« L’expérience inégalée de Taïeb Fassi Fihri »


J’ai sans doute été trop vite en besogne dans mon dernier post. Je lis sous la plume de Fahd Yata ceci:

Le PPS, quant à lui, se dit assuré d’obtenir quatre ministères au moins et Nabil Benabdallah confiait même à quelques proches qu’il ne perdait pas espoir d’en glaner un cinquième auprès d’un Benkirane qui «l’aurait à la bonne»…

Certains, évoquant «une revanche» assurent donc que le Secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme obtiendrait le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce qui serait totalement exclu selon beaucoup d’observateurs eu égard au contexte international et régional actuel nécessitant l’expérience inégalée d’un Taieb Fassi Fihri (Sahara, Conseil de Sécurité, relations avec le Golfe, etc).

L’article le plus *$£%@| de l’année

L’année n’est même pas terminée que je crois pouvoir clore le concours de l’article le plus stupide de l’année: « Le Maroc, moteur du monde arabe post-révolutions ?« . Un avant-goût – pour une dégustation complète, voir le lien:

Le Maroc étant précurseur pour avoir entamé il y a longtemps de profondes réformes démocratiques que le printemps arabe vient juste d’imposer sur la scène arabe, constitue un modèle à suivre aux yeux des nouvelles autorités tunisiennes et d’autres dirigeants arabes, surtout que la transition dans le royaume chérifien s’est déroulée dans le calme et sans effusion d’une seule goutte de sang. A ce titre, le Maroc n’est pas seulement considéré comme précurseur en matière de démocratisation dans les pays arabes, mais il est perçu sur le plan géopolitique, comme étant le nerf moteur du monde arabe post-révolutions.

Tiens, pendant que j’y suis, Jillian York a la liste des meilleures critiques de Thomas Friedman, sans doute le journaliste le plus con du monde.

Nous sommes au regret de vous annoncer que l’espionnage du Net ne sert à rien

Tout ça pour ça:

When Sageman took the stand for the defense, he was clear.

“Does al-Qaida use the internet to recruit?”

“No,” he replied, “that’s not how people join al-Qaida.”

“How do people join?”

“It’s really a bottom-up phenomena,” Sageman answered.

Il n’est pas le seul à le penser: c’est aussi l’avis du Home Office (ministère de l’intérieur) britannique. La Rand Corporation, organiquement proche du Pentagone, écrit ainsi dans un rapport:

Al Qaeda is relying heavily on the Internet to recruit Americans with a plethora of English-language websites and even an online magazine, Inspire, that promotes individual, violent jihad. However, Jenkins says the Internet engagement with jihad may be taking the place of actual engagement for many of these would-be terrorists. Suicide missions and martyrdom for American jihads are rarely contemplated, a factor that is said to have disappointed Osama bin Laden.

Le recrutement à Al qaïda se fait plutôt IRL…

Ca valait bien la peine de légaliser l’espionnage du net sous le prétexte de la prévention du terrorisme…

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