Tahar Benjelloun devrait rester chez lui, et Jeannette Bougrab aussi

Les têtes pensantes du courant de pensée « touche pas à ma bière« ™ se mobilisent. On a d’abord eu, dans Le Monde, note prix Goncourt (le prix des cons qui se gourent, Coluche dixit) national, Tahar Benjelloun, a ainsi commis « Maroc : l’islam doit rester dans les mosquées« . Les connaisseurs pourront comparer avec son « La Porsche noire, le play boy et la burqa« , où il était question d’émigré rifain en Hollande, de burqa, de Porsche noire et de Talibans – ne cherchez pas le fil rouge dans ce dernier article, il n’y en avait pas. Dans son article plus récent donc, notre Tahar national nous assène une vérité profonde qu’il partage avec Benali:

Il est une expression vide de sens et surtout qui trompe son monde : « islamistes modérés ». Un religieux qui investit le champ politique n’a que faire de la modération.

Donc, entre Recep Tayyep Erdogan et Ayman al Zawahiri, entre Saadeddine Othmani et le cheikh Maghraoui, aucune différence. D’ailleurs, de vous à moi, quelle différence entre Olof Palme et Pol Pot?

Il faudrait dix pages pour faire le tour des luminosités benjellouniennes (d’autres semblent autant aveuglés par la lumière que moi): « L’islam bien compris est une belle religion » – pourquoi a-t-on l’impression que cette compréhension est le monopole de fait de Tahar Benjelloun? Puis l’émotion empêche Benjelloun de voir la poutre dans son pays d’adoption: « l’islamisme politique se caractérise en général par une action directe sur le mode de vie des gens » – comme l’interdiction du voile dans les écoles publiques, ou la chasse au halal dans les cantines? Enfin une petite pensée pour nos compatriotes juifs: « Le Maroc a de tout temps été musulman et n’a jamais éprouvé le besoin de mélanger la religion et la politique. » – et je ne parle même de la surprise qui doit étreindre quiconque a jamais lu la Constitution marocaine, dont toutes les versions successives font du chef de l’Etat le Commandeur des croyants et font de l’islam la religion de l’Etat.

Puis ce morceau d’anthologie:

« Cela commence par quelques prêches moralisants et finit par des décrets et des lois (fatwas) qui gouvernent la vie quotidienne des citoyens. Il empêche de penser ou mieux pense à la place des citoyens. A quoi bon penser, douter, débattre puisque tout est écrit d’avance. »

Bref: chez ces gens-là, monsieur, on ne pense pas, monsieur, on prie, comme chantait l’autre. Chacun sait que le PJD – puisque c’est son arrivée à la primature qui terrifie Benjelloun – ne pense pas, ne doute pas et ne débat pas. Bernard Lewis serait fier de Tahar.

Un autre qui doit être fier de Tahar, c’est le chef de l’Etat:

Que s’est-il passé ? Je ne crois pas à l’effet domino, car la situation de la Tunisie n’a rien à voir avec ce que vit le Maroc, depuis l’arrivée du roi Mohammed VI.

Et je ne peux m’empêcher de citer notre Pic de la Mirandole quand il torture la logique telle la DST à Temara: « les autres partis, les traditionnels et les nouveaux, qui sont tous musulmans mais ont plutôt un comportement laïque » – je répète pour les mal-comprenants, des partis musulmans mais laïcs – oui, vous avez bien lu partis, et non pas individus, la laïcité benjellounienne accepte les partis confessionnels pourvu qu’ils ne soient pas islamistes.

Concluons: « Le Maroc n’a pas eu le temps de cultiver la démocratie dans les esprits. ». Le Maroc? C’est qui, le Maroc, Tahar, le Mouvement du 20 fébrier ou la DST? Laanigri, Majidi, Benslimane, Mansouri, El Himma, Azoulay, Fassi Fihri ou Amine, Raydi, Bougrine, Bensaïd, Boubker Jamaï, Assidon, Abdelmoumni, Akesbi? A qui la faute, Tahar, tes amis ou les autres?

Les consloups chassant en meute, on aussi eu droit à Jeannette – (ben oui, il faut s’appeler Jeannette ou manger du jambon pour être un politicien d’origine arabe en France) – Bougrab, politicienne UMP harkie (j’aurais bien écrit maghrébine, mais c’est la cause harkie qui semble marquer le plus l’engagement identitaire de Bougrab), qui s’est vantée de sa piètre connaissance de l’aire culturelle de ses ancêtres: « Je ne connais pas d’islamisme modéré« . Pas de différence donc entre Recep Tayyep Erdogan, qui écarte l’application du droit musulman et vante la laïcité, et le Mollah Omar. Et c’est au nom de son opposition à toute « restriction des droits et libertés » qu’elle déclare que « je suis d’ailleurs contente de voir qu’à Alger une loi est adoptée pour interdire la constitution de partis politiques par les anciens du FIS« .

Là où son entretien devient indécent c’est ici, elle dont je n’ai pas souvenir qu’elle aie jamais dénoncé la torture en Tunisie sous Benali:

« Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux. Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution« .

Que Jeannette Bougrab croie juste de montrer patte blanche pour le bien de sa carrière, soit. Qu’elle instrumentalise les victimes d’une dictature totalitaire pour servir son ambition est obscène – citons par exemple Abdelnacer Naït-Liman, ancien sympathisant et détenu politique d’Ennahda:

«Ils m’ont conduit de l’aéroport au ministère de l’Intérieur, se souvient-il. Là, ils m’ont amené à la «salle d’opération». Il y avait des traces de sang partout, des cheveux et des bouts de peau étaient collés sur les murs. Ils m’ont déshabillé. Comme je résistais, ils m’ont laissé mon caleçon, puis ils m’ont mis dans la position du «rôti». Les jambes sont coincées entre les bras attachés, on passe un bâton sous les genoux et on le pose entre deux tables. Puis on vous torture avec des câbles électriques, des battes de baseball et d’autres châtiments dont je n’arrive pas à parler.»

Citons aussi Hamadi Ben Abdelmalek, arrêté et torturé pour avoir été ami d’un militant d’Ennahda:

Ce 25 janvier, un autre homme, Hbib S., est interrogé dans les locaux du ministère. Il conduit les policiers à l’hôtel de l’Algérien, celui à qui ont été remis les 150 dinars. Une confrontation est alors organisée. Les coups pleuvent sur Hamadi. Les insultes aussi. « Tu es un metteur en scène toi ! Tu prétends que tu ne le connais pas ? Tu l’as vu au café ! Avoue ! » J’ai reconnu Ali mais j’ai répété que je ne le connaissais pas plus que ça. « Tais toi ! Tais toi ! » Ils m’ont frappé. »

Qui est Ali ? Quels sont ses liens avec Tlili ? Pourquoi lui, agriculteur, fréquente-t-il Tlili ? Après 48 heures d’interrogatoire, un homme important débarque dans le bureau. C’est le directeur de la sûreté de l’Etat, Ezzedine Jenayah. Il s’installe. Hamadi se souvient de son regard, plein de mépris. Ce jour-là, il se contente de lui poser des questions.

Le lendemain, Hamadi commence à faiblir et les policiers à s’impatienter, les coups ne suffisent plus. « Ils m’ont déshabillé puis ils m’ont ligoté les pieds. J’avais les mains attachées derrières les genoux. J’étais gros, c’était difficile de me mettre dans la position du “poulet rôti”. » Ou de « l’hélicoptère ».

Cette sinistre technique de torture de la police tunisienne consiste à immobiliser la victime en coinçant un bâton derrière ses genoux. Les chevilles et les poignets sont liés.

« Ils m’ont coincé entre deux bureaux. Je les ai vus apporter une barre de fer. On m’a frappé, frappé toute la journée. De temps en temps, Jeniyah entrait, le cigare à la bouche, et demandait : “Il a pondu ? Non ? Bon, il va pondre.” Moi, j’avais la tête par terre et les pieds en l’air. »

Je souhaiterais que Bougrab soit confrontée à Naït-Liman ou Hamadi Ben Abdelmalek. Malheureusement, rares sont les faiseurs d’opinion politiques et médiatiques confrontés aux coût humain de leurs mensonges, hypocrisies, effets de manche et petits calculs. Consolons-nous avec notre insondable mépris, c’est bien le moins.

Tahar Benjelloun-watch: Touche pas à mon porc

APTOPIX MIDEAST EGYPT SWINE FLU

Les grandes douleurs étant muettes, on n’aura guère entendu l’académicien (l’Académie Goncourt pour l’instant) Tahar Benjelloun pérorer sur les victimes palestiniennes des massacres israëliens à Gaza il y a déjà quelques mois de cela (je n’exclue pas qu’il se soit prononcé là-dessus, mais je n’en ai eu aucun écho). Entre une préface à un livre de l’islamophobe franco-iranienne Chahdortt Djavann et une tribune sur la sexualité des talibans, son agenda a été trop pris ces derniers temps.

Il aura fallu la propagation de la grippe porcine et la réaction du gouvernement égyptien – sur pression de son parlement, il a décidé de l’abattage de tout le cheptel porcin du pays – pour que notre Tahar national sorte de son douloureux silence. La cause en valait la peine, et les choses sont dites telles qu’elles devaient l’être, n’en déplaise à la dictature de la bien-pensance islamo-gauchiste. C’est donc dans les colonnes de Rue89.com que Tahar Benjelloun dispense un peu de ses denses lumières à un monde plongé dans les ténèbres de l’obscurantisme et de la haine.

Si la consommation du porc par les chrétiens n’est pas une obligation rituelle au même titre que sa non-consommation par les juifs et les musulmans, elle n’en constitue pas moins un marqueur identitaire et confessionnel marqué – et ce ne sont pas les organisateurs de soupes populaires au lard qui me contrediront. On aura connu Tahar Benjelloun plus circonspect lorsqu’il s’agissait de défendre la pratique à fondement rituel (même s’il n’y a pas un consensus absolu là-dessus) du port du voile – il était en faveur de la loi française de 2004 d’interdiction du hijab à l’école – mais il faut croire soit que la cause animale lui soit particulièrement chère, soit qu’il soit moins risqué médiatiquement de défendre en France des porcs égyptiens que des adolescentes voilées.

Concernant les relations confessionnelles entre coptes et musulmans sunnites en Egypte, on ne prétendra pas qu’elles sont marquées au seul sceau de la félicité et de la béatitude (voire l’intéressante analyse du regretté Alain Roussillon, « Visibilité nouvelle de la « question copte » « ), et on connaît des minorités mieux représentées au sein des instances dirigeantes de leur pays que les coptes égyptiens, qui comptent six députés (dont seulement un élu au suffrage universel, cinq d’entre eux ayant été nommés par le président Moubarak, comme le relève The Arabist) sur les 444 de la chambre basse, soit péniblement 1,5% de l’assemblée élue, alors que la part des coptes dans la population égyptienne oscille selon les estimations officieuses (1) entre 6 et 25% (les islamo-gauchistes noteront cependant que c’est mieux en tout cas que la proportion de maghrébins au sein de l’Assemblée nationale française – 0%).

Or donc, voilà ce fieffé gouvernement égyptien qui décide de l’abattage de tous les porcs du pays. Certains doutent du bien-fondé de cette décision du point de vue sanitaire, à commencer par notre épidémiologue national, Tahar Benjelloun:

l’Etat décida d’abattre des bataillons de porcs alors qu’aucune preuve n’a été apportée sur l’éventualité d’une contamination de l’animal à l’homme en Egypte

Les porcs constitués en bataillon, la guerre de civilisation peut commencer. Car c’est bien connu: si l’abattage d’un cheptel suite à une pandémie a lieu sur des bases rationnelles et scientifiques au Royaume-Uni et en France, chacun sait que les arabo-musulmans n’agissent de la sorte que par suite à leur lourd atavisme de haine confessionnelle.

Cet atavisme a néanmoins besoin de maîtres d’influence occultes, tirant les ficelles de derrière les coulisses. Notre politologue nous apprend ainsi que ce sont les islamistes, dont on connaît la haute estime que leur voue le pouvoir égyptien, qui seraient derrière ce génocide porcin:

Ce fut sous la pression des Islamistes qui ne ratent pas une occasion pour créer des difficultés au gouvernement que l’Etat décida d’abattre des bataillons de porcs alors qu’aucune preuve n’a été apportée sur l’éventualité d’une contamination de l’animal à l’homme en Egypte. Ce fut par précaution et aussi pour éviter les critiques et les manifestations des islamistes.

Une façon aussi de discriminer la minorité copte et de faire croire que la grippe, comme le sida, est une punition que Dieu envoie à ses sujets qui s’égarent ! C’est ainsi que l’islamisme accumule des petites victoires en vue d’une prise de pouvoir un jour.

On notera au passage la perversité de ces islamistes, n’hésitant pas, les bougres, à créer des difficultés à leur gouvernement en attendant de le . On ne peut également que souligner leur entregent – la confrérie des frères musulmans a apparemment réussi à satelliser l’Organisation mondiale de la santé, bastion salafiste bien connu, instrumentalisant en passant le politiquement correct:

Du coup, l’Organisation mondiale de la santé a changé le nom de cette maladie, d’une part pour ne pas vexer le Mexique, et d’autre part pour ne pas embarrasser les pays musulmans. Elle s’appelle la grippe « H1N1 influenza A ». C’est technique, c’est scientifique et c’est surtout consensuel.

Cette recherche maladive du consensus afin de ne pas fâcher ces grands enfants de Mexicains et de musulmans, des esprits mal tournés l’auront détectée dans d’autres contextes, où la main sinistre des frères musulmans n’avait jamais posé le pied – ainsi la grippe aviaire a-t-elle été baptisée A(H5N1), sans doute afin de préserver la paix inter-confessionnelle potentiellement menacée par des hordes fanatiques de mangeurs de couscous-poulet. Et c’est avec effarement que l’on peut constater que cette euphémisation – pâle reflet du politiquement correct – par le biais de combinaisons ésotériques de chiffres et de lettres occultant l’éclatante dimension religieuse du problème, dure depuis 1959 au moins…

Il faut dire que l’OMS semble particulièrement infiltrée par les prêcheurs de haine, dont on ne sait pour l’instant s’ils sont chiites ou frères musulmans. C’est ainsi que le plan d’action de l’OMS en matière de grippes pandémiques contient des passages d’une violence inouïe que ne renierait pas un imam salafiste:

Réduire les occasions d’infection chez l’homme, et ce faisant les possibilités qu’un virus pandémique apparaisse (…) Toute stratégie qui réduit le risque que d’autres cas surviennent chez l’homme réduit le risque d’apparition d’un virus pandémique. Dans les conditions idéales, l’élimination complète du virus chez son hôte domestique, à savoir la volaille, éliminerait le risque de pandémie à sa source.

L’élimination complète de l’hôte domestique du virus de la grippe porcine éliminant le risque de pandémie à sa source, on voit là un pilier de la foi salafiste sournoisement glissé dans un document officiel de l’OMS…

S’il vous reste la force intellectuelle d’absorber des idées sur cet abattage porcin en Egypte, je vous conseille The Arabist, qui pose de bonnes questions (« It is fair enough to want to clear these insalubrious areas, but with what compensation for those who will lose their livelihoods? And who will get the extremely valuable land? » – les porcheries informelles visées par les autorités se situent effectivement au centre du Caire, si tant est que cette ville en ait un).

Je m’en voudrais enfin de vous priver de ce coup de tocsin d’un bloggeur helvète:

L’auteur de ces lignes ne consomme pas de viande de porc, mais il ne voit pas pourquoi les gens qui ont cette pratique alimentaire seraient empêchés de poursuivre…
Ne rions pas. Si cela continue, quand on visite un pays arabe ou musulman, il faudrait aussi faire le jeûne du mois de ramadan, s’abstenir de boire de l’alcool ou de se délasser en galante compagnie, ou le faire en cachette…
Pauvres, pauvres Coptes ! Le pape est si près, il pourrait leur rendre visite ou leur envoyer un message de soutien.
Si même l’Egypte cède à cette surenchère, alors adieu la valise. Mais où est le dialogue des cultures ? Et avec qui dialoguer ?

Oui, effectivement, avec qui – les porcs, peut-être?

(1) Le ministère de l’intérieur égyptien dispose sans aucun doute de chiffres exacts pour les plus de seize ans, puisque la carte d’identité nationale égyptienne, obligatoire à compter de cet âge-là, comprenait jusqu’il y a peu obligatoirement la mention de la religion supposée du titulaire…

« Nous étions toujours dominés par l’image que l’Occident se fait de nous… »

Bien avant cette situation créée depuis le 11 septembre, nous étions toujours dominés par l’image que l’Occident se fait de nous et que nous adoptons. Nous sommes plus ou moins colonisés. Il y a une réappropriation de l’image que l’Occident renvoie de nous.

J’ai posé le problème de l’islamisme au Maroc. On est confronté à un défi du terrorisme. Le monde entier, y compris l’Islam lui-même. Face à cette menace, il y a la nécessité de se défendre. Mais si le problème n’est pas analysé et posé en termes politiques, le sécuritaire n’arrive pas à écarter le danger.

Précisément, ce qu’on a vu au Maroc, c’est que la gauche a repris la terminologie utilisée en France concernant les islamistes: les barbus, les barbares, les fanatiques. On a tenu le discours de l’autre. On n’a pas cherché à battre l’islamisme sur le terrain de la religion. La riposte ne peut venir que de l’intérieur de la religion. J’aimerais revenir plus longuement sur Edward Saïd, à l’occasion.

Edmond Amran El Maleh, in Marie Redonnet, « Entretiens avec Edmond Amran El Maleh« , Publications de la Fondation Edmond Amran El Maleh, Editions La Pensée sauvage, Grenoble, 2005, p. 181.

J’ai quelques petites réserves:

1- Tout comme l’Orient, l’Occident est un terme idéologique qui devrait être utilisé entre guillemets.

2- « La riposte ne peut venir que de l’intérieur de la religion » – la phrase devrait à mon sens s’arrêter après « de l’intérieur » – le reste est supreflu, me semble-t-il, tant le terrorisme – islamiste ou non – est la résultante de facteurs sociaux, politiques et – peut-être – culturels, et non pas religieux.

Pour le reste, Edmond Amran El Maleh, un écrivain tout de même d’une autre trempe que Tahar Benjelloun ou Fouad Laroui, me semble exprimer assez parfaitement la conséquence des rapports centre-périphérie particulièrement tangibles au Maroc auprès de ceux qui sont exposés à l’influence médiatique française, mais également présents dans tous les milieux socio-culturels de ce que l’on appelait, à une époque reculée, Tiers-Monde.

Il n’est que de consulter, à titre d’illustration, les résultats d’un récent sondage: 71% des Tanzaniens interrogés pour ce sondage estiment que la très hypothétique possession d’armes nucléaires par l’Iran constituerait une menace pour eux (p. 59), de même que 62% des Libanais interrogés pour ce sondage estiment que la puissance militaire de la Chine, présentée comme étant en hausse, serait une mauvaise chose pour le Liban (p. 132) – « on a tenu le discours de l’autre« …

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