Bref rappel sur le parcours d’Aziz Akhannouch

Ma famille me reproche d’acheter trop de journaux, magazines et livres, et ils ont souvent raison. De la lecture du magazine économique Essor de ce mois de janvier, j’en ai retenu ce constat: rien de tel que des certitudes politiques chevillées au corps et une distinction absolue entre intérêts privés et obligations professionnelles pour faire carrière ministérielle au Maroc.

Ainsi donc Aziz Akhennouch, auquel ce magazine – qui rejoint la cohorte des news magazines marocains ne publiant rien, en cette année 2012, sur Internet – a consacré un reportage ma foi très intéressant – « Qui est vraiment Aziz Akhennouch« .

De la constance politique:

Aziz Akhannouch, héritier du magnat de l’industrie Ahmed Oulhaj Akhannouch (présent surtout dans les hydrocarbures avec le réseau de stations essences Afriqiya), fut sélectionné par Driss Basri (il a presque réussi à la faire oublier) pour faire partie du fumeuxfameux G14, groupe de technocrates mis en place par Hassan II au milieu des années 90 pour le conseiller. Par pur désintérêt, cela va sans dire:

Basri aurait même tenté de faire de son poulain un crack de l’économie (avant l’heure) en soutenant sa proposition de rachat de la Samir lors de sa privatisation. Ceci, pour deux fois moins que la valeur fixée de la raffinerie. (Tel Quel n°279, 23 juin 2007)

Par la suite, il se présenta aux élections régionales dans la région Souss-Massa-Drâa en 2003 sous l’étiquette Mouvement populaire, et en devint le président.

Il est étiqueté comme sympathisant du MP (Mouvement populaire). C’était le boom des technocrates avec le gouvernement Jettou. Il est élu en 2003, à la tête de la région du Souss Massa Drâa, sa région natale puisque c’est à Tafraout qu’il a vu le jour. « C’était le rêve de son père« , rappelle un ami de la famille. « Etant homme d’affaires, on fait de la politique automatiquement. Donc c’est pas contradictoire c’est plutôt complémentaire« , affirme [Youssef] Alaoui. (…) [U]n politologue est catégorique: « Akhannouch est un visionnaire. A travers la présidence de la région du Souss, il avait d’autres ambitions politiques cachées: intégrer le gouvernement« . (Essor, janvier 2012)

Pressenti donc pour être ministre en 2007, il obtient le portefeuille de l’agriculture mais sous l’étiquette du RNI – « c’est le seul parti qui lui semblait en phase avec ses valeurs », justifie [Youssef] Alaoui« …

Un politologue glisse à cet effet: « sa nomination était attendue, surtout que l’homme est bien introduit« . Et d’ajouter: « ce n’est pas nouveau. Il a toujours été proche des arcanes du pouvoir, notamment de par sa mère, fille d’une grande famille slaouie, et soeur de Hassan Benabdelali, trésorier de [Mehdi] Ben Barka. Sa cousine, Malika Benabdelali, est l’épouse du Prince Moulay Hicham« .

Ceci ne l’empêche pas de soutenir financièrement le Mouvement de tous les démocrates, antichambre du PAM de Fouad Ali el Himma. Et vient donc ce 1er janvier 2012, où le Maroc apprend sa démission du RNI (ce parti administratif ayant entretemps rejoint l’opposition, sous la houlette brillantissime de Salaheddine Mezouar), afin de pouvoir conserver son portefeuille ministériel, chose faite le 3 janvier ou on apprend qu’il conserve le portefeuille de l’agriculture et de la pêche – le tout après une campagne électorale énergique menée il y a six semaines sous les couleurs du RNI…

Sa ligne politique n’a donc jamais varié: il va là où le bon vent du Palais l’emmène. Déja, son père, feu Ahmed Oulhaj Akhannouch, avait créé un hizbicule en 1974:

D’ailleurs, « cette sensibilité politique et cette volonté de s’investir dans la chose publique il les a héritées de son père« , renchérit-il. A titre de rappel, Ahmed Oulhaj Akhannouch avait créé, à la fin des années 70, le Parti de l’Action. (Essor, janvier 2012)

De la ségrégation entre intérêts privés et charges publiques:

On a évoqué l’épisode de la Samir. Mais la chance sourit aux bienheureux:

En 2002, la chance sourit à Akhannouch. « Il a hérité de l’empire de son père, mais aussi de sa baraka« , ironise l’un des professionnels du secteur. Cette année-là, la raffinerie de la Samir prit feu. Une panne sèche en gaz et carburants au Maroc est plus que probable. L’Etat donne le feu vert pour importer! « Il a longuement attendu ce moment. Le fait que la Samir aie le monopole le dérangeait. Et on dirait que la hasard a bien fait les choses« , rajoute le même professionnel. Akhannouch saute alors sur l’occasion et se lance dans l’importation. Il prend ainsi sa revanche sur sa tentative avortée de s’amparer de la Samir lors de sa privatisation en 1996, et double ainsi ses bénéfices. C’est durant cette même période qu’il se lance dans la politique. (Essor, janvier 2012)

L’année charnière pour le groupe familial d’Akhannouch, Akwa Group, est 2005:

Pour le couple Akhannouch, l’année 2005 sera décisive. 2005, c’est l’année de la fameuse fusion Akwa/Oismine (le groupe de Mustapha Amhal), bien que cette dernière n’ait été scellée du point de vue juridique qu’en juin 2006. « Nous voulions atteindre une taille critique. Au même moment, Amhal négociait le rachat de son entreprise par des groupes étrangers. Je l’ai contacté pour lui proposer un rapprochement de nos activités. Au fil des négociations, le rapprochement s’est transformé en rachat », avait-il déclaré à la presse. Les bruits de couloirs de l’époque font écho d’une toute autre version de l’histoire. « L’Etat ne pouvait plus dépendre des distributeurs internationaux, il voulait créer un champion national des hydrocarbures. Et c’est Akwa qui a été choisi. Amhal était endetté auprès d’Attijariwafabank, et la banque voulait récupérer sa mise. Amhal a été contraint de vendre, même s’il faut dire qu’Akhannouch était tout aussi endetté, puisqu’il n’arrivait même plus à suivre les augmentations de capital de Méditelecom à cette époque« , explique notre professionnel du secteur.(Essor, janvier 2012)

Les coups de pouce d’amis bien placés ne sont rien de nouveau – voici ce qui s’écrivait un an après sa nomination en tant que ministre de l’agriculture, en 2008:

Business. Quel sort pour Akwa ?

C’est désormais son associé Ali Wakrim qui a pris les rênes du groupe Akwa. Vice-président du holding depuis toujours, l’homme était plutôt effacé derrière l’aura et le réseau relationnel de Aziz Akhannouch. Nombreux sont d’ailleurs les observateurs qui voient dans cette nomination et sa démission de la présidence, un prélude à un éventuel désengagement de ses propres affaires. Il y a quelques semaines à peine, une rumeur insistante faisait écho de la reprise des activités du groupe Akwa par SNI-ONA, les holdings royaux. Et pour cause, le microcosme financier est conscient que la récente expansion du groupe d’Akhannouch est due à la bonne grâce des gestionnaires des affaires royales. Les exemples ne manquent pas : la reprise du groupe Somepi a été initiée par Attijariwafa bank et l’association avec des multinationales pour le terminal à conteneurs et pétrolier de Tanger Med sent fortement le coup de pouce invisible du Pouvoir. Surtout, le niveau d’endettement du groupe le laisse à la merci du financement bancaire et, donc, de la bonne volonté d’Attijariwafa. A priori donc, le groupe royal peut se servir quand il voudra dans le conglomérat du capitaine d’industrie. (Tel Quel n° 311, 16 février 2008)

Mais il n’y a pas que les hydrocarbures dans la vie, il y a aussi Morocco Mall.

2005, c’est aussi l’année de la genèse du Morocco Mall. Certes, le projet est à l’initiative de son épouse, et c’est à elle que revient le mérite de l’avoir piloté de bout en bout. (essor, janvier 2012)

Soyons justes cependant:

De toute manière, Akhannouch, le multimilliardaire, n’a de comptes à rendre à personne : ce relooking, il l’a réalisé à ses propres frais. L’homme aurait même renoncé à son salaire de ministre ainsi qu’à ses frais de déplacements. “Pour son premier déplacement officiel à l’étranger, en Italie, fin novembre, le trésorier du ministère s’est étonné de voir que la note de frais du ministre n’a jamais été remplie”, raconte une source du département. Idem pour ses deux récents voyages à Madrid et à Berlin. Même les directeurs et les hauts cadres du ministère qui l’ont accompagné durant ces périples ont eu droit à un confort qu’ils n’auraient pu se permettre avec leurs dotations quotidiennes de 120 euros. Grand seigneur, Si Aziz l’est également avec le petit personnel de son département. Il leur a fait cadeau de la dizaine de moutons que ses cabinards et lui ont reçu à l’occasion de l’Aïd El Kébir. “Depuis, les femmes de ménage et les portiers du ministère le bénissent à chacun de ses passages”, raconte l’un de ses fidèles. (Tel Quel n° 311, 16 février 2008)

Donc voilà un richissime homme d’affaires, dont le groupe – Akwa – tire l’essentiel de sa richesse du commerce des hydrocarbures, secteur réglementé par l’Etat par excellence, et commercialisant un produit – le carburant – qui bénéficie de subventions au titre de la caisse des compensations – et ce groupe a obtenu sa position dominante dans les hydrocarbures grâce à un choix de l’Etat. Quelle chance de siéger alors au Conseil des ministres!

Abdellah Taïa: « Faut-il avoir peur des islamistes? La réponse est très simple: non! »

Pour rester dans la lignée de Femmes du Maroc, voici la réaction de Abdellah Taïa, écrivain homosexuel engagé – je n’oublie pas sa prise de position courageuse en faveur de Nadia Yassine, pourtant aux antipodes de ses idées et de son mode de vie:

Le monde arabe est entré sérieusement dans la révolution, et grâce à des jeunes Arabes très courageux, le mur de la peur est tombé. Les esprits, au Maroc comme au Yémen, se sont ouverts. Une conscience politique est née. Pour toujours.

Aujourd’hui, on assiste à la victoire des partis islamistes en Tunisie, au Maroc et en Egypte. Et, erreur, la question de la peur est en train de revenir. Faut-il avoir peur des islamistes? La réponse est très simple: non! On sait d’avance que ce ne sont pas ces derniers qui vont continuer le travail de la libération de l’individu arabe, l’hétérosexuel comme l’homosexuel. La société civile, les partis de gauche, les jeunes révolutionnaires vont et doivent résister davantage, continuer leur lutte, poursuivre leurs buts: la laïcité, la justice, la répartition des richesses, la dignité et la culture pour tous.

L’espoir est dans nos coeurs arabes et révoltés. Les islamistes ont gagné « démocratiquement ». Il ne faut surtout pas les diaboliser. Il faut leur demander simplement de tenir leurs promesses électorales. Ne pas s’adresser à eux comme s’ils étaient plus forts que nous, les citoyens. Le gouvernement doit être au service du peuple, et non l’inverse.

Les jeunes du mouvement du 20 février ont ouvert une grande porte au Maroc. On n’a pas le droit de les laisser tomber. (Femmes du Maroc, janvier 2012)

Mon respect pour Abdellah Taïa s’accroît de jour en jour.

« Dans le cas de Bassima Haqqaoui, elle est certainement la plus hermétique… »

Il ne faut pas se moquer trop légèrement de la presse féminine. Ainsi, le dernier numéro de Femmes du Maroc (janvier 2012) contient-il une série très intéressante de réactions à la victoire électorale du PJD. On y voit ainsi Aïcha Ech-Chenna, Latefa Ahrare, Abdellah Taïa et Mohamed Horani (CGEM) réagir à l’arrivée du PJD à la tête du gouvernement. J’ai trouvé particulièrement intéressante la réaction du professeur Chafik Chraïbi, président de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC):

Non, je n’ai pas peur et je ne suis pas vraiment pessimiste. Le PJD est le premier parti politique avec lequel j’ai eu des contacts car quand j’ai créé l’AMLAC, c’est le parti qui m’a reçu le plus facilement en me permettant de faire une journée d’étude au sein même du parlement et d’ouvrir le débat. Toutefois, un problème de taille réside dans le fait que ses membres sont très divisés sur la question. Ainsi, M El Othmani fait figure d’exception en déclarant de façon claire et puverte être pour la légalisation partielle de l’avortement dans certaines conditions, à savoir le viol, les malformations foetales, et j’étais même étonné d’apprendre qu’il était aussi pour cette pratique dans certaines situations sociales. Mais M. El Othmani ne représente pas le PJD… et c’est bien ce qui m’inquiète. Dans le cas de Bassima Haqqaoui, elle est certainement la plus hermétique et elle s’est montrée, dès le premier jour, d’une virulence et d’une agressivité extrême s’agissant de la question de l’avortement. Quant à M. Brahimi, l’un de leurs députés, il a tout simplement déclaré que l’avortement est anticonstitutionnel car dans la Constitution, il est dit que le droit à la vie doit être préservé. Quand j’ai expliqué que lorsqu’on diagnostique une malformation foetale grave qui entraînera à coup sûr un lourd handicap moteur, il vaut mieux indiquer un avortement thérapeutique, savez-vous ce que l’un d’entre eux m’a répondu? Que légaliser l’avortement dans ce cas de figure revenait donc à autoriser quiconque à sortir dans la rue et à fusiller tous les handicapés moteur croisés sur son chemin…

En conclusion, je dirais donc que tout dépend des forces qui animent ce parti et de l’influence de certains de ses membres. Mais quoique fasse le PJD, les grossesses non désirées existent depuis la nuit des temps, et elles existeront toujours, car quand on ne veut pas d’une grossesse, quoiqu’il arrive, on fait en sorte de l’interrompre. C’est vrai qu’on peut faire plus attention en utilisant un moyen de contraception; mais malgré ces précautions, on peut tomber enceinte. Si ce sont des gens intelligents, ils devraient mettre un point d’honneur à préserver la santé de la mère et à autoriser l’avortement en hôpital dans des conditions sanitaires adéquates. Q’ils montrent leur ouverture d’esprit! Avant, nous avions peur des islamistes, de leur côté strict et sévère, mais s’ils ont gagné aujourd’hui, c’est parce que ils ont affiché un côté modéré. Une chose est sûre: les gens veulent le changement, mais pas l’islamisation totale.

Une petite parenthèse sur le droit à la vie dans la constitution révisée: le député PJD cité pr Chafik Chraïbi n’a hélas pas tout à fait tort. Pour des raisons qui me sont inconnues, l’article 20 pose le droit – « le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit » – mais ne prévoit aucune des exceptions normalement prévues dans les traités internationaux, comme l’article 6 du PIDCP (ratifié par le Maroc et qui contient une dérogation expresse pour la peine de mort) et surtout l’article 2 de la CEDH (inapplicable au Maroc et qui contient une dérogation expresse pour la peine de mort et l’usage de la force dans le cadre du maintien de l’ordre public). Une meilleure rédaction de cet article aurait du être plus explicite: soit en abolissant la peine capitale et l’avortement, soit en abolissant la peine capitale et en autorisant l’avortement sous conditions, soit en autorisant les deux sous conditions – sans compter l’exemption prévue à l’article 2 de la CEDH en faveur de l’usage de la force dans le cadre du maintien de l’ordre public. Ce n’est bien évidemment pas la solution choisie par le pouvoir constituant, c’eût eté trop simple.

Pour en revenir à Bassima Hakkaoui, cette diplômée de 3e cycle en psychologie sociale et députée depuis 2002 sera donc en charge des affaires sociales, portefeuille qui comprend la femme et la famille, où elle succédera à la féministe PPS Nouzha Sqalli – celle qui se plaignait en conseil des ministres du volume de l’appel à la prière – on ne peut pas dire que la transition entre les deux ne se fera pas remarquer…

Hakkaoui sera aménée à des arbitrages – pas seulement en matière de projets de textes réglementaires ou législatifs, mais surtout en termes d’actions et d’initiatives soutenues par le ministère. Espérons que si elle sera bien évidemment, comme il est son droit le plus strict, une ministre appliquant le programme pour lequel elle aura été élue, qu’elle saura se rappeler que ces élections législatives n’étaient pas un référéndum sur telle ou telle question de moeurs, et qu’elle également la ministre de tous les Marocain-e-s…

Quelques autres déclarations de Bassima Hakkaoui:

Mais derrière ces gestes solidaires, le discours sur les droits de la femme demeure bien particulier. Quand les tenantes du féminisme musulman défendent sans ambiguïté l’égalité entre hommes et femmes, Bassima Hakkaoui, députée du Parti de la justice et du développement (PJD) et présidente du Conseil administratif de l’ORCF, explique croire en “leur complémentarité”.

Selon elle, “on ne peut imaginer un monde l’un sans l’autre”. Le féminisme, pour les militantes islamistes, cherche bâtir un univers sans hommes, érigés en ennemis suprêmes, et serait responsable, selon une activiste qui a souhaité garder l’anonymat, des “familles monoparentales, du décrochage scolaire, de la pédophilie”. Bassima Hakkaoui estime, elle, que la femme musulmane ne se centre pas ainsi sur elle-même : “Elle a des devoirs, en tant que citoyenne et mère. Hommes et femmes n’ont pas les mêmes obligations, il y a une particularité féminine, notamment par la structure biologique et physique de la femme. Certains métiers peuvent être dangereux pour sa santé, celle de son bébé”. (…) 

D’ailleurs, là où les nouvelles voix du féminisme musulman acclament la Moudawana réformée, l’ambiance, côté militantes islamistes, est à l’amertume un peu crispée. Selon Bassima Hakkaoui, “certaines choses ont été touchées de façon gratuite, comme l’abandon de la tutelle paternelle pour le mariage. Très peu de femmes se marient sans l’assistance du père, donc ça ne change rien. De plus, l’âge minimal du mariage (18 ans) reste à discuter. Aujourd’hui la moyenne d’âge du mariage est très élevée et les cas exceptionnels de mariages précoces se débrouillent pour qu’ils aient lieu. Je suis contre la dictature de la loi, chaque être humain a le droit de faire ce qu’il veut”. Enfin, presque…

À nouveau, là où les féministes musulmanes font une croix sur la polygamie, Bassima Hakkaoui justifie que “si les femmes refusaient, elle n’existerait pas”. La députée PJD évoque “ces femmes cadres cultivées qui préfèrent un homme déjà marié pour atténuer la présence masculine dans leur vie, pour être soulagées en tant que seconde épouse”. Quant à la question de l’héritage, elle n’est pas même, pour les islamistes, censée souffrir le débat. “C’est clairement dit dans le Coran. Il ne faut pas projeter le système occidental sur le musulman, dans lequel la famille induit beaucoup d’exigences pour l’homme par rapport à la femme, qui est soulagée de nombreuses obligations”. L’héritage avantagerait donc les hommes pour compenser le sacrifice consenti au sein du foyer. On est loin de l’ijtihad moderniste défendu par Amina Wadud et consorts. “Nous n’acceptons pas une lecture moderne, mais une lecture correcte du Coran”, rectifie Bassima Hakkaoui.(Tel Quel, n° 224, 6 mai 2006)

Pour finir, cette citation, pour laquelle j’ai renoncé à fournir une illustration:

À la maison, je suis une épouse qui accomplit parfaitement ses devoirs conjugaux. (Aujourd’hui Le Maroc, 29 décembre 2011)

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