Brice de Nietzsche

Bizarre, je me rappelais de cette excellente formule de Patrick Besson, le critique littéraire français le plus rosse (n’oublions quand même pas Didier Jacob du Nouvel Observateur) depuis Angelo Rinaldi (avant toutefois que ce dernier n’ait vendu sa plume pour des amabilités académiques), guère porté aux sujets consensuels, à la galanterie bien-pensante ni aux échanges de bons procédés, mais avec un indéniable sens de la formule (sur la responsable d’extrême-gauche Clémentine Autain: « L’ambition de Clémentine : devenir mandarine« , ou sur le pamphlétaire fanatiquement anti-communiste Jean-François Revel).

Dans une de ses chroniques hebdomadaires dans Marianne, souvent féroces, il avait assimilé Philippe Sollers à « Brice de Nietzsche » – et moi qui croyais mordicus que c’était Bernard-Henri Lévy, tête de turc habituelle et méritée de Besson (je vous avais dit que ce garçon était sympathique), qui avait mérité de ce surnom à sa mesure. Mais on ne prête qu’aux riches, et c’était donc l’affligeant pape du Paris littéraire Philippe Sollers, parrain de l’obsédé islamophobe Michel Houellebecq, qui avait été visé? C’était sans doute un téléscopage dans mon esprit, Angelo Rinaldi ayant sans doute formulé la remarque la plus célèbre contre Lévy – « le plus beau décolleté de Paris« …

Quant au vrai Brice

Pendant que j’y suis, voilà une autre video qui déchire sa race – via l’inégalable Arrêts de jeu:

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