Le Maroc exporte de l’eau en Europe

C’est littéralement vrai, en tenant compte tant de l’exportation des agrumes que du tourisme:

Le tourisme exerce une pression croissante sur les ressources en eau des pays méditerranéens
LE MONDE | 25.07.08 | 15h42 • Mis à jour le 25.07.08 | 15h42
En temps normal, environ 150 millions de personnes vivent sur le littoral méditerranéen. En juillet et août, la population explose : quelque 250 millions de visiteurs convergent sur les côtes, faisant de la Méditerranée la première région touristique au monde. Cet afflux constitue une source de revenus indispensable pour les pays concernés, mais exerce une pression de plus en plus forte sur l’environnement, au point qu’écologistes, experts et élus s’en alarment. La surexploitation des ressources en eau les inquiète particulièrement.

Une ressource mal répartie

Malte, la Libye, les territoires palestiniens, Israël, l’Algérie et la Tunisie sont en situation de pénurie, avec moins de 500 m3 d’eau par an et par habitant.

Le Maroc, l’Egypte, Chypre et la Syrie sont considérés comme pauvres en eau, avec une ressource comprise entre 500 et 1 000 m3/an/habitant.

Les autres pays du bassin disposent de plus de 1 000 m3/an/habitant et sont considérés comme riches en eau, ce qui n’exclut pas des tensions localisées dans le temps et l’espace.

De 1995 à 2004, certains pays ont connu des taux de croissance annuels du tourisme très élevés, comme la Croatie (+ 20 % par an), la Syrie (+ 15,7 %), l’Egypte (+ 11,7 %), l’Algérie et la Turquie (+ 10 %). Selon les projections effectuées par le Plan Bleu, organisation dépendante du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) chargée de la Méditerranée, la fréquentation touristique de la région pourrait atteindre 637 millions de personnes en 2025. Pour Paolo Lombardi, directeur du bureau méditerranéen de l’organisation écologiste WWF, le tourisme sera dans les années à venir « le principal facteur de dégradation écologique des côtes méditerranéennes ».

Une première conséquence saute déjà aux yeux des visiteurs: 42 % du littoral sont bétonnés. Hôtels, résidences secondaires, commerces et infrastructures se concentrent sur la bande côtière, détruisant des écosystèmes particulièrement riches. Les embouteillages génèrent pollution atmosphérique et gaz à effet de serre. Les ressources halieutiques, trop sollicitées, souffrent. Les déchets, abondants, finissent la plupart du temps en mer.

Les touristes arrivent en été, au moment où l’eau se fait rare, dans des pays où la ressource est déjà limitée. « La concentration des visites, à la fois dans le temps et dans l’espace, aggrave les situations existantes », relève Pierre Icard, du Plan Bleu. Chaque touriste consomme environ 300 litres d’eau par jour, soit le double des populations locales (jusqu’à 880 litres pour le tourisme de luxe). Le remplissage des piscines, l’arrosage des golfs et des espaces verts réclament également beaucoup d’eau.

Dans les Cyclades, en Grèce, la consommation d’eau estivale est de cinq à dix fois plus élevée qu’en hiver. Cette demande, ajoutée à la consommation locale, conduit à une surexploitation des nappes souterraines qui entraîne une salinisation croissante des eaux douces. L’afflux de population contribue également à la pollution de celles-ci, les eaux usées étant souvent rejetées sans traitement dans le milieu naturel.

L’EXEMPLE DU CLUB MED

L’augmentation conjointe de la population locale et de la fréquentation touristique à venir fait craindre des conflits d’usage. Si la demande en eau est stabilisée, voire en baisse sur une partie de la rive nord de la Méditerranée, elle devrait doubler en vingt ans en Turquie, en Syrie, en Libye, au Maroc et en Algérie. La concurrence avec le secteur agricole, principal consommateur d’eau (63 % des volumes), est redoutée. « L’Espagne ou la Tunisie doivent déjà arbitrer entre les différents usages, ce qui sera de plus en plus fréquent, explique Pierre Icard. Les gains liés au tourisme sont évidents, mais on ne calcule pas ce qu’on perd en sécurité alimentaire, par exemple. »

Certaines solutions sont déjà mises en oeuvre. La Tunisie, par exemple, qui accueille 7 millions de touristes par an, veut ramener la consommation de 560 litres par lit occupé et par jour à 300 litres. « Si nous ne maîtrisons pas la consommation, nous aurons des problèmes d’ici une quinzaine d’années », affirme Jean Mehdi Chapoutot, expert en développement touristique dans ce pays.

La modernisation des réseaux de distribution, où les fuites entraînent le gaspillage de 30 % à 40 % de l’eau, est encouragée financièrement par l’Etat. Les eaux issues de 45 des 75 stations de traitement du pays sont réutilisées pour l’arrosage des terrains de golf et des jardins ou la recharge des nappes souterraines. La réutilisation est également très développée en Egypte et en Israël, et elle a commencé à Chypre, en Syrie, à Malte, en Libye et en Espagne.

La généralisation d’appareils économiseurs d’eau pourrait permettre de diminuer de moitié la consommation, selon l’Agence européenne de l’environnement. Relever les tarifs est un autre levier. Mais cela peut conduire les hôteliers à effectuer des forages et à pomper sans contrôle dans les nappes. « Il existe plusieurs niveaux d’action possibles: les Etats, les collectivités, les entreprises, note Pierre Icard. Mais dans un contexte très concurrentiel, où l’on peut changer de destination facilement, le pouvoir des politiques publiques est assez faible. »

Pour Paolo Lombardi, du WWF, il revient aux Etats de « fixer un cadre qui permettra de mieux équilibrer les différents usages du territoire, sans oublier la biodiversité ». « Mais les entreprises ont un grand rôle à jouer ; certaines avancent », ajoute-t-il.

Le Clud Med, par exemple, dont une trentaine de villages sont implantés en Méditerranée, utilise des économiseurs d’eau, des détecteurs de fuites, et réutilise les eaux usées. Selon Agnès Weil, responsable du développement durable de l’entreprise, la sensibilisation des touristes au respect de l’environnement est importante. « C’est un travail sur le long terme : les statistiques ne vont pas bouger d’un coup, mais c’est un discours que les gens sont prêts à entendre aujourd’hui, et qui est même attendu », affirme-t-elle.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l’édition du 26.07.08.

Pour le Maroc, l’évolution des ressources en eau est négative ces dernières années. En se basant sur les données fournies via le Plan Bleu, les ressources en eau étaient autour de 30 km3/an vers 1995/97, et de 20 km3/an vers 2005/2007 – une baisse d’un tiers en dix ans.

Une présentation d’Anne-Marie Harper, experte ayant présenté un rapport au Secrétariat d’Etat marocain à l’eau, brosse un tableau sombre:

􀂓 1960 : 2560 m3/hab./an
􀂓 Actuellement : 1000 m3/hab./an
varie du Nord au Sud de 1850 à -100
􀂓 2020 : 745 m3/hab./an

Pas de miracle: ce stress hydraulique accru et accéléré est lié au réchauffement climatique notable qui sévit au Maroc – voir par exemple ce qu’en disent Ali Agoumi et Abdelhafid Debbarh dans le chapitre intitulé « Ressources en eau et bassins versants du Maroc : 50 ans de développement (1955-2005) » du rapport officiel du bilan du cinquantenaire de l’indépendance du Maroc:

Sur la base de 1000 ans de données, on peut déduire que le phénomène de sécheresse est structurel pour le climat marocain; des cycles de sécheresses de différentes durées (1, 2, 3, 4 et 5 ans) ont été régulièrement observés. Ainsi il a été conclu que les sécheresses annuelles se présentent une fois tous les 10 ans; les sécheresses de longue durée de 5 ans ont par contre une période de retour de 360 ans.
En plus du caractère structurel de la récurrence des sécheresses, ces dernières deviennent de plus en plus sévères. (…) (p. 9)
Une étude réalisée par la direction de la météorologie nationale a permis de quantifier la différence en précipitations entre ces deux périodes. Elle a estimé que le cumul des précipitations était en baisse de plus de 30 % durant les années 1978-1996 par rapport à la période 1961-1977. (p. 10)
Les trois dernières décennies ont connu une température plus élevée en moyenne annuelle, une évaporation et une évapotranspiration plus fortes et donc des besoins en eau plus importants. Parallèlement les apports pluviométriques ont chuté : d’où une situation critique du secteur eau dans le royaume. (p. 11)
Entre 1950 et 1980, la qualité des eaux était moyenne à excellente indépendamment de l’hydraulicité. Dés 1980 la qualité des eaux s’est dégradée fortement (figure 9) et ce en relation avec les différentes pollutions auxquelles elles sont soumises : domestiques, industrielles et agricoles. (p. 14)

Le principal consommateur d’eau est l’agriculture:

La partie la plus importante des eaux mobilisées est utilisée en agriculture. Toutefois cette dominance tend à s’atténuer avec les années : En 1990 l’irrigation représentait 93 % des usages de l’eau. En 2000 le poids de l’agriculture était moins important avec 86 % seulement. On estime aujourd’hui ce pourcentage à moins de 85 %. En 2020 l’agriculture devrait représenter au niveau des usages aux environs de 76 %. Cette tendance s’explique par la diversification de l’économie nationale et l’augmentation de la demande en eau potable (Tableau 5). (p. 26)

Et certaines zones urbaines, et touristiques, sont en situation critique:

Il est à noter que durant les périodes de sécheresses généralisées, 1980-1985 et 1990-1995 le bilan hydrique était déficitaire dans pratiquement tous les bassins versants du pays.
Plusieurs nappes phréatiques ont été surexploitées durant ces deux dernières décennies en particulier celles du Souss, du Haouz, de la zone littorale Rabat-Safi, de Saiss… La baisse du niveau d’eau dans ces nappes a été continue depuis les années 70 et a atteint des niveaux critiques en 2001 (figure 18). Le problème de la salinisation des eaux souterraines, par intrusion marine, s’est déjà posé dans la zone côtière d’El Oualidia. (p. 37)

Les perspectives d’avenir sont riantes:

Cette évolution probable du climat de la région avec 1o C de réchauffement et 4 % de réduction des précipitations entre 2000 et 2020 aurait, si elle se produisait, un impact énorme et significatif sur le cycle de l’eau et aussi sur la demande en eau dans notre pays. (p. 42)
Il y a donc une convergence entre l’approche capital en eau, et une estimation plus détaillée pour affirmer que 2020, 2025 seraient des années où les besoins en eau au Maroc dépasseraient le potentiel en eaux mobilisables : le Maroc entamerait alors une autre étape de son histoire dans un contexte de pénurie d’eau. Notons que les hypothèses considérées ici n’ont en rien exagéré la situation probable en 2025. En effet, et à titre d’exemple, la dégradation de la qualité des ressources en eau et la diminution qui en résulterait au niveau du potentiel réel en eau mobilisé pouvant être utilisé par les usagers n’ont pas été prises en considération.
De plus, il a été démontré qu’en 2020 six bassins hydrauliques sur les huit bassins existants seraient déficitaires. 35 % des populations du pays disposeraient de moins de 500 m3/hab/an et connaîtraient donc une pénurie critique de l’eau. (p. 44)

A mettre en parallèle avec les récentes déclarations de l’ancien premier ministre Driss Jettou, qui dénotent un désintérêt absolu des problèmes hydrauliques et agricoles:

«Le Maroc n’a pas de problème de foncier, il a un problème de projets» (…)
«Nous ne faisions pas la fine bouche. Tous les projets, marocains ou étrangers, ont été servis pour peu qu’ils aient tenu la route» (…)
«Nous nous disions, c’est une fenêtre qui s’est ouverte, il faut l’exploiter au maximum parce qu’elle peut se refermer à tout moment» (…)
«Il est nécessaire de tirer les enseignements du débat actuel. Le système est forcément perfectible mais l’Etat ne doit en aucun cas faire marche arrière sur sa politique d’encouragement à l’investissement ou de stabilisation des prix. Les terrains n’ont de valeur que par les projets qu’ils abritent et, au Maroc, le foncier, ce n’est pas cela qui manque»

Et alors, quoi de répréhensible dans ces propos me diriez-vous? Pas mal de choses, mais du point de vue de l’eau, surtout ceci, rappelé récemment par La Vie économique:

La scène se passe le 29 novembre 2005, lors d’une réunion de la commission interministérielle des investissements. Dans l’euphorie des projets d’investissements que connaît le pays, Adil Douiri, alors ministre du tourisme, ramène dans son cartable quatre projets touristiques comprenant la construction de 7 parcours de golf dans la région de Marrakech. Alerté, Abdelkébir Zahoud, alors secrétaire d’Etat à l’eau, s’oppose aux projets.

La raison ? Marrakech accuse déjà un déficit de 60 millions de m3 par an et, d’ici 2016, sera en situation de grave pénurie. Las, Driss Jettou, Premier ministre, tranchera en faveur de l’investissement… quitte à brancher la ville ocre au Barrage d’Al Massira s’il le faut.

C’est bien beau les touristes – et les exportations d’agrumes – et les devises qu’ils rapportent à Bank al Maghrib, mais que ferons nous quand nous n’aurons plus d’eau? Et surtout les zones touristiques, qui sont paradoxalement en zones de stress hydraulique: Agadir (également zone du culture agrumicole), Marrakech, Ourzazate…

Et qui en parle?

Je me surpris à prononcer la réplique makhzénienne sortie probablement du fin fond de mon inconscient : « revenez Lundi »…

Ca se passe chez Lionne d’Atlas

« Action gouvernementale: Chantiers sociaux du gouvernements (sic): under construction »

Je n’invente rien:

Malgré la propagande étatsuno-séoudienne, les opinions arabes n’ont pas bougé

Un sondage a récemment été publié par le Brookings institution et plus particulièrement l’universitaire Shibley Telhami, qui n’a rien d’un islamo-gauchiste assoiffé de sang – sa brève étude de ce sondage contient de manière liminaire des remerciements à Martin Indyk, ex-lobbyiste à AIPAC, ancien ambassadeur étatsunien à Tel Aviv, qui fût suspendu par le State Department pour violations des règles de sécurité et de confidentialité alors qu’il était toujours en poste – wink, wink, nudge, nudge, say no more – et guère soupçonnable d’antisionismeantisémitisme primaire ni de pacifisme bélant

Pour en revenir au sondage (conduit dans six pays arabes – le Maroc, l’Arabie séoudite, l’Egypte, la Jordanie, le Liban et les Emirats arabes unis), Shibley Telhami, qui a été récemment conseiller de l’administration Bush, souligne à quel point la question palestinienne est centrale dans l’opinion des pays arabes couverts par ce sondage (et probablement aussi dans les autres – je doute que les opinions algériennes, libyennes, tunisiennes, syriennes et irakiennes soient post-sionistes):

an analysis of the trends in the past six years, as well as demographic analysis of the 2006 poll, indicates that the Arab-Israeli conflict remains a central issue for most Arabs. Despite Iraq and increasing Sunni-Shiite tensions, the Arab- Israeli issue remains the prism through which most Arabs view the world

Au risque de déprimer les éditorialistes de L’Economiste et Tel Quel, Jamel Debbouze, Sofia Essaïdi, Abderrahim el Bouhmidi et l‘Institut Amadeus du frère et militant Brahim Fassi Fihri, je me dois de vous avouer une terrible réalité: le peuple marocain fait preuve d’un antisémitisme primaire, fanatique et atavique, comme en témoignent les chiffres suivants, à vous glacer le sang – 82% des Marocains interrogés estiment que la question palestinienne est parmi les trois questions les plus importantes pour eux, et 63% estiment qu’un accord imposant le retrait d’Israël des territoires occupés en 1967 contribuerait le plus à améliorer l’image qu’ils se font des Etats-Unis. Un tel déferlement de haine obscurantiste est accablant, et montre le profond besoin de réforme et travail en profondeur sur nous-mêmes, notre mentalité, et notre histoire auquel nous sommes confrontés, n’en déplaise à certains obscurantistes haineux et manipulateurs. Non, le Marock ce n’est pas cela!

Pour le reste, Telhami note les brillants résultats de la diplomatie de l’axe Washington/Tel Aviv/Riyad:

In the 2008 survey, we had a chance to test if the policy of the Bush Administration was paying off especially in the wake of the November, 2007 Annapolis Conference. In particular, one of the stated aims of Administration policy was to demonstrate that militancy does not work, while moderation can pay. Thus, the imposition of sanctions on Hamas and Gaza while negotiating improvement on the ground for the West Bank was a policy intended to weaken support for militancy and empower moderates, both regionally and among Palestinians. The results, as shown below in the 2008 graphs, indicate that the outcome is closer to the opposite of what was intended.

In particular, when asked which Palestinian faction they sympathize with most, 37% of Arabs polled said they sympathize with both to some extent while 18% said they sympathize with Hamas. Only 8% said they sympathize with Fatah. Similarly, when asked which Palestinian government they blamed more for the situation in Gaza, 39% blamed both, 23% blamed the government appointed by President Mahmoud Abbas and 15% blamed Hamas.

La vulgate néo-con veut que l’hostilité au gouvernement étatsunien soit dictée par la haine des valeurs démocratiques libérales qu’on lui prête. C’est raté:

First, the Arab public consistently and overwhelmingly expresses the view that attitudes toward the United States are shaped by American policies, not by American values. When asked to assess the role of the Arab-Israeli issue in forming their opinion of the United States, more than three quarters say it is at least somewhat important, and half or more consistently say it is « extremely important ».

There was some variation across countries in the percentage of people who ranked the issue of policy toward the Arab-Israeli conflict as being “extremely important” in developing their views of the United States. In the 2006 survey, for example example, 65% of Moroccans, 76% of Jordanians, and 54% of Saudis ranked it as “extremely” important, whereas only 43% of Egyptians identified it this way.

Sur Israël, la paix, oui, mais une paix juste, et s’il faut des actions militantes pour atteindre la paix dans la justice, soit:

Those who are in principle opposed to an agreement with Israel are a minority in every country, with a majority stating that they would accept a peace agreement based on the 1967 borders. But the other side of the coin is a result that explains how people who support peace can also support militancy: a plurality of Arabs overall support peace, but do not believe that Israelis will ever accept such peace (1)

Même la médiévale guéguerre sectaire que médias séoudiens -voire certains médias « occidentaux » (2) – ont de toutes leurs forces tenté d’activer entre sunnites et chiites ne semble pas prendre:

It is also clear that the Iraqi sectarian conflict, the rise of Hezbollah as a militant Shiite group, and the increasing influence of Iran in the shadow of Iraqi devastation have highlighted the Sunni-Shiite divide. This divide entered the discourse in the Arab world in ways that have not been seen in decades. It is also true that some Arab governments have specifically made reference to this divide, notably in Jordan and Egypt, as a way of garnering Sunni Arab public support for their positions toward Iran and Hezbollah. The ugly way in which Saddam Hussein was executed also fueled more divisiveness, especially in the Jordanian discourse. The Lebanese crisis that followed the Lebanese-Israeli war of 2006 had a decidedly sectarian character—although the divisions were not entirely along sectarian lines. But is this divide the new lens through which the Arab public views the world?

The poll results from November/December, 2006, as well as the March 2008 poll, suggest a different story, although this continues to unfold. First, while a number of Arab governments took an anti-Hezbollah position (even publicly) their public had significantly improved its views of Shiite Hezbollah, even as some of the discourse continued to be sectarian. Surprisingly, this was even more so in the 2008 poll. When asked to identify the leader they admire most (in an open-ended question), the number one answer overall, (and especially in predominantly Sunni countries such as Egypt, Morocco, and Jordan) was Hasan Nasrallah, Hezbollah’s leader.

In fact, the leadership question is revealing in other ways. The top four leaders in 2006 (by relatively small margins) were all non-Sunni, with three being non- Arab: Nasrallah, Jacques Chirac, Hugo Chavez, and Iran’s Mahmoud Ahmadinajad. And while the 2008 poll had an Arab leader in the top three (Bashar Assad), none was Sunni Arab. These results indicate that most people are answering this question through the prism of their anger with Israel and the United States—not through the Shiite- Sunni divide or through the lens of Muslim vs. non-Muslim divide. While the public may not know much about these leaders and may not be embracing what they stand for in their own countries, their answers give clues about their sense of what is important to them at the time of the poll.

Choquant, n’est-il pas?

(1) Telhami fait preuve de son très fort tropisme gouvernemental étatsunien en commentant que ceux qui sont pour une paix juste impliquant le retrait de tous les territoires occupés en 1967 mais qui ne croient pas qu’Israël accepterait une telle paix « ne travaillent pas pour la paix » (p. 16). A mon humble avis, c’est ceux qui se refusent à cette paix juste « qui ne travaillent pas pour la paix », sauf à avoir la même conception de la paix que Sofia Essaïdi.

(2) J’utilise ce terme par paresse intellectuelle assumée, pas parce que je crois qu’il existerait une entité politique ou culturelle de ce nom – « Occident » n’est, tout comme « Orient », qu’un terme idéologique.

Droits de l’homme: « Aujourd’hui, le Maroc marque le pas »

Intéressant entretien accordé à Libération aujourd’hui par Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, en visite au Maroc. Elle s’étend sur la répression brutale de la contestation sociale à Ifni (dont la couverture sur le net a été qualifiée de propagandiste – mais que dire alors de la couverture de ces émeutes par les médias officiels ou officieux?), sur le bon usage de la liberté de la presse et sur la stagnation du Maroc en termes de démocratisation, appelant à des signes forts du chef de l’Etat.

Quelques remarques:

1- Se fiant à l’enquête sur place menée par une équipe de l’OMDH, Souhayr Belhassen affirme qu’il n’y a eu ni morts ni viols à Sidi Ifni, du moins en raison de la répression mise en place par les forces de l’ordre. Pour les morts, je veux bien la croire: on ne dissimule pas un mort comme ça, et il y aurait tant des témoignages que des traces matérielles d’un tel forfait. Par contre, s’agissant du viol, c’est plus délicat – la victime ne tient généralement pas à proclamer sur les toits ce qu’elle a subi, et les traces matérielles sont beaucoup moins évidentes à rassembler qu’en matière d’homicide. J’aurais donc été soit plus évasif que Belhassen – « aucun élément dont nous disposons ne permet d’établir qu’il y ait eu des viols du fait des forces de l’ordre » – soit beaucoup plus précis sur les raisons permettant d’écarter cette éventualité: « aucun témoignage de première main, c’est-à-dire d’une victime, aucun élément matériel (enregistrement visuel ou sonore), aucun aveu d’un éventuel violeur ne nous a été communiqué qui permettrait d’établir l’existence de viols« .

2- Le cas de tortures, y compris dans des commissariats, est avéré, selon les dires de Belhassen. Il serait dès lors intéressant de savoir quelles suites judiciaires l’OMDH et la FIDH entendent réserver à ces crimes. Pour rappel, la violence sans motif légitime commise par un fonctionnaire, magistrat, agent ou préposé de la force ou de l’autorité publique (article 231 du Code pénal) est punie d’une peine de deux ans de prison à la réclusion perpétuelle selon la gravité des blessures de la victime (voir l’article 231 lu en concjonction avec les articles 401 à 403 du Code pénal). La torture – définie à l’article 231-1 du Code pénal comme « tout fait qui cause une douleur ou une souffrance aiguë physique ou mentale, commis intentionnellement par un fonctionnaire public ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite, infligé à une personne aux fins de l’intimider ou de faire pression sur elle ou de faire pression sur une tierce personne, pour obtenir des renseignements ou des indications ou des aveux, pour la punir pour un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis ou lorsqu’une telle douleur ou souffrance est infligée pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit » – est quant à elle punie de cinq ans de réclusion à la réclusion perpétuelle selon les distinctions des articles 231-2 à 231-6 du Code pénal.

Sans compter l’article 399 du Code pénal, selon lequel « est puni de la peine de mort, quiconque pour l’exécution d’un fait qualifié crime emploie des tortures ou des actes de barbarie » – le viol constitue un crime, et la torture commise pour son exécution serait constitutive du crime capital de tortures et actes de barbarie, pour lequel fût exécuté le commissaire Tabet en 1993.

3- Belhassen adopte un discours incitatif: d’un côté, les lieux communs désormais éculés sur la réforme, la volonté de changement et la mauvaise volonté de certains membres non identifiés de l’entourage royal (« Autour du Roi, il y a des forces politiques qui se contredisent, et chacun essaie de tirer une partie de la couverture à lui« ) et tutti quanti. De l’autre, une mise en cause assez directe des « powers that be« : « Quant au deuxième souffle, c’est le chef de l’Etat qui doit donner un signal fort pour que l’appareil se remette en marche. On a l’impression aujourd’hui que l’appareil tourne à vide parce qu’il n’y a pas eu une deuxième impulsion« . Un pas de deux diplomatique visant à prendre le pouvoir au mot – lui-même parle de réformes, de démocratie et d’Etat de droit – tout en le poussant à agir, notamment eu égard à la fixation que fait ce pouvoir sur son image à l’étranger (« Il faut sortir du microcosme marocain et voir le Maroc de l’extérieur« ). Un discours de diplomate équilibriste qui fait plus penser au discours d’un ministre des affaires étrangères « ami » qu’à celui d’une militante des droits de l’homme – espérons que ce soit utile!

4- Les domaines pointés du doigt par Souhayr Belhassen sont bien connus: impunité en matière de tortures, réforme pour l’indépendance de la justice, abolition de la peine de mort (là, je suis d’opinion divergente), ratification du statut de Rome établissant la Cour pénale internationale… La grande absente est la liberté d’expression: interrogée par la journaliste de Libération sur la liberté d’expression et surtout celle de la presse, Belhassen répond en ne soulignant que les devoirs de la presse. Je trouve cela déséquilibré: il y a des abus évidents à réprimer, de manière proportionnée, dans le respect des droits de la défense et par des juges indépendants – je ne suis par exemple pas un défenseur enthousiaste de Hormatollah, comme je m’en suis déjà expliqué – mais un peu plus d’équilibre dans la description de la réalité de la presse n’aurait pas été de trop – mais ce doit être de ma faute, je ne m’y connais décidément pas du tout en diplomatie…

Libération ayant pour pratique malencontreuse de ne pas laisser d’anciens articles accessibles sur leur site, voici l’entretien dans son intégralité:

Entretien Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH
Libération 30 juin 2008
“Un signal fort pour faire redémarrer la machine des réformes”

La présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme est formelle.
Il faut sanctionner ceux qui se sont rendus coupables d’actes de tortures à Sidi Ifni. « Il n’y a pas eu de morts ni de viols mais tortures. Il faut aujourd’hui donner un signal fort contre l’impunité ». Réformes, libertés de presse, abolition de la peine de mort, Souhayr Belhassen promène un regard objectif sur les acquis mais aussi les retards enregistrés.

Libération : Vous êtes au Maroc alors que les projeteurs sont braqués sur les événements de Sidi Ifni. Une commission d’enquête parlementaire a été constituée et des associations de défense des droits humains mènent l’enquête pour savoir ce qui s’est passé réellement à Sidi Ifni. Comment procéder à des enquêtes indépendantes et crédibles sur de tels événements ?

Souhayr Belhassen : A la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, on a l’habitude de ce genre d’enquêtes. A ce titre, il existe une grille d’enquête. Dans le cas de tels événements, il faut relever les faits, analyser le contexte. Il y a en la matière des termes de références clairs et qui se répartissent en deux catégories. Il s’agit d’abord de rétablir les faits et ensuite le contexte qui a fait, qu’au Maroc, on constate la répression évidente de la contestation sociale. Cette grille de lecture se base sur l’environnement économique, la situation, les attentes. Il est primordial d’établir tous ces faits. Avec l’OMDH, nous avons établi ces termes de références pour mener l’enquête sur ce qui s’est passé à Sidi Ifni. De tels termes de référence sont universels. Chaque fois que nous avons une enquête de ce type, nous travaillons dans ce cadre-là.

Et quelles sont vos principales conclusions par rapport aux événements de Sidi Ifni ?

Nos premières conclusions vont dans le sens de ce qui est paru dans la presse : il y a eu torture et mauvais traitements. L’enquête effectuée par l’Organisation marocaine des droits humains par des activistes qui ont passé plusieurs jours sur place et pu parler avec tous les intervenants montre qu’il n’y a eu ni morts ni viols. Ce qui nous avait fait réagir très vite à la FIDH, c’est l’information selon laquelle il y avait eu des morts et des cas de viols. Ce qui est très grave dans un Maroc que nous voulons soutenir et accompagner. C’est pourquoi il était très important pour nous que nous sachions très vite la vérité. Et très vite, nous avons décidé de nous rendre sur place avec l’OMDH. Les principales conclusions de l’enquête que nous avons menées montrent qu’il n’y a pas eu de morts ni de viol. Il y a eu par contre des tortures avérées, selon la convention internationale de lutte contre la torture, dans des lieux d’autorité, par des personnes qui ont l’autorité. Plus clairement, je veux parler de commissariats et des forces de l’ordre qui ont maltraité ou torturé réellement. Ces pratiques sont contre la dignité humaine. Il faut plus qu’une dénonciation de ces pratiques, mais une sanction. S’il n’y a pas un signal fort contre l’impunité, on n’avancera pas. Il faut lutter contre l’impunité. Il faut aussi lutter contre les excès. Les excès des médias sont comparables à ces personnes longtemps privées d’air ou d’alimentation et qui se goinfrent. Dans le cas d’espèce, le Maroc a été longtemps privé de liberté, aujourd’hui alors que les fenêtres de la liberté s’ouvrent ou s’entrouvrent, c’est l’étourdissement et on assiste à des excès. J’en appelle à la vigilance de la société civile. Et nous-mêmes à la FIDH nous faisons preuve de vigilance de façon à être crédibles quand nous avançons quelque chose. Exemple, quand nous disons il n’y a pas eu de morts ou de viols à Sidi Ifni mais de la torture, nous sommes crédibles.

Vous évoquiez les excès des médias qui s’étourdissent d’une liberté de presse finalement nouvelle. Au Maroc, les pouvoirs publics réagissent en intentant des procès et des journalistes sont poursuivis pour diffusion de fausses informations. De telles poursuites, derrière l’étendard de la fausse nouvelle, ne risquent-elles pas de restreindre la liberté de presse ?

Je pense qu’il y a droit et devoir. Le droit ne peut pas exister sans le devoir. A notre niveau, on ne parle que de défense de droits humains. Défendre le droit n’a pas de sens s’il n’y a pas le sens du devoir. Nos organisations ont ou n’ont pas la maturité nécessaire pour pouvoir allier les deux principes des droits et devoirs. Il ne faut jamais oublier que le droit entraîne le devoir. Au Maroc, autant on crie haut et fort pour la défense du droit, autant on peut passer sous silence et oublier le devoir. C’est une question d’éducation civique. Le droit ne va pas sans devoir : cela s’apprend dès l’enfance, à la maison, à l’école, en fait, tout au long de la vie. Je fais ici référence au devoir de vérifier l’information, au devoir de publier l’information vérifiée. Quand on publie des listes de martyrs de Sidi Ifni par exemple, on ne peut pas se permettre, pour être crédibles à l’égard de l’opinion publique qui reste au final le meilleur juge, de ne pas procéder aux vérifications d’usage. Quand l’opinion publique ne croit plus aux défenseurs des droits humains, inutile de vous dire que cela est très grave.

Tout au long de votre séjour au Maroc, vous avez dit voir des avancées et acquis. En même temps, vous dites que des retards sont enregistrés, que le rythme des réformes se fait de plus en plus lent. On a le sentiment que la machine est en panne et vous en appeliez à un signal fort du chef de l’Exécutif pour redonner un deuxième souffle à toutes ces réformes. Qu’entendez-vous exactement par tout cela ? Où résident les priorités ?

Je pense qu’il y a aujourd’hui un ralentissement du rythme des réformes. Il y a également des interrogations. Il y a aussi une volonté politique claire de poursuivre le cycle des réformes. Mais il y a une espèce de désarroi aussi bien des autorités que de la société civile. On ne sait plus où on va. On sait que l’on doit aller de l’avant. On sait que l’on doit réformer. Mais comment et à quel rythme, c’est toute la question. C’est très clair par exemple au niveau de la réforme de la justice qui est fondamentale. La lutte contre l’impunité est essentielle dans la défense des droits humains. Lutter contre l’impunité supppose des tribunaux, des avocats et surtout des juges. Tant que le Conseil supérieur de la magistrature sera composé de juges qui ne sont pas indépendants, on n’avancera pas. Quant au deuxième souffle, c’est le chef de l’Etat qui doit donner un signal fort pour que l’appareil se remette en marche. On a l’impression aujourd’hui que l’appareil tourne à vide parce qu’il n’y a pas eu une deuxième impulsion.

Quel serait ce signal fort ? L’abolition de la peine de mort ? L’adhésion à la Cour pénale internationale ?

Le signal fort réside aussi et surtout dans la réforme de la justice. C’est aussi l’inscription dans le préambule de la constitution du principe du respect des droits humains. Dire également que le Conseil supérieur de la magistrature doit être réformé, c’est un signal peut-être plus fort encore que le moratoire sur la peine de mort. L’abolition de la peine capitale pose problème au Maroc du fait des forces politiques en présence, bien que le pays n’était pas loin de l’abolition.
Et dans ce sens, il y a eu recul. En ce qui concerne la Cour pénale internationale, il y a une réflexion très avancée. Tous les outils sont en place et là aussi un signal fort est attendu. La Jordanie l’a fait. Les monarchies qui ont ratifié le traité relatif à la CPI sont nombreuses. Autour du Roi, il y a des forces politiques qui se contredisent, et chacun essaie de tirer une partie de la couverture à lui.

Où situez-vous aujourd’hui le Maroc ? Le pays est-il au milieu du gué ou a-t-il réussi à le franchir ?

Il serait plutôt au milieu du gué. Il y a eu un élan très fort qui a porté le Maroc. La FIDH a accompagné cet élan. L’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle est suivie partout dans le monde. Il faut sortir du microcosme marocain et voir le Maroc de l’extérieur. Le Maroc a avancé et il faut qu’il avance encore. Notre volonté est d’accompagner très fort ses pas.

Aujourd’hui, le Maroc marque le pas. Il faut voir quelles sont les portes d’entrée pour pouvoir avancer dans cette voie pour à la fois apprendre à lire son passé pour appréhender l’avenir.

Entretien réalisé par Narjis Rerhaye

Un think-tank islamo-marxiste lancé au Maroc

Grâce à Ayoub, j’ai découvert l’Institut Amadeus, qui n’est pas une école de musique à Casa, mais un think-tank qui affiche crânement des objectifs subversifs d’une violence inouïe:

Porté sur l’avenir, le CAP aspire à appréhender et identifier les enjeux d’aujourd’hui afin de mieux comprendre et décrypter le monde de demain.

Sous un langage inoffensif, on peut même déceler les prémisses d’une reconstitution du réseau Belliraj:

Le CAP se veut un lieu d’échanges et de rencontres entre chercheurs et jeunes actifs de divers profils et horizons, et ce afin de constituer un creuset d’idées et de réflexions à la disposition des décideurs de la sphère publique et privée.

L’institut Amadeus a d’ailleurs diffusé un bulletin clandestin, qui, me dit-on, est appris par coeur dans les madrasas pakistanaises, et placardé – de nuit – sur les murs du métro parisien par les Indigènes de la République.

Cet institut a été initié en 2005 par Brahim Fassi Fihri, et a rapidement, malgré ses opinions iconoclastes et nihilistes, obtenu le soutien « paternel » de l’ambassade du Maroc en France pour un séminaire tenu le 25 janvier passé dans une madrasa salafiste parisienne, l’Institut d’études politiques – séminaire animé par un propagandiste hezbollahi, Sylvain Attal. Un camp d’entraînement au maniement du lance-roquette, derrière la façade ostensible d’une conférence sur le « Projet d’autonomie du Sahara marocain », avait déjà été organisé au camp de réfugiés palestiniens de l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal le 1er mars 2007.

De peur d’entrer, à l’insu de mon plein gré, dans le cercle des conjurés, je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire.

Base de données de l’UNHCR sur les droits de l’homme au Maroc

Le site du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés contient une base de données extrémement intéressante, RefWorld. Cette base de données – anglophone – vise à fournir des informations de qualité pour permettre aux autorités nationales de prendre des décisions de qualité en matière d’asile. Il contient dès une quantité impressionnante d’informations, classées par pays, sur la situation en matière de persécution, de torture, etc.

Sur la page consacrée au Maroc, on trouve des rapports de l’US State Department (!), Human Rights Watch, RSF, The Committee to Protect Journalists, Amnesty International et de l’ONU, mais également des décisions et des jugements de tribunaux nationaux en matière d’asile concernant des demandeurs marocains – on y trouve ainsi des arrêts du Conseil d’Etat français, de la Cour fédérale canadienne, de l’Australia Refugee Review Tribunal, et de l’Immigration and Refugee Board of Canada.

Une vraie mine d’or, indispensable pour avoir une vue panoramique des rapports et documents internationaux sur la situation des droits de l’homme au Maroc.

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