Selon un chirurgien norvégien, des civils amenés dans une maison ensuite pilonnée par des tanks israëliens

Selon deux commentateurs, Mel et LCP, France 24 et la chaîne iranienne Press TV sont également présents à Gaza. La presse suédoise révèle que l’armée israëlienne refuse de suivre un jugement de la Cour suprême israëlienne, qui l’avait forcée à autoriser l’entrée à Gaza d’un groupe de journalistes étrangers – douze d’entre eux à la fois devaient être autorisés à entrer à Gaza. L’armée voulait choisir les journalistes et les médias faisant partie de ce groupe (voulant notamment imposer CNN et Fox News), ce que l’association de la presse étrangère (Foreign Press Association) en Israël a refusé. L’armée israëlienne s’est ensuite reposée sur l’argument de la sécurité, disant qu’ils ne pourraient assurer la sécurité des journalistes. C’est assez troublant: l’armée israëlienne attaque indistinctement civils et combattants à Gaza, refuse l’arrivée de l’aide humanitaire internationale, puis prétexte du manque de sécurité résultant de ses actions pour refuser l’entrée des journalistes étrangers.

Un des deux chirurgiens norvégiens présent à l’hôpital Shifa de Gaza fait très opportunément le lien entre cette absence de couverture médiatique, et la poursuite des atrocités:

“We are wading in death, blood, and amputees. Many children. A pregnant woman. I have never experienced anything so terrible. Now we hear tanks. Pass it on, send it around, shout it out. Anything. DO SOMETHING! DO MORE! We are living in a history book now, all of us.”

Mads Gilbert a travaillé à Beyrouth, en 1982, également encerclée et bombardée impitoyablement par Israël au prix de vingt mille morts. Voici ce qu’il en dit:

– J’étais à Beyrouth en 1982 et me suis dit que j’espérais avoir à revivre une expérience pire que celle-là. Mais ceci est pire, bien pire que Beyrouth en 1982. Plusieurs fois je me demande, sommes nous en 2009 ou au moyen-âge?

Il a opéré la petite Joumana, neuf mois, la main gauche arrachée par un éclat d’obus. Sa famille a été exterminée – l’article du quotidien norvégien Aftenposten qui rapporte son cas est intitulé littéralement « Sa famille a été éteinte« : neuf des onze membres de sa famille proche sont morts. Sa mère a survécu. Selon les témoignages recueillis par le chirurgien Mads Gilbert, le village Zytom, d’où est originaire Joumana, aurait été investi par l’armée israëlienne. Hommes d’un côté et femmes et enfants de l’autre auraient été rassemblés dans deux maisons, qui auraient été bombardées ensuite par des tanks israëliens. Mads Gilbert affirme tenir cette version des faits de plusieurs sources, dont la grand-mère des enfants.

La petite Joumana, neuf mois, a perdu une main et neuf des dix membres de sa famille

La petite Joumana, neuf mois, a perdu une main et neuf des dix membres de sa famille


Joumana, neuf mois, a perdu sa main gauche et neuf des dix membres de sa famille

Joumana, neuf mois, a perdu sa main gauche et neuf des dix membres de sa famille

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