Un conseiller du Roi préside le « mécanisme de suivi » de la réforme constitutionnelle rédigé par une commission royale…

Bon, alors non seulement la commission royale chargée de rédiger un nouveau projet de constitution est-elle entièrement nommée par le Roi, non seulement son projet final sera-t-il soumis à « la haute appréciation » du Roi qui tranchera seul sur ce qui sera soumis ou non au plébiscite référendaire, mais en plus il y a un « mécanisme politique de suivi de la réforme constitutionnelle » présidé par un conseiller du Roi, le professeur de droit Mohamed Moatassime – la confiance règne.

On y lit par ailleurs dans ce compte-rendu un calendrier flou et allusif des travaux de la commission royale de révision constitutionnelle:

A cet égard, un consensus s’est dégagé sur le planning du travail de la Commission, dont (celui qui) consiste à recueillir des conceptions et des propositions et à organiser des auditions et des séances d’écoute de toutes les instances et les acteurs concernés, et ce à compter du 28 mars courant.

Quant aux partis et syndicats invités par le Palais, le PSU, le PADS et Annahj addimoqrati ont-ils été du nombre? Et sans offense, ce sont les associations qui sont les plus militantes sur la réforme constitutionnelle – quand et comment seront-elles consultées? Quid du collectif du 20 février?

Si avec toutes ces garanties d’indépendance vous n’êtes pas comblés, allez voir à Tindouf, Tel Aviv ou Téhéran si j’y suis.

%d blogueurs aiment cette page :