« 2007 fait partie des dix années les plus chaudes jamais enregistrées »

Tiré de la Déclaration sur l’état du climat mondial en 2007 de l’Organisation météorologique mondiale – et je vous conseille également le site de l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) .

On y lit également ceci:

Par conséquent, 2007 se place au septième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés.

Janvier 2007 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis que des relevés ont commencé à être établis à l’échelle du globe.

La température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C depuis le début du XXe siècle, mais cette progression n’a pas été continue. Sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement (0,13 °C par décennie) est presque le double de celui calculé pour le siècle écoulé.

Les anomalies chaudes les plus marquées ont concerné les hautes latitudes de l’hémisphère Nord, dont une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie. Dans ces régions, les températures annuelles ont dépassé de 2 à 4 °C (3,6 à 7,2 °F) la normale calculée pour la période 1961-1990. En Fédération de Russie, 2007 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en 150 ans de mesures hydrométéorologiques.

Étendue de la banquise de l’Arctique
En septembre, l’étendue moyenne de la banquise était de 4,28 millions de km2, soit la plus faible jamais constatée. À l’issue de la saison de la fonte des glaces de l’Arctique, l’étendue de la banquise était inférieure de 39 % à la moyenne calculée pour la période 1979-2000 et de 23 % à celle de 2005, l’année du record précédent.

Le niveau de la mer a continué de monter en 2006 et 2007. Les mesures faites par satellite révèlent que depuis 1993, le rythme de cette augmentation, moyenné à l’échelle du globe, est d’environ 3 mm par an, soit nettement plus que la moyenne annuelle de 1,7 mm calculée pour l’ensemble du XXe siècle et déduite de mesures effectuées le long des côtes. Ces mesures révèlent que le niveau moyen de la mer en 2006/2007 est supérieur de quelque 200 mm à celui de 1870, et que depuis cette date, le rythme de l’augmentation s’est nettement accéléré. (…)
Toutes ces indications donnent à penser qu’en moyenne, le niveau de la mer n’a guère évolué
entre le Ier et le XIXe siècle et que le rythme de la hausse au XXe siècle est anormal si l’on se réfère à l’holocène récent.

Toutefois, ces dix dernières années, il semblerait que l’écoulement des glaciers issus des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique occidental joue un rôle accru dans l’élévation du niveau de la mer. S’il s’agit bel et bien du signe d’une accélération liée au réchauffement planétaire, la situation serait fort préoccupante dans la mesure où ces masses de glace contiennent assez d’eau pour entraîner une hausse du niveau de la mer de 7 m dans le premier cas et de 6 m dans le second. En outre, la dynamique de ce phénomène pourrait entraîner une hausse du niveau de la mer beaucoup plus rapide que si la fonte des glaces ne se produisait qu’en surface. (…)
Parmi les conséquences à redouter figurent l’augmentation de la gravité et de la fréquence des inondations dans les basses zones littorales, l’érosion des côtes et les dommages causés aux infrastructures et à l’environnement, notamment aux terres humides, aux zones intertidales et aux mangroves, ainsi que de graves répercussions sur la diversité biologique et le fonctionnement des écosystèmes.

Inquiétant. Non, terrifiant.

« Si l’on vous entend bien c’est tout notre système qui est en cause? » « Oui »

Au sujet du changement climatique:

«Mais si l’on vous entend bien, au travers de tout ce que vous décrivez, de ces évolutions catastrophiques, provoquées et accélérées par les pratiques de notre système, si l’on vous entend bien c’est tout notre système qui est en cause?»

Un autre auditeur s’exclame «Eh oui!», puis un des membres du panel répondit d’un seul mot: «Oui.» Il y eut un lourd silence de bien plus d’une minute, ce qui paraît fort long, comme si l’on attendait soit une contradiction-miracle, soit un développement explicatif, soit un débat inévitable, – mais rien ne vint.

Lu chez dedefensa.org – hat-tip: Sanaa.

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