La mort d’Ibn Yacoub et le déclin de la presse se voulant sérieuse

Pour une raison qui m’échappe, The Independent et The Guardian ont consacré ce samedi une dizaine de pages chacun à la mort du pédophile Mikaïl Ibn Yacoub, noir affligé d’une haine de soi littéralement épidermique. Quand il ne dormait pas dans le même lit que des garçons de douze ans, l’intéressé chantait et dansait, et offrait à des humoristes l’occasion de rendre publique une conversion à l’islam alléguée qui devrait faire plus pour l’athéisme en pays musulman que toutes les vidéos You Tube de Wafa Sultan réunies – et que des musulmans soient fiers d’une conversion sans doute aussi réelle que les résultats des élections présidentielles iraniennes n’est pas sans rappeler la conversion de Mike Tyson à l’islam, accueillie par certains comme si tous les prix Nobel vivants s’étaient rendus en pélérinage à La Mecque. J’ai bien compté une chronique, dans The Independent je crois, ouvertement critique envers ledit pédophile, en dépit de ses talents musicaux.

Voilà donc ce que l’on reproche aux prêtres pédophiles: de ne pas avoir le sens du rythme.

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