Les journalistes politiques anglais, c’est quand même quelque chose

Je vous ai livré il y a peu un avant-goût de la plume acerbe des journalistes anglais – la victime en était l’actuel ministre du tourisme Yassir Znagui.

Mais ils ne s’attaquent pas seulement à des restaurateurs d’occasion marocains (ils ne pouvaient prévoir qu’il deviendrait ministre) – l’actuel ministre des affaires étrangères britannique, le travailliste David Miliband, présenté comme une alternative possible à l’actuel premier ministre Gordon Brown, en prend pour son grade, et c’est sur le blog du vénérable London Review of Books:

In truth, the man is a beautifully modulated void. Moderately young, pleasant spoken, nicely null, he has worked in politics, from outer office to the FO, all his graceful, inconsiderable life. He lacks the zing and flare of Portillo. Yet no metropolitan conversation is complete without him. This is a political Enoch Soames. Come think of it, this Labour Party may need Enoch Soames.

Inutile d’espérer lire l’équivalent en France, pays de référence en matière de journalisme de révérence, ni bien évidemment au plubopaysdumonde… Je ne m’en plains pas, s’agissant d’un blairiste pur sucre tout ce qu’il y a de plus indolore et inodore, qui n’a pas encore rencontré de guerre d’agression étatsunienne qu’il n’aie approuvé.

Par ailleurs, le discours de Michael Portillo auquel il est fait allusion au début de l’article du LRB est ici.

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