement?
    A la question « Que gagne le maroc en coupant ses relations diplomatiques avec l’Iran? », on peut répondre « Que perd le Maroc? » Et bien rien. Au contraire, il serait plus adéquat pour le Maroc de fermer les représentations dans les pays inamicaux qui encouragent par leur appui le gouvernement Algérien à perdurer dans sa politique anti-Marocaine, sabotant ainsi le projet géopolitique le plus important de la région Méditéranéenne, à savoir l’Union Maghrébine. Il est temps que le Gouvernement Algérien cesse d’être le bourreau des Marocains détenus à Tindouf sous le label du « peuple Sahraoui », label diplomatique bon marché comme le label RASD, créé par l’Algérie « SOEUR!? » à coups de pétrodollars, de mensonges, de manigances, de semblants de haute diplomatie, de campagnes de désinformation avec tout l’opportunisme, l’arrivisme et le juvénilisme politiques qui en sont le ressort.
    Pour les pays du Maghreb, la meilleure façon de participer à la libération de la Palestine et au raffermissement des rangs de la Oumma Islamique est de faire de l’Union Maghrébine une réalité et cela passe nécessairement par le parachèvement de l’intégrité territoriale du Maroc uni de Tanger à Lagouira et par un changement radical dans les positions du gouvernement Algérien vis à vis du Maroc.
    La position de certains blogueurs à l’encontre du Maroc est pathétique: ils critiquent sa politique extérieure comme étant inadaptée et n’allant pas dans le sens de ses intérêts! S’ils veulent un Maroc plus fort, qu’ils se rassurent, les Marocains font tout pour que leur pays se porte bien. S’ils veulent un maroc faible, ils seront déçus.

  12. C’est la journée du troll maghzenien aujourd’hui ?
    Tiens à propos de femme et d’honneur, les Marocains, au lieu de disserter à tout va, feraient mieux de se soucier de la réputation du Royaume , à savoir la de destination par excellence du tourisme sexuel… Et de songer aux causes du phénomène…

  13. Décidément Gaza n’arrête pas de nous surprendre par ses nombreux dégâts collatéraux !

    Il faut être fort et avoir les nerfs solides pour provoquer des crises diplomatiques avec deux pays très lointains en l’espace de deux mois !

    D’ailleurs ce n’est plus à la mode depuis longtemps la rupture des relations diplomatiques voire même la convocation des ambassadeurs pour des sujets débiles !

    Décidément on n’arrête pas les conneries diplomatiques. Elles nous font bien marrer toutes ces histoires.

    Malheureusement, le Maroc est largement perdant dans cette affaire comme ça l’a été dans l’autre affaire. Et sur tous les plans : géopolitique, diplomatique et économique… L’Iran achète d’importantes quantités de phosphates et le Maroc lui achète en échange du pétrole.

    Difficile de trouver sur la marché mondial un acquéreur à la place de l’Iran et les clients pour les phosphates ne se manifestent à chaque coin de la planète . Ce n’est pas comme le pétrole !

    N’oublions pas aussi que par ces histoires diplomatiques, l’image du Maroc se trouve entachée chez les peuples du monde musulman et même ailleurs.

    Suivant cette logique, alors si tous ces ennuis avec des pays tiers pour couper court à Alger, pourquoi donc il ne va pas à la source directement et coupe ses relations diplomatiques avec son ennemi juré l’Algérie et renforcer ses relations avec ces pays pour gagner leur sympathie, au lieu de la perdre bêtement ???

    Selon cette logique, au contraire le Makhzen va se trouver tout seul sur la scène internationale et à commencer par l’Afrique ou plusieurs pays entretiennent des relations solides avec l’Algérie et reconnaissent la RASD et non des moindres comme l’Afrique du Sud, le Nigeria…

    PS: Heureusement que les blogueurs et les commentateurs ne sont pas tous des agents du Makhzen ou façonnés dans le même moule pour débiter les mêmes bêtises. Dieu merci !

  14. Voici ce qu’en pense un journal algérien, le quotidien d’oran:

    Royales diversions

    par K. Selim
    La rupture des relations diplomatiques avec l’Iran décidée par Rabat peut difficilement être expliquée par les tensions nées entre Téhéran et le Bahreïn, à la suite des déclarations d’un conseiller du Guide de la révolution mettant en cause la souveraineté du petit émirat. Et pour cause, cette décision est annoncée alors que la crise est apaisée, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ayant adressé un message de confort au roi du Bahreïn.

    La rupture des relations diplomatiques est un acte extrême : dans les usages internationaux, elle se situe immédiatement avant une déclaration de guerre. Il convient donc de l’utiliser avec la plus grande circonspection. Au cours du martyre subi par Ghaza, le Maroc s’est brutalement souvenu que le Venezuela entretenait des relations avec le Polisario et a décidé de rompre les relations diplomatiques avec la république bolivarienne. Etait-ce pur hasard que ce retour de mémoire s’effectue immédiatement après la décision d’Hugo Chavez, applaudie par les opinions arabes, de renvoyer l’ambassadeur israélien ?

    La rupture des relations diplomatiques avec l’Iran intervient cette fois-ci après la décision de la Mauritanie de renvoyer les diplomates israéliens. Il n’y a pas forcément un lien entre les deux évènements. Quoique, vis-à-vis de ses alliés occidentaux et du Golfe monarchique, une telle concomitance soit de nature à améliorer l’image du Makhzen. Le communiqué marocain annonçant cette rupture condamne un « activisme avéré » contre «l’unicité du culte musulman et du rite malékite sunnite dont est garant le roi Mohammed VI», dont l’Iran serait coupable.

    Il s’inscrit de ce fait dans la tentative de fabrication d’un «ennemi perso-chiite» qui menacerait un monde arabe sunnite. Cette construction, aussi détestable que grossière, est datée : elle est née après la remarquable résistance du Hezbollah à l’agression israélienne en juillet 2006. Du Caire à Ryad, il a été décrété qu’Israël, l’ami du parrain américain, n’est pas l’ennemi et que le danger vient exclusivement de l’Iran et d’un fantomatique «arc chiite». Des médias et des religieux ont été mis à contribution pour accréditer le thème de la menace chiite. Une bénédiction pour les Etats-Unis qui cherchent à isoler l’Iran et éventuellement à l’agresser militairement. Les discours arabes sur la menace perse peuvent servir d’alibi et de préparation des opinions à une telle éventualité. Une des causes du froid qui existe entre les alliés arabes des Etats-Unis et Damas tient au fait que la Syrie s’est refusée avec constance à se «tromper d’ennemi».

    La décision marocaine est donc plutôt à mettre en perspective avec le récent discours anti-iranien du chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, appelant les pays arabes à l’union face au «défi iranien». C’était le 3 mars dernier, à l’ouverture d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire.

    «Afin de consacrer la réconciliation arabe, nous avons besoin d’une vision commune sur les questions relatives à la sécurité arabe et afin de faire face au défi iranien». La sortie du ministre saoudien était le signal d’une relance du discours sur la menace perse alors qu’aux Etats-Unis, la nouvelle administration n’a pas encore définitivement tracé de plan d’action au sujet de l’Iran. Il n’existe pas au Maroc, pas plus qu’en Algérie, une menace chiite, ce qui n’exclut pas que des individus soient tentés par le chiisme… ou les évangélistes.

    En Arabie Saoudite et dans d’autres pays arabes du Golfe, la question « chiite » se pose d’abord en termes de citoyenneté et d’égalité refusées à ceux qui se reconnaissent dans la tradition de l’Imam Hussein. L’Iran, « ennemi du parrain », sert également de diversion à des réalités très locales et très peu démocratiques.

  15. Le maroc est un état souverain. Si les autorités marocaines ont pris la décision de rompre les relations avec l’iran, elles sont libres. la décision n’est pas infinie. Si l’iran présente des excuses demain, le maroc peut revoir sa décision.

    Il faut que le maroc aussi cesse de réclamer l’ouverture des frontières avec l’algérie car les autorités de ce pays on fait beaucoup de mal au maroc en inventant le polisario et en occupant une partie de son Sahara de l’Est.

  16. Très bonne décision. On a rien à perdre et tout à gagner. Le maroc est un pays stratégique et notre voisin de l’ouest nous laissera jamais tomber. Et d’ailleurs tous se bousculent aux portent du maroc après la conclusion de l’accord de libre échange avec les usa. Quand à l’algérie, il doit purement et simplement expulser ses terroristes appelés « polisario » qu’elle soutient de son territoire.

  17. Ce qui nous taraude le plus, il est manifesté dans les commentaires favorisant les israéliens dont le porte parole n´est qu´un certain Jamal. Comme lecteur, je n´arrive pas à comprendre cette insolence hébreuse!

    Jamal s´attaque à tout le monde ! Ayant trop d´ennemis sur tous les blogs et précisément chez Larbi.org, pourquoi il est toujours autorisé à vomir ses haines à l´encontre de tous ceux qui s´opposent à sa néfaste volonté ? n´avait-il pas manqué à Siomo tant de fois ? n´avait-il pas accusé Blog Larbi d´être au service de l´extrémisme ? n´avait-il pas dit que Blog Larbi est la voix des services secrets militaires algériens ? Fasciste et d´une éducation calfeutrée, en conflit permanent avec tous, où puise-t-il sa force et son impunité ? Pourquoi Larbi a censuré définitivement Hocine qui n´a jamais manqué au respect des intervenants et pas ce mystérieux agent ne déguisant nullement ses propos, chaque fois s´agissant de sa grande famille sioniste ?

    Nous avons beaucoup de doutes !

    Quant aux relations Maroc – Iran, y a-t-il un enfant au Maroc qui ne dirait pas: le régime est aux côtés des sionistes ? Cette alliance de notre régime et la famille ben Shlomo date depuis des siècles. Le langage du dit Jamal ne fait que confirmer tant d´affaires comme celle de Hevda bent Anita bent Azequeme. Quant à L´Iran qui menace les corrompus Cheikhs du Golf, la révolution française et la marseillaise avaient incarné le même devoir et le même rôle qui a libéré l´Europe du joug du féodalisme et de l´absolutisme.

    La différence entre L´Iran et le Maroc, malheureusement notre pays est encore en mains des colons et l´Iran dont l´histoire est écrite poétiquement (Feroussi), il continue à faire face à toutes les ingérences. Quoi que ce soit les divergences et le discours marroki, à nos frères iraniens, nous ne leur souhaitons que du grand triomphe, car leur réussite sera la libération inconditionnelle de tous les musulmans. Le reste est une vielle démagogie conforme à la tradition des ancêtres naviguant selon la mentalité de Cheikh Hamza et les Zaouïas comme celles des Darkaoui, des Kattani, des Bouchides, Darih Benaacher, l´administration de Bargach à Tanger au XIXème sicle, Ma´alâïnine et Dahmane Ould Barrouk en 1880 / 92__

  18. […] a Polisario meeting. More recently, when Morocco closed its embassy in Venezuela (contrary to what I believed previously, Morocco merely closed its embassy in Caracas, with Morocco’s embassy in Dominica […]

  19. […] sur 1-4, 1 bloody 4!ayoub sur Can’t help itMorocco breaks off w… sur Le Maroc rompt ses relations d…Morocco breaks off w… sur Maroc, Algérie & Vénezue…Morocco breaks off w… […]

  20. Ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas créer plus de problèmes avec les payes arabes .
    A ce moment là il faut que les arabes soient une seule cellule pour défendre leurs droits,religion,côtumes…..
    Et lutter contre les ennemis.et les concurrents

  21. […] rebellesAhmed Laraki et la tuerie de Skhirat – regrets éternelsSex, art and islamo-gauchismeLe Maroc rompt ses relations diplomatiques avec l’IranLa fatwa pédophile du cheikh MaghraouiPour un journal algérien, Maroc = Israël »Our revenge will […]

  22. […] Maroc en matière de presse indépendante a son pendant en matière diplomatique. On a eu droit à la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, à la fermeture de l’ambassade marocaine au Vénezuela et à l’inénarrable feuilleton […]

  23. Le Maroc doit rompre ses relations diplomatiques avec l’Algérie et rentrer en force dans le sahara. Le Maroc pays allié avec Israel n’a rien n’a craindre.

  24. […] le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran sur fond d’une crise entre ce dernier et le Bahrein concernant un conflit […]

  25. […] La rupture des relations entre Rabat et Téhéran en 2009 était officiellement intervenue à cause d’un différend au sujet du Bahreïn, mais également « d’un activisme avéré » des autorités iraniennes chiites « visant à altérer les fondamentaux religieux du royaume (…) et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le rite malékite sunnite au Maroc », indiquait l’agence MAP à l’époque. […]

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