Absents de marque

Je lis dans la presse française ceci – « Sarkozy décore des harkis lors d’une journée nationale d’hommage« , mais il doit s’agir d’une coquille car je ne vois aucune trace de Rachida Dati, Malek Boutih ou Fadela Amara lors de cette célébration.

Y’a pas à dire, les bougnoules, c’est quand même mieux quand elles s’appellent Jeannette

Bon, entre nous, on peut se parler franchement: un peu comme Gérard Longuet, l’idée d’une bougnoule arabo-musulmane Française issue de la diversité à la tête de la HALDE, ça me mettait un peu mal à l’aise. Mais là, avec Jeannette Bougrab, je suis pleinement rassuré:

  1. Elle s’appelle Jeannette;
  2. Elle est fille de harki et l’assume (« je suis toujours cette petite-fille de harki qui a grandi au cœur de son Berry natal, à Châteauroux, et qui se trouve aujourd’hui au sein du Palais-Royal, face au Louvre… »);
  3. Elle apprécie le Bachaga Boualem;
  4. Elle aime voyager: « Visiting Israel enabled me to understand myself better. Going to Yad Vashem and debating with Rachel Korazim on the Impact of the Holocaust on Israeli Society were the most touching moments. I could relate to my own suffering and to the global issue of integration of minorities, including in France. I was also fascinated by the dynamism of Israeli civil society« ;
  5. Elle aime se promener en bonne compagnie;
  6. Elle sait garder le silence quand il le faut («Je ne dis jamais que je suis musulmane»);
  7. Elle n’est ni pute ni soumise.
  8. Jeannette Bougrab est donc pleinement représentative des djeun’s (« le même passé que les jeunes issus de l’immigration« ).

Ouf, j’ai failli avoir peur.

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