Ils sont fous, ces sélectionneurs français

Je vous ai entretenus du jemenfoutisme à 100.000 euros par mois de Roger Lemerre, sélectionneur tunisien dont la date de départ pourrait être décrétée fête nationale en Tunisie. Voilà ce que l’on peut lire sur l’excellentissime blog footballistique de Libération:

Domenech, toujours philosophe à deux balles quand ça l’arrange a déclaré après le match : « Les événements font penser qu’on aurait pu faire autre chose mais rien ne dit que cela aurait changé la face du monde« .

La face du monde, sans doute pas, Ray. Le score de France-Pays Bas, qui sait?

Ca m’amène à me poser les questions suivantes:

1- Faut-il s’inspirer des travaux de Bernard Lewis et Mohamed Ennaji et chercher à cette symétrie une origine culturalo-religieuse enfouie dans la mémoire des siècles – le sacre de Charlemagne, une bulle papale du XIIIe siècle, les moeurs de cour sous Louis XIV, la première sélection de Lilian Thuram?

2- Si 1-4 contre les Pays-Bas n’amènent pas le sélectionneur français à une certaine humilité et acceptation de responsabilité, faudra-t-il un 0-5 contre l’Italie pour espèrer entendre Raymond Domenech exprimer l’ombre du commencement d’un regret ou d’une autocritique?

3- Ca n’a rien à voir, mais quelqu’un peut-il m’expliquer ce que foutait Petr Cech ce soir contre la Turquie, qui est soit dit en passant la seule équipe du tournoi à avoir remonté le score (de 0-1 à 2-1 contre la Suisse et de 0-2 à 3-2 contre la Tchéquie – avis aux parieurs)?

4- Pourquoi la presse sportive écrite française est-elle incomparablement meilleure que sa congénère audiovisuelle?

5- Et Trezéguet, il fait quoi Trezéguet?

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