Louai Sobh contre Avi Dichter

Sur al Jazeera, une séquence terrible: l’écran, partagé en deux. Sur l’image de droite, Avid Dichter, ministre arabophone de la sécurité publique du gouvernment israëlien. Il parle un arabe correct avec un accent hébreu à couper à la hache (il arrive quand même à dire Hamas et non pas KHamas). Il défend bien évidemment la guerre contre Gaza, mise sur le compte du Hamas. Sur l’image de gauche, le petit Louai Sobh, jeune garçon palestinien de huit/dix ans, sans yeux, apparemment brûlé par une bombe au phosphore. Les images contre le discours: je n’ai jamais vu une illustration aussi éclatante de la vacuité des discours officiels, de l’inanité de la justification d’un contre-terrorisme plus meurtrier que le terrorisme qu’il se dit combattre, de la barbarie jusitifée au nom de la civilisation.

Avi Dichter au fait: c’est le ministre qui avait dû annuler un déplacement au Royaume-Uni en 2007 de peur d’être arrêté pour crimes de guerre. Better luck next time?

%d blogueurs aiment cette page :