Fès, capitale marocaine de la désorganisation sociale

Baladez vous avenue Hassan II à Fès, et en examinant les enseignes des commerces et des professions libérales vous ne serez pas dépaysés par rapport à Racine ou l’Agdal: Dr Amrani, gynécologue, joaillerie Seqqat, avocat Mekouar, notaire Berrada, assurances Chraïbi, etc…

Mais écartez-vous un peu et prenez les petites rues et vous êtes confrontés à une vision apocalyptique de politique-fiction, qui semble issue du cerveau enfièvré d’un ancien militant d’Ila al amam qui serait passé à Nahj addimoqrati et qui aurait un peu trop forcé sur la lecture des oeuvres complètes d’Enver Hodja à la maison centrale de Kénitra: coiffeur Benjelloun, plombier Lahlou, épicerie Tazi, droguerie Bennis, serrurerie Amrani, atelier de menuiserie Seqqat, auto-école Bennani, mercerie Oudghiri, snack Laraki, cordonnier Kadiri, laiterie Sqalli – une vision d’épouvante ou paradisiaque, selon le point de vue…

A conseiller en tout cas aux adeptes de la désorganisation sociale, ainsi qu’à ceux qui la craignent

PS: Spéciale dédicace Abderrazaq El Malhaoui – ce personnage, indissociablement lié à Madame Tazi, pourfendeuse de la désorganisation sociale, existe vraiment, la preuve, son nom a été publié au Journal officiel de la République française du 6 mars 2003, p. 3923, arrêté du 24 février 2003 fixant la liste d’aptitude à la fonction de praticien des établissements publics de santé (session 2002). A sa place, je contacterai un avocat spécialiste en droit d’auteur…

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