Israeli slogan chanted outside the Turkish embassy in Tel Aviv: « We came with paint guns and got lynched »

When it comes to arrogance and sheer lunacy, Israeli wingnuts are in a league of their own:

More than a thousand people demonstrated outside of the Turkish Embassy in Tel Aviv on Thursday.

The protesters shouted anti-Turkish slogans in the wake of the hard line that Turkey has taken against Israel’s role in the Monday deaths of nine activists aboard the Gaza aid flotilla.

The protesters also shouted slogans against Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, calling him a « fascist. » (Jerusalem Post)

Yes, you read correctly: over one thousand Israelis protested in front of the Turkish embassy in Tel Aviv denouncing « the hard line » taken by the Turkish government on the killing by Israeli soldiers of nine Turkish citizens on board a Turkish ship boarded by the Israeli navy in international waters…

According to Israeli press reports, a Turkish flag was burnt by the protesters – they deny this though. Slogans were however chanted in support of the Israeli marine commando who killed the nine Turkish activists – again, all of this in front of the Turkish embassy:

Some of the protesters were heard shouting that Turkish Prime Minister Recip Tayyip Erdogan is “a terrorist.”

Media outlets reported that the protesters had set fire to a Turkish flag. Participants in the rally denied the reports, and said they had set fire to a red shirt, not a flag. There were also reports of a smoke bomb hurled at the embassy.

Among the protesters were many fans of the Betar Jerusalem soccer team, who bore the team’s flag as well as Israeli flags and banners condemning terrorism and supporting the IDF. “Shayetet 13, we’re with you,” one banner declared in reference to the IDF commando unit that overcame the Gaza-bound ships and redirected them to Ashdod. (Israel National News)

One sign equalled Turkey’s prime minister Recep Tayyep Erdogan wih Hitler, no less:

One demonstrator equals Erdogan with Hitler. Tel Aviv, Turkish embassy, June 3.

I wonder what Elie Wiesel, Claude Lanzmann and the Yad Vashem institute will make out of this – isn’t this as offensive as the insane negationist drivel?

Other slogans seem taken straight out of The Onion – « We came with paint guns and got lynched« :

Several protests condemning the violent attacks on Navy commandos by activists on board the Gaza flotilla and expressing support for the Navy were held at Israeli university campuses and highway intersections on Tuesday.

On Monday evening, around 500 protesters waving Israeli flags demonstrated outside of the Turkish embassy in Tel Aviv. Protesters chanted slogans in support of the IDF and held up signs which equated the Turkish government with Hamas.

Passing drivers honked in support as protesters called on Israeli tourists to boycott Turkey. One placard mocked advertisements for package vacations to Turkey and carried the message, « Turkey – all inclusive: Firearms, knives, hate and blood! »

Other signs read, « Free Kurdistan, » « Who is responsible for the Armenian genocide, » and, « Since when [do] human rights activists carry weapons?? »

On Tuesday, around 1,000 students protested at the Ben Gurion University in Beersheva. « We came with paint guns and got lynched, » read one sign. Hundreds of students held similar protests at Haifa University and the Hebrew University of Jerusalem. (Jerusalem Post)

Again, let me recap: one thousand Israeli demonstrators protest in front of the Turkish embassy in Israel at the Turkish reaction to Israel’s killing of nine unarmed Turkish citizens on a Turkish ship sailing in international waters – victimhood gone berserk…

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

 

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

The sign says "Strong IDF, strong nation". Tel Aviv, Turkish embassy, June 3.

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

 

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Tel Aviv, Turkish embassy, June 3

Des snipers israëliens visent les ambulanciers palestiniens

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Al Jazeera montre le film d’une ambulance palestinienne, accompagnée de deux militants espagnol et canadien des droits de l’homme qui ont filmé la scène. Ils se rendent à un endroit où se trouve un blessé, qui est mort entretemps. Alors que deux infirmiers se dirigent vers le cadavre pour le ramener à la morgue, une dizaine de coups de feu claquent, venant de soldats israëliens. Une balle, atteignant le crâne du mort, ricochète et blesse un infirmier à la jambe – le tout filmé par les deux militants étrangers et retransmis sur Al Jazeera.

Selon un médecin gaziote, ving-cinq infirmiers, ambulanciers et para-médicaux ont été tués depuis le début de la guerre. Les bombardements reprennent après la « trève » de trois heures qu’Israël a annoncé pour la première fois en douze jours – en fait, cette trève ne vaut que pour Gaza City et pas pour le reste de a bande de Gaza, qui a continué à être bombardé. Il n’y a plus d’eau courante dans la majeure partie de Gaza. Les habitants boivent l’eau du bain. Des queues immenses se déroulent devant les boulangeries, exceptionnellement ouvertes durant ces derniers douze jours. Les boulangeries desservent des quartiers entiers, des habitants n’ont pu s’y rendre que chaque trois jours en raison de la distance et des bombardements.

Un autre exemple du traitement infligé aux équipes médicales palestiniennes, rapporté toujours sur Al Jazeera. Des immeubles au nord de la bande de Gaza, touchés par des bombardements israëliens il y a quatre jours, recueillaient sous leurs décombres morts et blessés. Des ambulances ont enfin pu s’y rendre aujourd’hui, à la faveur de la trève de trois heures, après autorisation finalement donnée (après quatre jours) par l’armée israëlienne. L’armée israëlienne refusé de laisser les ambulances parvenir jusqu’aux décombres. Elles ont dû s’arrêter à deux kilomètres. Morts et survivants ont du être portés à pied par les ambulanciers. Les Palestiniens meurent sous les décombres, et les sauveteurs sont empêchés de les aider.

Au Caire, un concert fût annulé le réveillon en solidarité avec Gaza. Au Maroc, «S.M. le Roi suit de très prés l’évolution dramatique dans la Bande de Gaza depuis le déclenchement par Israël des opérations militaires». Le grand mufti d’Arabie séoudite a déclaré que les manifestations en faveur de la Palestine détournaient les musulmans de l’accomplissement du rite.

Pendant ce temps, le Vénezuela de Hugo Chavez (ne dites pas du mal de lui en ma présence) a déclaré l’ambassadeur israëlien à Caracas, Shlomo Cohen, persona non grata et lui a donné 72 heures pour fermer l’ambassade israëlienne au Vénézuela – Hugo Chavez a qualifié la guerre contre Gaza d’holocauste (si c’est pour sous-entendre un génocide, il a tort, car ce qui se passe à Gaza, si ça constitue sans aucun doute des crimes de guerre et peut-être dans certains des crimes contre l’humanité, ne constitue pas un génocide selon la définition juridique en vigueur), demandant que Shimon Peres, idole des lecteurs du Nouvel Observateur et des éditorialistes de la presse officieuse marocaine et accessoirement président israëlien, soit traduit devant la Cour pénale internationale à La Haye (ce n’est hélas pas possible – Israël n’est pas partie au statut de Rome ayant fondé la CPI et l’autre alternative, la saisine de la CPI par le Conseil de sécurité de l’ONU, n’est évidemment pas réaliste). Nicolas Maduro, ministre des affaires étrangères vénézuélien, dit que les dirigeants israëliens, par respect pour ce qu’on vécu leurs ancêtres, devraient s’abstenir de commettre un nouvel « holocauste » à Gaza.

L’Equateur accuse quant à lui Israël de crimes contre l’humanité, par le biais de la commission des lois de son Parlement qui a adopté une résolution demandant une commission d’enquête internationale sur les crimes israëliens à Gaza et parlant de « terrorisme d’Etat« .

Sur Al Jazeera, le premier ministre malaisien, Abdallah Badawi, parle de crimes de guerre israëliens. Si le Conseil de sécurité est incapable de mettre fin au massacre, dit-il, il faudra que l’Assemblée générale de l’ONU se saisisse de l’affaire conformément à la résolution n° 377 « Unis pour la paix » de l’Assemblée générale, adoptée en 1950 à l’instigation des Etats-Unis pour permettre de donner un mandat onusien à l’intervention militaire étatsunienne en Corée cette année-là (rappelez-vous, l’URSS existait encore à l’époque, soutenait la Corée du Nord et son veto empêchait toute résolution du Conseil de sécurité telle que la souhaitait les Etats-Unis – cette résolution de l’Assemblée générale servait donc à contourner la paralysie du Conseil de sécurité).

La Turquie, dont l’armée a une relation stratégique avec Israël, n’est pas en reste. Des milliers de spectateurs chantant des slogans anti-israëliens – « Israël assassin« , « nous soutenons Gaza » – ont réussi à interrompre un match de basket entre une équipe turque et une équipe israëlienne – un spectateur a lancé une chaussure sur le terrain, en hommage au geste de Mountadher Zaïdi. De manière moins anecdotique, le premier ministre turc et homme fort du parti post-islamiste AKP, Reccep Tayyep Erdogan a déclaré qu' »Allah punira tôt ou tard ceux qui transgressent les droits des innocents« . Voici ce qu’en rapporte Al Jazeera:

Erdogan condemned Israel’s offensive as « savagery » on Tuesday and said it was a bid by the Israeli leadership to score points ahead of general elections in February.

Referring to the Israeli ministers of defence and foreign affairs, Erdogan said: « I am telling Ehud Barak and (Tzipi) Livni to forget about the elections, because history will judge them for the black stain they are leaving on humanity. »

Israel « has suffered much in history and should know best the sanctity of human life, especially that of women and children… and the importance of the culture of co-existence ».

Il a délibérément évité de visiter Israël lors de sa récente tournée moyen-orientale – mais les accords militaires ne sont pas menacés, montrant ainsi à quel point l’armée turque est un Etat dans l’Etat en Turquie. Israël a dénoncé les propos d’Erdogan comme inacceptables. Le très likudnik Jerusalem Post tire à boulets rouges sur Erdogan accusé d’avoir choisi le Hamas.

Clare Short, ancienne ministre de la coopération de Tony Blair, critique contre l’agression contre l’Irak mais qui commit l’erreur de rester au gouvernement deux mois après l’invasion, se rachète une virginité politique depuis lors en s’engageant contre le blocus de Gaza. Elle prend fermement la défense du Hamas, soulignant qu’ils sont au pouvoir de manière démocratique. Elle répète qu’Israël ignore absolument le droit international, pratique la purification ethnique et agit de manière monstrueuse. Elle rajoute que les USA, l’Union européenne et le Royaume-Uni refusent de défendre le droit international, surtout lorsqu’il s’agit d’Israël. Elle dit avoir honte de son gouvernement. Les fondements du droit international sont ébranlés, dit-elle, partout dans le monde, en raison de cette carence des Etats-Unis, de l’Union européenne et du Royaume-Uni.

Azzam Tamimi, auteur d’un livre de référence sur le Hamas, récuse la question que lui pose un interviewer su Al Jazeera selon laquelle le Hamas serait à blâmer pour les victimes civiles. « Qu’êtes vous censé faire lorsqu’on vous attaque dans votre foyer? Ne pas résister parce quelqu’un risquerait d’être tué?« . La discussion sur civils et non-civils est inacceptable. Il cite le cas des 150 policiers gaziotes massacrés lors des bombardements du premier jour de la guerre de Gaza. Un général israëlien en retraite, Yaakov Amidror, prend alors la défense du Fatah. Azzam Tamimi relève ce « détail » et répète que l’occupation est à la racine de tout ce qui se passe: depuis 1994, des négociations ont eu lieu, sans résultat, mais il y a des prisonniers et internés, des populations isolées, et tout cela a rendu impossible toute paix.

Le rabbin étatsunien Michael Lerner de Tikkun condamne l’attaque israëlienne: « la sécurité d’Israël ne peut venir de l’oppression du peuple Palestinien. La sécurité au XXIeme siècle viendra de la générosité, mais le paradigme dominant dans les médias israëliens et étatsuniens n’y incite pas« . Il veut voir imposer une solution apportant la sécurité à Israël et une solution juste pour les Palestiniens, avec des réparations pour les réfugiés palestiniens. Il comprend l’argument du Hamas selon lequel l’occupation qui dure depuis 42 ans est à la cause du problème. Il demande à Obama d’appeler à un cessez-le-feu maintenant. Il dit que la fin à l’occupation ne mettra pas fin au problème, la Palestine a besoin d’aide économique. Il raconte le clivage entre l’élite de la communauté juive étatsunienne et le juif moyen, pas forcément extrémiste sur la question palestinienne.

Saeed Taji Farouky, auteur du documentaire « Tunnel trade » sur les tunnels clandestins entre Gaza et l’Egypte. Il raconte les détails sur l’économie informelle liée à la construction de ces tunnels. Ils demandent du travail et de l’argent. La région est vaste, certains tunnels aboutissent dans des maisons individuelles. Les forces de sécurité égyptienne ne sont pas incorruptibles. Des gardes-frontières égyptiens sont enfin sympathisants de la cause palestinienne et agissent afin de permettre des biens alimentaires ou médicaux de braver l’embargo. Certains tunnels sont gérés par le Hamas, d’autres par des contrebandiers qui font entrer du fromage, des pièces de rechange, des médicaments voire même des personnes – ainsi une femme qui s’était vu refuser un visa pour entrer à Gaza a pu rejoindre sa famille de cette façon.

La blague de la journée: Dan Gillermann, ancien ambassadeur israëlien à Washington, déclare à Al Jazeera, en réponse aux accusations de crimes de guerre adressées contre Israël, qu' »Israël n’a jamais violé le droit international« . Autre blague: un général israëlien en retraite, Yaakov Amidror, reproche au Hamas de se retrancher dans des zones civiles, disant que c’est contraire à la loi islamique. C’est toujours amusant de voir ces wannabes – cheikh Amidror, I presume? Le général dit que le problème de l’ONU c’est d’avoir 52 Etats-membres musulmans.

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