Extraordinaires Norvégiens: grève de sympathie avec Gaza, prix Nobel de la paix à Peres remis en cause

La Suède avait longtemps habitué le reste du monde à être la voix scandinave pour la liberté des peuples, les droits de l’homme, le pacifisme et le respect du droit international – même si cette image était bien évidemment un stéréotype présentant ses failles – la fin de la guerre froide a ainsi révélé que les gouvernements suédois successifs, même sous le tiers-mondiste Olof Palme, avaient des accords clandestins avec l’Otan en matière d’armements, de coopération militaire et en matière de renseignements. Depuis le début du processus dit d’Oslo, la Norvège semble avoir repris le flambeau.

Je vous ai déjà parlé de Mads Gilbert et Erik Fosse, les deux chirurgiens norvégiens actifs à l’hôpital Shifa de Gaza, qui ont révélé au monde occidental – les arabophones regardent Al Jazeera – les atrocités en cours à Gaza.

Sachez également qu’un des cinq membres du comité Nobel décernant le prix Nobel de la paix, l’ancien député travailliste Berge Furre, théologien et prêtre luthérien, a déclaré au quotidien norvégien Dagsavisen que le comité Nobel – dont il fait partie – devrait avoir honte que Shimon Peres, actuel président israëlien, se soit vu décerner le prix Nobel de la paix en 1994.
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Ce mardi le prix Nobel de la paix de 1994 a soutenu de tout son poids le bain de sang à Gaza.
– Nous combattons la terreur, et nous avons tout le droit de défendre nos citoyens, a déclaré le président d’Israël Shimon Peres à une délégation de l’Union européenne le même jour où 40 écoliers sont morts à Gaza.

Sentir les mains brûler

Berge Furre a quitté le comité Nobel au nouvel an. Il est très choqué qu’un prix Nobel de la paix est politiquement complice des atrocités qui sévissent désormais à Gaza.

– Nous devrions nous taire de honte pour ce que nous avons fait, et chercher une autre voie. Et espérer que le prix Nobel soit toujours digne. Il faut toujours bien réfléchir au prix Nobel, surtout après un événement comme celui-là, rajoute-t-il.

– Peres devrait-il rendre le prix?

– Il a eu le prix – et s’est déshonoré par la même occasion. Ca ne fait pas grand chose s’il le rend ou non, mais il devrait sentir ses mains brûler quand il le touche.

Un autre membre du comité Nobel, Ole Danbolt Mjøs, qui a également quitté ses fonctions au 1er janvier, a également exprimé sa circonspection:

– Si tu veux un commentaire à ce qu’il [Berger Furre] a dit, mon avis c’est que Peres devrait miser tout ce qu’il a de forces et de temps pour contribuer à une paix durable et rapide au Moyen-Orient, avec la position qui est la sienne, dit Mjøs à Dagsavisen.

-Devrait-il rendre le prix Nobel de la paix?

– Selon les statuts il ne peut être repris, et cela n’a d’ailleurs jamais eu lieu.

– Mais devrait-il le rendre de sa propre initiative?

– Pour ce qui est de ses réflexions et de ses valeurs je n’ai aucun commentaire.

Pour des raisons évidentes, les membres actuels du comité Nobel sont tenus à un devoir de réserve et refusent de s’exprimer sur la question. Peres avait déjà éveillé des réactions similaires en 2002, lors de la phase la plus meurtrière de la deuxième intifada, alors que Shimon Peres était ministre des affaires étrangères du gouvernement d’Ariel Sharon. Selon Dagsavisen:

Cette fois-là la membre du comité Nobel Hanna Kvanmo exprima le souhait que le prix Nobel soit retiré à Peres. Gunnar Berge craignait que Peres réduise à néant la réputation du prix Nobel et Gunnar Stålsett accusa Peres de violations du droit international.

Un député – Esper Johnsen, travailliste – du Storting – le parlement norvégien (qui désigne les membres du comité Nobel) – a ainsi demandé que Shimon Peres rende son prix Nobel:

Il est ahurissant que Shimon Peres défende l’invasion de Gaza. Il n’est pas digne du prix Nobel de la paix et devrait le rendre, déclare Johnsen.

Il m’est particulièrement difficile de voir comment souffrent les enfants à Gaza. Je pense tout le temps comme j’aurais fais moi-même si j’habitais Gaza. Nulle part où aller, et avec la responsabilité pour ce que j’ai de plus cher – ma fille. Cela me fend tout simplement le coeur.

Dans ce pays de moins de cinq millions d’habitants, 40.000 manifestants ont protesté contre les massacres à Gaza le 8 janvier, soit l’équivalent de 600.000 manifestants en France ou au Royaume-Uni.
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Plus extraordinaire encore: à l’initiative du syndicat travailliste LO et du syndicat des conducteurs de locomotive a décidé, le jeudi 8 janvier, d’arrêter tout le trafic ferroviaire dans le pays ainsi que le tramway et le métro à Oslo pendant deux minutes à 16.00, en une grève symbolique de solidarité avec la population de Gaza.

L’église luthérienne, qui est une église d’Etat, a également très fermement condamné l’agression de Gaza. Sur Facebook, 22.000 Norvégiens ont rejoint un groupe demandant l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël à Oslo.

Tack, Norge!

Précisions sur l’accusation de crime de guerre formulée par le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Reda a demandé, dans les commentaires sous mon dernier billet, si les déclarations que j’avais reprises émanant du chirurgien norvégien Mads Gilbert étaient exactement celles du journal norvégien Aftenposten (entre parenthèses, c’est le journal de référence norvégien).

Je cite donc le passage de l’article en question, d’abord en version originale norvégienne, puis en version française, traduite par mes soins.

Version originale:

Familien hennes ble utslettet
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Ni måneder gamle Joumena måtte amputere den ene armen. Elleve av hennes familiemedlemmer ble utslettet i et israelsk bombeangrep, ifølge den norske legen Mads Gilbert. FOTO: MADS GILBERT
Israelerne skal ha samlet hele familien i to hus. Deretter skal husene ha blitt bombet. Legen Mads Gilbert er sjokkert.OLAV RØLI

Angrepet skal ha skjedd i 8-tiden i dag tidlig, i landsbyen Zytom i Gaza. Israelerne skal ha samlet kvinner og barn i ett hus, mennene i et annet hus. Deretter skal tanks ha bombet husene.

– Dette er fattige bønder og har ingen forbindelse med Hamas. Hadde de hatt det, ville jeg ha fått vite det, understreker legen Mads Gilbert overfor Aftenposten.no. Gilbert er i Gaza sammen med lege Erik Fosse fra Norwac, og har meget god kontakt med det palestinske folket.

Han understreker at han ikke har kunnet undersøke husene, men har fått den sterke historien gjenfortalt av en rekke kilder. Deriblant bestemoren til barnet.

– Denne saken må få internasjonal oppmerksomhet, sier Gilbert.

Traduction intégrale et littérale:

« – Sa famille a été éliminée

Jomena, neuf mois, a dû être amputée d’un bras. Onze membres de sa famille ont été éliminés dans un bombardement israëlien, selon le médecin norvégien Mads Gilbert. PHOTO: MADS GILBERT

Les Israëliens auraient rassemblé toute la famille dans deux maisons. Ces maisons auraient ensuite été bombardées. Le médecin Mads Gilbert est choqué.OLAV RØLI

L’attaque aurait eu lieu à huit heures, tôt aujourd’hui, dans le village de campagne Zytom à Gaza. Les Israëliens auraient rassemblé femmes et enfants dans une maison, et les hommes dans un autre maison. Des tanks auraient ensuite bombardé la maison.

– « Ce sont des paysans pauvres et ils n’ont aucun lien avec le Hamas. S’ils en avaient, je l’aurais su », souligne le médecin Mads Gilbert en parlant avec Aftenposten.no. Gilbert est à Gaza avec le médecin Erik Fosse, et a un très bon contact avec le peuple palestinien.

Il souligne qu’il n’a pas pu examiner les maisons, mais cette forte histoire lui a été répétée par plusieurs sources. Parmi elles, la grand-mère de Joumena.

– « Cette affaire doit avoir un retentissement international », dit Gilbert.

Commentaires:
– j’ai essayé de faire une traduction littérale, sans adapter le style de la traduction française;
– éliminé-e-s est un euphémisme, en anglais on dirait « knocked out« ;
– je n’ai pas la date de l’article d’Aftenposten – je ne sais pas s’il date de dimanche, lundi ou mardi;
– Olav Røli est le nom du journaliste d’Aftenposten ayant recueilli les propos de Mads Gilbert;
– je n’ai traduit que la partie de l’article relatant le crime de guerre allégué par Mads Gilbert.

Si des lecteurs ont des informations complémentaires, ou des remarques sur la traduction, merci de me le faire savoir.

Selon un chirurgien norvégien, des civils amenés dans une maison ensuite pilonnée par des tanks israëliens

Selon deux commentateurs, Mel et LCP, France 24 et la chaîne iranienne Press TV sont également présents à Gaza. La presse suédoise révèle que l’armée israëlienne refuse de suivre un jugement de la Cour suprême israëlienne, qui l’avait forcée à autoriser l’entrée à Gaza d’un groupe de journalistes étrangers – douze d’entre eux à la fois devaient être autorisés à entrer à Gaza. L’armée voulait choisir les journalistes et les médias faisant partie de ce groupe (voulant notamment imposer CNN et Fox News), ce que l’association de la presse étrangère (Foreign Press Association) en Israël a refusé. L’armée israëlienne s’est ensuite reposée sur l’argument de la sécurité, disant qu’ils ne pourraient assurer la sécurité des journalistes. C’est assez troublant: l’armée israëlienne attaque indistinctement civils et combattants à Gaza, refuse l’arrivée de l’aide humanitaire internationale, puis prétexte du manque de sécurité résultant de ses actions pour refuser l’entrée des journalistes étrangers.

Un des deux chirurgiens norvégiens présent à l’hôpital Shifa de Gaza fait très opportunément le lien entre cette absence de couverture médiatique, et la poursuite des atrocités:

“We are wading in death, blood, and amputees. Many children. A pregnant woman. I have never experienced anything so terrible. Now we hear tanks. Pass it on, send it around, shout it out. Anything. DO SOMETHING! DO MORE! We are living in a history book now, all of us.”

Mads Gilbert a travaillé à Beyrouth, en 1982, également encerclée et bombardée impitoyablement par Israël au prix de vingt mille morts. Voici ce qu’il en dit:

– J’étais à Beyrouth en 1982 et me suis dit que j’espérais avoir à revivre une expérience pire que celle-là. Mais ceci est pire, bien pire que Beyrouth en 1982. Plusieurs fois je me demande, sommes nous en 2009 ou au moyen-âge?

Il a opéré la petite Joumana, neuf mois, la main gauche arrachée par un éclat d’obus. Sa famille a été exterminée – l’article du quotidien norvégien Aftenposten qui rapporte son cas est intitulé littéralement « Sa famille a été éteinte« : neuf des onze membres de sa famille proche sont morts. Sa mère a survécu. Selon les témoignages recueillis par le chirurgien Mads Gilbert, le village Zytom, d’où est originaire Joumana, aurait été investi par l’armée israëlienne. Hommes d’un côté et femmes et enfants de l’autre auraient été rassemblés dans deux maisons, qui auraient été bombardées ensuite par des tanks israëliens. Mads Gilbert affirme tenir cette version des faits de plusieurs sources, dont la grand-mère des enfants.

La petite Joumana, neuf mois, a perdu une main et neuf des dix membres de sa famille

La petite Joumana, neuf mois, a perdu une main et neuf des dix membres de sa famille


Joumana, neuf mois, a perdu sa main gauche et neuf des dix membres de sa famille

Joumana, neuf mois, a perdu sa main gauche et neuf des dix membres de sa famille

Témoignage et photos des deux chirurgiens norvégiens à Gaza: « Nous pataugeons dans la mort, le sang et les amputations »

Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les deux chirurgiens bénévoles norvégiens partis il y a une semaine à Gaza pour aider l’hôpital Shifa témoignent dans le quotidien norvégien Aftenposten et le tabloïd social-démocrate suédois Aftonbladet, qui publient également des photos prises par eux.

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Sous la rubrique « Presque que des civils sont blessés« , Aftenposten reprend les témoignages des deux chirurgiens norvégiens – les deux seuls volontaires humanitaires ayant été autorisés à entrer à Gaza par Israël depuis le début de la guerre – et reproduit les photos qu’ils ont prises à l’hôpital Shifa de Gaza.

Erik Fosse: « C’est pratiquement indescriptible. Cette matinée il y a eu une attaque contre un marché de légumes. 80 blessés, 20 morts sur le champ. Ici à l’hôpital les blessés civils graves affluent. Beaucoup d’entre eux sont des enfants. Nous opérons plusieurs patients dans la même salle d’opérations. Nous opérons des patients dans les corridors. Nous devons improviser tout le temps. Ce dernier jour il y a eu des attaques violentes contre le marché aux légumes et contre une mosquée à l’heure de la prière« . Il ajoute que dimanche, 150 patients ont été admis, dont 30% de femmes et enfants.

Aftenposten lui demande si ce sont surtout des civils qui sont blessés. « Oui. Ils ont nulle part où aller. Les soldats sont entraînés à ce genre de situations, et savent ou ils peuvent aller se protéger. C’est ce qui fait la plus forte impression sur nous: ce sont surtout des civils qui sont blessés. Il ya beaucoup d’enfants, et des familles. Et on parle ici de blessures graves et importantes, et d’opérations difficiles et demandant du temps. Nous avons ainsi beaucoup d’artères à recoudre« .

Au moment où Aftenposten a interviewé Erik Fosse dimanche, il venait de recevoir deux enfants, frère et soeur, âgés d’entre 10 et 12 ans. Leurs parents leur avait interdit de jouer dehors, et ils jouaient sur le toit de leur maison, ce qui leur a été fatal. « Nous n’avons pas pu sauver l’un deux. L’autre a perdu une jambe. C’est le genre de choses que nous rencontrons tout le temps« .

Le journaliste norvégien l’interroge sur sa propre sécurité: « Nous n’y pensons pas beaucoup. Nous sommes médecins et sommes ici pour aider. Nous nous focalisons sur les blessés. Et les Israëliens savent qui nous sommes et où nous nous trouvons. Si cet hôpital est attaqué, c’est que c’est délibéré« . La conversation téléphonique s’interrompt momentanément en raison du bruit d’un hélicoptère israëlien qui survole l’hôpital. « Ils sont très près de nous« , dit Fosse.

« Ce qui nous marque ici c’est le sentiment d’impuissance. Le plus petit enfant que j’ai opéré a huit mois. Nous avons aussi eu une grand-mère, sa fille et son petit-enfant après l’attaque contre la mosquée. La grand-mère est morte avant que nous ayions pu l’opérer« .

Fosse et Gilbert ne s’attendaient pas à être les seuls occidentaux autorisés à entrer dans la bande de Gaza durant cette guerre, et dès lors les seuls, selon Aftenposten qui oublie ainsi le million et demi de Palestiniens, à rapporter au monde ce qui s’y passe. « C’est très étonnant que le monde accepte qu’aucune aide professionnelle ne soit autorisée à entrer à Gaza et qu’aucun journaliste professionnel ne soit autorisé à rapporter ce qui s’y passe » – mais Fosse oublie Al Jazeera, seul média présent sous les bombes à Gaza. « Nous ne simmes que deux médecins » – sous-entendu médecins occidentaux – « à travailler dans cet hôpital. J’en ai parlé directement avec le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Støre. La Norvège et le monde doivent faire pression considérable pour demander que du personnel de santé et des journalistes puissent entrer à Gaza« .

Le journaliste lui demandant combien de temps il compte rester à Gaza, Fosse répond « je ne sais pas, mais il m’est impensable de partir d’ici avant que du personnel humanitaire ne soit autorisé à entrer à Gaza ». Mais il y a bien une limite à vos forces? « Nous dormons et mangeons une demie-heure par-ci par-là quand nous en avons l’occasion », dit Fosse avant de courir vers une ambulance qui vient d’arriver avec des blessés.

Dans un autre article, Aftenposten révèle qu’une équipe de chirurgiens militaires et infirmières expérimentés attand à la frontière de Gaza qu’Israël les autorise à venir en aide – l’autorisation est venue, selon Sven Mollekleiv de la Croix Rouge norvégienne, mais les bombardements retardent le passage de la frontière et le trajet vers l’hôpital, devenu trop risqué.

Les mêmes chirurgiens ont également fait des déclarations au journal suédois Aftonbladet, qui les reproduit dans un article intitulé « Nous pataugeons dans le sang« . Le médecin anesthésiste Mads Gilbert déclare: « les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patients aujourdhui. Beaucoup d’entre eux sont des enfants. C’est une situation terrible ici« .

Des corps déchiquetés, des enfants morts et pas de médicaments, voilà le quotidien d’un hôpital de Gaza. « Nous pataugeons dans la mort, du sang et les amputations« , dit Gilbert. Gilbert et Fosse sont venus à Gaza le 31 décembre, quatre jours après le début de la guerre. La situation n’a cessé de s’empirer: « les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patient aujourd’hui, beaucoup d’enfants. Une des femmes était enceinte. C’est une situation terrible ici« . L’hôpital manque de médicaments, d’équipement et de personnel. Gilbert et Fosse ne dorment que quelques heures par nuit. Les fenêtres ont été soufflées par les explosions et l’électricité ne marche que de temps à autre.

« Il y a la queue pour les tables d’opération. Certains sont opérés dans les corridors. Nous avons du faire des amputations sans anesthésie« .

Les autorités israëliennes affirment qu’il n’y a pas de catastrophe humanitaire à Gaza. les deux médecins norvégiens démentent et ont envoyé des vingtaine de photos afin de montrer la réalité dans cet hôpital palestinien, avec pour objectif de faire réagir le monde rapidement. « C’est une des pires catastrophes humanitaires. Le monde doit agir maintenant. Les Palestiniens ont besoin de toute l’aide qu’on peut leur donner« , dit Mads Gilbert.

Deux saints laïcs, si vous voulez mon avis.

Leurs photos (les légendes sont celles d’Aftonbladet):
"Les gens meurent entre nos mains"

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