Les interventions étrangères ne sont pas que militaires

Les interventions militaires occidentales dans les pays arabes, musulmans, africains ou slaves ne sont pas les seules modalités d’intervention dans des pays étrangers, d’une manière réduisant à néant les apparences de souveraineté nationale. Ce qui étonne avec la crise de l’Eurozone et le cas grec c’est qu’un pays européen (ou « occidental« ) se voit intimer ultimatums et imposer conditionnalités comme un vulgaire pays arabe, africain ou latino-américain du temps de la splendeur des plans d’ajustement structurel du FMI. A la différence cependant du Maroc ou de la Tunisie des années 70/80, la Grèce a formé une union politique avec ses créanciers, dans laquelle « la solidarité » est censée constituer une valeur fondamentale (article 2 du Traité de l’Union européenne). Mais les principes valent moins que les créances, semble-t-il. Et l’on peut sans doute partager l’avis de Patrick Cockburn:

The European and Middle East crises are in their different ways exposing as claptrap optimistic talk of European solidarity, globalisation being beneficial to all, and “humanitarian” intervention. As mutinies against the powers-that-be spread across Europe, the natural conduit for political activism is strongly nationalist parties on the right and the left. Many voters may feel that angry nationalists may be able to cut a better deal with Brussels than their over-complaisant predecessors. The age of competing nationalities, which never really ended, is back with a vengeance. (Counterpunch)

Mais alors que Tunisiens et Egyptiens ont pu renverser leurs dictateurs, les Grecs sont pris dans une voie électorale sans issue. La révolte est paradoxalement plus facile (le terme est inadéquat – il faudrait plutôt plus facile à formuler), car plus claire dans ses objectifs et ses moyens de lutte, dans une dictature que dans une démocratie.

«Je suis sûr qu’une nouvelle fois l’Algérie nous surprendra…»

El Watan rendant certains de ses articles payants, voici l’entretien que ce quotidien algérien a mené avec Alain Gresh du Monde diplomatique, même s’il n’y parle pas du Maroc:

Alain Gresh. Journaliste, directeur adjoint du Monde Diplomatique

«Je suis sûr qu’une nouvelle fois l’Algérie nous surprendra…»

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le 18.04.12 | 10h00 8 réactions

   

Journaliste, directeur adjoint du Monde Diplomatique, spécialiste du Monde arabe et auteur de nombreux ouvrages sur les problèmes du Moyen-Orient, Alain Gresh nous livre ses réflexions sur les révoltes populaires qui secouent actuellement cette région.

-Le Monde arabe connaît-il un vrai «printemps» ?

On peut discuter de l’expression. On a parlé aussi de révolte, de révolution… L’important est ailleurs : il s’agit d’un mouvement qui a touché l’ensemble du Monde arabe, sans exception, de manière plus ou moins intense, avec partout des manifestations y compris en Arabie Saoudite, dont on n’a pas beaucoup parlé. Même s’il y a des différences d’un pays à l’autre, une même volonté anime ces révoltes qui ont en commun trois caractéristiques :
1. La volonté d’en finir avec l’autoritarisme et la dictature, mais pas seulement au sens politique. Avant tout au sens d’arbitraire. C’est ce que disent les gens quand ils parlent de karama – de dignité. Ils veulent vivre dans une société où ils ne sont pas soumis à l’arbitraire du fonctionnaire qui les envoie «promener», du policier qui les maltraite ou les frappe, une société où tous les agents de l’Etat respectent les citoyens. Cela va bien au-delà d’une demande de démocratie.
2. La volonté d’en finir avec l’accaparement des richesses par une minorité, avec une libéralisation économique imposée par l’Union européenne, qui ne profite qu’à la clique au pouvoir et accroît la paupérisation de la population.
3. La volonté d’en finir avec un patriarcat oppressant qui marginalise une jeunesse instruite, mieux formée que ses parents et qui ne trouve pas de travail.

Révolte contre l’arbitraire, contre l’injustice sociale, contre la marginalisation de la jeunesse : ces trois facteurs sont communs à tous les soulèvements qui secouent le Monde arabe.
L’existence d’un mouvement global se trouve confirmée par la réaction des pouvoirs. Partout, parfois même avant toute manifestation, on constate une double attitude des dirigeants : la répression, évidemment, et des largesses d’ordre économique et social. En Arabie Saoudite, en Algérie, des centaines de milliards ont été débloqués et des réformes, plus ou moins réelles, ont été promises, ce qui est une façon de reconnaître que la situation, pour la plupart des citoyens, était absolument insupportable.

-Que pensez-vous de l’attitude des pays occidentaux à l’égard de ces révoltes ? Certains prétendent qu’en sous-main, ils les auraient déclenchées…

Je récuse absolument l’idée d’une manipulation par l’étranger. Ce sont des mouvements autochtones, nationaux, contre des régimes soutenus par les Occidentaux. Jusqu’au dernier moment, la France a soutenu Ben Ali ; jusqu’à la dernière minute, la France et les Etats-Unis ont soutenu Moubarak. Pourquoi auraient-ils en même temps fomenté des révoltes ? L’imaginer est absurde  et je ne partage évidemment pas cette vision.

Cela dit, il est évident qu’une contre-révolution s’organise ; une contre-révolution interne, dirigée sur le plan régional par l’Arabie Saoudite, et une contre-révolution externe conduite par la France et les Etats-Unis qui essaient de limiter au maximum les changements. Non, les Occidentaux n’ont rien déclenché, mais ils s’efforcent d’entraver et même de briser ces mouvements.
Il est une autre vision, naïve celle-là, que je ne partage pas. Ce n’est évidemment pas le désir de voir s’installer en Syrie un gouvernement démocratique qui pousse l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis à condamner le régime de Bachar Al Assad.
Il y a en réalité une tentative de retour en force de la contre-révolution à la fois à l’intérieur de ces pays, comme on le voit en Egypte où les forces pro-Moubarak n’ont pas disparu, et à l’extérieur, avec l’appui de l’Arabie Saoudite, des pays du Golfe et des Etats-Unis.
La façon dont l’Arabie Saoudite utilise la carte de la solidarité sunnite pour lutter contre le régime syrien et accentuer des clivages anciens est très dangereuse : elle pourrait faire dévier les mouvements arabes vers des types d’affrontements confessionnels.

-Quel rôle jouent les islamistes dans ces révoltes ?

Je n’aime pas le terme islamisme. Je ne pense pas qu’on puisse désigner d’un même vocable le Hamas, le Hezbollah, Al Qaîda, les Frères musulmans, mais il est évident que s’il y avait des élections libres dans le Monde arabe, globalement, les forces issues du mouvement des Frères musulmans auraient une majorité, relative comme en Tunisie, absolue comme en Egypte.
Toutes ces forces sont conservatrices sur le plan social et néolibérales sur le plan économique, mais en même temps, elles ont changé, non seulement parce qu’elles font allégeance, de façon formelle ou non, à la démocratie, mais parce que le mouvement qui s’est développé dans les pays arabes est un mouvement en faveur de la démocratie, du multipartisme, y compris chez ceux qui ont voté pour Ennahda.

Des contradictions internes évidentes agitent ces mouvements, et c’est la première fois qu’ils sont confrontés au gouvernement. Avant, il était facile de dire «l’islam est la solution à tous nos problèmes», mais ce discours ne tient pas quand on est au gouvernement. Bien sûr, ils sont porteurs de projets inquiétants dans le domaine du droit, du statut de la femme, et ils vont en partie en jouer, car c’est le seul domaine – le domaine des mœurs et du statut personnel –où ils peuvent continuer à tenir le même discours. Mais même là, ils se heurtent à de la contestation, on le voit bien en Tunisie où les salafistes font de la surenchère, ce qui suscite un mouvement de révolte des femmes. Mais il ne faut pas négliger le fait que toutes ces sociétés sont très conservatrices, comme le montrent les élections, ce n’est pas imposé de l’extérieur, c’est une réalité. Les pouvoirs en place ont toujours prétendu qu’ils n’étaient pas intégristes, mais ils ont créé les conditions pour que l’intégrisme se développe. Ce n’est pas vrai qu’ils ont lutté contre les islamistes, ni en Tunisie ni en Egypte. En Egypte, ils ont lutté partiellement contre les Frères musulmans, tout en islamisant totalement la société. Maintenant, le débat devient public, et il vaut mieux qu’il se pose dans des luttes politiques qu’autrement.

Certains objectent qu’il y a un risque et citent l’exemple de l’Iran. Or, ce qui se passe dans le Monde arabe aujourd’hui n’est pas une révolution comme celle qui a eu lieu en Iran. A cette époque, le discours de l’islam radical était relativement populaire et apparaissait comme une alternative. Mais après l’échec du modèle iranien et des insurrections armées en Algérie, l’aspiration à un islamisme de type radical, conservateur, n’a pas de soutien de masse suffisant pour créer une situation irréversible ni en Tunisie ni en Egypte, où l’armée est d’ailleurs beaucoup plus dangereuse que les Frères musulmans. Les Frères musulmans sont très conservateurs, mais ils sont profondément divisés, les jeunes générations aspirent à l’antitotalitarisme. Le mouvement est encore contrôlé par des vieux, mais ils ne sont plus à l’abri.

-Etes-vous optimiste pour le proche avenir de la Tunisie ?

Beaucoup plus que pour l’Egypte. L’armée n’a pas le même poids. C’est inquiétant de voir que les salafistes tenter de s’imposer. Mais ils ne sont pas majoritaires, la majorité des citoyens ne les suit pas et la plupart sont convaincus que le débat politique est la meilleure réponse aux problèmes de l’heure.Les conservateurs ont un discours bien rodé sur les mœurs, mais ils n’en ont aucun quand il s’agit du chômage, de la corruption, du devenir des jeunes, qui sont des problèmes prioritaires. C’est sur eux qu’il faut porter le débat. Les conservateurs n’ont aucune réponse à ces problèmes, or c’est là-dessus que les citoyens les jugeront.

-Quel regard portez-vous sur l’Algérie ?

Quoi qu’en disent certains, l’indépendance est une étape décisive, positive dans l’histoire de l’Algérie. Elle a permis le développement d’un Etat, la généralisation de l’instruction, la création d’un système de santé. Je récuse toute forme de nostalgie. Mais il est vrai qu’il y a eu, comme dans le reste du Monde arabe, une stagnation sociale, économique, politique – une confiscation de la Révolution qui est en train d’être remise en cause.

-Qu’il n’y ait pas eu de grand mouvement protestataire ne signifie pas que la situation soit fondamentalement différente. N’oublions pas que la révolte arabe a commencé en janvier 2011 dans les grandes villes d’Algérie presque en même temps qu’en Tunisie…

Le mouvement avait été national, n’épargnant aucune région d’Alger à Annaba. Les autorités sont parvenues in extremis à contenir les manifestations et ont lâché du lest. Mais les raisons de la révolte subsistent.  Comme dans l’ensemble du Monde arabe, les Algériens souffrent de l’autoritarisme et de l’arbitraire, de l’injustice sociale et du délaissement d’une jeunesse dont une partie importante ne rêve que d’émigrer.
Je crois qu’il y aura un printemps algérien, peut-être sous des formes différentes – les «années noires» pèsent beaucoup – mais l’Algérie ne restera pas à l’écart du grand mouvement d’émancipation qui secoue le Monde arabe. Je suis sûr qu’une nouvelle fois elle nous surprendra, qu’elle renouera avec cet élan qui, il y a cinquante ans, faisait l’admiration du monde et qu’elle insufflera un espoir nouveau non seulement dans tout le Maghreb, mais aussi sur l’autre rive de la Méditerranée.

Maurice Tarik Maschino

Remarques:

– Gresh a absolument raison sur les difficultés auxquelles seront très rapidement confrontés les islamistes au pouvoir – en Tunisie, au Maroc en Egypte et peut-être bientôt en Algérie: les questions de société – hijab, alcool, festivals, bikini et tutti quanti – peuvent animer et choquer, ce ne sont pas elles qui feront le succès à terme des islamistes – tout comme leurs prédecesseurs, c’est sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’accès aux services publics voire la criminalité qu’ils feront la différence, comme l’AKP.

– je ne partage pas sa remarque sur « une contre-révolution externe conduite par la France et les Etats-Unis »  – les positions de ces deux pays ont été réactives, même celle de la France sur la Libye, qui a pris position – avec le Royaume-Uni – pour l’intervention militaire en Libye par réaction à son fiasco tunisien, et en réaction au soulèvement d’une partie de la population libyenne.

– sur l’Algérie, il faudrait être fou pour faire des prédictions. Il s’agit d’un Etat rentier, ce qu’on oublie trop souvent, et l’exception libyenne ne fournit aucune indication – le pouvoir algérien n’est pas celui d’une personne, c’est celui d’une institution, l’armée, et de ses dirigeants. Contrairement à la Tunisie, à la Syrie ou à l’Egypte, il n’y a pas de figure unique pouvant rassembler contre elle le peuple algérien, vacciné durablement contre la tentation révolutionnaire par la guerre civile des années 1990. S’il est probable que les choses changeront bien un jour, la simple lecture de l’histoire politique algérienne depuis 1988 devrait inciter à de la prudence.

Un petit conseil tunisien à Khalid Naciri: la Cour pénale internationale n’est pas seulement faite pour Florence Beaugé, mais aussi pour Jean-Pierre Tuquoi

La liberté d’expression marche de concert au Maroc et en Tunisie, dont les gouvernements se voient contraints de donner des leçons de déontologie aux fieffés journalistes étrangers, et notamment ceux du journal subversif marxiste-léniniste « Le Monde« .

En Tunisie, l’avance de ce pays sur le Maroc ne se manifeste pas seulement en matière de naturalisation de footballeurs brésiliens, mais également dans la dénonciation d’odieux complots ourdis par des ennemis de la Nation, Le Monde en l’occurence. Et c’est par un conseil amical à la démocratie makhzénienne que nos frères tunisiens s’efforcent de parachever l’édification du Maghreb uni: Khalid Naciri, réveille-toi, la Cour pénale internationale n’est pas seulement faite pour Florence Beaugé mais aussi pour Jean-Pierre Tuquoi, Ignacio Cembrero, Ali Lmrabet voire plus si affinités.

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"Après Jean-Pierre Tuquoi devant la Cour pénale internationale, ce sera le tour de Roger Lemerre, Dos Santos et Clayton"

Petite précision pour les lecteurs marocains: le Jean-Pierre Tuquoi tunisien s’appelle Florence Beaugé, également journaliste au Monde. Tous deux ont la haine et la rancoeur chevillés au corps, aigris et aveuglément lancés dans une entreprise de déstabilisation des deux nations soeurs, en dépit des réalités les mieux établies – le développement économique et social patent du Maroc, et le Changement démocratique en Tunisie.

Au Maroc, on le sait, Jean-Pierre Tuquoi est fourré dans tous les complots visant à dénigrer le Maroc et ses constantes civilisationnelles, avec ses comparses Ignacio Cembrero, Boubker Jamaï, Moulay Hicham, Bob Ménard et Mahmoud Ahmedinejad. C’est ainsi qu’il s’est récemment attelé à offenser l’identité et la souveraineté marocaines dans ce qu’elles ont de plus sacré:

La martingale hasardeuse du roi du Maroc à Macao
LE MONDE | 31.10.09 | 13h38 • Mis à jour le 31.10.09 | 13h38
Article paru dans l’édition du 01.11.09

« Il s’agissait d’une faute professionnelle et nous nous sommes retirés. » C’est ainsi que, dans un entretien à l’AFP, Hassan Bouhemou, le directeur général de Siger (« roi« , en grec), le holding qui regroupe les intérêts financiers du roi du Maroc, Mohammed VI, s’est efforcé, mercredi 28 octobre, de mettre un point final à une ténébreuse affaire financière à Macao, l’ancienne colonie portugaise rétrocédée à la Chine.

L’affaire a été révélée, mardi, par le South China Morning Post. Le quotidien de Hongkong expliquait que le souverain marocain faisait partie de la poignée d’investisseurs privés victimes d’un placement malencontreux dans Macau Legend, un groupe présent dans le jeu, l’immobilier et les transports.

Sollicités par la banque Merrill Lynch, des gestionnaires travaillant pour Siger – mais aussi des fonds spéculatifs et quelques personnes fortunées du vieux continent – avaient apporté, en 2006, près de 400 millions de dollars (270 millions d’euros) à Macau Legend, à la recherche d’argent frais pour financer un projet immobilier, Fishermen Wharf, de parc d’attractions avec casino et ensemble résidentiel.

Fisherman Wharf devait être introduit dans la foulée à la Bourse de Hongkong à un cours tel que ceux qui avaient accepté de prêter de l’argent à la maison mère en échange d’actions de la filiale, souscrites « à prix d’ami », pouvaient espérer réaliser très vite un bénéfice substantiel.

« CHARTE ÉTHIQUE »

Les choses n’ont pas évolué comme prévu. Victime de la crise internationale et de prévisions de fréquentation trop optimistes, le programme Fisherman Wharf avec son casino Babylone a été un échec et, du coup, l’introduction en Bourse de la société a sans cesse été repoussée. Quant à la maison mère, elle aussi malmenée par la crise, elle a pâti en sus de désaccords entre l’un des cofondateurs de Macau Legend, Stanley Ho, un homme d’affaires âgé et malade, et des membres de sa famille.

Des réunions ont eu lieu au printemps pour restructurer la dette. Macau Legend a promis de verser à ses créanciers 100 millions de dollars après avoir, dans un premier temps, offert le double. Mais aucune somme n’a été versée à ce jour.

Dans un communiqué publié mardi au Maroc, Siger explique qu’après avoir constaté qu’« une infrastructure de jeux de hasard » figurait dans les investissements de la holding royale, elle avait fait part, « en décembre 2008 », de « son intention de se retirer de cet investissement » au nom de sa « charte éthique ». Mais, dans le communiqué, rien n’indique que la demande a été suivie d’effet.
Jean-Pierre Tuquoi

Non content d’attaquer la Nation marocaine dans son identité institutionnelle, Tuquoi a par la même occasion profité pour heurter les Marocains dans leurs sentiments religieux -sous-entendre que le Commandeur des croyants puisse investir dans un casino! – voire même familiaux, tant est fort l’attachement filial de tout Marocain pour son Souverain. Bien évidemment, le lecteur assidu de L’Economiste sait désormais que ces rumeurs nauséabondes sont dénuées de tout fondement:

Siger retiré depuis un an de Macau
L’Economiste 29 octobre 2009

· Il s’agissait d’une petite participation indirecte…

· … supprimée pour cause de contradiction avec la déontologie de la holding

· Les investissements à l’étranger à nouveau en débats

L’Afp a rectifié hier (1) l’information donnée sur la foi d’un journal chinois: le Souverain ne fait pas partie d’un groupe d’investisseurs victimes d’un investissement malheureux à Macau. Macau est un territoire spécial de la Chine, en face de Hongkong de l’autre côté du delta de la rivière des Perles. Ex-colonie portugaise, cette ville est connue dans l’histoire pour son économie… «interlope», dominée par le jeu, envers qui les cultures asiatiques n’ont pas les mêmes préventions que les religions monothéistes.

En 2007, le chiffre d’affaires des jeux de Macau, pour la première fois, a dépassé celui de la vedette mondiale, Las Vegas. Récupérée par la Chine populaire en 1999, elle a conservé un statut politique et économique spécial par rapport au reste du pays, comme Hongkong. L’économie reste très libre et dynamique, avec un PIB par tête de plus de 39.000 dollars (soit presque 20 fois celui du Maroc), intégrant néanmoins un accroissement des inégalités. Ce qui a déterminé des manifestations l’année dernière, pour la première fois depuis la récupération chinoise. Macau a donc conservé dominante son économique du jeu, avec tous les problèmes de mafia et corruption que cela peut drainer.

Un endroit «chaud»

«Ce n’est vraiment pas l’endroit où nous voulions voir des investissements de la holding royale marocaine, Siger, aussi petits et indirects fussent-ils», indique Hassan Bouhemou, administrateur-directeur général de Siger. «Dès que nous avons vu les relevés d’opérations, nous nous sommes retirés car cela était contraire à la charte d’éthique de Siger; c’était en décembre 2008, il y aura un an le mois prochain», ajoute-t-il.
En fait, c’est une histoire qui commence courant 2007, où Siger place de l’argent dans un fonds qui offre des placements en Asie. Entre autres opérations, ce fonds (et non pas Siger) investit 4 millions de dollars (environ 38 millions de DH) dans un programme immobilier et hôtelier asiatique. Ce programme se monte à 400 millions de dollars et comporte entre autres, un hôtel à Macau, hôtel avec des salles de jeux. Ce qui était donc interdit par la charte d’éthique de Siger, d’où le retrait, un an à peine après le début de l’opération.
Pour la partie marocaine, l’histoire s’arrête là, même si auprès de Siger, on est encore assez fâché contre le fonds mandataire, qui a outrepassé la règle posée. Bouhemou dément que Siger ait engagé des poursuites contre ce fonds du fait de mauvaises affaires.
Les spécialistes des marchés financiers sont unanimes sur deux points: avec un fonds comme mandataire, qui noie les participations de chaque membre au milieu des autres, il est impossible de savoir où vont les investissements avant le compte rendu qui est fait une ou deux fois par an: pas d’autre choix que de faire confiance au gérant.

Deux points en avant

Le deuxième point est plus intéressant dans la mesure où il relance une question oubliée: la possibilité pour les Marocains, personnes morales, voire les personnes physiques, d’investir à l’étranger. En dépit d’une déclaration du Premier ministre lui-même, dans nos colonnes (www.leconomiste.com du 2 mars 2009), les mentalités vis-à-vis des investissements à l’étranger restent rigides, rigidités d’ailleurs renforcées depuis la crise. Et ce en dépit de la montée au créneau d’une partie des milieux économiques, pour montrer les avantages à l’heure de la globalisation, d’une libéralisation des investissements, pour le développement des affaires avec le Maroc.

N. S.

Mais il faut croire que la haine, la hargne et le persiflage, au mépris de toutes les règles déontologiques d’une presse morale et responsable, aveuglent Le Monde et autres « néocolonialistes mal déguisés« , lequel, non content de s’en prendre au Maroc du progrès et des réformes, s’attaque avec une violence inouïe à la Tunisie du Changement, qui a, « sous le signe de la réflexion, de la globalité et de l’animation » et dans la « fidélité au Symbole de la fidélité« , renouvelé de manière éclatante sa confiance au Sauveur de la Nation, comme ce pays en a d’ailleurs l’habitude:

Des présidentielles en forme de plébiscite
Depuis l’indépendance (1956), une caractéristique des élections présidentielles est que le vainqueur l’a toujours emporté avec plus de 90 % des suffrages exprimés. Habib Bourguiba a obtenu 99,67 % en 1959 ; 99,78 % en 1964 ; 99,75 % en 1969 et 99,85 % en 1974. De 1975 à 1987, ce fut « la présidence à vie » de Bourguiba. Son successeur, le président Ben Ali, a suivi la même voie. Arrivé au pouvoir en 1987, il a recueilli 99,27 % des suffrages en 1989 ; 99,91 % en 1994 ; 99,44 % en 1999. Mais « seulement » 94,48 % des suffrages en 2004.

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"Ne vous inquiétez pas, votre argent est bien là"

Voici la liste de ses articles publiés dans Le Monde durant le mois d’octobre, dont les titres suintent la haine et la hargne:
– « « L’opposition instrumentalise les droits de l’homme », selon le gouvernement tunisien » (Le Monde, 8 octobre)
– « A Tunis, le quotidien d’un couple d’opposants » (Le Monde, 8 octobre)
– « En Tunisie, « il y a ceux qui profitent du système et ceux qui enragent d’en être exclus » » (Le Monde, 22 octobre)
– « En Tunisie, une réussite économique mal partagée » (Le Monde, 23 octobre)
– « Le parcours fulgurant de Sakhr El-Materi, gendre du président tunisien Ben Ali » (Le Monde, 24 octobre)

C’est dans l’article du 22 octobre que Florence Beaugé a écrit les phrases suivantes:

Pourtant, l’impopularité de cet homme de 73 ans est frappante. Des trois pays du Maghreb, le régime tunisien est sans doute celui qui est le plus mal aimé de sa population. Même en Algérie, le pouvoir n’a pas droit à un tel mépris… (…)

Mais un autre sujet domine toutes les conversations et alimente la frustration générale : la main-mise de « la famille » sur le pays. Comme le dit Rachid, « après un petit verre – car le vin ça dégage tout ! -, on vous avouera la vérité : on en a marre ! ». Marre, précise-t-il, des frères, des gendres, des neveux, des Trabelsi, Chiboub, Ben Ali, El-Materi, « de tout ce clan familial qui ne cesse de grossir et de s’accaparer les richesses du pays ». (…)

Voilà longtemps, en tout cas, que le chef de l’Etat a compris que ses partenaires européens se contenteraient d’une démocratie en trompe-l’oeil en Tunisie. « Les droits de l’homme ? Après vingt-deux ans de bénalisme, la jeunesse s’en fiche ! A la limite, elle nous donne tort de continuer à mener cecombat. Elle estime que nous sommes bien bêtes de ne pas profiter du système « , se désole la sociologue Khadija Chérif, membre de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), découragée comme beaucoup d’autres de sa génération. « Les étudiants sont totalement dépolitisés. Pour eux, la réussite passe par l’argent, non par l’effort ou les études », confirme l’universitaire Larbi Chouikha.

Résignés, indifférents, mais par-dessus tout tenaillés par la peur, les Tunisiens attendent. Quoi ? Ils ne le savent pas très bien. Que « la mort », « un coup d’Etat « , voire « un attentat », disent-ils un peu gênés, presque honteux, viennent les délivrer de cette soumission à un régime qui leur pèse, mais pas au point de se révolter. Grâce à la chaîne d’information qatarie Al-Jazira – « notre oxygène », disent-ils -, ils n’ignorent rien de ce qui se passe chez eux, en dépit du muselage de la presse nationale. « Tout a une fin », disent-ils de temps à autre, comme pour se rassurer.

Comme les meilleures plumes de La Presse ou du Temps, que Die Zeit, El Pais et The Independent envient à la Tunisie, vous y aurez reconnu « Incitation à la haine, à la mort et à l’attentat contre la Tunisie« :

Sur la Une du “Monde”: Incitation à la haine, à la mort et à l’attentat contre la Tunisie
Du temps de son fondateur Beuve Mery, le journal Le Monde s’est taillé une dimension internationale grâce à son sérieux, la fiabilité de ses informations et le sens de la mesure qui prévaut dans ses commentaires.

L’information est sacrée, le commentaire est libre” disait Beuve Mery. Un commentaire libre est un commentaire responsable et mesuré.

Or, à la faveur d’un incroyable retour des choses, Le Monde ouvre ses colonnes et de surcroît la première page à un tract dans les règles, distillé au vitriol par une “pseudo-journaliste” répondant au nom de Florence Beaugé. Elle appelle les Tunisiens à se révolter. Elle appelle à la haine. Elle appelle surtout à la violence et à la mort.

D’où tient-elle que le régime “pèse sur les Tunisiens”? D’où tient-elle que “les Tunisiens ne sont pas contents”? Quand les appels au terrorisme sont alignés en première page du quotidien le plus prestigieux de France, et qu’ils soient publiés dans le pays des Droits de l’Homme et de la Déclaration de 1789, voilà qui donne à réfléchir.

N’en déplaise à notre chère Madame Florence Beaugé, les Tunisiens vivent dans la stabilité et la sécurité grâce à la perspicacité du Régime du Président Ben Ali. Les Tunisiens protestent énergiquement contre les poisons de l’outrance et l’extrémisme d’où qu’il vienne. Car c’est encore grâce au régime avant-gardiste tunisien que toute la région s’est stabilisée et a recouvré paix et quiétude. Les Tunisiens, toutes tendances confondues, s’élèvent à l’unisson contre ces manipulations malsaines. Et qui plus est dévoilent ce côté morbide, épidermique et à la limite futile dans ce genre d’articles.

A quoi ressemble-t-il? A quelle typologie journalistique correspond cet article ? Est-ce la vocation d’un reporter que de verser dans des réquisitoires passionnels, alimentés par des rumeurs indécentes, et nourries par des traîtres qui errent comme des âmes en peine dans d’obscurs salons français ?

S’est-elle posé cette question : pourquoi six millions de touristes affluent-ils sur la Tunisie ? Pourquoi les Français apprécient-ils le pays du Jasmin?

Ce qu’elle feint d’ignorer, c’est que beaucoup de Français s’expatrient chez nous, acquièrent des propriétés et vivent en toute quiétude parmi nous.

De toute évidence, Madame “Florence la terreur”, celle qui incite au terrorisme alors que le combat de toutes les nations se concentre justement contre l’extrémisme, a la vocation d’un poseur de bombes.

Femme psychotique, hystérique, elle est bonne pour la psychanalyse.

Ce qui est sûr, c’est que les Tunisiens sont jaloux de leurs acquis, de leur stabilité, de leur sécurité et de leur bien-être.

Il fait bon vivre en Tunisie. Et les Tunisiens sont solidaires. Et ils ne sont guère disposés à écouter les “conseils” maculés de sang d’une femme maléfique, et par-dessus le marché idiote.

Raté, Madame “Florence La Terreur”

Raouf KHALSI (Le Temps)

Sous le prétexte futile et fallacieux que la Jean-Pierre Tuquoi tunisienne, Florence Beaugé, ait donc fort justement été expulsée de Tunisie, ce qui constitue « un événement statistiquement non significatif » (La Presse), Le Monde et ses complices de RSF – « avidement obstinés à faire feu de tout bois pour déstabiliser un pays qui réussit » – ont dénoncé bien mal à propos un acte de souveraineté, révélant par là-même leur appartenance au « microcosme journalistique parisien qui croit, en atterrissant en Tunisie, qu’il débarque aux Dom-Tom (Domaines d’outre-mer-Territoires d’outre-mer, territoires sous administration française) » (La Presse). Dans le ton haineux et fielleux empreint d’arrogance coloniale qu’affectionne Le Monde, le quotidien de référence, qui a depuis sombré dans la « délinquance journalistique » (Le Temps), a prétendu s’en offusquer:

A en croire la presse tunisienne de ces derniers jours, Le Monde ouvre ses colonnes à une « pseudo-journaliste », « Florence la terreur », « psychotique, hystérique », qui plus est « maléfique » « et par-dessus le marché idiote« , pour couvrir l’actualité en Tunisie… A l’occasion de l’élection présidentielle tunisienne – qui a vu, dimanche 25 octobre, le président Zine El-Abidine Ben Ali reconduit sans surprise à la tête de l’Etat, pour un cinquième mandat consécutif, avec un taux officiel de presque 90 % des voix -, les journaux gouvernementaux tunisiens se déchaînent avec une rare violence contre l’envoyée spéciale du Monde, Florence Beaugé, expulsée de Tunisie mercredi 21 octobre, après une nuit passée sur un siège de l’aéroport de Tunis-Carthage. Pour justifier leur geste, les autorités tunisiennes ont évoqué « une malveillance patente à l’égard de la Tunisie et des partis pris systématiquement hostiles ».

Car il faut savoir que Florence Beaugé a de ce fait « lancé des appels à peine voilés au meurtre« , et un journaliste venduavisé d’Afrique-Asie fait un parallèle qui s’impose effectivement:

La justice internationale, qui a condamné il y a six ans, deux responsables de la tristement célèbre Radio rwandaise « radio Télévision Mille Collines » pour incitation au génocide de 1994, devra‑t‑elle se pencher sérieusement sur le cas de la journaliste française Florence Beaugé du quotidien français Le Monde ? (Le Temps)

Je trouve pour ma part ce journaliste trop prudent face à tant d’ignominie: ne faudrait-il pas créer, ainsi qu’il fût fait au lendemain de l’assassinat de Rafiq Hariri, un tribunal spécial international pour juger les calomniateurs étrangers, les « terroristes de la plume » qui tels Florence Beaugé se gaussent du Changement tunisien et de son incarnation humaine, le général-président Zine el Abidine Ben Ali?

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Florence Beaugé, bientôt à La Haye?

Comme le constate lucidement et avec retenue un observateur local:

N’en déplaise aux rentiers des droits de l’Homme qui gagnent leur vie sans travailler, aux roquets payés pour exécuter de mauvais desseins et de basses besognes et qui aboient pour un rien, aux autres journalistes haineux, telle Florence Beaugé, qui n’ont de cesse de déverser leur lot de mensonges et de contre-vérités sur notre pays, la Tunisie a tracé son chemin. Et c’est avec ses hommes et ses femmes, ses jeunes et ses enfants qu’elle saura relever les défis. (Le Temps)

Jugez-en: la dame Beaugé a jugé bon de persévérer dans ses machinations diaboliques par le biais d’une tribune libre publiée dans Le Monde après son expulsion de Tunisie, « La France discréditée par son soutien au régime Ben Ali« , dont voici quelques extraits suintant la haine. Tout comme Al Qaïda en veut aux Etats-Unis pour leurs libertés, dame Beaugé semble en vouloir à la Tunisie pour sa démocratie:

Nul besoin d’épiloguer longuement sur les résultats des élections présidentielle et législatives tunisiennes du 25 octobre. En s’accordant un score inférieur à 90 % des voix – officiellement de 89,62 % -, le président Ben Ali a cherché à éviter les sarcasmes que lui avaient valus les scores à la soviétique des précédents scrutins (99 % et 95 % des suffrages).

On ne répétera jamais assez à quel point le « pluralisme » politique mis en avant par le palais de Carthage à l’intention de l’étranger est une mascarade. Le chef de l’Etat tunisien choisit soigneusement ses opposants. Il dessine lui-même la carte politique de la Tunisie, sur laquelle le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), doit garder l’absolue mainmise par le biais d’un clientélisme et d’un maillage policier difficilement imaginables. (…)

Il faut cesser de se laisser prendre au langage du palais de Carthage, selon lequel la Tunisie de Ben Ali est « une démocratie émergente et perfectible ». Un argumentaire soigneusement mis au point à Tunis, où l’on sait que ce ton bonasse, faussement modeste, a toutes les chances de séduire les visiteurs occidentaux.

Si elle est performante en matière économique – mais pas autant qu’elle le pourrait, compte tenu de l’inhibition des entrepreneurs face au comportement prédateur des proches du pouvoir -, la Tunisie de Ben Ali ne progresse en rien sur la voie de la démocratie, et n’en a nulle intention. Quiconque émet une voix discordante est systématiquement combattu, et voit sa vie rendue infernale par une série de représailles dont on n’a pas idée en France : Agressions physiques graves ; filatures collantes ; courriers électroniques détournés ; domiciles assiégés ; asphyxie alimentaire, suite aux interdits professionnels ; campagnes de presse diffamatoires, et souvent même obscènes quand il s’agit de femmes. Et cela, en toute impunité

(…) « Etat de droit », « démocratie », « multipartisme » et « transparence » font partie du vocabulaire préféré du régime tunisien. On ne peut exclure que le président Ben Ali, qui commence donc un cinquième mandat après vingt-deux ans de pouvoir sans partage, finisse par croire à ces mots totalement vides de sens dans son propre pays. Mais les capitales européennes, elles, ne peuvent pas être dupes. Elles savent bien que l’espace des libertés ne grandit pas en Tunisie, contrairement à ce qu’affirmait M. Sarkozy lors de sa visite officielle à Tunis, en avril 2008.

Las, les « fantasmes apocalyptiques » de Florence Beaugé (Le Temps) se heurtent à la riante réalité tunisienne, qui, sans atteindre les rives rêveuses de la béatitude scandinave, parvient néanmoins à faire taire tous les esprits chagrins:

La vérité pourtant c’est ce nombre impressionnant de Tunisiens et Tunisiennes, jeunes et vieux, de tout âge qui l’entourent par milliers, parfois par dizaines de milliers, qui l’accueillent à chacun de ses déplacements, qui emplissent les espaces où se tiennent les meetings, du nord au sud, d’est ou ouest du pays.

A part quelques pays de Scandinavie, où voit-on de nos jours (après le 11 septembre) un Président en exercice qui se déplace au volant de sa voiture ? Qui fréquente en famille les restaurants en ville et qui dîne au milieu des clients en toute quiétude et simplicité ?

Il se rend dans les coins et recoins du pays parmi les gens de toute condition qui l’entourent chaleureusement qui l’embrassent et l’applaudissent. Un stade de football de près de 60.000 spectateurs qui l’ovationne debout pendant de longues minutes.

Toutes ces scènes, toutes ces images sont transmises par les télévisions tunisiennes et étrangères dont certaines filmées au cours de visites à l’étranger. Cela Florence n’a pas dû le voir.

La centrale syndicale, toutes les organisations professionnelles, les milliers d’associations et d’organismes de tous bords de toutes tendances, les partis politiques, les représentant de catégories socio-professionnelles, les associations sportives, tous appellent à voter pour le Président Ben Ali. Tous apprécient ce qu’il a réalisé pour son pays, tous sont reconnaissants et impressionnés par les succès dans tous les domaines. (La Presse)

Et puis la majorité a toujours raison, fût-elle composée de touristes étrangers:

A l’évidence, les 7 millions de touristes qui visitent la Tunisie chaque année ne seront pas d’accord avec B.B., puisque ces mêmes touristes reviennent les années suivantes. (La Presse)

Mais paraît-il qu’il y aurait des néocolonialistes opportunistes et haineux infiltrés parmi ces sept millions:

Ma curiosité interpelle mes interlocuteurs, qui craignent d’être écoutés, épiés par un indic’ et se méfient de moi : « vous êtes journaliste ? ». Un touriste ordinaire ne pourrait donc pas s’intéresser à la politique du pays qu’il visite ? Il y a des airs de monarchie chérifienne dans cette Tunisie, où l’on peut parler de tout, sauf du roi. Pardon, du Président. (« Tu t’es vu en Tunisie, all inclusive ?« , Bakchich Info, 7 novembre 2009)

Encore une néo-colonialiste à traîner devant la Cour pénale internationale…

Lecture complémentaire sur Le Monde au Maroc: « Le Monde traqué« , Le Journal (31 octobre 2009).

A lire, sur la Tunisie:
– « Tunisia: Military Courts that Sentenced Islamist Leaders Violated Basic Fair-Trial Norms« , Human Rights Watch (1992);
– « Tunisie: Le cercle de la repression s’élargit« , rapport d’Amnesty International (1997);
– « Tunisie : “des violations caractérisées, graves et systématiques”« , rapport de la FIDH (1998);
– « Tunisie: Les défenseurs des droits humains pris pour cible« , rapport d’Amnesty International (1998);
– « Silence, on réprime« , rapport de Reporters sans Frontières (RSF) (1999);
– « Tunisia: Attacks of the Press 1992-1999« , rapport du Committee to Protect Journalists (1999);
– « The Administration of Justice in Tunisia: Torture, Trumped-up Charges and a Tainted Trial« , HRW (2000);
– « Tunisia: a Lawsuit Against the Human Rights League, an Assault on All Rights Activists« , HRW (2001);
– « Joint report on the continuing deterioration of the human rights situation in Tunisia« , Amnesty International et al. (2001);
– « Violence against women in Tunisia 2002« , rapport de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) (2002);
– « Childrens’ rights in Tunisia 2002« , rapport de l’OMCT (2002);
– « Tunisie : Procès contre l’ordre des avocats« , rapport de la FIDH (2003);
– « TUNISIE. Le cycle de l’injustice« , rapport d’Amnesty International (2003);
– « Tunisie : La situation des droits de l’Homme en Tunisie – Note 2003« , rapport de la FIDH (2003);
– « Human Rights Watch Alert: Human Rights Lawyers and Associations under Siege in Tunisia« , HRW (2003);
– « Tunisie : Procès de MM. JALEL et Néjib ZOGHLAMI / BEN BRIK« , rapport de la FIDH (2004);
– « Tunisia: Repression and Harassment of Human Rights Defenders and Organizations« , HRW (2004);
– « Long-Term Solitary Confinement of Political Prisoners« , HRW (2004);
– « Tunisia: Freedom of Expression under Siege« , International Freedom of Expression Exchange (IFEX) (2005);
– « Tunisia: Crushing the Person, Crushing a Movement« , HRW (2005);
– « « Vous n’avez aucun droit ici, mais vous êtes les bienvenus en Tunisie »« , rapport de RSF (2005);
– « Libraries and Censorship in Tunisia« , rapport sur la censure dans les bibliothèques tunisiennes de l’International Federation of Library Associations and Institutions (2005);
– « Freedom of Expression in Tunisia: The Siege Intensifies« , rapport d’IFEX (2005);
– « False Freedom: Online Censorship in Tunisia« , rapport de HRW (2005);
– « Tunisia: Human rights abuses in the run up to the World Summit on Information Society« , Amnesty International (2005);
– « Tunisie : La Tunisie et le Sommet mondial de la société d’information – Chronologie d’événements : avril – novembre 2005« , rapport de la FIDH (2005);
– « TUNISIE. Atteintes aux droits humains à la veille du Sommet mondial sur la société de l’information« , rapport d’Amnesty International (2005);
– « Night in Tunisia« , rapport du Committee to Protect Journalists (CPJ) (2005);
– « La Tunisie et le sommet mondial de la société de l’information« , rapport de l’OMCT et de la FIDH (2005);
– « Deception and Lies: Freedom of Expression Still Under Siege 6 Months After WSIS« , rapport d’IFEX (2006);
– « Freedom of Expression in Tunisia: The Siege Holds« , rapport d’IFEX (2007);
– « Note sur l’état des libertés en Tunisie 2007« , rapport de la FIDH (2007);
– « Ill-Fated Homecomings: A Tunisian Case Study of Guantanamo Repatriations« , HRW (2007)
– « Le CPJ conclut une mission d’enquête en Tunisie en appellant à la libération du journaliste Slim Boukhdhir« , rapport du CPJ (2008);
– « Mise en œuvre du Pacte relatif aux droits civils et politiques – mars 2008 – LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE« , rapport de l’OMCT (2008);
– « La Tunisie: l’oppresseur souriant« , rapport du CPJ (2008);
– « Tunisie. Au nom de la sécurité. Atteintes aux droits humains en Tunisie« , rapport d’Amnesty International (2008);
– « Tunisie : Rapport du CRLDHT et de l’ALTT: La torture en Tunisie et la loi anti-terroriste du 10 décembre 2003. Faits et témoignages pour que cesse l’impunité« , rapport de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) et du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) (2008);
– « « Tunisie, le courage d’informer »: Reporters sans frontières à la rencontre de journalistes sous haute surveillance« , rapport de RSF (2009);
– « Tunisie. Les violations des droits humains se poursuivent au nom de la sécurité« , rapport d’Amnesty International (2009);
– « Tunisie. Derrière le « miracle économique » tunisien : les inégalités et la criminalisation de l’opposition. Le droit de ne pas subir de discrimination est un droit fondamental« , rapport d’Amnesty International (2009);
– « Une campagne impossible pour les médias d’opposition« , rapport de RSF (2009);
– « Tunisie : Les élections présidentielles et législatives, l’environnement de la campagne électorale« , rapport de la FIDH (2009)

(1) Note d’Ibn Kafka: je n’en ai retrouvé aucune trace sur Internet, mais simplement d’un compte-rendu par Reuters du communiqué de presse de SIGER.

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