Du danger de montrer son caleçon Superman en public (ou de diffuser un dessin animé)

Le Maroc n’a pas le monopole des poursuites pénales contre des artistes – je pense à celles contre rappeur L7aqed bien sûr – dans le monde – La Rumeur en France en sait quelque chose, qui sort de huit années d’une guérilla juridique initiée par Sarkozy, et ce sans compter les poursuites contre des citoyens ordinaires – en Jordanie, six citoyens sont ainsi poursuivis pour avoir tiré la langue au Roi, ce que Yves Gonzalez-Quijano (Culture et politique arabes, un des meilleurs blogs sur le monde arabe toutes langues confondues) appelle fort à propos « crime de lèche-majesté« . Mais celles lancées au Liban contre le duo comique Rawya el-Chab et Edmund Hedded valent leur pesant de taboulé.

Leur crime? Lors d’une collecte de fonds caritative pour les enfants souffrant de maladies cardiaques, qui a lieu sous la forme d’un « man auction » (vente aux enchères lors desquelles un homme propose au plus offrant soit un service particulier – plombier, électricien, etc – ou le plus souvent un strip-tease, la somme offerte étant généralement reversée à une oeuvre caritative), Edmund Hedded a soulevé son jeans pour montrer le haut de son caleçon Superman qu’il portait ce jour-là. Que n’avait-il pas fait-là:

Rawya el Chab et Edmund Hedded, ce dernier montrant le haut de son caleçon Superman lors d'une vente aux enchères.

L’article est tombé entre les mains d’un « vieux ». Un « responsable » que le rapport du spectacle a « révolté ». Une « révolte » accentuée par le fait qu’une photo montrant Edmund Hedded, en pleine représentation, sur scène, en train d’exhiber quelques petits centimètres carrés de son caleçon marqué du sigle de Superman, circulait déjà.

Décidé à ne pas laisser passer la chose, ce « responsable », dont Edmund Hedded ne connaît pas l’identité, a informé les autorités judiciaires libanaises.

« Rawya el-Chab (qui animait la vente aux enchères) et moi-même avons été convoqués et interrogés au commissariat chargé de l’instruction disciplinaire. Les autorités elles-mêmes étaient perplexes quant au motif de notre convocation et nous ont rassurés à plusieurs reprises que nous n’allions pas être sanctionnés« , indique le jeune comédien, qui lui même peine encore, aujourd’hui, à masquer sa perplexité.

Suite à cet interrogatoire, Edmund Hedded affirme avoir contacté plusieurs ministres et responsables qui ont également minimisé l’affaire qu’ils ont qualifiée de « ridicule« . Un ministre a même confié au jeune comédien avoir été, lui-même, déjà « vendu aux enchères pour un rendez-vous romantique, il y a 30 ans« .

L’affaire aurait également été évoquée par le président de la République Michel Sleimane lors d’une des séances du Conseil des ministres au palais présidentiel…

Autant dire que le caleçon d’Edmond a fait le tour du Liban.

D’où la grosse et mauvaise surprise d’Edmund à l’énoncé du jugement, le 30 novembre 2011 : « Un mois de prison et 200.000 livres libanaises d’amende pour un +stand-up comedy show+ socialement hors de l’ordinaire et pour discours extrêmement vulgaire ainsi que l’exposition du caleçon d’Edmund Hedded« .

Edmund Hedded et Rawya el-Chab sont punis « au nom du peuple libanais et conformément à l’article 532 du code pénal » pour « humour, terminologie et gestes indécents sur scène« .

On ne badine avec la décence dans un pays où tant de meurtres et massacres sont restés impunis, et où des chefs de milice sont chefs de partis. Récemment, deux Libanais avaient été arrétés – puis libérés – pour avoir écrit des graffitis favorables à la révolte syrienne.

On aurait bien sûr tort d’incriminer spécifiquement le Liban: on a bien vu au Maroc il y a plusieurs années de cela un ingénieur condamné à trois années de prison ferme (avant d’être grâcié) pour avoir créé une page Facebook au nom du prince Moulay Rachid (sans aucun propos critique ou injurieux d’ailleurs). En Tunisie, c’est la projection télévisée du film animé Persepolis fondé sur l’album de bandes dessinées du même nom de Marjane Satrapi qui vaut à Nabil Karoui, PDG de la chaîne privée Nessma TV un procès pénal pour lors duquel il encourt trois années de prison ferme pour « atteinte aux valeurs du sacré, atteintes aux bonnes mœurs et troubles à l’ordre public« . Des émeutes violentes, initiées par des salafistes, avaient suivi la projection du film, et une pétition regroupant plus de 100.000 signatures avait éxigé des poursuites contre Nessma TV. L’intéressé est un improbable héros de la liberté d’expression – il a des portraits de Berlusconi (il en fut un partenaire d’affaires) dans son bureau, sa chaîne fut créée lors de la dictature de Benali, dont il chantait alors les louanges, et il a demandé pardon pour la diffusion du film animé, où une séquence présentait Dieu sous les traits d’un homme, chose antinomique avec le dogme musulman.

Et c’est l’Egypte qui est en passe de décrocher le pompon, puisque une série d’actions en justice ont été initiées par des avocats islamistes – une véritable engeance en Egypte, si on veut bien se rappeler que certains d’entre eux avaient par le biais d’une procédure de hisba obtenu en 1995 que le défunt chercheur en sciences islamiques Nasr abu Zayd soit déclaré apostat et divorcé de force de son épouse – contre le comédien et acteur le plus célèbre du monde arabe, Adel Imam. Deux procédures distinctes sont apparemment en cours, mais initiées par le même avocat islamiste – Adel Imam a ainsi été condamné en appel à 3 mois de prison ferme pour injure à l’islam, tandis qu’il a ce jeudi été acquitté en première instance dans une autre affaire du même type. Tête de turc des islamistes, et proche de l’ancien président Hosni Moubarak, Adel Imam illustre le pouvoir politique nouveau des islamistes, qui dominent de manière écrasante l’Assemblée du peuple égyptienne – et il illustre le risque d’avoir renversé un régime dictatorial pour finalement ne pas obtenir de réel changement en matière de liberté d’expression, comme le souligne Amnesty International. Comme le dit un membre du collectif de défense de Nabil Karoui:

« Ceux qui accusent les autres d’hérésie, qui décident qui est un bon musulman ou pas, utilisent les mêmes stratagèmes de contrôle des médias que sous Ben Ali », abonde Naceur Laouini. (écrans.fr)

On voit les limites de la révolte arabe dans les pays où elle a abouti à la chute de la dictature: l’outrage au dictateur est de plus en remplacé par l’outrage aux valeurs religieuses ou nationales; la chute de la dictature n’implique pas nécessairement l’avénement de la démocratie. Ce dilemme n’est pas propre aux pays arabes, et les réactions négatives importantes contre ces procès liberticides sont un signe d’espoir – même le parti Ennahda avait pris ses distances avec les poursuites pénales contre Karoui. Dans les pays où cette révolte n’a pas entamé les régimes autoritaires ou semi-autoritaires en place – Maroc et Jordanie notamment – c’est l’accusation de lèse-majesté qui demeure l’accusation suprême.

Dans les deux cas, des lois pénales évasives  – à dessein – permettent à des magistrats médiocres ou soumis de condamner en vertu des souhaits supposés du pouvoir ou de l’opinion, et non en vertu de la lettre et de l’esprit des lois. Encore une fois, les pays arabes n’ont pas le monopole de ces défauts-là: chaque année, la Cour européenne des droits de l’homme condamne des Etats membres du Conseil de l’Europe pour violation de l’article 10 de la Convention européennne des droits de l’homme relative à la liberté d’expression (de 1959 à 2009, 392 violations concernant 36 des 47 Etats membres ont fait l’objet de décision de la Cour – voir ce guide publié par la Cour pour une présentation de la jurisprudence pertinente en matière de liberté d’expression). La différence est cependant que la majorité des Etats membres du Conseil de l’Europe est constituée d’Etats de droit où la justice freine – tant bien que mal – les dérives du pouvoir; quand la justice marocaine, tunisienne ou égyptienne prendra une décision allant à l’encontre de la volonté du pouvoir politique ou d’une majorité de l’opinion publique sur un dossier important, ce jour-là Nabil Karoui, Adel Imam, Edmund el Hedded et Rawya el Chab pourront sans doute s’exprimer artistiquement en paix…

Cablegate: les Emirats arabes unis ont donné 40 millions de dollars au Maroc au lendemain des attentats du 16 mai 2003

Voici la première mention substantielle du Maroc dans les câbles diplomatiques étatsuniens publiés par Wikileaks. Il s’agit d’un câble de l’ambassade étatsunienne à Abu Dhabi du 3 juin 2003 relatant un entretien la veille entre l’ambassadeure des Etats-Unis Marcelle Wahba et le ministre émirati des affaires étrangères, Hamdan bin Zayid. Ce dernier tenait à informer le gouvernement étatsunien du soutien financier émirati apporté au Maroc et à la Jordanie:

3. (C) Hamdan also informed the Ambassador that, following the terror attacks in Casablanca, the UAEG provided $40 million in cash assistance to Morocco. The Moroccans intend to use the money to purchase much needed equipment. The Emiratis have asked the Moroccans to provide an accounting for the money spent. Hamdan confided that he had told his Kuwaiti and Saudi counterparts the UAE’s donation was $80 million, in an effort to encourage them to give more. He wanted to make sure that the USG knew the real UAE contribution, in the event that this is raised with us.

En bref:

  • le gouvernement émirati a donné 40 millions de dollars US au Maroc pour des achats d’équipement – sécuritaire, peut-on présumer – au lendemain des attentats du 16 mai (soit deux semaines avant l’entretien en question);
  • le gouvernement émirati, prudent et connaissant sans doute bien son ami marocain, a demandé aux Marocains de rendre des comptes sur la façon dont cette somme serait utilisée;
  • le gouvernement émirati a indiqué au Koweït et à l’Arabie séoudite qu’il avait donné 80 millions de dollars US au Maroc, afin de les encourager à donner plus…
  • le gouvernement émirati tient à informer le gouvernement étatsunien du vrai montant, afin qu’il soit informé de la situation si elle venait à être évoquée…

On peut en tirer la conclusion que le gouvernement étatsunien pratique un contrôle de la manière dont ses alliés arabes les plus fidèles – Maroc et Jordanie entre autres – voient leurs fins de mois difficiles financées par les pays du Golfe…

Les commentaires de l’ambassadeure Marcelle Wahba à la suite de ce paragraphe descriptif sont intéressants:

4. (C) COMMENT: Jordan and Morocco both enjoy extremely close ties to the UAE. The Emiratis have long felt it important to provide economic assistance and support to these two moderate Arab states. The fact that Abu Dhabi is offering cash assistance, vice assistance-in-kind, is a measure of just how close these ties are since the Emiratis usually balk at writing checks. The UAE’s strong official ties with Jordan and Morocco are bolstered by personal relationships between the ruling families. Jordanian King Abdullah II is a close friend of UAE Armed Forces Chief of Staff Muhammad bin Zayid Al-Nahyan (MbZ). The two frequently hunt — in Morocco and Tanzania — joined, more often than not, by England’s Prince Andrew. The ties with the Moroccan monarch are equally warm. Shaykh Zayid and other Emirati ruling family members maintain vacation palaces in Morocco and have poured money into assistance projects there. END COMMENT.

On notera:

  • le Maroc a des liens très étroits avec les Emirats arabes unis (le câble mentionne que cheikh Zayed y a une résidence estivale et qu’il dépense de l’argent dans des projets sociaux);
  • les Emirats arabes unis n’aiment en général pas donner de l’assistance financière;
  • les dynasties régnantes au Maroc et aux Emirats arabes unis ont de forts liens personnels;
  • le roi Abdallah II de Jordanie va souvent chasser au Maroc en compagnie du chef d’état-major émirati Muhammad bin Zayid Al-Nahyan;
  • le prince Andrew de Grande Bretagne participe souvent à ces parties de chasse marocaines;

En attendant la suite…

La famille royale jordanienne intervient en faveur d’un journaliste menacé

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Qu’on ne vienne pas me dire que les monarchies arabes ne prennent pas au sérieux leur rôle de défenseur des libertés individuelles. Le cas du Maroc étant suffisamment connu de mes lecteurs, je souhaiterais, ici et maintenant, lever mon tarbouche en l’honneur du Roi Abdallah II de Jordanie, qui a su insuffler une modération indomptable et une soif inextinguible de la liberté dans le coeur non seulement de tous ses fidèles sujets (à l’exception de quelques uns de ces fieffés Palestiniens, récemment déchus de leur nationalité jordanienne), mais surtout dans celui de sa famille. Nul n’aura échappé à la page youtube de la Reine Rania, véritable clairon de le modernité et de la tolérance qui résonne à travers tout le monde arabo-musulman, ni au choix irrévocable de la modernité symbolisé par l’attachement du Roi Abdallah II à PlayStation et aux grosses cylindrées:

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Jordanian prince to the rescue of comedian
The Times July 7, 2009

The following story might make more sense if you are first aware of the cinematic allegiances that exist within the Jordanian Royal Family. King Abdullah II, for instance, likes Transformers and once appeared in Star Trek. The best Middle Eastern diplomats probably know this. You never know when that sort of information can help you out of a tight spot.

So, we have it from an impeccable source, that during the making of Brüno!, while Sacha Baron Cohen was wandering the Middle East dressed as a gay Austrian fashion journalist, he visited Jordan and interviewed the Prime Minister.

Then the authorities found out that he was neither Austrian nor a journalist and all hell broke loose.

The Jordanian PM demanded to know why “that Zionist comedian” had been allowed into his house. Then the Royal Family intervened. Not the King, who was perhaps away at a Trekkie conference, but his half-brother. Prince Ali is a huge Ali G fan and apparently regards himself as “the real Ali G”. He defused the situation. We like to think he did this after first donning a yellow shell suit, but you can’t have everything.

On ne peut que saluer cet engagement solonnel dans la voie des réformes, de la modernité, de la tolérance, de l’acceptation de l’Autre et d’ouverture sur le monde, prédispositions qui ne peuvent que conforter la communauté internationale dans son soutien à un pays en lutte contre l’extrémisme et l’intolérance.

Bon, c’est vrai, il y a quelques petites broutilles que j’ai oublié de vous dire:

– la Jordanie est 128e au classement 2008 de la liberté d’expression de RSF;

– une ancienne députée et un rédacteur en chef ont été emprisonnés pour « diffamation des organes de l’Etat » (mars 2002);

– Amnesty International dénonce l’augmentation des poursuites judiciaires restreignant la liberté d’expression (juin 2006);

– les journalistes jordaniens sont régulièrement battus et harcelés par les forces de l’ordre (février 2007);

– les journalistes jordaniens dénoncent la nouvelle loi sur l’accès à l’information, qui rendrait quasiment impossible l’obtention d’informations gouvernementales et administratives (juin 2007);

– cinq journalistes jordaniens ont été condamnés à trois mois de prison pour outrage à magistrat et diffamation,  verdict largement décrié (mars 2008);

– les autorités imposent aux propriétaires de cybercafés de filmer et relever les identités de leurs clients (mars 2008);

le Roi Abdallah II critique les médias jordaniens les accusant d’être irresponsables, de stopper le développement du pays, de desservir le pays et de répandre rumeurs, insultes et ragots, quelques semaines après des articles de presse sur la vente douteuse de terres étatiques et l’attribution d’un contrat de service pour l’organisation d’un festival à un société française ayant organisé les festivités des 60 années d’Israël (juillet 2008); 

– le gouvernement jordanien estime le niveau de liberté de la presse en Jordanie comme étant « acceptable » (juillet 2008);

– le gouvernement tente d’imposer un « code d’honneur » aux sites jordaniens d’actualités, après avoir bloqué l’accès à des sites étrangers trop critiques envers la famille royale hachémite, comme Arab Times (août 2008);

– sous pression royale, le syndicat des journalistes jordaniens accepte d’imposer un code d’honneur aux sites d’information en ligne (septembre 2008);

– un rédacteur-en-chef est placé en détention provisoire en attendant son jugement par un tribunal militaire, où il comparaît pour « agitation confessionnelle » (octobre 2008);

– Gamal Eid, directeur exécutif de l’Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI), est refoulé à son arrivée à l’aéroport d’Amman, pour avoir dénoncé – en 2006- le manque de liberté d’expression au royaume hachémite (décembre 2008); 

– le chef du bureau jordanien d’Al Jazeera est passé à tabac par la police lors d’une manifestation qu’il couvrait à Amman (janvier 2009);

une vingtaine d’actions pénales ont été initiées par le gouvernement jordanien contre des sites d’actualités jordaniens (mars 2009);

– 94% des journalistes jordaniens pratiquent l’auto-censure (mai 2009);

– le gouvernement jordanien ferme les bureaux de chaînes de télévision iraniennes (juillet 2009)

La propagande chiite m’a piégé

L’odieuse, insidieuse, vicieuse, hypocrite et détestable propagande chiite m’a piégé: le toutou du couple royal jordanien – que Dieu augmente leur progéniture – dont le décès (celui du toutou) a ému jusqu’à la presse israëlienne et votre humble serviteur n’a pas été traité par une clinique vétérinaire israëlienne. C’est le Yedioth Ahronoth qui le dit. Ma bonne foi a été abusée à l’insu de mon plein gré. Les prêcheurs de haine s’en réjouissent, que Dieu flétrisse leur main droite.

Correction: King Abdullah’s dog wasn’t treated in Israel
Ynetnews Published: 04.06.09, 19:45 / Israel News

On March 29th, Yedioth Ahronoth reported that a sick dog said to belong to Jordan’s King Abdullah was treated at an Israeli hospital. The story was published on Ynetnews as well.

A further inquiry into the story revealed that the report was incorrect, prompting Yedioth Ahronoth to issue an apology to its readers.

Bi roh, bi dam, nafdik ya Médor

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Je m’en voudrais de vous cacher cette information capitale sur la contribution jordanienne à la résistance contre l’entreprise coloniale israëlienne – par pudeur, les grandes douleurs étant muettes, la page YouTube de la reine Rania n’en souffle mot :

King Abdullah’s dog dies in Israel

After falling seriously ill during IDF offensive in Gaza, Jordanian royal family’s pet secretly rushed to Jewish state for medical treatment at Beit Dagan veterinary hospital. Doctors regretfully fail to save beloved pet’s life

Nurit Felter Published: 03.29.09, 10:05 / Israel News

The Jordanian royal family’s dog was secretly rushed to Israel for treatment in the midst of Operation Cast Lead in Gaza, Yedioth Ahronoth reported Sunday.

Relations between the royal palace in Amman and the Beit Dagan veterinary hospital have been good for many years now.

The Israeli medical team’s expertise has served Jordan a number of times, almost always under a heavy veil of secrecy, as per the royal court’s request.

During the fighting in the Gaza Strip, the Jordanians once again called on the Israeli veterinarians for help. King Abdullah and Queen Rania’s beloved dog had fallen ill.

In a secret operation, the pet was transferred to the hospital in Israel in very poor condition.

A few days later, despite the veterinarians’ dedicated treatment, King Abdullah’s pet passed away.

The dog’s body was returned to Jordan, along with a sincere apology from the hospital’s vets for being unable to save him.

The Beit Dagan veterinary hospital refused to comment on the report.

Hier l’Iran…

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Le 9 novembre, c’était l’Iran:

Les Arabes font part aux Occidentaux de craintes sur l’Iran
9 nov 2008 18h11
Arshad Mohammed et Alaa Chahine

Les pays arabes modérés se sont ouverts aux Etats-Unis et à l’Union européenne de leurs inquiétudes concernant l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient.

Cet échange a eu lieu à Charm el Cheikh en marge d’une réunion du “quartet” des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient visant à faire le point du processus de paix israélo-palestinien un an après la conférence d’Annapolis.

Ont participé à la discussion sur l’Iran les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, des Emirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de Jordanie ainsi que la secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, l’émissaire diplomatique européen Javier Solana et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, dont le pays préside l’UE.

Solana a déclaré aux participants que les négociations des grandes puissances avec l’Iran sur son programme nucléaire étaient “dans une impasse” et qu’il attendait une réponse de son interlocuteur iranien Saeed Jalili à sa proposition de le rencontrer à nouveau, pour la première fois depuis juillet.

Selon un participant à cet échange de vues qui souhaite garder l’anonymat, le chef de la diplomatie jordanienne a surpris par sa vigueur en soulignant que, si le dossier du nucléaire iranien était devenu un problème pour les Occidentaux, “la quête hégémonique de l’Iran” dans la région constituait depuis longtemps aux yeux des Arabes la véritable “crise“. (…)

Selon le même participant, Solana et Kouchner ont semblé surpris de la franchise et de la véhémence des ministres arabes dans la formulation de leurs griefs.

Un responsable américain a pour sa part déclaré que Rice avait pris note de la crainte de la part des pays arabes modérés que l’Occident, et particulièrement les Européens, négligent leurs préoccupations face aux appétits régionaux prêtés à l’Iran chiite.

Le 31 décembre, alors que la presse ne semble pas faire état de la présence d’éléments d’artillerie, d’aviation ou de marine iraniens aux alentours de Gaza:

Gaza : Mohamed VI pour une « initiative »
AFP 31/12/2008 | Mise à jour : 11:40

Le roi Mohammed VI du Maroc s’est déclaré aujourd’hui en faveur d’une « initiative ferme et résolue » de la communauté internationale pour stopper la violence au Moyen-Orient.

« La région du Moyen-Orient (…) a tant besoin d’une initiative ferme et résolue de la part de la communauté internationale pour arrêter l’engrenage de la violence et l’effusion de sang« , a notamment écrit Mohammed VI dans des messages adressés aux chefs d’Etats des « pays amis » à l’occasion du nouvel an, selon l’agence marocaine Map.

Une « conjoncture internationale délicate » accompagne l’avènement de 2009, a ajouté le roi qui a souhaité voir surgir une « citoyenneté universelle« .

Cette citoyenneté devrait « assurer la dignité et la justice pour tous, dans le cadre du dialogue, de la coexistence et du respect des différentes religions et civilisations« , a-t-il souligné.

Mohammed VI a par ailleurs appelé à « l’édification d’un nouvel ordre international qui rejette les horreurs des conflits et des guerres et récuse le terrorisme, le fanatisme, la pauvreté, le sous-développement, l’exclusion et la marginalisation« .

Samedi, le Maroc avait condamné les raids israéliens sur la bande de Gaza et appelé à « l’arrêt immédiat des hostilités » et à la « poursuite du dialogue » entre toutes les parties concernées.

Pendant ce temps, les affaires sérieuses continuent: « While Israel fights in Gaza, Egypt and Saudi Arabia take on Iran« . L’assez amusante obsession anti-iranienne des alliés arabes d’Israël demanderait des développements que je ne peux faire pour l’instant.

On notera cependant l’impressionante déconnexion entre les dirigeants arabes et leurs peuples – il y a (presque) toujours une déconnexion entre les élites dirigeantes et leurs populations surtout en matière de politique étrangère (on peut le constater dans les pays européens pro-étatsuniens, où la population est généralement beaucoup moins enthousiaste que ne le sont leurs dirigeants à l’idée de participer à l’invasion et au bombardement de pays musulmans lointains), mais dans les pays arabes elle est vertigineuse.

Je m’en voudrais de vous dissimuler le contenu des dernières conversations de Bush: pour Abou Mazen et Bush, c’est au Hamas qu’il incombe principalement de respecter un hypothétique cessez-le-feu – « They agreed that for any ceasefire to be effective, it must be respected, particularly by Hamas« . Je ne comprends pas finalement ce qu’on reprochait à Antoine Lahad, le pacha Glaoui ou le bachaga Boualem

Israel and the « moderate » Arab countries, or with enemies like these who needs friends?

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Lu dans une dépêche d’agence, que je reprends ici dans son intégralité, Yahoo ne conservant pas d’archives des dépêches publiées. Le lecteur attentif notera que le Maroc faisait partie du groupe d’Etats arabes « modérés« … Je me demande ce que Si Taïeb a bien pu dire – le Maroc redoute-t-il les ayatollahs duodécimains d’Alger et de Tindouf? Une offensive généralisée et sans concession contre le zawaj muta’a? Moulay Hicham, Ali Lmrabet et Bob Ménard ont-ils été identifiés du côté de Qom?

Je vous laisse à vos méditations:

Les Arabes font part aux Occidentaux de craintes sur l’Iran
9 nov 2008 18h11
Arshad Mohammed et Alaa Chahine

Les pays arabes modérés se sont ouverts aux Etats-Unis et à l’Union européenne de leurs inquiétudes concernant l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient.

Cet échange a eu lieu à Charm el Cheikh en marge d’une réunion du « quartet » des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient visant à faire le point du processus de paix israélo-palestinien un an après la conférence d’Annapolis.

Ont participé à la discussion sur l’Iran les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, des Emirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de Jordanie ainsi que la secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, l’émissaire diplomatique européen Javier Solana et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, dont le pays préside l’UE.

Solana a déclaré aux participants que les négociations des grandes puissances avec l’Iran sur son programme nucléaire étaient « dans une impasse » et qu’il attendait une réponse de son interlocuteur iranien Saeed Jalili à sa proposition de le rencontrer à nouveau, pour la première fois depuis juillet.

Selon un participant à cet échange de vues qui souhaite garder l’anonymat, le chef de la diplomatie jordanienne a surpris par sa vigueur en soulignant que, si le dossier du nucléaire iranien était devenu un problème pour les Occidentaux, « la quête hégémonique de l’Iran » dans la région constituait depuis longtemps aux yeux des Arabes la véritable « crise« .

Il a notamment dénoncé l’accroissement de l’influence du régime théocratique de Téhéran en Irak, au Liban, en Syrie et auprès de groupes radicaux palestiniens comme le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

LE MINISTRE RUSSE ABSENT

Selon le même participant, Solana et Kouchner ont semblé surpris de la franchise et de la véhémence des ministres arabes dans la formulation de leurs griefs.

Un responsable américain a pour sa part déclaré que Rice avait pris note de la crainte de la part des pays arabes modérés que l’Occident, et particulièrement les Européens, négligent leurs préoccupations face aux appétits régionaux prêtés à l’Iran chiite.

Selon Solana, cette réunion avec les ministres arabes s’est tenue à leur propre demande à la faveur de la présence dans la station balnéaire égyptienne de la mer Rouge des membres occidentaux du « quartet » de médiateurs pour le Proche-Orient.

Celui-ci est composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations unies. Mais le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui participé à la réunion du « quartet » n’a pas pris part à celle avec les ministres arabes.

Face à Téhéran, Solana représente six puissances – France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine et Russie – qui pressent l’Iran de cesser ses activités nucléaires sensibles sous peine de nouvelles sanctions, auxquelles Pékin et Moscou se montrent toutefois réticents.

Lors de sa première conférence de presse depuis son élection à la présidence américaine, Barack Obama a jugé vendredi « inacceptable » la mise au point éventuelle par l’Iran de l’arme nucléaire et exhorté la communauté internationale à l’empêcher.

Le président du parlement iranien, Ali Larijani, lui a répondu en l’invitant à « un changement changement fondamental » d’attitude, soulignant que « réitérer les objections au programme nucléaire iranien serait accomplir un pas dans la mauvaise direction« .

Lors de sa campagne électorale Obama n’a pas exclu de discuter directement avec les dirigeants iraniens, y compris du dossier nucléaire.

Version française Marc Delteil

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