C’était le temps où des boîtes de conserve et une tente deux places semblaient être un meilleur placement que les banques

Il arrive des fois qu’on tombe sur des journalistes avec le sens de la formule – ici, Andreas Cervenka du quotidien suédois Svenska Dagbladet au sujet de la crise financière qui dure depuis 2008:

Minns ni vintern 2009? Det var då konserver och ett stryktåligt tvåmannatält under några mörka veckor faktiskt framstod som ett bättre placeringsalternativ än de flesta banker. Armageddon kändes nära. Ordet nyemission var för Europas bankchefer en lika självklar del av vardagen som slipsen. Två år senare framstår det mer som en ond dröm än verklighet.

Den som idag sitter och surar i ett fuktigt tält med rester av burkravioli runt munnen känner sig nog rätt dum bredvid grannen som belånade huset och köpte bankaktier för pengarna.

Traduction:

Vous vous rappelez de l’hiver 2009? C’était le temps où, l’espace de quelques semaines, des boîtes de conserve et une tente deux places semblaient être un meilleur placement que les banques. L’Armageddon semblait proche. Les mots « augmentation du capital » faisaient autant partie du quotidien d’un banquier que sa cravate. Deux ans plus tard, ceci apparaît désormais plus comme un cauchemar que comme une réalité.

Celui qui est assis aujourd’hui à faire la gueule dans une tente humide avec des restes de raviolis en conserve autour de la bouche doit se sentir bête à côté du voisin qui a hypothéqué sa maison et qui a acheté des actions dans des banques avec l’argent.

Nicely put!

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