Le Maroc 124e sur 134 en matière de parité

Tous les classements, sauf ceux des championnats, sont sujets à caution. Bien évidemment, ce sont ceux en bas de classement qui se plaignent de la méthodologie, des critères sélectionnés et tutti quanti. Le gouvernement marocain s’en fait une spécialité, son ministre des affaires étrangères allant jusqu’à convoquer le représentant du PNUD au Maroc pour un discours de la méthode makhzénienne de calculer l’indice de développement humain (IDH). Et les classements peuvent contredire les idées préconçues – dans le cas du Maroc tel que perçu par le gouvernement marocain et ses supporters, c’est une vision du Maroc très éloignée d’indicateurs sociaux – voire économiques – calamiteux, y compris par rapport à des pays africains ou asiatiques perçus comme à la traîne du Maroc des Aston Martin, de Racine et de Marina Smir.

Le rapport 2009 sur le genre du World Economic Forum ne dément pas la tendance: sur la base de différents critères relatifs à la participation à la vie économique, aux résultats en matière d’éducation, à la santé et enfin à la représentation politique, le Maroc se classe 124e sur 134 – l’Algérie (117e) et la Mauritanie (119e) devancent le Maroc, c’est dire. En fait, pour donner une idée des profondeurs dans lesquelles se vautre le Maroc, les Lions de l’Atlas sont placés une soixantaine de places plus haut (63e au dernier classement de la FIFA) que le Maroc en matière de parité, en dépit du nouveau Code de la famille. Mais plus significatif que le classement – on peut s’étonner de voir la Turquie placée 129e après le Maroc et entre l’Iran et l’Arabie séoudite – il y a l’évolution du score: sur la période 2006-2009, le score marocain a évolué positivement mais très faiblement, plus faiblement encore que l’Algérie, la Mauritanie ou encore l’Arabie séoudite…

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