Comment commencer un article

Il y a quelque chose avec la presse anglaise (pas celle de langue anglaise, non, celle d’Angleterre). Le style et l’humour notamment, qui la distinguent de sa pataude consoeur étatsunienne, qui fait figure de bouseuse de province à côté. Par exemple cet article, dans le Daily Telegraph, qui est pourtant à la presse britannique ce que Le Figaro est à la presse française, du moins en termes idéologiques:

A good sex scene is surprisingly hard to find

Compiling a selection of erotic fiction has shown how rare highbrow hanky-panky is today.

Julian Barnes will be talking about sex on Radio Three next Monday evening. I am beside myself with excitement, since I’m forever scouring the schedules (fruitlessly) for a little light titillation amidst the Mozart and Shostakovich.

J’attends de voir Le Point (malgré les chroniques méritoires de Patrick Besson) ou Le Figaro me surprendre (et encore faudrait-il que je les lise).

Gaza: la phrase du jour

Dixit Patrick Besson dans Le Point (il est par ailleurs le meilleur chroniqueur français depuis la mort de Bernard Frank):

L’opération « Plomb durci » de Tsahal dans la bande de Gaza ? Heureusement que les Israéliens ne sont pas serbes, sinon Tzipi Livni et Ehoud Olmert seraient en route pour le Tribunal international de La Haye.

Brice de Nietzsche

Bizarre, je me rappelais de cette excellente formule de Patrick Besson, le critique littéraire français le plus rosse (n’oublions quand même pas Didier Jacob du Nouvel Observateur) depuis Angelo Rinaldi (avant toutefois que ce dernier n’ait vendu sa plume pour des amabilités académiques), guère porté aux sujets consensuels, à la galanterie bien-pensante ni aux échanges de bons procédés, mais avec un indéniable sens de la formule (sur la responsable d’extrême-gauche Clémentine Autain: « L’ambition de Clémentine : devenir mandarine« , ou sur le pamphlétaire fanatiquement anti-communiste Jean-François Revel).

Dans une de ses chroniques hebdomadaires dans Marianne, souvent féroces, il avait assimilé Philippe Sollers à « Brice de Nietzsche » – et moi qui croyais mordicus que c’était Bernard-Henri Lévy, tête de turc habituelle et méritée de Besson (je vous avais dit que ce garçon était sympathique), qui avait mérité de ce surnom à sa mesure. Mais on ne prête qu’aux riches, et c’était donc l’affligeant pape du Paris littéraire Philippe Sollers, parrain de l’obsédé islamophobe Michel Houellebecq, qui avait été visé? C’était sans doute un téléscopage dans mon esprit, Angelo Rinaldi ayant sans doute formulé la remarque la plus célèbre contre Lévy – « le plus beau décolleté de Paris« …

Quant au vrai Brice

Pendant que j’y suis, voilà une autre video qui déchire sa race – via l’inégalable Arrêts de jeu:

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