Abdullahi Ahmed An-Na’im sur la sharia et le sécularisme en Europe et au Moyen-orient

Le juriste soudanais Abdullahi An-Na’im, professeur de droit aux Etats-Unis, a un parcours personnel intéressant: il fût dans les années 60 disciple du célèbre philosophe et théologien musulman soudanais Mahmoud Mohamed Taha. Ce dernier, théologien progressiste, fût condamné et pendu en 1985 pour apostasie et atteinte à la sécurité de l’Etat sous la dictature militaire de Jaâfar Nimeiry, dont le ministre de la justice était à l’époque le célèbre idéologue islamiste Hassan Tourabi. Nimeiry fût renversé la même année lors d’un coup d’Etat militaire, qui laissa la place à un gouvernement islamiste issu des urnes en 1986, lui-même renversé par l’actuel président soudanais Omar el Bashir en 1989. Ironiquement, Tourabi fût longtemps la tête pensante d’Omar Bashir, avant de tomber à son tour en disgrâce – et en dépit de son engagement auprès de Taha, Abdullahi An-Na’im occupa des positions au sein de ce régime militaro-islamiste, comme il l’admet dans sa biographie officielle:

he held a series of short-term positions until the early 1990s, when it became clear that the Islamic fundamentalist regime that came to power through a military coup in 1989 was consolidating its position in the country

Après cet épisode malheureux, An-Naïm a franchement viré de bord: après quelques années à la tête d’Africa Watch, alors la section africain de Human Rights Watch, il enseigne le droit – plus particulèrement le droit musulman – à la faculté de droit d’Emory, et milite, dans la lignée de Mahmoud Mohamed Taha, en faveur d’une séparation de la religion et de l’Etat et d’une acceptation des droits de l’homme dans leur conception universelle – il rejette ainsi fermement la notion d’Etat islamique. Rien de bien renversant, car il n’est ni le premier ni le dernier à avancer de telles convictions – sauf peut-être qu’il s’agit ici d’un intellectuel qui s’affiche ouvertement en tant que musulman croyant et pratiquant.

Dans un séminaire donné à Berlin en 2009 (voici la retranscription, en allemand et en anglais), An-Naïm développe sa pensée, traitant non seulement des rapports entre religion et droit (et donc politique) au Moyen-Orient mais aussi en Europe. Il fait une remarque intéressante, et historiquement exacte, puisque l’histoire de nombreux pays musulmans, dont le Maroc ou l’Egypte, montre qu’existait très tôt une distinction de la sphère religieuse du pouvoir et du droit, avec ses règles, ses juges et ses tribunaux, et la sphère du pouvoir politique, obéissant à ses règles propres bien que se servant de la légitimité religieuse pour justifier ses actions (et il faudrait aussi rejouter la sphère du droit tribal ou coutumier, distincte du droit religieux bien qu’influencé par lui):

Ironically, it was the messianic spirit of the post-French Revolution Enlightenment that blurred what Ira Lapidus calls the traditional “differentiation of religion and the state” in Islamic history. The French colonial attitude of superiority assumed that Egypt was not ready for true republicanism and the “genius of liberty” and gave that “oriental” country what the French deemed was appropriate. Yet what the French colonial administration introduced was in fact inferior to Egypt’s historical experience with the differentiation of religion and the state. (pp. 106-7)

Il applique les mêmes critères de séparation de la religion et de l’Etat aux pays musulmans qu’aux pays européens, qui s’affichent – souvent à tort – comme sécularisés:

I have proposed the title and theme of this lecture because these are matters of fundamental personal and professional concern for me as a Muslim and scholar of Islamic law. While the occasion of this lecture and my own position lead me to focus on Shari’a and the secular state, I believe that the state neutrality approach I am proposing here is applicable to other religious traditions, but each on its own terms. For instance, as I will emphasize later, treating Islam on equal footing with Christianity does not mean imposing Christian doctrine or institutions on Islam so that the state can treat Muslims as if they are Christians. It is ironic that some European states are making Ottoman-style “millets” of their Muslims “subjects,” instead of treating them as equal citizens of the country. I am not suggesting that all the restrictions of the millet system apply to Muslims in any European state today, but the state is indeed carrying out the basic feature of the millet system by classifying citizens by their religious affiliation for administrative purposes (pp. 107-8)

Comme on le voit, il plaide pour la neutralité de l’Etat en matière religieuse, une notion bien différente de celle de laïcité. Qualifié d’hérétique par certains musulmans, il revendique ce titre et a même organisé une conférence sur ce thème: « A Celebration of Heresy: Critical Thinking for Islamic Reform« …

Il fonde son attitude sur trois principes:



The first element of my approach to the mediation of this paradox from an Islamic perspective is that the state should seek neither to enforce nor to oppose any aspect or principle of Shari’a as positive law or public policy. A legal or policy proposal should neither be adopted simply because Shari’a calls for it, nor rejected for that reason alone.

The second essential element is that Shari’a principles can be a source of public policy and legislation through the democratic political process and “civic reason.” Like all other citizens, Muslims should be able to propose policy and legislative initiatives emanating from their religious beliefs, provided they can support their proposals in public, free and open debate. The reasons Muslims give for their proposals must be accessible and convincing to the generality of citizens without reference to religious belief. The belief of Muslims that any principle or rule is religiously binding can remain the basis of compliance or observance among believers, but that cannot be sufficient reason for its enforcement by the state as such.

The third element of my proposal is that whatever legal and policy influence Shari’a may have, it should not be applied by any state institution if it violates the fundamental constitutional and human rights of any citizen—man or woman, Muslim or non-Muslim. This is a necessary safeguard against the tyranny of the majority, regardless of whether policy and legislation are based on a religious or secular rationale. This safeguard is also necessary irrespective of the dominant religious affiliation of the majority or minority, whether Muslim, Christian, Jewish, Hindu or any other religious or philosophical persuasion.

Le fondement de ces principes est simple – l’impossibilité pratique de l’existence d’un Etat réellement musulman:

The premise of my thesis from an Islamic perspective in particular is that the notion of an Islamic state is conceptually false, and therefore impossible to establish in practice. The concept is simply analytically untenable, whether regarding the state of the first Caliphs (632—661) in Medina or various historical messianic assertions like that of the Fatimid state of tenth-century Egypt or present-day Iran and Saudi Arabia. Because it is a political institution, not a natural person, the state cannot believe in any religion. Whenever religious authority is claimed for state legislation or policy, it is really for the enforcement of the views or beliefs of the ruling elite. Since such views are always those of fallible human beings and never divine, they should not have higher religious authority than those of other human beings. For the following reasons, whatever the state does is secular, even if a ruling elite or some citizens believe it to be divinely ordained.

Difficile d’argumenter contre!

9 Réponses

  1. Espèce d’islamiste !

    Tu es entrain d’encourager l’émergence du PJD, de Al Adl et de l’AQMI !

  2. […] Une ode à l’Islamisme par Ibn Kafka Plus sérieusement, Ibn Kafka nous présente Abdullahi Ahmed An-Na’im et une certaine vision de la séparation de la religion et de l’État […]

  3. AzUL cher Miss n’Kafka

    «Difficile d’argumenter contre! »dixit Miss n’Kafka

    ► si si !

    d’abord Abdullahi An-Na’im maitrise parfaitement le jeux d’acrobates sur les deux câbles:

    1. câble : l’occident qui illustre globalement pour lui cette pense politique et démagogique la laïcité avec tous les arômes
    2. câble : l’orient qui illustre globalement pour lui l’Islam autant que religion mais aussi les partis politique qui utiliser l’islam comme un outils démagogique pour arriver au pouvoir

    Avec ce jeux acrobatique Abdullahi An-Na’im essaie de donner a la fin un cocktail bizarroïde voir pathétique et schizophrène illustre par les termes suivantes : une laïcité neutre , un Etat neutre , Charria light , islam light

    une fois Abdullahi An-Na’im vide l’Etat de son statu exécutif réale sur la partique pour la rendre une Etat neutre utopique et une fois Abdullahi An-Na’im vide la laïcité historique et réale présente connue dans la pratique politique et juridique par son âme anti-religion pour la transformer vers une laïcité utopique = la laïcité neutre ,

    puis après il passe a l’islam , il le vide de ces lois telqu’ils sont dans le Coran et la Sunnah , pour avoir

    un pseudo-islam = islam light !
    une pseudo-chariaa= chariaa light a AbdeAllah AL Naim

    tous ces ingrédients juridiquement manipulée par Abdel Allah Al Naim le laisse apres donner des recettes a la chomicha :

    voici le tajine finale :

    Un Etat utopique neutre, avec un pseudoislam light , avec une pseudocharia light le tous sous une pseudolaicite neutre !

    une Rfissa politicotheologique qui ne peut exister que que dans les hallucinations des philosophes grecs d’Athen et dont le labratoire de l’histoire a prouver que c’est un pur utopie illusionniste.

    finalement je corrige une fausse information et dont tous les orientalistes savent tres bien :

    Dans l’Islam on ne parle jamais de l’Etat islamique donc le debat ne se pose même pas ! sauf en occident obesde par ce terme

    Dans l’Islam on parle de Khilafa , Omma, Al Hokom bima Anzal Allah, etc

    Dans l’Islam on pas de Chariaa light ou hard mais Chariaa tous cour qui ne se limite pas a code penale mais aussi a des système financier , économique et sociale ,,

    Donc on une seule Chariaa authentique celle decrit par le Coran et la sunnah , si on la deforme c’est comme enlever un marque d’un billet d’argent , ce billet n’est plus valide et perde automatiquement sa crédibilité et validité et sa valeur monétaire et juridique

    ici je pose une question ouvert a Abdel Allah Al Naim :

    Le Khalif Abu Bkar, le Kalif Omar et tous ceux qui qu ont prit ce titre de Kalif etaient quoi au juste ?

    des kalifs qui mènent une mode de gouvernance sous le respect de Coran et Sunnah ou bien
    des kalifs neutre ?

    Bref : Abdullahi An-Na’im essaie de immiter et jouer le jeux d’utopia( Plato’s Republic) a la soudanaise😀

    ►@ayoub : «ayoub, on janvier 6, 2011 at 9:47 said:

    Espèce d’islamiste !

    Tu es entrain d’encourager l’émergence du PJD, de Al Adl et de l’AQMI ! »

    sorry mais tu mélange tous !

    -PJD c’est un parti monarchique plus que le roi est laique plus que les laiques et machiavélisme plus que le MAkhzen !

    – de Al Adl c est un zawiya de Ahmed yassin pour boir le tee chaud et danser dans le transe , en terme moderne c’est un groupe de heavy metal aromatiser au pseudosoufisme au gout de Tibet
    ni islamiste wala hom ya7azon

    – AQMI = la on est plus au MAroc mais en subsahra algerie, mali , tunisie mauritanie c’est un mouvement de piraterie comme celui de Somalie avec une seule diffirence en somalie les pirates sont dans la mer ici AQMI leurs mer c’est le Sahara,

    Amazighement,
    Le Riflandais

  4. 1. An-Na’im est américain par choix, et soudanais par hasard.

    2. La distinction de la sphère religieuse du pouvoir et du droit qui existaient n’a rien à voir avec le concept moderne de « secularism ».

    3. La théologie et la tradition musulmane s’oppose aux concepts de droits de l’homme dans leur conception universelle. La loi divine passe avant la loi des hommes, et aucun leader musulman ne peux légitimement permettre ce que dieu a interdit.

    4. Les sociétés au Moyen-orient – à l’exception d’Israël – sont anti-sécularisation.

    5. Quels pays européens traitent les musulmans en « Millets »? Comment traitent ils les athées alors?

  5. Riflandais: pour ayoub, je crains que tu n’aies pas saisi son ironie…

    Mu’tazil: pour le point 2 – ce n’était pas sans doute un sécularisme conscient, mais dans les faits c’en était bien un, des systèmes de droit religieux coexistant avec des systèmes de droit non-religieux.

    Pour le point 3, c’est sans doute vrai si on adopte le point de vue wahabbite. Ce n’est cependant pas le seul point de vue exprimé là-dessus par des musulmans croyants se fondant sur leur interprétation des textes religieux.

    Pour le point 4: « Israël n’est pas un état séculier », où es-tu allé chercher ça? Soit c’est de l’ignorance, soit de la mauvaise foi – http://religionandstateinisrael.blogspot.com/

    Pour le point 5: on pourrait penser aux tentatives française et belge de créer un islam de France/Belgique, tentatives où les gouvernements respectifs se sont profondément immixés dans les relations internes entre les différents acteurs religieux musulmans. L’analogie avec les millets ne vaut cependant pas pour le statut personnel.

  6. Sur l’impossiblité d’un État Islamique car paradoxalement basé sur une conception moderne (et donc fausse?) de la Sharia, je ne saurais trop recommnander Wael Hallaq du départment d’études Islamiques sur la mort finale de la Sharia. Sous des dehors provoquants (‘Sharia is dead, dead, dead) Hallaq souligne l’incompatiblité de la conception moderne de la Sharia (inspirée de la tradition légaliste occidentale) avec la pratique et la jurisprudence islamique traditionnelle.

  7. Le Riflandais :

    Il y a une étude récente sur le « système financier islamique » faite par Timur Kuran qui situe la création de cette finance aux alentours de 1940 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique ).
    L’origine ayant été : les leaders du futur Pakistan cherchait une incompatibilité avec la société indienne pour justifier la création d’un nouvel état. J’ai récemment posté sur mon blog un article du même économiste traitant du lien entre Islam et Sous développement.

    Ton discours sur l’Islam et la charia … est banal. C’est étonnant que quand il s’agit des sociétés musulmanes l’analyse historique, sociologique, anthropologique est oubliée !

    Pour revenir à la coexistence entre droit « musulman » et droit non musulman. Prenons l’exemple du Maroc qui a dans sa constitution une religion officielle qui est l’Islam.

    Mis à part certains domaines relatifs au mariage, l’héritage et la gestion de terrains (conséquences historiques) le droit marocain me semble dénué de référence à l’islam … Au contraire, on peut trouver comme l’a montré IK qu’il y a plus de référence vers le droit français (durant la colonisation) que du Coran.

    Ayoub

  8. AzUL

    @ Ayoub :

    «Il y a une étude récente sur le « système financier islamique » faite par Timur Kuran qui situe la création de cette finance aux alentours de 1940 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique ).
    L’origine ayant été : les leaders du futur Pakistan cherchait une incompatibilité avec la société indienne pour justifier la création d’un nouvel état. J’ai récemment posté sur mon blog un article du même économiste traitant du lien entre Islam et Sous développement.» dixit ayoube

    ► Attentions il faut lire et ce contenter stp de ce que j’ai ecrit !

    certes que mon français est misérable mais cela n’empêche que je sais très bien ce que j’ai écrit en terme je me cite :

    «Dans l’Islam on pas de Chariaa light ou hard mais Chariaa tous cour qui ne se limite pas a code penale mais aussi a des système financier , économique et sociale»

    je n’est pas parler de finance islamique ici , mais de système financier et un système financier qui respect les lois de la chariaa !

    pour moi la «finance islamique» est un terme markéting qui n’a absolument rien avoir avec l’Islam , c’est comme l’autre terme Etat islamique qui n’a aussi aucun signification en islam !

    et les produits financiers qui respectent les lois islamiques de charia par contre ils datent de plus de 1600 ans !

    «Ton discours sur l’Islam et la charia … est banal. C’est étonnant que quand il s’agit des sociétés musulmanes l’analyse historique, sociologique, anthropologique est oubliée !»

    ►je n’est aucun discourt sur ce sujet , j’essaie tous simplement de voir les choses d’une façon objectif et scientifique loin des sentiments et de l’émotion ! je connais des grands universitaire orientalistes américain allemand et britannique qui ne sont pas musulmans ni d’origine musulman et qui disent avec tous objectivité la même chose car tous simplement ce sont des trivialités !

    pour l’analyse historique, sociologique, anthropologique des sociétés musulmans la on est plus dans le sujet juridique jurisprudance et charia ou islam mais dans l’aspect humain de l’islam ca sincèrement ca m’intéresse pas trop ici car tout simplement ce n’est pas le sujet dont parle notre ami Abdullahi Ahmed An-Naim que je rapple :

    il parle clairement de Chariaa et non pas l’antropologie ou la sociologie ou l’histoire des musulmans ou voir meme de chariaa

    et si on parle de Chariaa alors on parle automatiquement des lois juridiques islamiques issue de Coran et sunnah ! tout court ! sans histoire ni anthropologique ni de sociologie ni ethnologie ou voir meme de archéologie car c’est irrellevant ici !

    «Pour revenir à la coexistence entre droit « musulman » et droit non musulman. Prenons l’exemple du Maroc qui a dans sa constitution une religion officielle qui est l’Islam.»

    ► Le Maroc est un très mauvais exemple ! car le regime marocaine = Post-coloniale= Franco-Makhzanien= Monarchique

    fait la mastrubation avec l’Islam !

    comment ca ? il utiliser l’Islam comme un outils de mastrubation politique une fois il arrive a son point de Plaisir= pouvoir, il tourne le dos a l’Islam et devient athée (et non pas laique ) ! ce n’est une coexistence ca mais c’est une oligarchie qui utilise Machiavellisme théologique(islam , la sois-disant descendance de prophète ) comme outils pour se donner la crédibilité de détenir le pouvoir = AL BAya3a !

    donc on peut pas parler ici d’une coexistence entre droit « musulman » et droit non musulman , car la coexistence est darwiniste il se développe et non pas il s’impose par force de pouvoir ! (Maroc, Jordanie , l’arabie saudite !)

    «qu’il y a plus de référence vers le droit français (durant la colonisation) que du Coran. »

    ► tous ca on le sait mais ce qu’est relevant ici c’est de chercher la cause !

    et d’après les faits c’est le system post-coloniale que Lyoute a developper au Maroc pour la monarchie marocaine franco-makhzanien🙂

    Amazighement,
    Le Riflandais

  9. re:

    desole du retard. je suis en deplacement.

    2. Pas du tout. C’etait un systeme ou les conversions n’etaient possibles que dans un sens (cad vers l’islam). On est loin du secularisme.

    3. C’est le point de vue sunnite et chiite. Les wahabis n’ont pas l’exclusivite sur l’inegalite entre l’homme et la femme. C’est l’ensemble des ecoles islamiques majeures qui revendiquent l’inegalite en heritage par exemple.

    4. Je parle de la SOCIETE! J’ai visite Israel a plusieurs reprises, et c’est le pays le plus secularise de la region malgre ce que tu crois savoir par les blogs. Par exemple, les couples homosexuels se promenent dans la rue sans aucun probleme. L’athmosphere est plus seculiere et cosmopolite que les autres pays de la region. J’avais beaucoup de prejudices sur la societe israelienne que la police a confirmes dans l’aeroport. Mais une fois dehors, c’est la meme culture que en Europe ou en Amerique. C’est loin de la religion au centre de tout comme dans les pays arabes.

    5. Ces tentatives belges et francaises sont une reaction a l’immigration justement pour adoucir le choc de la culture islamique avec la culture seculiere europeene. Je ne sais pas si tu est au courant, mais 25% de Bruxelles est musulman et ca cause beaucoup de problemes pour les droits de l’hommes et de la femme surtout. L’analogie avec les « millets » est historiquement inepte.

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